Un journal de vacances.

00 ferme0Les images, une courtoisie de Ratmutant (Blogue)


Mon éducation,
Je l’ai faite pendant les vacances.
— Osbert Sitwell


 

Ce qui suit est extrait du journal de vacances d’un jeune garçon qui raconte sa (merveilleuse) découverte des animaux de la ferme. Je vous livre quelques passages de son récit.

Ses parents ont eu l’amabilité et la générosité de me permettre de partager avec vous ces quelques lignes. Avec leur accord, j’ai reformulé certains mots du texte  afin de le rendre plus adapté aux adultes !
Un grand merci  Julie et Sylvain à qui je dédie ce billet! Non je n’oublie pas Mathieu sans qui mon article n’aurait jamais existé!


 

Salut,  je voudrais te raconter une histoire que j’ai vécue durant mes vacances d’été.

Papa et maman m’ont inscrit à un camp de jour. Tu sais c’est là où de jeunes de mon âge y vont pour passer du temps avec d’autres enfants, il y a plein d’activités, les moniteurs sont vraiment cool, ils nous apprennent des trucs sympas, on joue et passons du bon temps.

La deuxième semaine, on a visité une ferme d’animaux, si tu voyais ce que j’ai trouvé!

  • Il y avait des poules, plein de petits poussins jaunes, même qu’il y en avait un tout noir, j’ai pu les toucher, cela faisait si drôle de les sentir bouger sur ma main. On m’a dit de faire attention si la maman (poule) des poussins me voyait elle n’aimerait pas çà. Tu sais je n’ai jamais touché à un poussin pour de vrai, à l’école on les voit en photos dans les livres ou en vidéo, c’est plus amusant en vrai.
  • Les canards étaient rigolos, surtout comment ils marchaient en rang, du plus grand au plus petit, la maman canard s’arrêtait pour pousser le dernier toujours en retard, j’ai pris plein de photos.
  • On a vu les oies, la dinde, tu sais elle grande la dinde elle faisait des bruits assez bizarres, Jenny (la monitrice) nous a dit que les dindes gloussaient. J’ai pas bien compris ce que ça veut dire, mais c’était drôle.

 

J’ai eu beaucoup de fun, j’avais demandé si on allait revenir une autre fois. J’aurais plein de choses à raconter à mes amis d’école, surtout les photos.

Quand ma maman est venue me chercher je n’ai pas arrêté de lui raconter ce qu’on avait vu et fait à la ferme. Le soir quand mon papa est venu du travail, je lui ai tout raconté lui aussi.


 

(… le journal continue sur une visite à une ferme laitière, la découverte de la ferme, du travail des personnes, comment traire la vache, où allait le lait, comment on fabriquait du beurre, et tant d’autres découvertes qui ne sont plus accessibles depuis bien longtemps sauf dans des livres ou des vidéos. Ce que j’ai ressenti dans les mots de cet enfant, c’est la joie et le bonheur d’une découverte dot il se souviendra probablement toute sa vie)

Je ne pense pas qu’il y ait matière à commentaire, les extraits de ce journal d’enfant parlent d’eux-mêmes.

Les sciences de la nature qui nous entoure on ne les voit que dans l’élément qui est en fait notre milieu de vie. Comment expliquer aux futurs leaders de ce monde que les choses seront meilleures en leur temps, si on ne les laisse voir que des reproductions imagées, pixellisées et numérisées… Nous avons fait de la réalité virtuelle une plus vraie que la nature et pourtant rien ne vaut l’émerveillement du vrai et du réel!

On se plaint de la stagnation de la créativité, on se plaint que les adultes deviennent des suiveurs et ne font qu’appliquer les consignes que l’on nous bourrées d’hormones qui freinent de façon chronique notre libre-choix si ce n’est celui de hocher la tête et d’accepter ce que l’on nous sert au menu!

Pour que ce monde, le vrai, puisse perdurer, il est grand temps de revoir les politiques en matière d’éducation, de sortir cet art de vivre des chaines des compressions budgétaires. Être en déficit continu en matière d’éducation est le meilleur signe de bonne santé d’une nation aussi importante soit-elle!

Dans une vraie démocratie on parle des services essentiels aux citoyens (transport en commun, soins de santé, etc.), l’éducation quant à elle, devrait – à mon avis – être le service primordial que rien ne doit inquiéter, qu’importe le coût d’un tel engagement.

J’inviterai les politiciens, les experts en éducation mais aussi les décideurs, de visiter une ferme avec pour guides les enfants qui leur expliqueront ce qu’est la vraie connaissance des choses!

J’aimerai terminer par cette pensée de Éric-Emmanuel Schmitt :

Je n’avais jamais noté combien l’âge nous rend libres. À vingt ans nous sommes le fruit de notre éducation, mais à quarante ans, enfin, le résultat de nos choix – si nous en avons fait.

Michel – 20 février, 2015

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Auteur : Michel J. Boustani

Auteur 25 ans d'expérience dans le domaine de la communication et de l'enseignement. Conception pédagogique - Gestion stratégique du savoir - Facilitateur d'atelier en pensée design et grand amateur de mises en récit et blogues. _____ Author - Web author 25 Years in the field of Communication. Specialist in Instructional Design - Strategic Design Thinking and Knowledge Management Implementation. Actively involved in Storytelling and Social Networks

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