Docteur je n’arrive pas à dormir

Laicite1Une courte nouvelle qui me dit combien mon ex-médecin de famille(oui je l’ai quitté, on ne pouvait plus vivre ensemble, cela faisait plus de 20 ans !)
Je vous livre les dessous de notre conversation, une parmi tant d’autres qui finissaient en tourbillon d’incompréhension partagée. Quand dans la vie d’Un couple certaines choses ne passent plus je pense qu’il n’y a plus rien è faire!)
– Bonjour Docteur comment allez-vous
– Je vais bien merci que puis-je faire pour vous?
(Il me parlait d’un antidépresseurs comme d’une nouvelle variété de fruit exotique
– Vous allez en prendre un comprimé avant de vous coucher, il faudra attendre six semaines pour commencer à mieux dormir
– Mais docteur c’est ce soir que je souhaite dormir!
Pas de réponse juste un regard tout rond me disant à travers ses lunettes le niveau compréhension de mon état de santé
– Je souffre d’insomnies quotidiennes, je dors si peu,je sens l’.épuisement profond me gagner
– Ah mais je vais vous prescrire un très bon médicament
Et vroum vroum l’ordonnance est rédigée incluant la posologie et le nombre de renouvellements
Je vous assure que j’ai voulu croire en cette médecine, j’ai essayé ces comprimés tels que prescrits, mais je n’ai pas trouvé de sommeil, juste des yeux tous ronds ouvertes depuis, allusion faite à ceux de mon ex médecin de famille… Au nombre de visites autant d’ordonnances,finalement j’ai eu une collection de petites bleues, roses,jaunes, vertes, mais aucune n’aura contribué à m’aider à dormir, attendre 6 semaines c’est irréaliste de faire attendre un patient, non ?.

Mjb © – 2020

Choisir ses propres batailles, et surtout essayer de les gagner

Si vous avez choisi de mener vos propres batailles et les gagner bien entendu ; alors il vous faudrait :
Le guide de survie du patient averti
De la patience à volonté
Une capacité thoracique prouvée pour tester votre souffle
Des amis dans les pharmacies avec lesquelles vous traitez, eux sauront vous dire comment vous en sortir
Un télécopieur, oui oui, un fax qui fonctionne, la plupart des cliniques exigent en ce troisième millénaire que vos documents soient transmis par télécopieur !
Il y aurait bien d’autres choses aussi, mettons que cela suffit pour le moment.
Le scénario est fort simple, tant que votre requête en tant que patient est dite conforme (comprendre couverte par vos assurances privées, si vous en avez, cela passe bien. Mais, advenant que votre assureur ne couvre pas vos pansements qui dans un cas particulier coûtent une fortune, alors là vous êtes dans le trouble. Dans le cas contraire vous serez embarqué dans un tourbillon des plus stressant qui soit.
Pour survivre les incongruités d’un système sclérosé par une paperasse lourde et complexe au cours de laquelle si vous osez manquer de l’essentiel, à savoir un télécopieur entre autre, vous vous exposez à un paquet de troubles des plus graves, globalement aucune clinique médicale ne voudra traiter avec vous…
Et ce fut mon cas…! Appeler la compagnie d’assurance, comprendre ce qu’ils voulaient comme papier manquant, et puis leur transmettre la demande par poste, (la poste ordinairerien de moins) et pas par courriel ! À la question de savoirsi l’on pouvait envoyer le demande parfax on se fait dire que “la compagnie n’utilise pas de fax’ (voyons donc!, nous sommes sortis de l’âge des cavernes je crois bien)
Donc, pour en finir, en sortir et survivre, il faudrait:
Trouver le médecin qui voudra bien rédiger l’ordonnance, me la donner, que je vais devoir poster à l’assureur qui lui à son tour passera une semaine pour traiter la demande, et finalement savoir si je suis couvert ou pas !

