Les enfants des migrants

My beautiful picture

Les enfants de migrants payent le prix de la disgrâce humaine imposée à leurs parents:

  1. Voir et vivre l’humiliation de leurs parents
  2. Vivre le temps d’une courte vie humaine l’opprobre (la honte) indélébile de leur statut de rejetés planétaires!

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Cher Papa !


Mon cher papa
Encore une année où l’on célèbre ta fête et celle des milliers de papas.
Tu vois je ne t’oublie pas, une chance que je sois moi aussi papa et grand-papa, je n’ai aucune excuse d’oublier… Ce métier auquel je n’étais pas préparé, je l’ai endossé lorsque notre Loulou est née, puis les autres, mes super-quatre champions. Que j’aurais aimé que tu les rencontres avant ton départ !Oui, les regrets nous les chérissons parfois faute de les effacer, ou de pouvoir changer le cours imprévu de nos histoires humaines.
Aujourd’hui ils sont venus, pas tous, la grande était grippée, mais les trois autres ont fait sentir leur présence, les rires, les inévitables taquineries et les joks (blagues) plates de papa (moi, tu vois je n’ai pas oublié l’extravagance de mes histoires celles que tu racontais avec gestes et le ton de ta voix, il y avait toujours des fous rires lorsque tu parlais en société… Tu sais quoi ? Mes kids, ont ce don de ne plus réagir lorsque je fais l’effort pour leur raconter une blague, leur expression faciale me dit “écoute Michel, on sait que tu essaies de faire de l’humour, on le sait alors calme toi!” Le pire, mon cher papa, c’est que je me calme, je calme toute ambition de les faire pouffer de rire, mais chut ne dis rien, je sais qu’ils m’apprécient, tel que je suis.
Au menu , Il y avait un apéro, un mimosa, je ne sais pas si tu connais, c’est un jus d’orange noyé dans du mousseux, des croissants nature et au zaatar (thym) des chocolatines, des saucisses du bacon ah oui des fraises, tu aurais aimé mais pas de chantilly… le gâteau pour terminer, un tiramisù… Les petites princesses (oui mon cher papa tu es arrière grand-papa six fois ! Une petite tribu finalement) en début d’après-midi je n’en pouvais plus je somnolais à table, mais interdiction d’aller m’étendre on attendait le gâteau.
Ce soir alors que j’essaie de t’écrire un petit mot je réalise quelle joie que de te revoir dans le visage de chacun d’eux !
Bonne fête papa, j’espère que tu aies passé une belle journée avec tes frères et soeurs qui t’ont rejoint. Mes pensées pour toi sont plus vivantes que jamais, je ne te dirai jamais assez que le temps nous fut compté pour que je puisse te dire suffisamment de fois que je t’aime et t’aimerai toujours !
Quelqu’un m’a demandé aujourd’hui si ta fête ce n’était pas le 21 juin, je me suis retenu de lui dire que la fête des papas c’est tous les jours au fond !
Il y a des dates que l’on oublie pas, celle comme aujourd’hui, ton anniversaire de naissance et le souvenir de ton départ, ce sont ces petits trésors qui m’enrichissent bien plus qu’un billet gagnant de loterie !
Michel ©

Avons-nous le libre-choix ?


Pour une des rares fois que le contenu d’une publicité télévisée veuille dire quelque chose de sensé, mais juste le début!
La narratrice dit que de nos jours on nous dit quoi choisir, où aller, qui aimer, comment rencontrer du monde, etc. Je trouvais l’idée fort pertinente. Quant à la suite, elle vantait les particularités techniques d’un véhicule 4×4 où le conducteur “pouvait faire ce qu’il voulait sur des routes enneigées (plus ridicule que cela tu meurs)
Je trouve que ce type de message décrit clairement notre mode de vie de ce millénaire.
On nous dit quand acheter, quoi acheter, qui fréquenter. Tout est dosé, le timing parfaitement ficelé.On ne vous dira jamais d’acheter une maison le mois des déclarations d’impôts ou de renouveler vos meubles avant le temps des vacances,bref on ne vous laisse pas en paix les douze mois de l’année. De plus si l’année en cours est une année d’élection alors là c’est la totale!
Les forums, les panels,les experts, les analystes qui vous abreuvent de leur savoir sans prendre de souffle.
Nous vivons dans une culture de souk. On me dira qu’il faut faire rouler l’économie, oui d’accord, mais entre une pub de voiture et celle de promotion de nouvelles maison on vous refile une ou deux dignes de moron, plus débile que cela ça ne se peut pas:
Il me semble que les stratèges en communication aient trouvé une signification “soporifique” des séquences commerciales et publicitaires. Moi cela me donne le temps d’aller chercher un verre d’eau sinon passer au petit coin, hehe. Je sais que je ne manquerai rien de mon émission favorite (favorite? Heu ! elles sont toutes anciennes, mâchées, réchauffées, souvent vides de toute substance qui respecte l’intelligence des spectateurs)
Bon suffit je vais cesser de chialer au risque de faire comme ceux que je pointe du doigtce matin.
L’ingérence dans la vie des gens n’aura jamais aussi profonde comme nos temps actuels.
Michel ©

