Le pardon selon Charlie Chaplin

Ce texte que je viens de découvrir il n’y a pas longtemps est tel une leçon de vie pour moi. Moi qui croyais que mon intellect m’avait prémuni contre les aléas de la vie, je me trompais lourdement. Il aura fallu ce texte pour revoir mon regard envers la vie !

Je partage avec mes lecteurs ces quelques réflexions dans les propres mots de l’auteur, puissent elles embellir votre lecture, mais surtout votre monde !

Le pardon selon Charlie Chaplin

J’ai pardonné des erreurs presque impardonnables.

J’ai essayé de remplacer des personnes irremplaçables et oublier des personnes inoubliables.

J’ai agi par impulsion.

J’ai été déçu par des gens que j’en croyais incapables mais j’ai déçu des gens aussi.

J’ai tenu quelqu’un dans mes bras pour le protéger.

J’ai ri quand il ne fallait pas.

Je me suis fait des amis éternels.

J’ai aimé et l’ai été en retour, mais j’ai aussi été repoussé.

J’ai été aimé et je n’ai pas su aimer. J’ai crié et sauté de tant de joie.

J’ai vécu d’amour et fait des promesses éternelles mais je me suis brisé le cœur, tant de fois !

J’ai pleuré en écoutant de la musique ou en regardant des photos.

J’ai téléphoné juste pour entendre une voix.

Je suis déjà tombé amoureux d’un sourire.

J’ai déjà cru mourir par tant de nostalgie et j’ai eu peur de perdre quelqu’un de très spécial (que j’ai fini par perdre)…

Mais j’ai survécu ! Et je vis encore

Et la vie, je ne m’en passe pas…

Et toi non plus tu ne devrais pas t’en passer. Vis !!! ..

Ce qui est vraiment bon, c’est de se battre avec persuasion, embrasser la vie et vivre avec passion, perdre avec classe et vaincre en osant, parce que le monde appartient à celui qui ose et que LA VIE C’EST BEAUCOUP TROP pour être insignifiante.

Charlie Chaplin

À la prochaine

(c) Michel – 20222

Ces gens !

Ils sont proches de toi, ils te répètent sans cesse qu’ils veulent ton bien.

Mais aussi s’ils excellent en cette définition et cette interprétation de ce fameux bien, la base de leur assurance affirmée se résume en peu de mots du genre ‘’D’après mon expérience je sais que…’’ (Mais quelle expérience on aimerait leur demander quand ils sont plus jeunes que soi). Ces gens savent et ne se gênent pas de parler en position d’autorité comme s’ils étaient experts, médecins et spécialistes en même temps… (De quoi vous couper le souffle)

Si ces gens me minent le moral et empoisonnent ma vie à petites doses tel une drogue des plus dangereuses que l’on m’administre au compte-goutte. Lorsqu’ils s’en vont, ils ne manquent pas de me rappeler de ‘’réfléchir’’ à ce qu’ils m’ont dit, en résumé que ce n’est que pour mon bien!

Si je pense à la morale de cette histoire, je sens qu’elle se résumerait à ceci: si j’écoutais tout ce qui est pour mon bien de la part de ces personnes je serais en parfaite santé, riche, extrêmement riche, comblé dans ma vie, sans aucun souci du lendemain.

Ces gens ne savent pas, et ne pourront pas faire preuve d’un minimum de sagesse en se taisant, mais aussi témoigner à leurs semblables ce qui manque le plus dans la morosité de notre société aujourd’hui: être capables de compassion et d’empathie envers nos semblables ! N’est-ce pas là où réside tout le secret de nos relations humaines ?
À la prochaine

Michel © – 2022

Fêter Pâques !

