Donner aux riches, donner aux pauvres

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Donner aux riches, donner aux pauvres.


Il y a plusieurs jours quelqu’un avait publié sur un réseau social une image portant l’inscription suivante: “Pourquoi fait-on des cadeaux riches aux riches mais pour les moins nantis on leur donne quelque chose qui vaut moins que les restes de leurs tables ?”

Bon la traduction n’est pas fidèle mais vous avez saisi l’image et la signification.

Je n’y avais jamais pensé auparavant parce que ce genre de standard n’entre pas dans mon échelle de valeurs personnelles ou humaines.

SI je veux offrir un cadeau quelle que soit la personne, je le fait selon mes propres moyens du mieux que je puisse, mais surtout avec dignité et respect que je dois aux personnes à qui j’offre quelque choses.

Par exemple, je n’offrirai pas un coupe-cigare à quelqu’un qui trime dur et for pour joindre les deux bouts, elle n’en saura que faire, voire se sentira obligée de remercier malgré tout..

Ce sont des occasions qui nous sont offertes de faire la différence. Honorer une personne, oui, mais en y mettant une dose humaine et juste aussi.

Michel ©

C’est une histoire de protocole médical

Il existe certains médecins qui vous entendent parler pour expliquer la raison de la consultation, le truc: c’est qu’ils se sont déjà fait une opinion sur vous et votre ennui de santé. Si vous avez de la chance vous aurez un bon diagnostic et une ordonnance la plus susceptible d’alléger votre souffrance, cependant si votre médecin est de mauvaise humeur alors armez-vous de patience ou mieux encore demandez de changer de praticien il en va de votre santé mentale.

Par contre il existe aussi certains médecins qui vous écoutent et font preuve d’empathie et de compassion humaine.

Entre les deux types de personnes il y a le patient qui est d’une part une donnée statistique et d’autre part un être humain doté d’émotions et de vécu.

Si certains protocoles médicaux sont bons, d’autres ont su déshumaniser le lien entre le médecin et ses patients. Croyez-le ou non, ils sont nombreux, ces protocoles qui se fichent des personnes !

J’ai eu l’occasion de connaître les deux !

M © – 2021 

Mazag (Robert Solé)

Mazag de Robert Solé

C »est mon mazag.

Tout était dit dans cette expression égyptienne, si souvent entendue dans notre enfance, et qui signifiait tout à la fois: c’est mon tempérament, c’est mon humeur, c’est mon plaisir, c’est mon goût. Mon goût à moi. Mazag exprimait quelque chose de très personnel, qui n’avait pas besoin d’explication et se passait d’autorisation. C’était un caprice, une préférence, une liberté assumée.

Il y avait dans mazag une idée d’abandon et de délice, une béatitude qui pouvait s’appliquer aux satisfactions les plus banales: siroter lentement un lait d’amande douce après la sieste, se promener sur la corniche d’Alexandrie au coucher du soleil ou, simplement, rester sur un balcon vers onze heures du soir au mois de juin, quand la petite brise d’Héliopolis pouvait vous faire chavirer de bonheur.
(Mazag – Robert Solé © ) 

Je viens de tourner la page sur le troisième livre de Robert Solé: Mazag.
Non je ne fais pas une fixation sur l’auteur mais les sujets qu’il aborde possèdent la magie de renouer mes liens (des liens particulièrement intimes) avec mon enfance, des liens avec le pays de ma naissance et de mon enfance, l’Égypte. Un pays que j’ai si peu connu que j’ai été contraint de quitter alors que je n’avais que sept ans, un exil bien malgré moi mais aussi pour mes parents et mon jeune frère.

Robert Solé, si vous me réconciliez avec le pays du Nil, vous avez sur raviver en moi certains souvenirs que j’avais peur de voir s’effacer avec tant d’années de recul, cependant dans Mazag vous me donnez accès à mon autre maîtresse (oui oui, j’avoue mon infidélité amoureuse je suis en amour avec Ismailiyah la ville de ma naissance, Beyrouth, qui ne connaît pas Beyrouth, mais aussi Paris sans oublier Montréal). Vous me faites visiter Paris, ses ruelles, ses cafés où l’on sert un bol de café au lait et une montagne de croissants frais (ou si on préfère la tartine beurrée),je n’oublierai pas les sons et bruits typiques que l’on perçoit, ces mêmes sensations  que j’ai retrouvées en lisant Mazag. Des sensations écrites par un poète et conteur-né.