Je pense que Asterix aurait baissé les bras dans cette maison de fous (ref: les 12 travaux d’Astérix) !
Je ne juge pas notre système mais de ce qu’il est devenu: un monstre de paperasse administrative! Voilà tout le secret ! Un outil qui en moins de 100 ans aura déshumanisé la compassion et la compréhension des gens qui y travaillent…

Ne cherchez pas le formulaire 123 ni la maison des fous, nous en faisons tous partie !

Michel © – 2019

Les séjours d’hôpital qui se suivent mais qui ne se ressemblent jamais…

Bon, sans vouloir dramatiser une situation qui inquiète mes proches et moi-même aussi, je dirai que le temps venant,,et ce depuis le mois de juin 2019 ;  j’ai développé une réaction allergique chaque fois que je mets les pieds dans un centre hospitalier ici chez moi… 

Qui voudrait y trouver une source de plaisir ? Pas moi c’est certain ! 

  • Et la fleuriste?
    vous me demanderiez, ou la préposée au Second Cup
  • Ces personnes qui proposent, bouquets ou cafés durant de longues heures avec le sourire et surtout une dose de compassion humaine qui ne se trouverait nulle part ailleur. 

Nous venons de passer la mi-septembre et me voici sorti de mon troisième séjour hospitalier ! Souffrant d’un bobo en apparence bénigne, je me suis vu, cette dernière fois, mis sur un brancard presque immédiatement, admis rapidement  en cardiologie, ouf ! Là je commençais à m’inquiéter vraiment !

Première nuit passée sur un lit aux urgences d’un centre hospitalier, ce n’est pas le Ritz et ses étoiles, mais c’est une place aussi où les gens sourient, vous saluent et souhaitent me plus vour revoir (subtilité voulant dire de guérir vite et de quitter l’hôpital le plus rapidement possible).

Je n’avais pas anticipé de faire un autre séjour d’une semaine dans cet hôpital, celui où j’ai eu mon intervention au cerveau pour me faire enlever une tumeur 

Je savais par ouï dire que le séjour aux urgences, on n’aimait pas cela vraiment,et bien je l’ai expérimenté deux nuits de suite, heureusement que j’avais une chambre avec porte ce qui me procurait une certaine intimité que la plupart des urgences n’ont plus depuis qu’ils ont enlevé les murs et cloisons, question de sauver de l’espace… 

À l’issue de la seconde nuit je ne savais plus si je tiendrai le coup une troisième dans de telles conditions physiques et émotionnelles.

Ce que je devrai dire aussi et surtout ce qui fut déterminant: la découverte du monde internes et humains des urgences. 

Durant ces longues heures vécues dans ces locaux, je n’ai manqué de rien, vraiment de rien: La dose de gentillesse, de compassion de la part du personnel soignant des infirmiers, du personnel d’entretien, du gars qui venant après chaque repas nous donner un snack, une collation, ou le gars du matin qui apportait une bouteille d’eau fraîche,le service des repas, souvent en retard, mais servis avec l’élégance du respect envers cette nourriture, souvent moins savoureuse, mais de la nourriture quand même offerte comme dans les grands restos de la ville…

Ceci étant je vous entretiendrais quelques lignes sur nos chers urgentologues, ces futurs médecins derrière qui on va courir pour solliciter un rendez-vous, dont certains vous feront attendre des mois avant de vous recevoir. Je vous parle par contre de ces urgentologues (Internes ou stagiaires) qui peuvent parfois vous donner l’impression de sortir de la maison des fous, celle des 12 travaux d’Astérix !

Il faut bien entendu les comprendre, ils subissent une pression anormale de la part de leur patrons de séjour, ils croisent un patient qui présentent des symptômes qui ne se trouvent  nulle part ailleur que dans le corps du patient qui souffre et qui souhaite une guérison miracle.