Ce billet s’adresse de toute évidence aux personnes qui possèdent la foi religieuse. J’avoue ne pas être dévot ou pratiquant d’une quelconque religion. Les circonstances de ma vie m’ayant éloignées de toute pratique religieuse, cependant plus ce jour de célébration approche, plus certains souvenirs d’occasions familiales reviennent à la surface de mes réalités humaines. Je me souviens du temps où nous vivions toujours en Grèce (pays de ma mère) la tradition du dimanche pascal voulait que nous allions déjeuner chez l’oncle de ma mère (Oncle Spiro). Une fois la table mise je remarquais que son épouse, tante Anna, avait mis le nombre de couvert en ayant ajouté un en plus. Je ne comprenais pas le sens de ceci et posais la question. Oncle Spiro me répondait: ‘’Nous ajoutons toujours lors de pareilles célébrations, le couvert du pauvre ou de la personne qui sonnerait à l’improviste comme cela elle pourra avoir un repas chaud’’ Je trouvais que le sens de cette explication allait bien plus loin que tout l’enseignement religieux que j’avais reçu dans mes classes d’école, enfin un geste concret si proche de l’enseignement des valeurs chrétiennes. Pas de morale, aucune théorie, juste un désir gratuit et généreux de partage. Nulle place durant toute ma scolarité, je n’avais su ou lu à propos d’une telle tradition (bien entendu le livre des Actes des Apôtres du nouveau testament parle de cette réalité du partage et de la mise en commun des biens matériels, ‘’afin que nul ne soit dans l’indigence ou dans le besoin.’’

SI je devais établir un bilan à Jésus Christ, ma lettre n’aurait rien de si glorifiant, bien au contraire. Oui on fera rôtir l’agneau pour certains, pour d’autres le gigot, pour la plupart les œufs colorés, et pour certains les œufs de Pâques en chocolat. On oublie que si l’on souhaite maintenir la tradition biblique que le chocolat n’avait pas encore été découvert !

Ne me prenez pas pour un rabat-joie, mais avouons que peu de choses fonctionnent normalement dans ce monde qui perd graduellement cette particularité voulant que notre planète était une place où il fait bon de vivre.

Pâques est devenue une occasion de se bourrer l’estomac, une sorte d’orgie de bouffe, sans trop d’égards pour les pays et les peuples où l’on ne mange plus à sa faim, des populations entières sont forcées à l’exil, des massacres dans un silence complice de la part de la plupart des gouvernements du monde dit libre. L’indignation fort polie de certains dirigeants me prouve, combien ces gestes sont dérisoires, les gens ne se rassasieront pas de belles paroles ni ne pourront dormir sous un toit en sécurité.

Quel bilan moral pouvons-nous établir, quelle autosatisfaction pouvons-nous en tirer ?

La question ne se pose plus selon moi, si cela se maintient il y a de quoi craindre pour le bien des valeurs que nous avons léguées à nos enfants. Il y a de nos jours un retour sur soi mais aucune place pour l’altruisme humain, charitable ou religieux: nous ne faisons que consommer sans aucune modération ces ressources qui nous sont plus que jamais comptées, que dire aussi des valeurs humaines, individuelles ou sociétales !
Mais Joyeuses Pâques malgré tout !

Michel © – 2022

À nos chers parents!

Plus le temps passe, plus nous attachons à nos parents. Nous les croyons éternels, pourtant le sablier du temps continue d’égrener la durée de la vie qui leur reste dans ce monde.

Nous comprenons la valeur de leur présence alors que les tempes grisonnantes nous rappellent que nous aussi nous avançons en âge mais aussi en attachement profond envers leur présence.
Combien de fois leur avons-nous fait sentir nos ‘’manque de temps’’ nos  »multiples activités et obligations’’ repoussant à ce fameux  »bientôt » un appel téléphonique ou une simple visite de quelques petites minutes, juste le temps d’un café, ces signes qu’il est si facile de remettre à plus tard.

Nous paniquons lorsque la santé de ..’’pa’’ ou de ‘’ma’’ nous inquiète. La peur de ne plus pouvoir les revoir ou de leur parler un jour. La peur qu’ils s’en aillent sans nous préparer pour cette déchirante séparation.

