Les discussions…

Il y a celles amicales, d’autres plus intimes, mais celles des enfants et celles des adultes, les discussions de bureau, entre collègues et lors des réunions, il y a les placotages et les petites taquineries, celles au téléphone, mais aussi celle plus formelles…

Nous, les humains, aimons discuter, échanger, même si des fois beaucoup s’entendent pour savoir quoi répondre, il y a toujours une communication qui s’engage! Sans oublier les mots qui nous touchent, ceux qui nous restent et les autres qui s’en vont !

Geluck Le chat pour ne rien dire
Crédits d’image : Philippe Geluck (Le Chat)

Il y a un type de discussion qui a le don me faire sortir de mes gonds, ce sont les discussions qui décortiquent, déconstruisent pour reconstruire, les discussions sémantiques, existentielles mais celles dotées de pédanteries sans limites.

Au lieu de perdre son temps à analyser et ressasser le même sujet avec d’autres mots, surenchère verbale qui ne mène à rien pour l’ensemble mais dont les deux protagonistes adorent s’y lancer. C’est à qui « »montrerait à l’autre combien mieux il en sait que l’autre », et puis la suite ? Elle finit inexorablement avec une formule des plus plates, enrobées d’une archi-fausse politesse de convenance.

Le ridicule semble atteint surtout lorsque le constat, si clair il peut être, semble encourager les duellistes de reprendre leur joute en mous déversant leurs barbouillages verbaux!

Cela est fréquent sur certains des réseaux sociaux, modernisme oblige, les salons où l’on baratinait se sont transposés dans le monde virtuel. Lorsqu’on a le loisir d’être « connectés comme amis » à ces personnes, l’on subit par affichage leur échanges soporifiques, la retenue primaire faisant place à l’écoeurantite aigue, la réaction ne tarde pas : deux comprimés extra-forts d’analgésique cérébral ou simplement cliquer (vive ce bouton bienvenu) de masquer les mots et leurs auteurs avec! Ouf, pitié! Laissons-les s’escrimer en silence dans leur coin, sans témoins!

Discuter est une chose sociale voire même agréablement sociable car elle suppose que l’on soit au moins deux , s’obstiner à ne s’écouter au cours d’une discussion, impose le bâillon !

Michel – 5 octobre, 2014

Publicités

Auteur : Michel J. Boustani

Auteur 25 ans d'expérience dans le domaine de la communication et de l'enseignement. Conception pédagogique - Gestion stratégique du savoir - Facilitateur d'atelier en pensée design et grand amateur de mises en récit et blogues. _____ Author - Web author 25 Years in the field of Communication. Specialist in Instructional Design - Strategic Design Thinking and Knowledge Management Implementation. Actively involved in Storytelling and Social Networks

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s