Les auteurs de livres c’est comme…


“L’amour sans la pudeur, c’est quoi ? Est-ce que c’est boire de tous les vins et dans la même coupe. Ou bien boire du même vin mais chacun dans sa coupe.”
(Aziz CHOUAKI)


Les auteurs de livres c’est comme un vin, un nouveau cru , qu’il soit traditionnel, millésime, ou fougueux par sa vivacité parfois effrontée, Ces vins qui annoncent l’arrivée d’un nouveau bouquet, d’une nouvelle palette de saveurs et de parfums.

Il y a les vins nouveaux qu’il faut consommer rapidement au risque de les voir se flétrir leur leur valeur, ceux qu’il faut plutôt chambrer, pour certains, les mettre au frais, ces fameuses 15 minutes au frigo et 15 minutes à température ambiante. Il y a ceux dont il faut boire la bouteille une fois le bouchon retiré, au risque de les laisser se transformer en désastre et servir de vinaigre pour accompagner les prochains repas de viandes. Parmi les rares, il y a ceux que nous pourrons jalousement garder dans une cave spécialement conçue pour les préserver de la morsure du temps, prenant soin du lieu de la température, on leur rend visite, sans trop de bruit, on les admire, on les déplace avec respect pour ne pas déranger le précieux nectar. La fierté que l’on ressent de ces visites alors que nos invités curieux de connaître nos secrets nous suivent à pas feutrés à la découverte de nos trésors si bien gardés.

Lorsque je vais acheter du vin, c’est pareil comme lorsque je décide d’aller m’acheter des livres, je me décide pour un vin de table ou pour un repas festif, je me plais de poser question sur question sur les accompagnements, les sauces, et types de viandes qui mettraient en valeur le bouquet du vin choisi. Les livres c’est pareil, on y va pour un roman de gare de train ou un compagnon intime, alors que bien au chaud dans son fauteuil préféré au calme d’une soirée qui s’éternisera dans cette liaison personnelle, celle des mots, de l’auteur, de nos émotions, loin des regards voyeurs du monde curieux qui nous entoure.

Dans ces choix d’acquisition nous faisons face à l’opinion des autres, ces autres qui se disent experts ou critiques en livres ou en vins. Je me demande toujours quelle est cette dose d’objectivité qui leur permet de donner un avis juste et honnête sans être tenté d’aimer peu ou plus le sujet de leur critique ? Il est fort amusant quand on s’y connait un peu pour se faire sa propre idée, de se rendre à l’évidence que l’expert en vin n’arrive point à différencier entre un vin nouveau d’un vin de table, c’est alors un étalage de mots si complexes que l’encyclopédie des vins suffirait à peine pour rassurer notre santé tant mentale qu’intellectuelle. Et pourtant il aurait été suffisant de dire les choses aussi simplement que possible, par exemple, ce vin est bon, je l’ai essayé avec du poisson, ou ce livre est agréable à lire.

Mes choix de livres je les ai fait sans aucune influence extérieure cela m’aura permis de très agréables découvertes d’auteurs devenus mes amis de chevet, qui ont su garder vivante en moi la sensation du merveilleux. Alors que pour d’autres ce fut le long et délicieux processus de lui trouver sa place, la bonne température et une fois prêt, savourer l’essence même du roman aux mille parfums.