Que de fois je remettais à ce fameux et la promesse d’un ‘’plus tard’’ créant dans son coeur  attente, l’attente de la promesse d’un appel avec lequel elle attendrait cet instant qui pourrait torturer ses propres émotions.

Ma maman est loin de moi, plusieurs milliers de kilomètres nous séparent, si vous dire qu’elle me manque serait un euphémisme certain.

Mes derniers ennuis de santé (plusieurs hospitalisations et autres désagréments) m’ont fait m’ennuyer cruellement de mes enfants et de leur progéniture. Durant mes séjours d’hôpital, les consignes sanitaires m’imposaient ces contraintes et ces interdictions nécessaires de visites, pour le bien collectif. Il ne me restait que le silence des longues nuits passées à m’évader dans mes pensées, les plus belles de ce passé encore tout jeune dans mon histoire humaine.
Cette histoire je le vivait de nouveau en communiquant avec chaque membre du personnel médical, chacune de ces personnes ayant eu son ‘’pa’’ et sa ‘’ma’’

Chaque fois que l’on me prenait pour un examen, émergeait en moi une seule pensée qui se traduisait par ces simples mots ‘’pourvu que le temps ne me soit pas compté!’’ Je ne voulais pas fermer les yeux sans avoir serré contre mon cœur mes enfants et mes petits enfants !

Je crois et j’avoue avoir saisi et bien compris l’immense richesse d’avoir nos parents auprès de nous. Ce serait vraiment inutile d’invoquer la moindre excuse pour ‘’oublier’’ de les appeler ou de leur parler plus fréquemment. L’univers lui, n’attendra pas et sincèrement ne laissons pas aux occasions manquées le temps de regretter !

À la prochaine

Michel © 2022

Les multiples secrets d’une toile de peintre

Visiter une exposition d’artiste est une aventure teintée de myriades de couleurs.

On arrive à la salle d’exposition, reçus pas une ambiance feutrée, chatoyante de teintes et de sons à moitié étouffés, une musique de fond et les canapés circulants sur le plancher tout autant que les flûtes de mousseux pétillantes de bulles qui n’en finissent pas de nous faire rêver d’évasion.

Ces sensations que je ressens chaque visite et chaque fois que j’ai l’occasion de recevoir un carton d.invitation pour aller féliciter l’artiste-peintre qui au fil de longs mois d’efforts de patience et de nombreuses passions aura su faire naître de telles oeuvres.

Ce que j’aime surtout c’est lorsque l’artiste peintre ou photographe aura su mélanger deux styles en voie de disparition hélas. Qui se préoccupe de nos jours de passer de longues heures la nuit dans sa chambre noire improvisée dans un coin de son chez soi pour développer photos, bromures et prises de vues en noir et blanc ? Bien peu de monde, avouons-le. Une imprimante de nouvelle génération aura su remplacer la magie ressentie alors que je livrais au laboratoire de mon photographe de quartier, les rouleaux de pellicules pour en tirer des épreuves sur du beau papier mat illustrant avec une infinie curiosité le résultat de mes aventures de promeneur au fil de mes découvertes. Attendre une (petite) semaine pour prendre connaissance du résultat s’avérait la plus excitante des aventures, mais aussi la plus insupportable des tortures, celles de l’attente.

Il m’est arrivé, il a quelque temps, d’appeler un centre de la photo ici-même à Montréal . Après avoir écouté ma doléance, la personne au bout du fil, a tout essayé pour me faire changer d’avis, mais aussi de considérer l’alternative d’achat d’une imprimante tout me dissuadant de l’issue de  mon entreprise en me conseillant sur un ton frisant un paternalisme discrètement moqueur, et de me procurer, par contre, une de ces imprimantes dite “nouvelle technologie” qui produirait pour moi des épreuves en couleur de très grande qualité. Au vu de mon insistance, elle me disait que la photo traditionnelle était en passe d’être révolue, d’autre part que mon hobby allait me coûter trop cher (je sentais que mon correspondant était ennuyé de mes questions). J’ai tenu bon en insistant mais je déchantais trop vite en découvrant les coûts que cela pouvait entraîner pour mon budget, était-ce la nostalgie de ce passé encore présent il n’y a pas si longtemps de cela?

