Être citoyen du monde !

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La différence entre le politicien et l’homme d’État est la suivante :
le premier pense à la prochaine élection,
le second à la prochaine génération!
– James Freeman Clarke


Les élections fédérales canadiennes se terminent sur une série de surprises que peu d’experts avaient pu prévoir, cela est tant mieux pour le peuple cela va sans dire.

Que l’on soit pour ou contre les idées, la personnalité ou l’idéologie du parti au pouvoir depuis hier soir, l’essentiel serait de prendre conscience de certaines réalités qui parlent clairement d’elles-mêmes – du moins à mon avis.

Non nous n’étions pas dus pour un changement tout simplement, mais plus encore pour ouvrir une porte pour la génération de la relève canadienne, celle du présent et des années à venir. Voici, je pense, le vrai enjeu de toutes ces élections. Oui le peuple a envoyé un message aux autres formations politiques, oui le peuple a choisi (avec ou sans conviction) celui qui pouvait faire changer les choses, si l’on observe les provinces maritimes (Est du Canada) c’est un ménage complet sans appel… Mais c’est encore pour beaucoup plus loin que ce vent de changement aura soufflé.

Bien entendu notre nouveau premier ministre aura la double tâche de : – Livrer le contenu de ses promesses, mais aussi de pouvoir – Inspirer confiance et respect de la part de ses opposants (y compris ceux de sa propre organisation politique)

Donnons-lui le délai de grâce qui incombe à tout nouveau responsable avant de commencer à lui trouver les moindres défauts et l’accuser de faillir à ses promesses.

Ce que j’en tirerai comme leçon de cette campagne électorale ? J’aimerai répondre par ce « élémentaire mon cher Watson! » je suis personnellement persuadé que c’est bien le cas de prendre note que les partis actuels (opposition, autres idéologies, etc.) ont d’une certaine manière fait leur temps. Ces partis pensent et agissent surtout pour des citoyens de ma plage d’âge et considèrent la relève comme « peu préparée » pour s’occuper des « affaires d’état ». Wrong answer ! Ceci dit en bon français! Je trouve agaçant l’idée voulant qu’un premier ministre de 43 ans c’est encore jeune ! Que l’on considère « pas encore prêt », ou que l’on assigne le mérite grâce à son père. Ce sont des réactions de gens qui n’ont rien de mieux à dire.
Mais les chefs actuels ont eux aussi commencé quelque part « jeunes et inexpérimentés », on s’entend-tu là-dessus.
La relève s’est rarement sentie prise en considération et toujours prise pour acquise. Certains politiciens de ma génération, ont poussé le cynisme de considérer le désengagement de la relève comme un gain pour l’avancement de leur idéologie. Je ne suivrai aucun parti qui considère la relève comme juste apte à faire des recommandations ou de travailler durant les campagnes électorales pour ramasser des votes. La relève est inévitable! Les partis (les autres) savent ce qu’il leur reste à faire, car c’est une question de survie pour chacun d’eux!

Les crises identitaires, les idées nationalistes, le désir de s’enfermer dans son chez-soi, ont peut-être eu leurs raisons d’être, il fut un temps! Aujourd’hui la donne a changé, les personnes se considèrent plus que faisant partie d’une région, d’une ethnie ou d’un pays. L’appartenance est nécessaire certes, mais nous devrions de plus en plus, assumer une double identité : celle de la nation où nous vivons et celle du citoyen du monde.

Citoyen du monde, est un état accompli. Il vous suffit d’avoir un compte sur un réseau social et vous le devenez, se connecter à d’autres personnes et échanger, se découvrir des affinités humaines ou autres, toutes ces réalités nous ouvrent les portes vers d’autres cultures et d’autres affinités etc.

Tout comme le genre humain s’est propagé sur la planète par les grands vagues migratrices au cours des millénaires, notre mouvement migratoire s’amplifie de jour en jour sans aucune contrainte de frontière ou de différences culturelles, ethniques ou de croyances religieuses ou autres.

Le citoyen du monde est une réalité qui se concrétise par ces changements sur le terrain. On chamboule les modes en cours, non pour le plaisir de le faire mais par nécessité des exigences du futur, un futur qui sera fait par des personnes qui ne pensent pas nécessairement comme nous l’avons fait jusqu’ici!

S’il est une leçon à tirer des résultats des élections canadiennes d’hier : savoir quand il est temps de transférer les commandes à la relève ! Ce que plusieurs organisations politiques ont manqué de faire!

À la prochaine,

Michel – 20 octobre, 2015

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Auteur : Michel J. Boustani

Auteur 25 ans d'expérience dans le domaine de la communication et de l'enseignement. Conception pédagogique - Gestion stratégique du savoir - Facilitateur d'atelier en pensée design et grand amateur de mises en récit et blogues. _____ Author - Web author 25 Years in the field of Communication. Specialist in Instructional Design - Strategic Design Thinking and Knowledge Management Implementation. Actively involved in Storytelling and Social Networks

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