Lire un livre ou ouvrir une bouteille de vin, n’auront jamais été que ces choses si particulières du plaisir de la savoureuse découverte des sens!

À la prochaine,

Michel © – Publié en octobre, 2015

Les causes orphelines

On parle souvent, de nos jours, des maladies rares ou maladies orphelines. En d’autres termes des patients atteints de maladies considérées commes rares mais pour lesquelles la recherche médicale et scientifique ne consacre aucun budget vu le nombre restreint de patients.
Tout comme ces cas laissés sur les bancs arrières d’une salle de conférence, il existe aussi – ceci n’est pas un secret d’état – les causes que j’aime nommer”Causes orphelines”
Parlons un peu de la cause des aînées, ces personnes qui, ont travaillé durant de longues et de nombreuses années, tant à s’occuper de leur famille, de leurs enfants, dela maison, de la préparation quotidienne des repas. Les membres d’une famille prennent pour acquis une maison bien ordonnée, propre, un repas savoureux qui mijote dans une casserole lorsque l’on rentre du travail ou de l’école. On prend pour acquis que tout ceci nous est donné le plus naturellement du monde. Mais on oublie aussi que derrière ces situations il y a des gens. LOrsque ces gens oubliés se fatiguent et vieillissent, ne sont plus capables d’assurer leur contribution elles deviennent”gênantes ou de trop” pour certains. LOrsque les parents et amis s’en mêlent on commence à “suggérer” un centre pour personnes âgées. Je n’ai rien contre ce fait, mais si la vie est un cycle qui continue ne serait-ce pas plus human d’en discuter et de savoir s’y prendre surtout avec la personne concernée ? Voilà tout le noeud du problème.
Chaque personne est un cas particulier, chaque enfant vit ou aura vécu des conditions particulières, mais l’idée au fond n’est pas de se débarrasser de quelqu’un mais de lui assurer une certaine dignité humaine en fin de vie, non ?
Très souvent il m’arrive d’observer les gens, leurs gestes, leur physique. Avez-vous jamais remarqué les mains de ces personnes, l’élégance et la finesse au-delà des rides de ces mains toutes ratatinées, une alliance a survécu vents et marais, au fond c’est tout ce qui leur reste, cette dignité d’avoir porté un signe humain, social, familial sociétal durant plusieurs années et plusieurs décennies.
Que dire de ces parents que “l’on oublie dans leur chez-eux” on passe les voir quand on a le temps, ou lorsque le match de foot ou de hockey ne tombe pas durant cette journée ou cette soirée. On oublie dans la jungle des téléphones intelligents de les appeler, et dire que cet engin fut créé pour se parler…
Elles sont nombreuses ces personnes laissées pour compte, des personnes qui dérangent parce que nous n’avons plus une petite once de patience pour laisser passer leur humeur parfois énervante. Nous oublions qu’au-delà des risques d’arriver encore vivants à leur âge que notre tour viendra bien un jour, alors ? Alors on fait quoi ?
Laisserons-nous ces causes orphelines s’immiscer dans notre modèle social ? Je prie la vie que vous me diriez autre chose qu’un simple silence poli en guise de réponse !

Michel ©

Retour aux sources chez les Uri d’Éthiopie !


A la civilisation de masse doit succéder une civilisation à l’échelle de l’individu.
Valéry Giscard D’estaing