Passer le temps d’une visite lors d’un vernissage dans une galerie est encore, de nos jours, un plaisir que j’estime unique en son genre. Je n’ai rien contre les technologies modernes bien au contraire, mais je reste prudent d’abandonner mes idées en matière de créativité à une technologie moderne sans trop me préoccuper du reste; ne dit-on pas que nous ne devrions pas mettre tous les oeufs dans le même panier?

Je me souviens encore de mon escapade dominicale à Ottawa pour aller admirer l’exposition de l’œuvre de l’artiste peintre et photographe Alex Colville (Un artiste peintre ayant défini un courant impressionniste de l’art tant de la peinture que de la photo du siècle passé).

Je ne cacherai pas mon émerveillement devant toutes ces toiles que l’artiste avait produites.

Je tairais l’envie d’avoir voulu acquérir la quasi intégralité de l’œuvre de Colville (les originaux bien entendu), mais vu l’état de mes finances je me suis contenté d’acheter trois de ses reproductions en impression de grande qualité. Les originaux, ce sera pour une autre fois. 

Sur le chemin du retour (deux ou trois heures de route, mes pensées étaient pleines des couleurs et des personnages que j’ai rencontrés au musée des beaux-arts de la capitale canadienne, essayant d’imaginer l’histoire de chacune de ces personnes. J’avais hâte de rentrer chez moi pour demander à l’encadreur de me choisir un bel hébergement pour ces reproductions que l’artiste avait su faire vivre le temps d’une toile. Ces trois tableaux ont finalement habillé un des murs de mon salon juste en face de mon fauteuil préféré. Merci Monsieur Colville d’avoir bien voulu venir me rendre visite.

À la prochaine

Michel © 2022

Je n’ai pas (encore) mis ma plume à la retraite

Plusieurs personnes amies et connaissances me demandent si j’avais pris la décision de mettre ma plume à la retraite, surtout depuis mes dernières hospitalisations. Il n’en est rien, pour les personnes qui m’ont trouvé ennuyeux et long, je les rassure, je suis toujours là, je pense que le dernier mot de mon opus serait l’année au cours de laquelle je rejoindrai l’univers…

Les récentes hospitalisations m’ont tenu éloigné de mes plumes cahiers et feuilles de papier, mais ne m’auront pas tenues éloigné de la profusion d’idées et de sujets qui se bousculent au cours des interminables nuits de solitude passées pour voir la lumière du jour se pointer sur une vue imprenable de Montréal. Les bruits des nuits d’hôpital sont pas mal identiques à ceux que nous vivons durant ces insomnies toxiques lorsque le sommeil nous a quitté en pleine nuit.

Mais revenant au sujet principal de mon article, je n’ai pas abandonné mes envies épistolaires bien au contraire.

Lors d’une visite de mes petites-filles chez moi je leur avait passé une partie de ma panoplie d’équipement de dessin. Ces sont chevalets, palettes de tubes de gouache, pinceaux, toile de futures œuvres d’art, etc, qui ont pris le chemin de mes petits trésors, rien que de voir leurs yeux allumer de plaisir me comblait d’une joie se passant de toute description.

Je me suis donc fourni en crayons de couleurs, pastels solubles, aquarelle, et bien d’autre matériel… J’ai pris conscience que je possède aujourd’hui tout un atelier en arts graphiques que j’ai réussi à caser dans deux des trois tiroirs de mon bureau personnel. On parle souvent du plaisir ressenti lorsque nous feuilletons un livre de papier, le plaisir est intense si l’on essaie de fermer les yeux et laisser le parfum sauvage des fibres de ce papier magique effleurer nos narines, cela se passe de tout commentaire.

