Nos interprétations…

Nous, les humains avons le don d’étonner l’univers! Et si nous n’étions pas seuls dans celui-ci je peux imaginer comment les autres « humains » nous percevraient!

Chaque temps crée sa propre tendance (je dirai sa mode qui lui est propre) et chaque tendance nous apporte l’expression sans artifice de notre interprétation des choses que nous appelons communément les valeurs.

Bien entendu nous sommes solidaires d’une juste et bonne cause, surtout si cette dernière ne nous dérange pas. Nous sommes prêts à en défendre la raison d’être pour autant que cette cause ne bouscule pas trop notre quiétude ou ne coûte pas trop d’efforts ou de sous. Nous défendons avec passion des causes qui nous interpellent dans notre fierté, notre estime de soi, nos principes, etc. Mais aussi nous faisons preuve d’altruisme extraordinaire lorsqu’il s’agit de porter une aide humanitaire à une nation qui a subi une catastrophe naturelle. Or lorsque certaines technologies de notre temps s’en mêlent nous voici (pas toujours) en pleine démesure, les branchés l’appellent « l’effet viral ». J’en ai fait l’expérience au cours des derniers mois en publiant une photo représentant un message à caractère social, plusieurs personnes ont aimé, mais plusieurs autres ont repris cette photo et l’ont publiée. J’ai eu une photo qui fut « vue » par plus de 2500 personnes, j’ai revu cette dernière plusieurs mois plus tard non pas sur le même réseau mais sur d’autres. Imaginez un peu combien gros se sentait mon petit ego personnel…!

00 Planet Earth
Crédits d’image: Génération d’idées

Passons outre les « selfies » (se prendre soi-même en image à partir de son téléphone intelligent et publier instantanément la photo sur la planète virtuelle!). Mais on ne s’arrête pas là, car si vous êtes membre du réseau Facebook © et selon le nombre « d’amis » que vous avez, vous serez inondés littéralement de clip-vidéos personnels de ces amis sur la page publique du réseau en question. Le petit chien qui fait une cabriole, le fils qui lance le ballon sur la tête de sa sœur, le papa qui tombe dans le bassin d’eau en voulant attraper le ballon de fiston, etc. Nous hurlons contre Facebook et l’atteinte de nos vies privées, mais on dévoile son quotidien via la tablette ou le téléphone intelligent.

Notre interprétation des choses est spéciale et dépend souvent de l’humeur, du sentiment que l’on ressent. Ici j’aborderai dans mon billet, ces affichages tous azimuts pour les causes humanitaires.

D’emblée je vous dirai que toute cause humanitaire est juste, j’y adhère et je supporte sans aucune restriction, que ce soit pour la recherche sur les maladies infantiles, le cancer, l’injustice, les catastrophes naturelles, la défense des droits de la femme, je peux vous assurer que toutes les causes sont pour moi importantes et justes.

Là où je ressens un malaise c’est lorsque pour une cause donnée on s’exprime de façon dite « démesurée » sachant que la diffusion se fait aujourd’hui sur toute la planète, sachant que la plupart des gens riches ou pauvres pourront voir « ce qui se passe ». Je prends ici pour exemple certaines manifestations – pour une bonne cause – où les gens gaspillent des quantités de nourriture (s’empiffrer de sandwichs à qui en mangerait le plus, je vous assure que pour un ventre vide cela perd toute la justesse de la cause initiale et crée chez la personne qui ne mange pas un sentiment contraire au but souhaité!). Je ne cherche pas à culpabiliser les personnes qui pensent bien faire, bien au contraire, simplement trouvons des manières de promouvoir une levée de fonds vraiment sociale et « durable ».

De plus je me demande souvent pourquoi que les causes humanitaires qui ne font pas de scoop médiatique sont souvent passées sous silence, sauf bien entendu si l’organisation de celles-ci paie les chaines de nouvelles pour en assurer la couverture. Encore une autre perception des choses!

Nous prônons et promouvons le bien social, le bonheur des personnes, on se soulève contre l’indifférence des pays riches, mais nous les humains de ce monde pouvons faire toute la différence, ceci de façon bien différente : osons dire quand nous ne sommes pas d’accord avec ce qui se passe, que nous jugeons contraire à notre interprétation de ce qui nous semble juste et correct, mais osons aussi poser des gestes concrets. Vous me diriez, oui mais cela n’est qu’une goutte d’eau! Et bien voilà, c’est cette goutte d’eau qui est nécessaire car contrairement à ce que l’on veut nous laisser croire, les gouttes aussi petites soient-elles, ont le pouvoir de s’accumuler, ce faisant elles feraient un changement modeste mais concret. C’est cela être des personnes « durables » oui je sais la comparaison est un peu puérile, mais c’est ainsi que se font les vrais changements.

Se taire, ne serait-ce pas encourager la profusion d’actes ou de gestes que nous désapprouvons? Ou pire, favoriser le fait de se cantonner dans notre petit microcosme fermé?

Ne dit-on pas que « qui ne dit mot, consent »?

Michel – 27 août, 2014

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Auteur : Michel J. Boustani

Auteur 25 ans d'expérience dans le domaine de la communication et de l'enseignement. Conception pédagogique - Gestion stratégique du savoir - Facilitateur d'atelier en pensée design et grand amateur de mises en récit et blogues. _____ Author - Web author 25 Years in the field of Communication. Specialist in Instructional Design - Strategic Design Thinking and Knowledge Management Implementation. Actively involved in Storytelling and Social Networks

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