Nos chers collègues de travail…

collegues

Crédits d’image: Les collègues de bureau

On ne choisi pas ses collègues de travail, cela est une chose bien connue. Cependant nous les découvrons, apprenons à les connaître, en bout de ligne nous les méritons et ceci est fort réciproque. Il est une certitude que ces personnes sont celles avec qui l’on vit le tiers d’une journée normale de notre quotidien, au moins 5 jours par semaine. Parfois nous passons plus de temps en leur compagnie que nous le ferions avec nos êtres chers!

Cela n’est pas quelque chose de négatif en soi, bien au contraire. L’occasion d’élargir son cercle de connaissances, voire même d’amis est possible, se fait aussi naturellement sans devoir passer par un protocole social. Suite au premier contact, on s’observe, on regarde les gestes, fait attention aux messages verbaux, au comportement. On se fait une idée, on porte des fois un jugements subjectif qui nous éloigne ou nous rapproche. Puis vient l’inévitable moment du café ou du repas du midi.

Tant de facteurs, tant d’ingrédients qui font de cette communauté sociale non choisie, se croisent et s’accommodent ou parfois s’entrechoquent. Sans compter que les activités professionnelles nous mettent  en communication directe. Chacun apporte sa connaissance, son expertise, c’est ici que tout commence! L’aventure humaine hors du cadre rassurant de la famille, des amis d’enfance, commence et nous entraine. Non nous ne choisissons pas ns collègues de bureau, nous choisissons notre employeur qui nous offre la possibilité de travail au sein d’un microcosme humain et social à découvrir.

Une fois passée ce que plusieurs appellent « La période de grâce » on s’est fait une idée sur vous, vous vous êtes fait une idée sur eux, les inévitables alliances se font se défont non pas sur ce que vous représentez mais si vous êtes pour ou contre le directeur, si vous allez ou pas en accord avec la grogne ou les intempestives plaintes du Il m’a dit ceci, elle a fait cela » les « Je ne suis plus capable » ou les « Si cela continue je m’en vais d’ici », bref un fouillis d’émotions saines ou moins, mais qui définissent le mode social dans lequel on vous cadre ou dans lequel vous les situez vous de votre part.

Et puis, ne pas oublier, les heures du repas de midi, si un jour vous vous isolez en faisant semblant de lire le journal ou votre livre, et bien, les sujets auxquels vous serez soumis, comme témoin bien présent mais transparent aux autres, aux plus petits détails de la vie intime de ces personnes qui en apparence sont la discrétion incarnée, mais qui vous relatent avec minutie chaque détail de leur vie amoureuse, de leur relation avec leur amoureux ou amoureuse, et j’en passe. Le sujet des enfants est un autre sujet d’intérêts, mais ce dernier est bien sélectif, les mamans qui en savent assez, celles qui en savent peu et les futures mamans…

N’oublions pas les aubaines, les recettes, les vacances… Ah j’oubliais les « Cela a l’air bon ce que tu manges! » Ah oui? « Mince ils voient mon plat de pâte quotidien comme quelque chose de bon que je mange! » C’est vrai hier c’était au persil, aujourd’hui c’est la sauce italienne, la semaine passée sauce Alfredo, c’est vrai, que je suis distrait!

Et puis vous savez il y a les pauses café, elles sont vivantes, animées, les éternelles blagues et pour couronner le tout, celle que je laissais pour la fin: » Fiou, c’est vendredi! » oui et puis? On fait quoi que c’est vendredi? On travaille pareil toute la journée! et de plus il y a 52 vendredi par année (en principe), j’entends ce cri de victoire autant de vendredis que je suis au bureau… Yeh!

Si vous partez en vacances vous êtes « Chanceux » lorsque vous rentrez de vos vacances, cela devient « Ah, finalement nous t’attendions! » (Ceci lorsque vous réalisez que les projets que vous aviez délégués n’ont pas nécessairement avancé pour toutes sortes de raisons, d’excuses… Une chance que l’on ne vous attribue pas la cause du retard!

Mais ne pensez surtout pas que je vis mieux ou que je sois meilleur, moi aussi je fais partie de ce monde et me laisse aller dans ces évasions d’émotions relationnelles. Moi aussi je trouve qu’un tel est sympa ou qu’une telle l’est moins, mais bon les humains nous avons des traits communs, parmi ceux qui nous caractérisent celui de notre projection de notre moi intime dans ces manières d’être ou de faire… Au fond nous nous retrouvons quelque part à la croisée d’un mot, d’un geste et pour certains d’un silence qui en dit autant…

La vie continue et puis lundi arrive, d’ici-là reposez-nous bien, car il y aura les « Salut, comment vas-tu? » « Heu je vais comme un lundi! » et tant d’autres… 🙂

Bon week-end!

Michel – 25 janvier, 2014

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Auteur : Michel J. Boustani

Auteur 25 ans d'expérience dans le domaine de la communication et de l'enseignement. Conception pédagogique - Gestion stratégique du savoir - Facilitateur d'atelier en pensée design et grand amateur de mises en récit et blogues. _____ Author - Web author 25 Years in the field of Communication. Specialist in Instructional Design - Strategic Design Thinking and Knowledge Management Implementation. Actively involved in Storytelling and Social Networks

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