Ma dernière acquisition se résume en un cartable d’une cinquantaine de pastels environ, de crayons à mine et bien d’autres articles sans oublier les deux blocs de papier de la marque Canson que j’utilise depuis des lustres, la douceur du grammage est unique, douce voire sensuelle.
Non la retraite de ma plume ce n’est pas pour demain, je nous donne rendez-vous lors de mes prochaines publications…

À la prochaine

Michel © – 2022

Les héros de l’ombre sont parmi nous.

Nous évoquons souvent certaines critiques (fondées) envers notre système de santé provincial québécois, nous avons souvent l’idée d’englober dans cette critique tout le personnel de ce système qui n’en finit plus de soulever plusieurs questionnements.
Je pense en toute sincérité qu’il est très important de rendre justice à tous ces ‘’héros de l’ombre’’ qu’est la très grande majorité des intervenants sur le terrain, je veux dire: les médecins et les équipes de soignants et soignantes qui travaillent d’arrache-pied dans les centres hospitaliers 24 heures sur 24 heures et sept jours sur sept.

Si j’en parle, c’est que j’ai été le témoin direct, et ce, durant un mois d’hospitalisation suite à des complications au niveau de ma santé; période durant laquelle j’ai été entouré par une équipe de vraies personnes. Si les consignes et le protocole en vigueur étaient pour moi (parfois ) contraignants, je ne pourrai jamais ignorer avec quel dévouement j’ai été soigné, traité, pris en charge (je ne rentrerai pas dans les détails mais on peut imaginer).
Je sais que nous ne vivons pas dans un monde parfait mais je sais aussi que j’ai reçu le meilleur de ces personnes en ce qui a trait aux soins prodigués. Elles ne m’ont jamais fait sentir leur fatigue, leur lassitude ou leur découragement face à mon caractère rebelle lorsqu’il s’agissait de respecter les consignes de leur travail ou de leur protocole que je trouvais parfois trop ardu à comprendre.
Ces héros de l’ombre ne sont pas des personnes anonymes, elles ont un nom, des gens qu’elles aiment, des amis, une famille, ces ont la passion de leur travail qui souvent ne s’appelle plus ‘’Travail ou boulot’’, elles vivent comme vous et moi, mais répondent présent lorsqu’il est question d’un patient qui a besoin d’attention.
Passer trente jours dans un hôpital n’est pas chose facile pour plusieurs raisons. Le manque de  sommeil souvent perturbé par le bruit (la nuit surtout), la qualité des repas qui ne sont pas toujours ce que l’on aime manger ou le nombre de fois que l’on accepte de mettre sa fierté et sa pudeur de côté pour se faire laver, baigner comme un nouveau-né, sans ignorer aussi le nombre de prises de sang à toute heure du jour ou de la nuit, etc..
Que de fois j’ai failli craquer de découragement quand il s’agissait de demander de l’aide pour aller aux toilettes, la hantise de n’avoir pas assez de temps pour me retenir et pour y arriver, mais bon, il y avait toujours une personne qui venait me demander ce dont j’avais besoin, avec le sourire en m’aidant, peu importe l’heure.
Ces personnes m’ont accompagné tout le long de mon séjour, j’avoue que je m’y suis attaché. En quittant l’hôpital, alors qu’une préposée m’accompagnait vers la sortie, j’avais envie de saluer chacune d’elles, les remercier de tout mon cœur pour leur dévouement sans faille, et leur dire que grâce à elles, nous avions toujours des soins de qualité..

Vous, les membres de l’équipe du bloc Nord (5ème étage) de la Cité de la Santé de Laval, aucun mot ne sera de trop pour vous dire combien je vous suis reconnaissant d’avoir pris soin de moi durant tous ces jours!

