La franchise ? C’est…

00 Vancouver


La franchise ne consiste pas à dire ce que l’on pense,
mais à penser ce que l’on dit !
H. de Livry


 

Une chose de bien que je trouve à la profusion des médias et réseaux sociaux c’est qu’elle aura permis, jusqu’ici, à des millions de personnes de s’exprimer d’une manière comme d’une autre au sujet de presque tout évènement se produisant chez soi ou dans le monde.

Certains incidents nous interpellent, nous choquent, nous touchent et nous font réagir. Réagir est une bonne chose, si l’on compare il y a 20 ans, la parole était possible à un nombre fort restreint de personnes,

Cette démocratisation d’opinion est une réalité bien ancrée de nos jours et le futur présage une émancipation bien plus grande des esprits qui se laisseront gagner par le désir de dire ce qu’ils pensent.

Or rien qui ne soit libre ouvert et émancipant ne se fait sans un minimum de réflexion, sans ce minimum de discernement des effets et des réactions de ce que l’on dit. Chacun de nous a probablement fait l’expérience heureuse ou moins heureuse de voir ses propos publics provoquer une réaction publique aussi.

L’on sait très bien quand le fameux bouton « Envoyer » ou « Soumettre » est pressé, qu’il est presque impossible de regretter ou de changer d’avis. Ceci fait partie des aléas de cette liberté ouverte sur le monde entier.

Je ne suis pas un fervent de la fameuse règle de retenue, mais j’estime qu’il est aussi de mon devoir de citoyen virtuel d’adopter une certaine dose de savoir-vivre virtuel!

La phrase par laquelle j’ai commencé ce billet, j’aime me la répéter avant de rédiger une quelconque communication. Cette citation que j’aime bien, ne m’empêche pas de dire ce que je pense après réflexion en sachant que la réponse de mes lecteurs se mesurera selon le respect et la vérité avec lesquelles je partage mes opinions, mes réflexions et quelques fois mes coups de gueule !

Les exemples ne manquent pas. Un athlète qui perd son titre on le démolit, un peuple qui se cherche une solution on le traite d’immature, une nation qui cherche à nourrir son peuple on l’infantilise, un politicien qui cherche à faire la différence on s’en méfie, une situation qui stagne on en parle sans apporter des solutions alternatives, ceci sans toucher au comportement personnel de sympathies et d’antipathies qui dégénèrent en joutes verbales pour simplement marquer son propre point de vue.

SI l’on pointe du doigt, les gens des médias de l’information, (moi en premier) nous ne proposons pas une meilleure solution. Dire les choses comme nos émotions nous font réagir est en soi une approche biaisée qui ne produit rien de positif. Cela m’a toujours fait sourire quand avec certains collègues de bureau, suite à une proposition il se trouvait toujours quelqu’un qui trouvait que cela « ne fonctionnerait pas! », à la question de savoir ce que la personne proposait s’il y avait une réponse des plus décevantes c’était de me faire dire « Oh! Je ne sais pas moi, mais je sais que je le ferai autrement! ». Voyez un peu le topo ?

J’ai vécu des situations parfois difficiles dans mes entretiens avec des personnes qui ne « pensaient pas comme moi » il y avait pas tellement de choix pour en arriver à une entente, cela pouvait n’être que basé sur un rapport de force ou d’autorité (comme c’est souvent le cas dans le monde du travail) ou au fond essayer quelque chose de différent. Il est une stratégie qui a de fortes chances de fonctionner comme on souhaite mais celle-ci comporte des risques : si cela ne passe pas et bien vous vous trouvez en face d’une administration qui pourrait vous sanctionner très durement.

C’est ce que j’ai souvent fait, amener la personne en question au point de lui donner le contrôle non sans lui avoir donné toutes les informations en ma possession qui iraient dans le sens de la proposition originale. Je vous assure que cela fonctionnait presque toujours, amener l’autre à penser autrement que de dire non à tout lui ferait entrevoir votre idée aussi autrement.

Le prix à payer dans tout cela ? Pas tellement sauf pour mon propre ego qui en prenait une dose de sevrage, celle de ne pas accaparer la reconnaissance, mais le coup en valait la peine!

Le lien avec la franchise ? Bien plus tard, rencontrer la personne avec qui le conflit aurait dégénéré, lui expliquer l’approche et valoriser les résultats… Peu importe le tempérament et la nature de la personne vous seriez d’accord qu’il y aurait de quoi réfléchir la prochaine occasion qui se présenterait.

À la prochaine,

Michel – 8 juillet, 2015

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Auteur : Michel J. Boustani

Auteur 25 ans d'expérience dans le domaine de la communication et de l'enseignement. Conception pédagogique - Gestion stratégique du savoir - Facilitateur d'atelier en pensée design et grand amateur de mises en récit et blogues. _____ Author - Web author 25 Years in the field of Communication. Specialist in Instructional Design - Strategic Design Thinking and Knowledge Management Implementation. Actively involved in Storytelling and Social Networks

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