J’ai eu le plaisir (devrais-je dire le Mazag) de visiter Paris à plus d’une reprise au cours de ces dernières années, chacune de mes visites étant trop courte pour faire le plein de ces trésors uniques et inestimables, une vraie richesse humaine Je ne saurai passer sous silence les rêves les plus fous que je  savourais sur le chemin du retour à bord de l’avion qui me ramenait chez mon nouveau chez-moi: le Canada.

Non je n’ai pas fréquenté les arrondissements les plus huppés, mais tout simplement les ruelles autour de ces lieux mythiques, ces endroits où loin du tumulte de la ville on pourrait entendre ses propres pas résonner sur la chaussée.

Basile Batrakani et son cousin m’ont emmenés sur un parcours, celui de leur quotidien. J’ai eu droit aux premières loges de leur représentation humaine et si pleine de tendresse fragile et unique.

Mazag est une histoire à lire avec un grain de Mazag au cœur. Cela en vaut la peine!

Michel © – 2021

La Mamelouka (Robert Solé)

La Mamelouka (Robert Solé)

Je viens de terminer la lecture de la Mamelouka de R. Solé. J’avoue que j’en sors mitigé entre une « Standing Ovation” et un certain “Ouin”

Ce roman est à mes yeux un entrelacement de trois sujets principaux:

  1. Le cadre sociétal de l’Égypte de la fin du dix neuvième siècle et sont entrés (quoique fort timide) son accession au vingtième. Le tout baignant dans les contradictions souvent choquantes des mandats (envahisseurs et dominateurs) de la fin de l’empire Ottoman et de la transition de l’ère franco-britannique. Rien que cette thématique a de quoi faire ouvrir grands les yeux pour une personne du 21ème (moi particulièrement) qui, ayant goûté aux principes égalitaires entre les personnes ne saurait tolérer de tels comportements de gens dits “instruits” ou d’une autre confession religieuse que les natifs du pays du Nil ou du Soudan. Je revois le milieu social dans lequel j’ai grandi et vécu ma jeune enfance, pensant que notre exil n’était qu’une injustice. Que de choses manquaient de perspective, combien étions-nous désinformés et combien avons-nous cru être dans le vrai alors que nous ne regardions pas les réalités que vivaient les natifs de ces deux merveilleux pays. Je mesure mes mots afin de ne pas causer des insomnies à mes ex-compatriotes d’Égypte !
  2. Une histoire d’amour de la première lettre jusqu’à la dernière. Une histoire comme on n’en écrit plus, pour certains, ils se croiraient dans un roman à l’eau de rose ce qui n’est pas du tout le cas. R Solé aborde avec courage le thème de la vie de couple de l’époque et des faux concepts que les hommes de l’époque de sa faisaient d’eux-mêmes envers la femme (le femme autre être humain que femme soumise, se devant être belle et soumise au lit, accepter les inconduites du mari en se taisant et remerciant de toujours avoir un toit au dessus de sa tête…. Une société masculine qui a mis des décennies à évoluer et disparaître  
  3. Finalement c’est cette partie pour laquelle je me suis scotché sur l’écran de ma liseuse, Solé nous livre ici une ode au féminisme, un cri hurlant de l’émancipation de la femme dans une société ottomane raciale, mais aussi celle de l’occupation britannique connue pour ses distances hautaines et souvent dédaigneuse de tous les natifs des pays sous leur domination.
    Mamelouka est photographe, Isis est médecin et bien d’autres femmes qui ont su braver les interdits religieux-sociaux mais aussi et surtout la tyrannie des relations familiales. Ce thème, à lui tout seul, mériterait un roman.

Ce que j’ai moin aimé étant la partie technique sur la photographie, ayant moi-même été photographe amateur, j’ai revu tous les bouquins que j’avais achetés des éditeurs qui avaient pris la relève en mon temps (mi les années soixante dix) Certains passages s’étiraient en longueur, je me demande s’ils étaient à leur place 

Sans dévoiler le coeur de l’histoire, je pense que Milo ne méritait pas l’amour de Doris sa femme, mais ne dit-on pas que l’amour est aveugle et nous consumme à petit feu ! 

Michel © – 2021

Le « Tarbouche » de Robert Solé.