Michel © – 2022

Ma rétrospective de 2021

Ma rétrospective de 2021…

Offrez des livres!
Ils s’ouvrent comme des boîtes de chocolats et
se referment comme des coffrets à bijoux.
Bernard Pivot

Il est d’usage de dire d’écrire et de prendre certaines résolutions que l’on tentera d’appliquer au cours de la nouvelle année qui commence bientôt.

Personnellement j’avoue que je n’en ferai rien, me connaissant pas mal je ne tiendrai pas longtemps avant de revenir à mon naturel auquel j’y tiens.

Mais bon admettons que les fins d’année restent l’occasion de passer quelques lignes ensemble, ce que j’aimerai faire avec mes lecteurs.

La pandémie m’a empêché de voir ma famille (mes enfants et petits-enfants), comme tout le monde d’ailleurs. Lors de la première occasion de pouvoir voir mes petites princesses, j’ai réalisé combien elles avaient grandi et changé. Cette méchante chose (la pandémie) n’a pas  épargné grand monde, tout le monde aura été de près ou de loin victime de ses contrecoups. Les officiels se sont dévoilés dans ce que j’appellerai un instant de vérité qui ne pardonnait pas, les exposant aux inconnues de cette aventure planétaire qui ne semble pas finir de sitôt…
Pour moi ce furent ces changements obligatoires que ma nature rebelle m’empêche d’admettre, bien que je m’y fasse par respect pour mes semblables et ma famille proche.Mais j’avoue que je ne suis plus du tout capable de supporter ce maniérisme qui risque de devenir maladif, juste de voir le rituel révérencieux qu’ont certains professionnels de la santé de se frotter les mains avec les différents produits antiseptiques. 

Sur le plan de ma santé, l’année 2021, fut sous l’égide de la stagnation, les non-réponses obtenues et les boucles sans fin qui ressemblent parfois à l’histoire de savoir qui est de l’oeuf ou de la poule est venu en premier. Loin de moi l’envie de me plaindre, je suis entouré des meilleurs spécialistes de la métropole, et pourtant je suis un patient dont aucun de ces médecins n’aura su posser soit un pronostic et par le fait même un diagnostic. Dans la foulée des frustrations j’ai eu la tentation de tout laisser tomber, question d’avoir un répit, une semaine sans médecin ou soin ou piqûre ou prise de sang, car pour moi chaque intervention m’enfonçait un peu plus dans les non-réponses du vouloir trop bien faire des médecins face au cul de sace des résultats. Je trouve aberrant le gaspillage que font nos chers spécialistes de notre bien-être: au cours d’une journée marathon aux urgences j’ai été testé (dépistage) de la covid pas moins de trois fois, piqué et eu 16 prises de sang alors qu’ils auraient pu se concerter une fois et décider de moins me piquer et moins m’expliquer ce que je savais déjà… Mais bon il faut des patients comme moi pour faire rouler la mécanique des dépenses! 

Est-ce que je me sens mieux en cette fin de 2021? Je le dirai en bon français “I don’t think so” Sans vouloir être ingrat envers mes médecins qui se sont démené(e)s pour que le château de carte de leurs soins tienne le coup, et il tient le coup jusqu’ici, je ne peux que leur vouer toute ma reconnaissance la plus humble et la plus sincère.

2021 fut une année de lectures aussi, au total 28 bouquins de tous formats. Je suis membre de la plateforme Goodreads(c) qui parle de livre, quoi d’autre et me suis soumis au jeu des défis de lecture. Chaque membre choisit son défi de lecture, ou combien de livres il ou elle lira au cours de l’année. Il n’y a ni prix ni classement, juste le fun de rester fidèle au livre et son contenu. J’ai enfin pu lire 28 bouquins et j’en suis fier.
Je termine sur une note moins empreinte des irritants de la pandémie en espérant que nous en finirons bien un jour.
À la prochaine
Michel © – 2021

Une nation, un mode d’emploi !

