Aller voter chez les ainés…

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Vous me permettrez ce billet de tout un autre style, que je partage avec vous suite à une observation que j’ai fait le dimanche 3 novembre 2013, jour des élections municipales au Québec.

Hier, donc, jour d’élection, je me suis levé de bonne heure pour me préparer mentalement à cet instant important dans la vie de tout citoyen de pays libre. Je relis ma feuille de convocation, misère! Cela n’ouvre qu’â midi! En plus le bureau de vote est située dans un centre d’accueil pour personnes âgées…!

Mais bon, cela me prit quelques secondes pour réaffirmer ma détermination, j’irai voter à midi!

Nous arrivons au lieu et à l’heure convenue, une file d’attente déjà, mais un service d’ordre impeccable, en fait l’attente n’a pas duré plus de 15 ou 20 minutes, puis le temps d’aller déposer mes bulletins et c’était fait.

Mais minute, c’est quoi le rapport entre ce que la plupart des montréalais ont fait hier et mon billet?

En fait c’est le fait que le vote se passait dans un centre de personnes âgées, qui nous regardaient comme de drôles d’oiseaux, en file, en train de papoter de tout et de rien, mais eux se trouvaient littéralement envahis dans leur quotidien. Midi est une heure à laquelle on mange, les tables pleines de résidents, mangeant mais en même temps nous regardant, ceux qui à l’aide de leur marchette nous disaient « Jamais vu autant de monde ici! » étaient-ils contents ou pas? Je ne saurai le dire en toute honnêteté… ceux qui se trouvaient au salon assis, attendant peut-être la visite d’un parent ou d’un enfant qui finalement pourrait ne pas venir par manque de temps ou pour toute autre axcuse, ah oui! Les élections en sont une!

Je me pose encore aujourd’hui la question, pourquoi chez les ainés..? Je ne l’ai pas trouvée et ne souhaite pas en trouver une qui soit accommodante pour la conscience. Je sais que je suis en train d’ouvrir un sujet et un débat qui toucheraient toutes les couches d’attitude, de comportement, de morale, de respect… Non que je veuille ignorer les ainés au contraire, finalement je me dis qu’à toute chose il y aura toujours quelque chose de bien (je l’espère) : d’avoir pu faire dire à quelques-uns  de n’avoir jamais vu autant de monde en ces lieux, et le souhait que cela ait pu les amuser un peu. Mais au fond combien avons-nous de temps pour nos ainés? Combien avons-nous de temps pour leur apporter un instant de sourire, un geste qui leur rappelle qu’eux aussi ont eu des occupations, des préoccupations, des difficultés, qui ont le temps aujourd’hui pour revoir leur vie et penser à celle qui viendrait. Pourquoi ne pas leur offrir ce qu’ils ont longtemps et pour longtemps offert à leur descendance comme moments de petits bonheurs.

Je sais que je serai le premier à me le demander, car je l’avoue ne l’avoir jamais fait depuis bien longtemps…

J’espère ne pas avoir à dire « à la prochaine élection! » à ces ainés mais les revoir en  d’autres circonstances plus vraies et moins formelles  (à suivre…)

Michel – 4 novembre 2013

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Auteur : Michel J. Boustani

Auteur 25 ans d'expérience dans le domaine de la communication et de l'enseignement. Conception pédagogique - Gestion stratégique du savoir - Facilitateur d'atelier en pensée design et grand amateur de mises en récit et blogues. _____ Author - Web author 25 Years in the field of Communication. Specialist in Instructional Design - Strategic Design Thinking and Knowledge Management Implementation. Actively involved in Storytelling and Social Networks

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