Une découverte.
Si Amin Maalouf est l’historien des levantins plus particulièrement ceux du Liban, Robert Solé lui, ressemble en tous points en parlant de la culture levantine d’Égypte.
Lorsque l’on me demande quelles sont mes origines, je me sens perplexe car oui je suis né en Égypte, mais de père Libanais et de mère greco-chypriote, bien entendu pour agrémenter le tout j’ai eu une grand maman paternelle Italienne (Sicilienne). Alors quelles sont mes origines ? La question se pose certes. Je suis un peu toutes ces origines (au moins je suis exempt de la pseudo pureté ethnique qui m’aura évité un abrutissement aveugle me coupant du pont de communication avec les autres religions et autres populations.
Robert Solé parle de mon Égypte car j’y suis né, mais plus est-il, que j’y ai vécu dans cette période de transition marquant la fin d’un empire ottoman et le début du nationalisme arabe de Nasser.
Moi aussi j’ai été remercié du droit de cité dans ma ville natale Ismailiah pour aller trouver refuge au pays du cèdre que la guerre civile m’a fait quitter pour le pays de me mère la Grèce, cet exode fut de courte durée puisque le Canada m’accueillait les bras ouverts avec ma famille il y a plus de trente ans. Mais les familles levantines de ces régions du monde font aussi partie de mon histoire. Le tarbouche, je l’ai vécu avec trépidation et profonde nostalgie et bien d’émotions qui me rappelaient mon enfance.
J’ai aimé avoir découvert l’auteur et son oeuvre, si l’histoire vous attire, celle du Moyen Orient et d’une partie de l’Afrique alors lire Solé est non seulement un régal de l’esprit mais un pur ravissement de la curiosité, celle qui nous rend citoyens du monde sans aucune attache manquant de jugement intelligent !

Michel (c) – 2021

Un clin d’oeil à Jean-Paul Riopelle (i)

La scène se passe un lundi matin en présence de Naya (Nayou pour les intimes), sa mamie et moi.

Voulant l’initier à une variante du jeu de domino, sa mamie lui propose de jouer au Chromino (le but est de réussir des séries de carrés de couleurs dont deux sont au moins attenantes, le gagnant est celui qui aura terminé le premier sa main). Il faut dire que ma petite-fille a 6 ans et adore aller à l’école.

Au bout d’un certain temps il était évident que Nayou avait perdu l’envie de jouer, elle commence alors à créer un assemblage de ces jetons de couleurs (une sorte de mosaïque), sa mamie lui demande si c’est un jeu, elle sérieuse comme un pape lui réponds: “Je fais un Riopelle” ! Bang !

Savez-vous qui est Riopelle?  Si vous me dites non, allez vite consulter Wikipédia, question d’enrichir vos connaissances. Je n’en revenais pas qu’une fillette de 7 ans connaisse Jean-Paul Riopelle (le peintre, sculpteur et graveur québécois).

Pour le fun comme on dit, je me suis posé la question à savoir combien de personnes ayant le double de son âge savent qui est l’artiste !

Elle commence à peine à déchiffrer les lettres, elle ne connaît pas Wikipédia, alors Riopelle ?

C’est à l’école me disait-elle la maman d’une amie de classe qui est venue leur parler de son métier (Musée des Beaux-Arts de Montréal) qui leur a présenté l’artiste québécois.
Bientôt elle suivra les traces de sa mère (Ma fille) et passera en sautant les étapes,  aux hautes études universitaires rapidement. (Oui vous ne vous trompez, pas je suis un papi tellement fier de ses petits-enfants)

À la prochaine

Michel © – 2021

(i) JJean-Paul Riopelle, né le 7 octobre 1923 à Montréal et mort le 12 mars 2002 à Saint-Antoine-de-l’Isle-aux-Grues, est un peintre, graveur et sculpteur québécois.

Mon cher Papa !

Mon cher papa,

Hier c’était ta fête, la mienne et celle de frérot mais aussi et celle de tous les papas du monde.

Je sais que j’aurai pu t’écrire bien plus tôt, mais là où tu es le temps ne compte pas, tu es vivant et plus que jamais présent dans ce temps qui nous file entre les doigts tel le sable fin sur les bords d’une plage où le temps ne compte pas..

Je sais que nos préoccupations réciproques sont différentes mais nous sommes des papas et cela n’a pas son pareil.

Maman se fait vieille, je sens en elle quand je lui parle au téléphone ce silence que beaucoup appellent la sagesse de l’âge et du vécu. Notre temps est tel un calendrier dont on égrène les jours, les mois et les années; arrive un jour où on ne compte plus mais on laisse la couleur de nos cheveux nous apprendre où nous en sommes avec l’âge.

Tes petits-enfants vont bien, la vie leur apprend ses joies mais aussi ses caprices, je lui suis reconnaissant qu’ils soient tous proches l’un de l’autre et sans paraître égoïste, ils vivent pas loin de chez moi, alors tout est accompli, ils sont sains et saufs, c’est ce que je voulais depuis toujours.