Les puissances des siècles passés ont légué à certaines populations de l’époque d’un lopin de terre appelé une nation. Se faisant, tout fut pensé sauf cet essentiel “mode d’emploi” qui définirait les fondations de ce que de rares pays appellent toujours démocratie, état de droit mais aussi responsabilités citoyennes et attachement à la patrie. Aussitôt que ce serait chose faite on pourra alors commémorer le rôle des personnes fondatrices de la nation et cesser de glorifier ces semi-vérités qui ont créé certains héros aux œuvres manquant d’exactitude.

Célébrer sa citoyenneté est une œuvre quotidienne, la protéger est la responsabilité de tous, cela s’apprend comme matière principale dans chaque école.

Nous souririons beaucoup moins de savoir que les écoliers de plusieurs pays du monde font toujours le salut au drapeau ou entonnent encore, ensemble, l’hymne national, source de leur fierté.
Au fond tout revient au mode d’emploi, sinon le pays ressemblerait à des meubles achetés chez IKEA © dont on aurait perdu le livret des consignes d’installation, le résultat pour certains on le sait déjà! 

À la prochaine

Michel © – 2021 

Si l’éducation pouvait s’exprimer !

“Le rôle des enseignants n’est-il pas entre autres d’exposer ce qui fait débat dans la société pour amener élèves et étudiants à comprendre la controverse, en analysant les arguments présentés à l’aune des savoirs institués et des connaissances disponibles ? Refuser cela, c’est faire fi de la possibilité de la création et de la transmission d’une culture commune.”

C’est ce dernier paragraphe et surtout la dernière phrase de l’article paru dans le quotidien La Presse (Publié le 11 décembre 2021) qui m’auront interpellés.

La création et la transmission du savoir ! Quelle troublante mais si naturelle vérité. 

Qui est-ce qui se trouverait incommodé par ces deux principes fondamentaux de toute paix sociétale de notre genre humain: La création et la transmission du savoir.

Il fut un temps où ces deux vérités étaient mal vues de la part des gens du clergé en particulier, la crainte d’arriver à une ouverture mentale de l’esprit pour enfin mieux comprendre les contradictions des préceptes des fois religieuses si difficiles à saisir. Hélas cette pratique a continué jusqu’à nos jours et troisième millénaire. Si l’on ne dresse pas les bûchers aux dits “hérétiques qui osent poser des questions gênantes” on les crucifie et lapide aux moyens d’armes virtuelles qui font bien plus de mal que les flammes de la dite “justice divine” des erreurs du patrimoine de notre histoire.

Depuis la pandémie mais bien avant aussi il s’est créé un type d’humain dont la raison d’être est bien évidemment la chasse aux psudo-sorcières. On attend qu’un enseignant ose dire un mot prohibé, pour déchirer sa chemise et hurler à l’anatème, voire au sacrilège, on démonise la personne qui aura osé, on lui vous les pires intentions, on lui sappe sa réputation, mais on exige en plus qu’elle fasse “amende honorable” pour un “péché” qu’elle n’a pas commis. Combien ceci me rappelle le temps de la trop sombre Sainte Inquisition, malgré les aveux (souvent forcés) l’accusée devait subir “la question” ou la torture mais échappait rarement au bûcher…

Si je vous parle d’éducation aujourd’hui c’est que je me sens directement concerné, même si depuis quelques années ayant pris ma retraite, j’aime suivre malgré tout, les nouvelles qui touchent à ce monde, celui de l’éducation que l’on malmène sans limite au nom de principes aussi incertains que certaines vérités qu’un enfant des classes primaines serait en mesure de contester et d’en déduire la faiblesse.

Les décideurs passent souvent à côté de l’essentiel: le lien entre le plaisir d’apprendre et l’art ultime de transmettre un savoir qui rendrait la vie des apprenants bien meilleure dans un monde en manque d’innovation créative !

À la prochaine

Mjb © – 2021

Lien vers l’article de l’auteure

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