Le savoir, les connaissances, et l’éducation un ménage à trois!

00 2015 Knowledge WorkerSource d’image: Eccentex


« Le capital intellectuel d’une entreprise constitue l’une,
sinon la valeur primordiale de l’organisation.
Le secteur professionnel prend de plus en plus
conscience de la valeur économique et
donc marchande de la dimension « connaissance ».
Il ne s’agit plus de mode, mais de survie »


 

La gestion du savoir ou celle des connaissances nous y pensons lorsque c<est un peu trop tard! Une entreprise, qui perd une partie de ses experts qui s’en vont à la retraite, sera confrontée à un manque critique de savoir-faire (Know-how) si aucun plan de rétention du savoir (critique) n’a pas été prévu. Ceci est souvent le cas, malheureusement. On estime trop coûteuses les dispositions à mettre en place pour que cette rétention et le transfert du savoir soient possibles. Or combien il est encore plus couteux de de voir engager des experts, le plus souvent en urgence, pour trouver et appliquer des solutions.

Mettre sur pied une solution de rétention (mais surtout d’enrichissement) du savoir est une question de culture d’entreprise, cette culture ne peut exister que par le personnel de ladite entreprise.

Il est fort tentant de penser que les entreprises ont la capacité d’inspirer une culture du savoir qui soit partagée, la mission première des entreprises (selon ses statuts) étant de générer des profits à moindre coûts, chose que les stratèges en rentabilité considèreraient comme dépenses budgétaires dont ils pourraient se passer.

J’aime imaginer la gestion du savoir comme un compte d’épargne à la banque, on y cotise régulièrement et l’on fait des placements judicieux afin d’en récolter les intérêts à terme (moyens ou longs) tout en réalimentant le capital essentiel!

Cela paraitrait simpliste pour certains, je reste par contre convaincu que ces domaines sociaux et professionnels restent une affaire de personne à personne, une relation qui génère une culture, la culture d<entreprise, mais aussi celle du savoir, dont les retombées seraient substantielles et mesurables pour l’entreprise.

La gestion du savoir est aussi une question d’éducation. Elle ne fait pas encore partie du modèle d’éducation actuel, mais gagnerait d’y trouver sa place. Si l’on pense que cheque apprentissage est une raison de s’enrichir d’un savoir. Un modèle d’éducation qui favorise la curiosité des apprenants, saura aussi leur insuffler le besoin de communiquer avec leurs pairs, au lieu de se sentir constamment en compétition pour des ratios et pourcentages, ces personnes auront rapidement compris la force du partage de ce savoir qui ne peut qu’enrichir l’individu dans sa propre collectivité.

C’est, à mon avis, ainsi que se dessine la culture d’entreprise, cette dernière y apportant celle de ses valeurs, de son éthique et pourquoi le cacher de sa loyauté envers ses employés.

Un monde idéal vous me diriez, oui probablement, mais il ne faut pas ignorer le nombre de PME qui se démarquent des corporations en commençant leur parcours d’affaire nantis de cette culture, il en existe plusieurs qui ont prévu, lors de l’accueil de tout nouvel employé, une immersion dans la culture du savoir. Les outils sociaux (les nouvelles technologies), rendant cette immersion plus facile car ludique et engageante sans contrainte. Dans certaines entreprises le nouvel employé aura pour premières activités de se familiariser via l’intranet d’entreprise avec ses collègues des différentes divisions, se présentera au personnel et contribuer au savoir collectif en rédigeant sa première page Wiki pour se présenter et faire connaitre son expertise et son rôle au sein de la compagnie. À ceux qui objecteraient et diront que cela empêcherait les relations humaines, je pourrai dire que le modèle actuel n’est pas bien meilleur si l’on regarde un peu ce qui se passe : arriver au bureau le matin, croiser ses collègues le temps de prendre le café (30 secondes), retourner à son poste de travail, manger à son bureau car « pas le temps », exceptionnellement sortir diner (rapidement) avec quelqu’un, quitter le bureau sans jamais s’arrêter pour une minute de conversation car « j’ai un train à prendre! ». Moi qui suis un fervent critique des nouvelles technologies, je leur reconnais au moins de m’offrir certains outils en audio-vidéo qui me permettent de parler avec mes collègues faute de se ire tous les jours « Salut, comment vas-tu ? Je te quitte j’ai une réunion dans 5 minutes! »

Les relations humaines évoluent, en bien ou pas, ce n’est pas à moi de juger, mais elles évoluent. Ce qui l’est moins c’est le modèle actuel en éducation. Je lisais ce matin même un article en faveur du retour du modèle explicite de cette éducation dont les tenants de la continuité résistent encore au besoin pressant de se mettre à l’écoute des apprenants.

Plus que jamais la culture du savoir est une nécessité, qu’elle soit dans les classes, sur les bancs d’universités ou dans les bureaux en entreprise. La notion de travailleur du savoir ou « Knowledge Worker » dont nous parle Peter Drucker dans sa vision du changement du monde des affaires est une réalité qui mérite que l’on s’intéresse, les puristes de la gestion du savoir doivent quant à eux donner l’exemple et « libérer » le volet social de la gestion du savoir et des connaissances, « Social Knowledge Management » au bénéfice des utilisateurs, à défaut de quoi cette dernière restera prise en otage (comme l’éducation dailleurs) à se perdre dans les labyrinthes complexes des processus, des procédures, etc.

« Un travailleur du savoir est une personne spécialisée dans la recherche, l’analyse, la gestion et la diffusion de l’information pertinente à la prise de décision ou à la gestion des connaissances et qui utilise des systèmes informatiques développés à ces fins ».
Source : Office de la Langue Française (Québec)

Chacun aurait sa part de responsabilité quant à mener à bien son mandat dans la réussite escomptée tant dans le milieux scolaire que dans les entreprises qui ne verraient plus leurs cerveaux s’en aller sans aucun recours de transfert des richesses de ce savoir.

Notre histoire est en changement continu, nous nous devons d’adapter nos sciences et nos méthodes aux besoins des personnes à défaut de quoi nous laisserions le soin à des systèmes robotisés de prendre certaines décisions critiques pour nous.

Par où commencer ? L’éducation ou la gestion du savoir ? Vous pensez que la question se pose encore ? Mais par les deux, la relation est trop intime de favoriser l’une par rapport à l’autre!

Michel – 4 mars, 2015

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Auteur : Michel J. Boustani

Auteur 25 ans d'expérience dans le domaine de la communication et de l'enseignement. Conception pédagogique - Gestion stratégique du savoir - Facilitateur d'atelier en pensée design et grand amateur de mises en récit et blogues. _____ Author - Web author 25 Years in the field of Communication. Specialist in Instructional Design - Strategic Design Thinking and Knowledge Management Implementation. Actively involved in Storytelling and Social Networks

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