La première vague des urgentologues passée, je me sentais plus perdu que jamais,ne comprenant pas ce qu’ils me disaient, du moins clairement et et humainement parlant. Le mélange linguistique aidant l’interprétation faite entre le français et l’anglais y mettait encore plus de confusion. Certains m’ont fait penser aux acteurs de la série Dr House, d’autres de CHicago Med…  Cela m’amusait mais j’essayais de ne pas trop abuser de mes connaissances paramédicales pour les confondre encore plus, mais certaines avaient atteint un niveau d’échec final. Un ami médecin de longue date me disait alors qu’il achevait sa dernière année d’internat qu’une fois rendu à un certain point, on ne pouvait changer un médecin moins bon que le reste de sa promotion, mais que l’on vivait avec! Ou! Terrible comme constat !

Il y en a aussi de ces “moins-bons” médecins de nos jours…

J’ai eu de la chance d’être tombé en de bonnes moins, plus de 20 tests importants dans ma vie, des test qu’il m’aurait fallu attendre des mois, voire des ans pour faire. Dernier jour hier,le patron de la section vient me donner mon congé d’hôpital en me disant que dans l’ensemble tous les tests étaient négatifs (c’est une bonne chose rassurez-vous)  Il m’a fait ses recommandations usuelles,puis j’ai reçu mes papiers et suis sorti pour rentrer chez moi… Quel bonheur de retrouver son chez soi !
Chers urgentologues et résidents, bonne chance et surtout sachez qu’avant de devenir des super médecins le monde a bien besoin de médecins humains, qui soient capables de compassion humaine! 

 

Michel ©- 2019

Faire sa paix

Il nous arrive, parfois, au cours de notre existence d’être confronté à certaines décisions importantes de notre existence.Voire même certaines échéances desquelles il est difficile de s’y soustraire.
Le 29 mai dernier, a été un de ces moments importants pour moi ainsi que mes proches, je me trouvais au bloc opératoire pour me faire enlever une tumeur (bénigne) du cerveau (un méningiome).
J’aurai pu traîner et demander une seconde opinion, mais les effets de cette tumeur faisaient de sorte que je n’avais plus de qualité de vie, la marche, la motricité innée qui nous permet de dévaler les marches ou monter dans un bus le plus naturellement du monde…
Lorsque je rencontrais le neuro-chirurgien je savais par instinct qu’il serait celui qui me ferait l’opération. Alors qu’il m’expliquait les détails et la manière selon laquelle il allait procéder pour cette intervention, moi, ce qui m’importait était le fameux “quand ?”
Le contact humain était, enfin, établi. Je n’attendais que la date…
La semaine qui aura précédé l’intervention, j’ai fait du ménage, j’ai mis de l’ordre dans mes affaires, non pas matérielle uniquement, mais tout le reste. Ce reste auquel on pense le moins possible dans notre quotidien.
Cette semaine, aura été une aventure personnelle. Des moments de réflexions, “et si il m’arrivait quelque chose ? Si je ne pourrai jamais plus parler ou bouger ? Tant de questions que l’entourage de celui qui se les pose tourne en fausses inquiétudes. Mes amis de longue date comprenaient mais me disaient que je m’en faisais un peu “trop”, de vrais amis qui s’inquiétaient vraiment pour moi… C’est au cours de ces journées passées sans rien faire, mais avec tellement de choses à régler que j’eus le goût et le besoin de “faire la paix en moi”. La paix ? oui, ce petit mot que quelques minuscules lettres dont on parle continuellement mais dont le sens s’est probablement perdu dans les dédales et les labyrinthes de notre pensée collective humaine.
Alors, un matin que je m’étais décidé, seul chez moi, j’ai parlé à mon papa, aux êtres chers qui avaient quitté ce monde, bref, une pensée pour les miens, mes petits-enfants, mes amis.
Cela fait plusieurs année que j’avoue être en froid avec le bon Dieu. On ne se parlait plus comme il fut un temps où je croyais…
Je ne me considérerai jamais un dévot, pratiquant ou fervent croyant, par contre je crois au pouvoir de l’univers, de sa création, de cette puissance mais aussi du fait que nous en faisons tous partie intégrante… Je me sens en relation intime avec cette réalité.
Ne cherchez pas à me catégoriser, ce serait trop mal me connaître et vous m’en verriez triste et désolé de vous avoir fourni une fausse impression. Disons que j’ai toujours été un rebelle envers l’autorité, un poseur de questions…
J’ai pris le temps pour moi, ma conscience et surtout mon esprit (un esprit que la tumeur me faisait perdre chaque jour un peu plus). Ce temps, j’en avais le luxe et J,en ai profité, voire-même abusé.
J’ai rarement parlé seul (fiou pas encore fou héhé) mais ce jour-ci je n’ai pas cessé de parler, de “faire le point” surtout de m’en remettre à cette force qui nous entoure et que l’on connaît si peu.
Passé ce moment je savais que j’étais prêt pour cette aventure dont je ne connaissais pas l’issue, prétendre le contraire aurait été une preuve de pur orgueil !
J’appréhendais le 29 mai mais aussi j’avais hâte d’y être rendu.
En me présentant à l’hôpital la veille au soir, je me suis promis de “suivre les consignes” pour moi le rebelle c’était un exploit ! Mais disons que la suite a été une série de longues journées et nuits douloureuses, à ne rien faire sinon avoir un terrible mal au crâne, des aiguilles plantées dans mes veines et les infirmières qui se pointaient, bref dormir je ne pouvais pas le faire, il semble que c’était un luxe…
Alors que l’on m’emmenait au bloc opératoire je sentais déjà les premiers effets des calmants, je sais que la dernière chose que j’ai faite était de sourire au médecin qui me regardait. Il n’aurait pas compris si je lui aurait dit que je me sentais, enfin, en paix en moi-même quelle que soit l’issue de cette intervention…
La suite? Et bien on se reprendra une autre fois!
Michel

