Se mettre dans les souliers de quelqu’un d’autre

Une expression que j’entends le plus souvent lorsque les personnes qui la disent vivent des moments difficiles que ce soient des ennuis de santé, professionnels, financiers ou autres.

On dirait que dans ce monde d’aujourd’hui, plus l’on occulte les vraies émotions plus la fameuse rectitude (le fameux « politically correct ») est sauve.

L’on apprécie plus les gens qui vivent ces moments éprouvants en silence, dans la solitude sociale du quotidien. Et pourtant, si l’on garde en mémoire nous sommes, nous le genre humain, faits pour vivre ensemble. Certes nous ne sombrons pas dans une promiscuité, mais quand même nous sommes interconnectés de par la nature des choses.

Les_Tongs

Crédits d’image: Philippe Geluck (Le Chat)

Il ne se passe une seule journée sans que je ne croise des regards qui me disent « Et si tu te mettais dans mes souliers pour comprendre ce que je vis? » Ces personnes ont raison, car lors du premier contact, je porte les miennes? » Je dénoue mes lacets ôte mes souliers et chausse les leurs (en espérant que nous ayons la même pointure, ceci n’étant pas dit à la légère bien entendu).

Et si vous pensez que c’est aussi facile de le faire que de le dire, détrompez-vous, c’est toute une sensation de ressenti, le ressenti du désarroi et  de la douleur de l’autre. Que dire quand je me rends compte que cet autre est pieds nus n’ayant personne à qui parler?

Nous évoluons en solution pour un meilleur être, en principe, mais plus nous évoluons dans ce sens, plus – du moins selon ce que je vois- nous faisons en sorte que les émotions, les sentiments humains se font discrets, vraiment discrets et réservés.

L’on invoque toutes sortes d’excuses pour justifier cette manière d’être et de faire. Mais au fond c’est un peu nous-mêmes que nous souhaitons cacher et taire. Nous savons bien que cela peut nous arriver de crier en silence notre douleur ou notre tristesse, et pourtant!

Nous n’avons pas besoin de trouver la réponse pour l’autre, juste lui dire que nous sentons vraiment ce qu’il vit. Comprendre est un terme facile à dire, par contre sentir avec l’autre est exigeant, car nous cherchant au plus profond de notre sincérité.

N’ayons plus peur de dire nos émotions, c’est la richesse sur laquelle l’évolution rapide des choses de ce monde ne devrait avoir aucune influence.

Ce que je ferai aujourd’hui?
À part vaquer à mes occupations quotidiennes, je vais aller apprendre à me mettre dans les souliers de quelqu’un d’autre. On s’en reparlera à la fin de la journée.

Bon mardi matin

Michel – 30 avril 2014

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Auteur : Michel J. Boustani

Auteur 25 ans d'expérience dans le domaine de la communication et de l'enseignement. Conception pédagogique - Gestion stratégique du savoir - Facilitateur d'atelier en pensée design et grand amateur de mises en récit et blogues. _____ Author - Web author 25 Years in the field of Communication. Specialist in Instructional Design - Strategic Design Thinking and Knowledge Management Implementation. Actively involved in Storytelling and Social Networks

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