Il est grand temps de s’affranchir !

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Il est grand temps de s’affranchir [i] !


Ne dis pas
« Je fais de la philosophie »,
dis « Je m’affranchis. »
– Épictète


 

Il est grand temps de nous affranchir des idées reçues, grands temps de nous débarrasser des fausses interprétations de nos héritages qui tardent à être mis en valeur, nous affranchir de la toxicité mortelle des mentalités qui déshumanisent les personnes et les traitent moins que rien, il est grand temps de s’affranchir des fausses vérités que l’on sert à la table des personnes au moins trois fois par jour. Ce sont les seuls repas que l’on garantit, hélas, aux personnes dans le besoin : des mots!

Il est grand temps de nous émanciper et de grandir chaque regroupement de personnes vers la conscience que nous faisons tous partie d’une même réalité, quoiqu’en disent ceux qui prônent le contraire. Il est grand temps de nous débarrasser des choses qui nous font perdre le temps précieux de nos années terrestres pour servir de pseudo-causes et d’illusoires idéaux.

Il est plus que grand temps de dire aux parleurs (et ils sont légions) de se taire s’ils n’ont rien de vrai à proposer, qui soit par les preuves, pour le bien des individus et des collectivités.

Nous vivons d’espoir en attente d’un changement ou au pire, d’une amélioration de nos conditions de vie. Mais nous attendons ces changements de l’autorité qui gouverne nos affaires, oubliant parfois que c’est bien nous les citoyens qui, un jour d’élection, avons porté au pouvoir ces mêmes personnes.

Le modèle dans lequel nous vivons aujourd’hui prône un matérialisme incontrôlable et insatiable, un modèle qui tire sa subsistance – quelles que soient les conditions que vivent les citoyens – d’une consommation boulimique de produits, forcément d’endettement avec pour excuse « louable » de contribuer à faire rouler l’économie. Si ces mêmes experts et responsable avaient mis les vrais efforts à mieux gérer les affaires communes, nous n’en serions pas à invoquer milles excuses pour faire « rouler cette économie ».

L’on trouve d’obscures explications, quand un pays aux prises avec une famine qui n’en finit plus, que le nombre important de téléphones intelligents et disques satellites révèle selon certains experts autre chose qu’une mauvaise habitude de consommation. Ce dernier disait, avec conviction « Ce n’est peut-être pas d’eau qu’ils manquent mais d’autre chose ! » Avouons que l’arrogance mercantile est à son apogée !

Plus l’on pousse l’arrogance des contraires, plus on s’assure de l’endormissement des esprits aux vrais enjeux de notre histoire. Cette réflexion est de moi, mais elle pourrait être la vôtre aussi, ne pas craindre d’oser passer de la pensée silencieuse de son petit confort pour dire à qui veut l’entendre que cela ne va plus si bien dans notre monde. Ne serait-ce pas là le premier geste pour s’affranchir ? Nul besoin de descendre dans les rues, d’ériger des barricades ou de signer des pétitions, il suffit de s’y mettre dans ces petits gestes de notre quotidien.

Le changement ne viendra jamais de l’autorité ou des dirigeants, la culture du « pourquoi changer tant que cela fonctionne » étant appliquée en toutes circonstances, qu’elles soient juste ou pas, le changement vers le meilleur est surtout une question de culture profondément humaine.

Les populations font face à ce besoin imminent de s’affranchir avant toute autre chose. Il serait illusoire de penser que ceci arrivera sans effort de notre part.

Si notre siècle manque de philosophes et d’humanistes, il ne manque pas d’éducateurs. L’enseignant est avant tout un éducateur. Cette personne qui va aider l’apprenant à découvrir ce savoir libérateur de l’esprit, permettant l’affranchissement individuel pour un meilleur être tant personnel que collectif. SI nous espérons que nos futurs dirigeants soient moins centrés sur la soif du pouvoir, c’est par cette base qu’il faut commencer. Les éducateurs en sont l’inspiration par excellence.

Il est triste d’observer combien nous nous affairons sur des questions secondaires, alors que l’essentiel reste encore du domaine des vœux pieux et des souhaits à venir dans un futur trop incertain.

SI nous jurons dans nos réflexions que le genre humain est en évolution, il serait grand temps d’en faire la preuve concrète. Les opportunités ne manquent pas !

Opérer un changement commence par soi-même, Je crois que tout le monde attend que quelqu’un commence, en attendant nous nous contentons de regarder la feuille qui cache la branche, l’arbre, la forêt; en fait, le futur du genre humain !

L’économie était censée nous affranchir de la nécessité. Qui nous affranchira de l’économie ? – Pascal Bruckner

À la prochaine,

Michel – 19 octobre, 2015


[i] S’affranchir : (Verbe pronominal) ; se libérer d’une contrainte, s’en débarrasser. Affranchir : (Verbe transitif) ; rendre une personne, un pays libre. Rendre une institution politiquement indépendante. – Source : Dictionnaire de Français Larousse (site web)

 

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Auteur : Michel J. Boustani

Auteur 25 ans d'expérience dans le domaine de la communication et de l'enseignement. Conception pédagogique - Gestion stratégique du savoir - Facilitateur d'atelier en pensée design et grand amateur de mises en récit et blogues. _____ Author - Web author 25 Years in the field of Communication. Specialist in Instructional Design - Strategic Design Thinking and Knowledge Management Implementation. Actively involved in Storytelling and Social Networks

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