Différents, mais combien indispensables les uns envers les autres !

Differents_Indispensables


Les composantes de la société
ne sont pas les êtres humains,
mais les relations qui existent entre eux.
– Arnold Toynbee (L’histoire)


 

Nous tombons sous le charme de l’harmonie des couleurs d’une toile de peinture, cet agencement si agréable qui nous fait penser aux émotions de l’artiste qui aura peint sa toile en y mettant sa touche personnelle voire nous livrer son émotion la plus intime qui soit.

Il en va de même pour nous les humains. S’il est vrai que nous ne choisissons pas le lieu de notre naissance, ou notre race, de notre couleur et même de nos croyances qu’elles soient religieuses, laïques ou même agnostiques, il n’en demeure pas moins que vu de loin, dans l’immensité de l’espace nous nous appelons tous : les humains!

Il n’y a nulle place aux petitesses de calcul, de raison ou de logique. Un seul constat : nous sommes toutes et tous des humains. Nos différences visibles ne sont que des expressions que la science s’occupera de clarifier, mais c’est un cœur qui bat, des émotions qui se vivent des aspirations qui se créent et souhaitent se réaliser.

Si certains en ont plus que d’autres, cela ne veut pas dire que c’est un acquis des plus ordinaires. On dit souvent que la nature fait bien les choses, tout y est pour quelque chose de précis. Selon les croyances l’on attribue au divin comme au temporel cette relation intime des choses entre elles. Il en est (serait) pareil pour les humains. Nous faisons partie intime de cet environnement, de l’écologie de la vie que la raison le dise ou non, nous faisons partie de cet environnement naturel des choses de cette planète.

SI nous sommes capables de raison, c’est bien pour un but précis. Les ressources dont nous disposons qu’elles soient naturelles ou intellectuelles sont un prêt qui nous est consenti. À nous de savoir le fructifier et le protéger. Quand il est question de durabilité c’est bien de la durabilité du genre humain dont il est question, toute autre interprétation serait pure illusion!

Parler d’écologie c’est parler des humains, la planète elle est notre prêteur obligé qui nous allonge crédit sur crédit mais gare aux dépassements!

Nous ressemblons aujourd’hui à certaines personnes qui vivent à crédit et empruntent chaque fois pour payer un autre crédit arrivé à échéance, il en est de même pour les humains entre eux. Il semblerait que nous soyons toujours à la recherche de nous mettre dans le trouble. On dirait que certains n’aiment pas rentrer chez eux après une journée de travail à décider du sort du monde et qu’aux informations les seules nouvelles soient de bonnes nouvelles.

Si nous sommes capables d’ingéniosité et de créativité inimaginable nous sommes, hélas, capable aussi des pires sévices envers notre propre genre : nous les humains Je ne citerai pas les guerres, les injustices ou les massacres au nom d’idéaux et de raisons d’états…. Notre cupidité qu’elle soit consciente ou pas, nous rend doublement responsables de ce qui se passe chaque seconde sur notre planète, responsables de chaque individu qui est tué, maltraité, affamé ou maintenu dans l’illettrisme et la dépendance des produits de consommation.

Oui nous sommes différends sur plusieurs points mais tellement indispensables les uns envers les autres. Qu’importe le modèle social, religieux ou politique cela ne nous rend pas moins indispensable les uns envers les autres, notre durabilité en est l’enjeu premier.

Nous tardons à transformer l’ambition des individus en un meilleur être du genre tout entier, nous tardons à prendre conscience que parler de paix alors que ce même pays produit des armes de destruction de la planète, nous échouons dans nos aspirations de parler de démocratie alors que nous regardons avec une indifférence polie le sort des pays qui se font envahir car pour leur malheur leur territoire contient des matières premières indispensables aux autres. Nous échouons dans la conduite des affaires de l’emprunt contracté auprès de notre planète.

Nous souffrons de boulimie non pas alimentaire mais d’égoïsme sans limite quand il s’agit d’une part de promouvoir la mondialisation et la globalisation mais que nous ne cessons pas les ingérences dans le devenir des autres pays sous prétexte de lui apporter la liberté et la civilisation!

Je ne philosophe pas, je dis ce que peu veulent entendre et que beaucoup remisent de côté parce que n’ayant pas de temps à mettre sur ces choses-là!

Restons différents dans nos idées, nos opinions et nos devenirs, mais n’oublions plus que nous restons tous indispensables les uns envers les autres!

À la prochaine,

Michel – 10 juillet, 2015


 

PS : Si nous regardons un chef d’œuvre unique de par sa beauté et l’harmonie de ses couleurs, n’oublions pas qu’à la base chaque élément de cette toile est une matière première pour la rendre possible !

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Auteur : Michel J. Boustani

Auteur 25 ans d'expérience dans le domaine de la communication et de l'enseignement. Conception pédagogique - Gestion stratégique du savoir - Facilitateur d'atelier en pensée design et grand amateur de mises en récit et blogues. _____ Author - Web author 25 Years in the field of Communication. Specialist in Instructional Design - Strategic Design Thinking and Knowledge Management Implementation. Actively involved in Storytelling and Social Networks

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