Les enfants des migrants

My beautiful picture


Les enfants de migrants payent le prix de la disgrâce humaine imposée à leurs parents:

  1. Voir et vivre l’humiliation de leurs parents
  2. Vivre le temps d’une courte vie humaine l’opprobre (la honte) indélébile de leur statut de rejetés planétaires!

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Cher Papa !


Mon cher papa
Encore une année où l’on célèbre ta fête et celle des milliers de papas.
Tu vois je ne t’oublie pas, une chance que je sois moi aussi papa et grand-papa, je n’ai aucune excuse d’oublier… Ce métier auquel je n’étais pas préparé, je l’ai endossé lorsque notre Loulou est née, puis les autres, mes super-quatre champions. Que j’aurais aimé que tu les rencontres avant ton départ !Oui, les regrets nous les chérissons parfois faute de les effacer, ou de pouvoir changer le cours imprévu de nos histoires humaines.
Aujourd’hui ils sont venus, pas tous, la grande était grippée, mais les trois autres ont fait sentir leur présence, les rires, les inévitables taquineries et les joks (blagues) plates de papa (moi, tu vois je n’ai pas oublié l’extravagance de mes histoires celles que tu racontais avec gestes et le ton de ta voix, il y avait toujours des fous rires lorsque tu parlais en société… Tu sais quoi ? Mes kids, ont ce don de ne plus réagir lorsque je fais l’effort pour leur raconter une blague, leur expression faciale me dit “écoute Michel, on sait que tu essaies de faire de l’humour, on le sait alors calme toi!” Le pire, mon cher papa, c’est que je me calme, je calme toute ambition de les faire pouffer de rire, mais chut ne dis rien, je sais qu’ils m’apprécient, tel que je suis.
Au menu , Il y avait un apéro, un mimosa, je ne sais pas si tu connais, c’est un jus d’orange noyé dans du mousseux, des croissants nature et au zaatar (thym) des chocolatines, des saucisses du bacon ah oui des fraises, tu aurais aimé mais pas de chantilly… le gâteau pour terminer, un tiramisù… Les petites princesses (oui mon cher papa tu es arrière grand-papa six fois ! Une petite tribu finalement) en début d’après-midi je n’en pouvais plus je somnolais à table, mais interdiction d’aller m’étendre on attendait le gâteau.
Ce soir alors que j’essaie de t’écrire un petit mot je réalise quelle joie que de te revoir dans le visage de chacun d’eux !
Bonne fête papa, j’espère que tu aies passé une belle journée avec tes frères et soeurs qui t’ont rejoint. Mes pensées pour toi sont plus vivantes que jamais, je ne te dirai jamais assez que le temps nous fut compté pour que je puisse te dire suffisamment de fois que je t’aime et t’aimerai toujours !
Quelqu’un m’a demandé aujourd’hui si ta fête ce n’était pas le 21 juin, je me suis retenu de lui dire que la fête des papas c’est tous les jours au fond !
Il y a des dates que l’on oublie pas, celle comme aujourd’hui, ton anniversaire de naissance et le souvenir de ton départ, ce sont ces petits trésors qui m’enrichissent bien plus qu’un billet gagnant de loterie !
Michel ©

