Grandir de ses propres limites humaines

Loin de moi de vous faire une morale dont vous vous passeriez bien entendu, loin de moi de me plaindre ou ce que nous tous aimons le moins qui soit: me poser en victime.

J’ai bien réfléchi au sujet de ce billet, je ne vous cache pas avoir hésité, voire même supprimé de mes  idées le fil des mots. Le sujet par contre me revenait au point de m’empêcher d’anticiper la rédaction d’un billet sur un autre sujet.

Nous croyons souvent être en possession de tous nos moyens qu’ils soient physiques, émotionnels, intellectuels, etc. Nos réflexes quotidiens d’il y a 30 ou 20 ans nous les imaginons pareils autant d’années plus tard.  Nous prenons pour acquis cette autonomie individuelle qui nous confère une assurance au sein de nos collectivités respectives. Nous agissons, vivons, exprimons ces choses de notre vie comme si elles existeraient toujours inchangées voire améliorées.

Un simple rhume, nous contrarie car à une moindre mesure cela nous ralentit nous réduit, nous avons hâte de retrouver et retourner vers la fameuse « normalité » (Ce serait trop facile de faire une analogie avec le comprimé le plus populaire sur la planète du 21ème siècle qui nous permet de reprendre « notre état normal quel que soit notre état normal »), alors un rhume et une toux, ou une grippe et autre chose… ces incidents de parcours nous montrent combien est fragile cet équilibre qui nous permet de maintenir la cadence que nous nous imposons (des fois, souvent) pour nous maintenir au rythme, à la cadence, au fond laquelle?

Un incident de parcours, peut aussi arriver, un faux pas, une entorse ou pire une fracture, nous immobiliserait des semaines, ralentissant notre fameux rythme, mais encore nous ferions de tout pour « compenser » ce fameux « manque »… et ceci nous ne pouvons ni e prévoir ou l’éviter.

Depuis quelques temps je suis aux prises avec des crises de vertiges violents ou parfois plus légers, tout est-il que ces derniers m’empêchent d’être capable de me déplacer normalement, selon la durée des crises, pour 1 ou plusieurs jours.

Durant ces crises, je ne peux ni marcher, prendre un bus ou le métro et bien entendu m’adapter au rythme des personnes qui se déplacent au quotidien. Il me faut donc me résigner de rester chez moi, passer du temps considérable allongé, en attendant que la crise passe et me laisse continuer…

Une petite note: j’ai consulté, médecins, spécialistes et autres professionnels de la santé, outre les réponses approximatives de la majorité quant à la nature de mon problème de santé et outre les différents types de médicaments qui m’endormaient plus que m’aider à supporter les étourdissements, le spécialiste que j’ai consulté en dernier a pris le temps de m’expliquer et de me montrer ce que j’avais. Un vieillissement du canal auditif avant son temps! À partir de ce point le spécialiste me disait que je vivrai avec et me montrait quelques trucs pour passer au travers d’un ennui de santé! Pour la première fois il ne me prescrivait pas pleins de pilules et autres…  Juste un simple décongestionnant nasal pour aider. Depuis, les crises n’ont pas disparu mais la fréquence est moindre.

Au cours de ces moments difficiles les idées ne manquent pas, surtout celles qui me font ressentir une anxiété: perdre mon autonomie cérébrale durant ces moments, perdre la faculté de la pensée, devoir admettre mes limites physiques, m’attendre que certaines personnes ne puissent pas comprendre ce qui m’arrive, mais au fond le vrai enjeu c’est que je sache et puisse admettre mes limites, mes nouvelles limites, celles de mon temps présent. Je sais qu’au cours de tous ces moments difficiles, une chose dont je suis plus que certain, c’est que mes facultés intellectuelles, ma capacité de déduction, de raisonnement sont pour le mieux de ma connaissance, intactes et bien en éveil.  À vrai dire, la seule chose que je puisse faire durant ces moments déplaisants est de me reposer, et surtout de ralentir le rythme (ahhhh ai-je vraiment le choix? 🙂 ) C’est surtout un moment qui survient dans ma vie pour m’apprendre combien est fragile cet équilibre et grandir ainsi dans cet apprentissage constant est un privilège qui m’est permis depuis!

Aujourd’hui est la troisième journée de cette dernière crise de perte d’équilibre, je rédige mon billet avant de me préparer pour aller au bureau. Je vais du moins essayer de le faire et vivrai une heure à la fois.

Bonne journée,

Michel – 24 avril, 2014

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Auteur : Michel J. Boustani

Auteur 25 ans d'expérience dans le domaine de la communication et de l'enseignement. Conception pédagogique - Gestion stratégique du savoir - Facilitateur d'atelier en pensée design et grand amateur de mises en récit et blogues. _____ Author - Web author 25 Years in the field of Communication. Specialist in Instructional Design - Strategic Design Thinking and Knowledge Management Implementation. Actively involved in Storytelling and Social Networks

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