Tes arrières-petits enfants sont adorables: tu en as 7; tu te rends compte. La toute dernière, elle t’aurait rendu fou de joie, elle, c’est Nina. Dimanche dernier j’étais invité chez Yoyo ma brunette, on fêtait les cinq ans de sa seconde Leia, mais aussi la fête des papas, cela faisait plus d’un an que je n’avais pas serré contre moi mes enfants et les petits trésors, (nous devions respecter les consignes de distanciation à cause d’une cochonnerie de virus qui a fait des millions de morts, enfin bref).

Sinon pour le reste tout baigne comme on dit, cela me manque tu sais les sorties en voiture avec toi, les cafés et la gitane que tu me proposais de fumer. Santé ou pas santé, ces moments précieux furent uniques et n’avaient pas de prix, c’est dommage qu’ils ne furent pas nombreux.

Tu sais papa, je voulais t’éviter des nouvelles moins joyeuses mais je les dirais pareil. La situation du Liban que tu as aimé et connu a bien changé. C’est le chaos et la pauvreté qui ont atteint des sommets inimaginables. Parfois, il m’arrive de voir des photos sur les réseaux sociaux montrant des personnes se battre dans une épicerie pour s’arracher une bouteille d’huile végétale, ou des avis de recherche pour une boîte de lait pour bébés introuvable sur le marché local. Il y aurait de quoi mourir de chagrin de voir ton pays que tu aimais tant dans une telle situation. Il y aussi ma santé qui me joue de mauvais tour, au menu je suis atteint d’une incapacité de bouger tout mon côté gauche , mes mains tremblent aussitôt que je dois faire un geste qui requiert un effort (on appelle ceci les tremblements essentiels), mais je ne me plaindrais pas trop quand je sais qu’il y a des millions de personnes qui souffrent plus que moi.

Mon papa je te serre contre moi et te dis que je t’aime, tu es plus que jamais dans mes pensées et dans mon coeur.

Affectueusement, ton fils Michel

Michel © – 2021

Une nouvelle forme de dépendance

Il y a un peu plus de vingt ans Internet faisait son entrée dans nos vies sociales et bien plus que sociales je me permettrai de dire que personne (en apparence) ne prévoyait d’avance, ce qui à mon avis reste à nuancer en disant ceci: personne n’avait prévu que cette dépendance serait bien pire que la pandémie que nous venons de traverser depuis un peu plus d’un an.
Notre dépendance est quotidienne, se trouve partout et quand on s’en éloigne il survient une situation qui nous y fait revenir.

Si les gouvernements et la tyrannie dite démocratique ont démonisé et fait interdire le tabac et ses dérivés (qui de nos jours peut circuler avec une cigarette allumée sans se faire regarder d haut tel un paria social? Mais fait étrange on est resté bien silencieux sur les méfaits de l’alcool excepté quand un accident de voitures cause des victimes à cause de l’alcool. On a rapidement fait adopter des lois pour légaliser ce qui était passible de prison: le cannabis, certains politiciens en ont fait des promesses électorales: le cannabis. Durant la mise en pause du Québec, figuraient parmi les services essentiels (très essentiels) les boutiques de vente dr cannabis, bref passons…) Notre dépendance est celle des réseaux sociaux, de Google et j’en passe. Seriez-vous capable de faire quitter des yeux une personne de cesser de regarder son téléphone abrutissant (non pas intelligent du tout), je considère aussi qu’il s’est créé une nouvelle catégorie de drogué (junkie si vous préférez) les Google©  junkies. Là où vous pouvez être avec de la compagnie il suffit de discuter de tout sujet de conversation que vous verriez quelqu’un passer laborieusement de longues secondes pour simplement (et tout bêtement) vérifier vos dires, comme si le fameux engin de recherche était devenu la nouvelle bible ou pire la nouvelle religion sociale. SI Google corrobore vos dires alors tout va bien, sinon on vous corrige amiablement, un sourire au coin de la bouche. Nous ne sommes plus libres de nos dires et opinions (oui nous le sommes mais tant que nous garderons le silence). Est-ce qu’il existe une cure ? Je n’en suis pas si certain, il me serait trop difficile de prétendre le contraire. Il nous faut nous rappeler qu’il y aussi les autres réseaux sociaux qui se partagent le comptage des humains !). Il est si facile de lancer un défi aux fumeurs en leur demandant de cesser de fumer un jour, la demande est vicieuse dès les départ on sait qu’il sera très difficile pour que cette personne en soit capable. Laissez-moi vous demander de laisser votre téléphone machin une seule journée chez vous à la maison, pourriez-vous “survivre” ou serait-ce vous demander un tros grand sacrifice?

