Pourquoi apprécier ce que nous prenons pour acquis ?

00 2015 - solidarite-internationale


La plupart des
êtres humains a une capacité
infinie à tout prendre pour acquis
– Aldous Huxley


 

Avoir un toit, envoyer ses enfants à l’école, avoir suffisamment de quoi manger, et bien d’autres choses sont des réalités que nous prenons pour acquises dans notre quotidien. Rassurez-vous je ne vais pas juger ou critiquer. Nous avons tous des choses que nous prenons pour acquises, soit par mérite, efforts et travail ou alors nous les avons reçues et la vie s’organise pour nous apprendre à les apprécier.

Je me souviens étant enfant, mes parents me disaient de ne pas gaspiller l’eau, de manger tout ce qui se trouvait dans mon plat, parmi les raisons le fameux « Sais-tu qu’il y a des enfants qui meurent de faim..? » Oui, ils avaient raison, aucun doute que cela m’a sensibilisé, dailleurs il suffira de demander à mes enfants, ils vous diront ces mêmes paroles que je leur disais souvent quand un ragoût de pommes de terre ne leur plaisait pas, ou qu’il restait quelques bouchées dans leur plat, et puis l’eau…

Je pense personnellement que l’histoire (si on peut appeler ceci une histoire) est incomplète. Il y manque la suite qui, à mon avis, mettrait en valeur ces « choses prises pour acquis » encore et beaucoup plus. Apprécier ce que nous savons, devrait nous permettre d’aller encore plus loin. Oui c’est certain que de ne pas gaspiller l’eau ne vas pas en donner plus aux personnes des pays qui souffrent de sécheresse, même si je souhaiterais pour chaque quantité d’eau gaspillée qu’il en soit perçu l’équivalent pour l’offrir à ceux qui en ont moins ou pas du tout. Si nous apprenons à faire la différence par la sensibilisation que je pourrais faire autour de moi, m’informer sur la situation, demander aux spécialistes sur ce genre de questions, agir auprès des personnes d’influence, proposer des idées de solutions. Il y aurait tant de possibilités que nous pourrions mettre en marche.

Non ce n’est pas une utopie ou des rêves nostalgiques, c’est bien la réalité. Agir pour le bien de nos semblables. Vous savez quoi ? C’est une des rares choses qui ne requiert ni diplômes, ni expertises. La seule qualification demandée : nous rappeler que ces choses que nous prenons pour acquises sont aussi une responsabilité de pouvoir agir pour le bien collectif des personnes.

Ce ne sont pas les gens qui souffrent de se ce manque vital d’eau qui pourront trouver des solutions, ils ont un plus gros problème à affronter : leur survie! Ils doivent gérer le peu qu’ils ont, à quoi cela leur servirait les grands débats et les mots de circonstances, au fond pour eux c’est de leur survie qu’il est question.

C’est moi, vous, qui avons cette responsabilité sociale et humaine de « vraiment faire quelque chose de bien pour les personnes ». Ce n’est nullement de la charité, ou de la générosité, c’est ce qui a de plus naturel que nous ayons à faire. SI les médias nous montrent le sensationnel dans les malheurs des autres, ayons le courage de leur prouver que « faire un scoop » est aussi possible de faire les choses bien (J’aime l’expression anglaise : Doing things right.

Cette phrase que je trouve tellement agaçante : « On n’y peut rien la vie est ainsi faite! » ou celle-ci « Il y aura toujours des gagnants et des perdants ! » Ah! Oui ? Je voudrais voir la face de ces personnes si elles se trouvaient finalement dans le camp des fameux perdants !

Envoyer de l’aide humanitaire est un geste social que tout voisin ferait si quelqu’un de sa communauté se trouvait dans une situation d’urgence. Envoyer à une population de la farine dans un pays où l’alimentation principale est le riz, revêt d’un certain cynisme, vous ne trouvez pas ? Les exemples sont nombreux, je peux vous l’assurer. Notre formule d’aide est en panne d’imagination, de réalisme, elle est en manque de renouvellement.

Continuons d’apprécier nos acquis, cela fait partie de nos privilèges mais aussi de nos responsabilités d’avoir les moyens de penser à amener nos semblables à ces mêmes acquis : peut-on dire qu’avoir les ressources essentielles, l’éducation, et les moyens de grandir sont des privilèges ? J’ose penser que tel n’est pas le cas ! Faisons la différence auprès des autres, ceux qui aussi aimeraient prendre pour acquis autre chose que le manque de dignité humaine qui tarde à leur être donnée pour acquise!

À la prochaine,

Michel – 6 mai, 2015

 


La photo est une courtoisie du blogue :
À l’école du Bénévolat et de la Citoyenneté

 

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Auteur : Michel J. Boustani

Auteur 25 ans d'expérience dans le domaine de la communication et de l'enseignement. Conception pédagogique - Gestion stratégique du savoir - Facilitateur d'atelier en pensée design et grand amateur de mises en récit et blogues. _____ Author - Web author 25 Years in the field of Communication. Specialist in Instructional Design - Strategic Design Thinking and Knowledge Management Implementation. Actively involved in Storytelling and Social Networks

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