Avons-nous le libre-choix ?


Pour une des rares fois que le contenu d’une publicité télévisée veuille dire quelque chose de sensé, mais juste le début!
La narratrice dit que de nos jours on nous dit quoi choisir, où aller, qui aimer, comment rencontrer du monde, etc. Je trouvais l’idée fort pertinente. Quant à la suite, elle vantait les particularités techniques d’un véhicule 4×4 où le conducteur “pouvait faire ce qu’il voulait sur des routes enneigées (plus ridicule que cela tu meurs)
Je trouve que ce type de message décrit clairement notre mode de vie de ce millénaire.
On nous dit quand acheter, quoi acheter, qui fréquenter. Tout est dosé, le timing parfaitement ficelé.On ne vous dira jamais d’acheter une maison le mois des déclarations d’impôts ou de renouveler vos meubles avant le temps des vacances,bref on ne vous laisse pas en paix les douze mois de l’année. De plus si l’année en cours est une année d’élection alors là c’est la totale!
Les forums, les panels,les experts, les analystes qui vous abreuvent de leur savoir sans prendre de souffle.
Nous vivons dans une culture de souk. On me dira qu’il faut faire rouler l’économie, oui d’accord, mais entre une pub de voiture et celle de promotion de nouvelles maison on vous refile une ou deux dignes de moron, plus débile que cela ça ne se peut pas:
Il me semble que les stratèges en communication aient trouvé une signification “soporifique” des séquences commerciales et publicitaires. Moi cela me donne le temps d’aller chercher un verre d’eau sinon passer au petit coin, hehe. Je sais que je ne manquerai rien de mon émission favorite (favorite? Heu ! elles sont toutes anciennes, mâchées, réchauffées, souvent vides de toute substance qui respecte l’intelligence des spectateurs)
Bon suffit je vais cesser de chialer au risque de faire comme ceux que je pointe du doigtce matin.
L’ingérence dans la vie des gens n’aura jamais aussi profonde comme nos temps actuels.
Michel ©

Les auteurs de livres c’est comme…


“L’amour sans la pudeur, c’est quoi ? Est-ce que c’est boire de tous les vins et dans la même coupe. Ou bien boire du même vin mais chacun dans sa coupe.”
(Aziz CHOUAKI)


Les auteurs de livres c’est comme un vin, un nouveau cru , qu’il soit traditionnel, millésime, ou fougueux par sa vivacité parfois effrontée, Ces vins qui annoncent l’arrivée d’un nouveau bouquet, d’une nouvelle palette de saveurs et de parfums.

Il y a les vins nouveaux qu’il faut consommer rapidement au risque de les voir se flétrir leur bouqut, ceux qu’il faut plutôt chambrer, pour certains, les mettre au frais, ces fameuses 15 minutes au frigo et 15 minutes à température ambiante. Il y a ceux dont il faut boire la bouteille une fois le bouchon retiré, au risque de les laisser se transformer en désastre et servir de vinaigre pour accompagner les prochains repas de viandes. Parmi les rares, il y a ceux que nous pourrons jalousement garder dans une cave spécialement conçue pour les préserver de la morsure du temps, prenant soin du lieu de la température, on leur rend visite, sans trop de bruit, on les admire, on les déplace avec respect pour ne pas déranger le précieux nectar. La fierté que l’on ressent de ces visites alors que nos invités curieux de connaître nos secrets nous suivent à pas feutrés à la découverte de nos trésors si bien gardés.

