L’engagement citoyen, un Mythe ou une Réalité à venir ?

United Nations Agency - Seattle Chapter


La civilisation démocratique est entièrement fondée sur l’exactitude de l’information. Si le citoyen n’est pas correctement informé, le vote ne veut rien dire.  – Jean-François Revel


Je trouve ces commentaires désolants,  ces critiques à l’égard d’une autorité, d’une organisation ou des personnes, quand il n’est question que de les invectiver, les pointer du doigt et comme on dit en bon français de chialer et continuer de le faire. Les réseaux sociaux sont des lieux où ces pratiques sont étonnamment prisées. Je ne comprenais pas pourquoi ces personnes qui se plaignent de la sorte n’iraient pas dans la rue pour exprimer leur mécontentement.

Après observations je crois avoir trouvé deux raisons principales :
1) Depuis les réseaux sociaux populaires, il n’y a plus grand monde dans les rues, et si on y est on se parle via le fameux cellulaire intelligent, même si l’on se trouve en face de l’autre
2) La seconde, le réseau social amène popularité et adhésion à ses propres idées question d’alimenter les critiques

Ceci sans compter les propos les plus inattendus quand il est question de faits plus graves encore, on tire à boulets rouges sur toute une ethnie, une race ou un pays si l’auteur d’un méfait a été identifié. Je vous passe les propos racistes à l’égard d’autres racistes, xénophobes à l’égard d’autres xénophobes.

J’ai rarement vu quelqu’un proposer une solution ou du moins une idée. Et si cette dernière (fait rare) est proposée, elle se trouve instantanément noyée sous des flots de scepticisme parfois plus négatif que le problème!

Oui mais on veut quoi finalement ?
Si le citoyen est en droit d’être informé de manière claire et précise de la part des responsables via les médias (référence : la citation en début d’article) il n’en demeure pas moins que ses responsabilités sont de faire de quoi au lieu d’attendre que quelque chose se fasse ou se passe.

Il n’est pas question de révolution comme dans les histoires, nous savons bien où elles ont mené les populations qui les ont faites, mais agir! Agir pour son propre intérêt au sein d’une collectivité.
Notre siècle et ses technologies nous offrent tout un éventail de moyens (entre autres les fameux téléphones qui ne nous quittent plus même au lit ou au petit coin!) pour non seulement en parler des problèmes mais d’agir.

Aucune loi n’empêche ses propres citoyens de se prendre en charge. Les exemples ne manquent pas, les solutions non plus. Le lien entre les deux, c’est la personne, celle que nous appelons citoyen!

SI nos rues sont sales, l’on pourrait au moins rendre propre notre entrée de son chez soi, si les poubelles s’empilent on pourrait les disposer autrement, si un incident survient (bris d’eau, etc.) il y aurait de quoi appeler les services responsables.

Ne pas oublier que nous avons le dernier mot, si ce n’est pas envers notre gouvernement, mais notre vie municipale est l’espace où tout peut se faire. C’est en quelques sortes construire une culture citoyenne par la base et cesser d’attendre que vienne la solution d’en haut!

La conscience citoyenne c’est en premier vouloir le bien commun (son propre bien étant inclus) mais au-delà du vouloir il serait aussi important de l’accepter quand ce n’est pas notre propre idée. De là l’utilité des consultations publiques, des concertations avec des experts, des études… La vie municipale est au fond la première cellule publique de ce que l’on appelle la démocratie.

Si on ne s’implique pas, si on se plaint sans arrêt avec moult critiques négatives, il ne faut plus s’étonner du résultat.
Je vous fais part d’une petite expérimentation que j’ai faite sur le réseau social Facebook © (FB).

J’ai lancé récemment une initiative à travers une page FB au sujet de « Vivre sa citoyenneté – Citizenship is awesome » une page sans aucune prétention que celle de parler des choses de la vie citoyenne, proposer et partager des choses apprises pour essayer d’améliorer une qualité de vie, bref on y parlerait de choses concrètes, pratiques et surtout à la portée de tout le monde.
Rassurez-vous je ne cherche aucune notoriété, aucun profit, aucun auditoire accroché à mes tournures de mots et de billets sympas à lire. Je me suis promis de communiquer dans les deux langues les plus populaires ou du moins celles que je maitrise le mieux. J’ai invité plus de 1000 personnes. Je sais que le sujet ne « parle pas » à première vue mais bon 35 personnes ont répondu à l’appel, 35 personnes ont fait confiance au message, 35 personnes que je remercierai une à une si je le pouvais.

SI je compare ceci aux plaintes et critiques qu’un simple incident survenu je ne sais où, je crois que mon initiative ne ferait pas long feu en terme d’intérêt public.

La leçon à en tirer est fort éloquente!

Les personnes et leurs comportements me fascineront sans cesse… Il est à craindre que la contribution citoyenne devra attendre encore un peu de temps!

Et vous,  à propos de quoi vous êtes-vous plaint aujourd’hui ?

À la prochaine,

Michel – 4 août, 2015

L’image provient du site de :United Nations Agency (Seattle Chapter)


 

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Auteur : Michel J. Boustani

Auteur 25 ans d'expérience dans le domaine de la communication et de l'enseignement. Conception pédagogique - Gestion stratégique du savoir - Facilitateur d'atelier en pensée design et grand amateur de mises en récit et blogues. _____ Author - Web author 25 Years in the field of Communication. Specialist in Instructional Design - Strategic Design Thinking and Knowledge Management Implementation. Actively involved in Storytelling and Social Networks

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