Photos réelles et virtuelles: 1 – dans le métro

La photo dans mon quotidien

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Crédit d’image:  Musée virtuel

Il n’est pas un jour sans que je ne prenne plaisir de regarder autour de moi, d’observer, de m’inspirer par toute chose qui se passe autour de moi.

Alors dans mes matins « Bus-Métro » je m’amuse et imagine « Et si je prenais cette scène en photo? » « À quoi pense cette personne soucieuse? » « Et celle-ci qui se cache le visage derrière son journal qu’elle fait semblant de lire? » Je m’invente des jeux, parfois des défis du genre « Si je vois 10 faces souriantes dans mon trajet pour le bureau, je ferai telle ou autre chose, etc.

Je ne cherche point à « comprendre » ce qui se passe dans la tête des gens pour porter un jugement, mais en moi la très grande curiosité de l’inconnu, du non-dit.

Lorsque je croise un musicien dans les lieux publics qui se donne à fond pour attirer mon engouement et bien entendu mon geste de lui laisser quelques pièces, j’aime le regarder en face et sentir combien fait-il ceci pour le plaisir ou par obligation.

Lorsque l’occasion se présente, j’aime aussi prendre en photo des scènes sur le vif, mais ceci est délicat et pas nécessairement évident : les sensibilités, les humeurs, l’aspect légal et j’en passe! Que les choses ont changé, qu’elles sont devenues difficiles aussi.

Cela ne m’empêche pas par contre d’arriver au bureau avec un esprit rempli d’images, de gens, de choses qui m’accompagnent dans mes activités, souvent m’inspirent pour trouver une solution qui n’est pas inscrite au registre des choses « sérieuses » de la vie, au processus, aux règlements. Ces derniers ne se sont jamais, ou presque jamais, promenés dans une rame de métro et n’auront jamais vu que sur les 25 ou 30 personnes il y a des gens souriants, d’autres moins, des gens pressés dans tout, d’autres qui prennent le temps de regarder les gens pressés et sourire, oh et puis j’oubliais : je m’amuse drôlement de voir les « chasseurs de sièges ». Ces personnes sont prêtes à toute sorte d’actes héroïques pour avoir LEUR place dans LEUR métro.

Imaginez qu’elles peuvent rester debout tout le trajet, bien que plusieurs sièges soient libres, mais non, c’est CETTE place qu’elles veulent et font presque tout pour être là au bon moment pour finalement obtenir le siège tant convoité. Juste à voir le soulagement  une fois assises sur le siège. J’oubliais de dire, que des fois cela pourrait être rien que pour un seul arrêt, mais qu’importe, l’essentiel est d’avoir obtenu LEUR siège.

Non, c’est vrai j’avoue que cette manière de voyager m’inspire des fois de manière inattendue. Devant une solution qui tarde à surgir, je me retire dans les dossiers de ces images mentales, mes images du métro, de la rue ou celles du bus; et revois au ralenti ces scènes, je les anime, leur met dialogues et émotions et tente de « lire » le message… J’avoue que j’ai  souvent trouvé ce fil conducteur qui aura su me mettre sur une piste intéressante. Il faut dire que je fais un travail de conception, d’approche visuelle dans le développement de concepts pédagogiques en formation aux adultes. Mais aussi j’essaie de me mettre dans la peau de mes apprenants qui pourraient être le chasseur de siège, l’observateur derrière son journal, le visage souriant celui qui l’est moins… la vraie nature humaine quoi!

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Crédits d’image: Le Conseil Canadien de l’Apprentissage

Ce que j’en déduits au fond c’est que dans mon domaine d’expertise et celui de mes pairs, nous  planchons sur ce « comment » construire et concevoir des programmes de formation de notre temps. Nous élaborons et construisons des stratégies à partir de cours, de trucs, de livres, de manuels, de ces fameux « 10 trucs pour faire des miracles en pédagogie », de conférences, etc. Mais au fond nous passons souvent à côté de cet essentiel qu’est l’observation du comportement des gens, jeunes ou adultes. Car oui de nos jours nous devenons tous des « apprenants » tant par besoin que par nécessité. J’en discute souvent dans ces pages et me plais aussi de me mettre dans ces conditions physiques, émotionnelles et pratiques que rencontre tout apprenant aujourd’hui : Comment est-ce que j’aimerai apprendre telle ou autre chose qui me fera avancer dans mon enrichissement personnel et professionnel!

Penser hors de la boite, est une image qui nous revient souvent, et que nous évitons sans le vouloir, car dans ce processus d’innovation nous nous confrontons avec nos peurs les plus profondes : le changement et ses implications!

Pour ce qui est de mes observations du retour chez moi en fin de journée, je vous donne rendez-vous dans un autre billet très bientôt.

Michel – 15 septembre 2013

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Auteur : Michel J. Boustani

Auteur 25 ans d'expérience dans le domaine de la communication et de l'enseignement. Conception pédagogique - Gestion stratégique du savoir - Facilitateur d'atelier en pensée design et grand amateur de mises en récit et blogues. _____ Author - Web author 25 Years in the field of Communication. Specialist in Instructional Design - Strategic Design Thinking and Knowledge Management Implementation. Actively involved in Storytelling and Social Networks

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