Lorsque je vais acheter du vin, c’est pareil comme lorsque je décide d’aller m’acheter des livres, je me décide pour un vin de table ou pour un repas festif, je me plais de poser question sur question sur les accompagnements, les sauces, et types de viandes qui mettraient en valeur l’arôme  du vin choisi. Les livres c’est pareil, on y va pour un roman de gare de train ou un compagnon intime, alors que bien au chaud dans son fauteuil préféré au calme d’une soirée qui s’éternisera dans cette liaison personnelle, celle des mots, de l’auteur, de nos émotions, loin des regards voyeurs du monde curieux qui nous entoure.

Dans ces choix d’acquisition nous faisons face à l’opinion des autres, ces autres qui se disent experts ou critiques en livres ou en vins. Je me demande toujours quelle est cette dose d’objectivité qui leur permet de donner un avis juste et honnête sans être tenté d’aimer peu ou plus le sujet de leur critique ? Il est fort amusant quand on s’y connait un peu pour se faire sa propre idée, de se rendre à l’évidence que l’expert en vin n’arrive point à différencier entre un vin nouveau d’un vin de table, c’est alors un étalage de mots si complexes que l’encyclopédie des vins suffirait à peine pour rassurer notre santé tant mentale qu’intellectuelle. Et pourtant il aurait été suffisant de dire les choses aussi simplement que possible, par exemple, ce vin est bon, je l’ai essayé avec du poisson, ou ce livre est agréable à lire.

Mes choix de livres je les ai fait sans aucune influence extérieure cela m’aura permis de très agréables découvertes d’auteurs devenus mes amis de chevet, qui ont su garder vivante en moi la sensation du merveilleux. Alors que pour d’autres ce fut le long et délicieux processus de lui trouver sa place, la bonne température et une fois prêt, savourer l’essence même du roman aux mille parfums.

Lire un livre ou ouvrir une bouteille de vin, n’auront jamais été que ces choses si particulières du plaisir de la savoureuse découverte des sens!

À la prochaine,

Michel © – Publié en octobre, 2015

Les causes orphelines

On parle souvent, de nos jours, des maladies rares ou maladies orphelines. En d’autres termes des patients atteints de maladies considérées commes rares mais pour lesquelles la recherche médicale et scientifique ne consacre aucun budget vu le nombre restreint de patients.
Tout comme ces cas laissés sur les bancs arrières d’une salle de conférence, il existe aussi – ceci n’est pas un secret d’état – les causes que j’aime nommer”Causes orphelines”
Parlons un peu de la cause des aînées, ces personnes qui, ont travaillé durant de longues et de nombreuses années, tant à s’occuper de leur famille, de leurs enfants, dela maison, de la préparation quotidienne des repas. Les membres d’une famille prennent pour acquis une maison bien ordonnée, propre, un repas savoureux qui mijote dans une casserole lorsque l’on rentre du travail ou de l’école. On prend pour acquis que tout ceci nous est donné le plus naturellement du monde. Mais on oublie aussi que derrière ces situations il y a des gens. LOrsque ces gens oubliés se fatiguent et vieillissent, ne sont plus capables d’assurer leur contribution elles deviennent”gênantes ou de trop” pour certains. LOrsque les parents et amis s’en mêlent on commence à “suggérer” un centre pour personnes âgées. Je n’ai rien contre ce fait, mais si la vie est un cycle qui continue ne serait-ce pas plus human d’en discuter et de savoir s’y prendre surtout avec la personne concernée ? Voilà tout le noeud du problème.
Chaque personne est un cas particulier, chaque enfant vit ou aura vécu des conditions particulières, mais l’idée au fond n’est pas de se débarrasser de quelqu’un mais de lui assurer une certaine dignité humaine en fin de vie, non ?
Très souvent il m’arrive d’observer les gens, leurs gestes, leur physique. Avez-vous jamais remarqué les mains de ces personnes, l’élégance et la finesse au-delà des rides de ces mains toutes ratatinées, une alliance a survécu vents et marais, au fond c’est tout ce qui leur reste, cette dignité d’avoir porté un signe humain, social, familial sociétal durant plusieurs années et plusieurs décennies.
Que dire de ces parents que “l’on oublie dans leur chez-eux” on passe les voir quand on a le temps, ou lorsque le match de foot ou de hockey ne tombe pas durant cette journée ou cette soirée. On oublie dans la jungle des téléphones intelligents de les appeler, et dire que cet engin fut créé pour se parler…
Elles sont nombreuses ces personnes laissées pour compte, des personnes qui dérangent parce que nous n’avons plus une petite once de patience pour laisser passer leur humeur parfois énervante. Nous oublions qu’au-delà des risques d’arriver encore vivants à leur âge que notre tour viendra bien un jour, alors ? Alors on fait quoi ?
Laisserons-nous ces causes orphelines s’immiscer dans notre modèle social ? Je prie la vie que vous me diriez autre chose qu’un simple silence poli en guise de réponse !