Rassurez-vous je ne vais pas verser dans un article empreint de sensiblerie à fleur de peau ou parfumé à l’eau de rose. Juste partager avec vous certaines pépites de sagesse populaire dans les coutumes de vie d’une tribu en Éthiopie (Savez-vous où se trouve l’Éthiopie ? Vite vite allez sur Google et informez-vous. Par la même occasion cherchez aussi de l’information sur la tribu Suri – Mon message s’adresse surtout aux jeunes diplômés des places prestigieuses où papa et maman ont dépensé des fortunes pour que leurs trésors puissent obtenir un beau diplôme les classant dans le gotha des élites de ce monde, mais trêve de sarcasme allons-y droit au but).
TV5 Monde – québec, une heure d’affluence, celle de l’après souper, l’émission “Rendez-vous en terre inconnue”l’invité l’humoriste Kev Adams (N’oubliez pas Google)
Kev Adams découvrait véritablement une terre inconnue, un pays, une culture loin du modernisme de son coin du monde l’europe.
Pas de bus, pas de voitures, pas de chaussées, juste la marche dans la brousse, la nature sauvage, les mouches et les insectes. Il en a bavé Kev des insectes qui voletaient autour de son visage.
L’aventure ? Je ne vous la raconterai pas, vous pourrez le faire sur le site de TV5 Monde. Lors du séjour, Kev remarquait que tous les hommes qu’il rencontrait avaient deux dents manquantes dans la bouche. La réponse à sa curiosité fut rapidement satisfaite:
AU cas où tu es malade tu peux être alimenté grâce au trou dans ta dentition!
Wow fallait y penser. Mais dans cette tribu pas de cellulaire, ni Internet ou tablette, les enfants ne sachant même pas que les jeux vidéo puissent exister et pourtant, les histoires de gars de filles, de mariage d’héritage, toutes ces réalités plus que présentes. L’un de ses “amis” lui racontait comment les gars “draguent” les filles. J’étais abasourdi envieux en mon for intérieur de n’être pas sur place afin d’apprendre cette sagesse des peuples d’une région du monde que les scientifiques estiment être le creuset de notre humanité.
Chaque temps ses réalités me direz-vous. Oui entièrement d’accord avec vous, par contre nous oublions souvent que notre niveau de civilisation n’est pas unique, quoiqu’en pensent certains. Nous sommes égaux dans tout, ce sont nos moyens qui font notre unicité planétaire !

Michel ©

Aujourd’hui le monde !


Le monde du partage devra remplacer le partage du monde
Claude Lelouch


Bonjour le monde, Il aura suffit quelques petites minutes en ce lundi matin, premier jour de la semaine pour constater à travers cette fenêtre ouverte sur les humains, cette fenêtre que sont les quotidiens virtuels, les chaînes de nouvelles, les émissions sociales pour faire un constat à saveur fade et morose.
Un gouvernement qui se questionne quant au manque à gagner du commerce virtuel, des mouvements sociaux et civiques qui lancent une initiative en faveur des femmes mais qui,disons-le honnêtement reprennent les mêmes mots que ceux utilisés dans la colonne des faits divers d’un quotidien, bref on nous assaille de nouvelles alarmantes et alarmistes sur des faits qui pourraient ne jamais arriver mais dont le message est construit de sorte que cela est une réalité. Les mouvements civiques sont en panne sèche d’innovation et de motivation. Le discours est on ne peut plus plate dans cet ennui qui me donne l’envie de zapper, changer de chaîne vite vite. Que de fois, en silence (oui je chiale moins à haute voix) je prie tous les saints (ceux qui restent et ceux qui n’ont pas encore pris leur retraite) pour dire à la personne qui expose un fil de nouvelles: “Mais tais-toi pour l’amour de la vie, va revoir tes cours de langue (française) et rappelle-toi comment faire une phrase que l’on puisse comprendre !”
Nous passons aux urnes et élisons des gens qui nous promettent monts et merveilles, mais à peine ils passent à l’action on n’est plus d’accord ! On se plaint on maugrée, on chiale (pour le dire en bon français).
J’aime prendre le pouls du monde sur les réseaux sociaux, FB © et Cie… Ces tribunes qui parlent de notre monde qui parlent et parlent de l’animal de compagnie que l’on quitte, ou des ego-portraits ces galeries dignes des marchés aux esclaves du temps de l’antiquité, se faufilent en filigrane des causes que beaucoup ignorent et ne pensent même pas prendre quelques secondes pour s’intéresser aux sans-abris, aux réfugiés, aux victimes. Il faut absolument trouver un exutoire (ou plusieurs) pour “couvrir sans se découvrir” publiquement.
Les nouvelles politiques, économiques sont devenues soporifiques on zappe plusieurs minutes pour trouver une émission qui ait du sens. Mais oui pour quelque chose de meilleur encore faut-il payer un supplément.
J’avais hâte ce matin de refermer ma double fenêtre sur ce monde qui s’ennuie à mourir, prendre un livre et oublier ne serait-ce que quelques heures que demain matin il me faudra tout le courage possible pour rouvrir cette même fenêtre question d’aérer la pièce.
Michel ©