À la prochaine
Michel © – 2021

C’est là pour rester !

Je ne sais pas s’il vous arrive cette situation au cours de laquelle vous attendez une réponse de votre médecin suite à un examen, ou toute autre situation qui requiert une confirmation de sa part.

L’attente est angoissante quand on appréhende l’issue ou le diagnostic final, mais on veut toujours croire que la vie peut nous réserver d’agréables surprises, genre se faire dire que le père Noel existe malgré tout.

Loin de moi l’idée de gémir ou de me plaindre sur mon état de santé, mais ce que je vous confie fait partie, en fait fait suite à mon dernier article “Tu as l’air en forme” ce faisant je souhaite faire part de ces choses qui ne montrent pas toujours leur vrai visage. Oui si j’ai mal et que cela est insupportable mais que j’aime malgré tout “avoir l’air en forme” c’est parce que j’aime les gens, ceux qui me lisent, ceux qui me laissent une petite partie d’eux-mêmes dans leurs mots et pensées. Vous avez été si nombreux à la suite de mon article que je n’en revenais pas de retrouver des personnes  que j’avais perdues de vue depuis si longtemps…
J’avais pris un rendez-vous (téléphonique COVID-19 oblige) auprès d’un éminent neurologue pour m’aider à statuer au sujet de tremblements de mon côté gauche et du déséquilibre dont je souffre depuis quelque temps. Lors de la conversation ce dernier m’a écouté, a essayé de bien comprendre mes symptômes mais à la fin me dit “Je vous confirme ce que vous pensez ce que vous avez, les tremblements essentiels (TE). En guise de clôture de notre échange il me dit “C’est là pour rester !” Ces mots ont résonné comme une gifle en pleine face, je m’étais préparé à entendre ces mots, mais je souhaitais qu’il en soit tout autrement. S’il existe un traitement, il n’est pas du tout conseillé dans mon cas d’où le “C’est là pour rester”.
Depuis ce moment, je peux vous assurer que je me sens toujours en forme en plus de cette nouvelle réalité.
Les taquineries de la vie et les sautes d’humeur de la santé des personnes sont des sources d’inspiration sans pareil.

Je pense bien que dire que je suis là pour rester est la chose la plus naturelle qui soit malgré tout.

À la prochaine

Michel © – 2021

Tu as l’air en forme !

Depuis deux ans que dame santé me joue de vilains tours, je ne peux compter le nombre de fois que j’entends cette phrase: “Tu as l’air en forme!” La personne qui me parle semble étonnée du fait que j’ai perdu une grande partie de mon autonomie physique et motrice. Ce qui est contradictoire c’est que vu de l’extérieur, tout semble bien aller. Mon endocrinologue et ami me dit ces mots chaque fois que nous nous rencontrons, mon frère qui est à plus de 12000 kilomètres de moi me dit que ma voix sur les clip vocaux lui indique que je suis en bonne santé, etc.

Parfois je me demande si je suis devenu aussi bon comédien pour ne rien laisser paraître ou bien si c’est une des réactions d’auto-protection du corps humain face à ces limitations tellement réductrices de nos gestes et des nombreuses fonctions de notre corps. Je ne vous cache pas, par contre, que j’aurais bien souhaité que la première option (celle du rôle de comédien) soit retenue.

On oublie que les malades qui ne parlent pas ouvertement de leur mal ont eux aussi des émotions, appelons-la de la dignité. C’est cette dignité que l’on efface chaque fois que l’on doit expliquer à quelqu’un ce qui se passe dans notre vie. Je ne suis pas du tout un partisan de la souffrance gratuite pour l’expiation d’hypothétiques “péchés” comme nous en ont souvent parlés nos cours de religion, Je ne suis pas aussi un négationniste , je respecte les gens qui adoptent d’avoir mal pour gagner leur place au paradis, moi je sais où je m’en irai quand viendra le temps du dernier acte de mon existence sur terre.

Si on ne parle pas de nos douleurs ceci ne veut pas dire qu’elles n’existent pas! C’est juste que l’on a décidé de ne pas en faire la promotion, (personnellement il m’arrive d’être vraiment tanné d’en parler.)

Oui je vous assure que j’ai l’air en forme, je fais de mon mieux !

À la prochaine

Michel © – 2021