Michel ©

Retour aux sources chez les Uri d’Éthiopie !


A la civilisation de masse doit succéder une civilisation à l’échelle de l’individu.
Valéry Giscard D’estaing


Rassurez-vous je ne vais pas verser dans un article empreint de sensiblerie à fleur de peau ou parfumé à l’eau de rose. Juste partager avec vous certaines pépites de sagesse populaire dans les coutumes de vie d’une tribu en Éthiopie (Savez-vous où se trouve l’Éthiopie ? Vite vite allez sur Google et informez-vous. Par la même occasion cherchez aussi de l’information sur la tribu Suri – Mon message s’adresse surtout aux jeunes diplômés des places prestigieuses où papa et maman ont dépensé des fortunes pour que leurs trésors puissent obtenir un beau diplôme les classant dans le gotha des élites de ce monde, mais trêve de sarcasme allons-y droit au but).
TV5 Monde – québec, une heure d’affluence, celle de l’après souper, l’émission “Rendez-vous en terre inconnue”l’invité l’humoriste Kev Adams (N’oubliez pas Google)
Kev Adams découvrait véritablement une terre inconnue, un pays, une culture loin du modernisme de son coin du monde l’europe.
Pas de bus, pas de voitures, pas de chaussées, juste la marche dans la brousse, la nature sauvage, les mouches et les insectes. Il en a bavé Kev des insectes qui voletaient autour de son visage.
L’aventure ? Je ne vous la raconterai pas, vous pourrez le faire sur le site de TV5 Monde. Lors du séjour, Kev remarquait que tous les hommes qu’il rencontrait avaient deux dents manquantes dans la bouche. La réponse à sa curiosité fut rapidement satisfaite:
AU cas où tu es malade tu peux être alimenté grâce au trou dans ta dentition!
Wow fallait y penser. Mais dans cette tribu pas de cellulaire, ni Internet ou tablette, les enfants ne sachant même pas que les jeux vidéo puissent exister et pourtant, les histoires de gars de filles, de mariage d’héritage, toutes ces réalités plus que présentes. L’un de ses “amis” lui racontait comment les gars “draguent” les filles. J’étais abasourdi envieux en mon for intérieur de n’être pas sur place afin d’apprendre cette sagesse des peuples d’une région du monde que les scientifiques estiment être le creuset de notre humanité.
Chaque temps ses réalités me direz-vous. Oui entièrement d’accord avec vous, par contre nous oublions souvent que notre niveau de civilisation n’est pas unique, quoiqu’en pensent certains. Nous sommes égaux dans tout, ce sont nos moyens qui font notre unicité planétaire !

Michel ©