Être son pire ennemi !

0000 First Nations


S’il existe bien ce qu’on pourra appeler un ennemi extérieur de l’université, qui cherche à la soumettre à ses propres fins, sa pénétration dans l’institution a été grandement facilitée par ce que j’appelle l’ennemi intérieur, lequel prend typiquement la forme d’un aveuglement volontaire et d’un consentement intéressé qui parfois signent aussi, hélas, le renoncement à ce que l’université et la vie de l’esprit ont de plus unique et irremplaçable.
(Normand Baillargeon – Je ne suis pas une PME)


 

Il y a une peu plus de 6 mois je rédigeais cet article sur le thème de la responsabilité des individus envers leur propre bien-être personnel ainsi que leur droit aux services qu’ils seraient en droit d’obtenir de la part de leurs élus.

J’abordais le sujet surtout en parlant de la thématique des services essentiels, de l’accès aux commodités minimales, telles l’eau, le courant électrique, l’éducation, etc.

J’aimerai préciser que les propos de mon article ne visent aucune région du monde aucun pays ni aucun régime politique en particulier. Le sujet est d’actualité, ce qui est valable pour le continent d’Amérique du nord, l’est tout autant pour l’Afrique, l’Europe etc.

Les personnes, selon moi, sont toutes égales et ont toutes les droits essentiels quant au respect envers la personne et l’accès à ces essentiels dont fait partie leur quotidien.

C’est au cours de ma lecture de l’essai « Je ne suis pas une PME – Plaidoyer pour une université publique de Normand Baillargeon », que mes réflexions m’ont amené à cette prise de conscience vis-à-vis du mécontentement global de la grande majorité des populations de notre monde.

Il ne se passe pas un seul jour sans que l’humanité souffre, il ne se passe pas un seul jour sans que les peuples se divisent entre eux, les uns accusant les autres, mais aussi sans que les dirigeants trouvent toujours une explication  « plausible » afin « d’expliquer et justifier » le pourquoi de tels malheurs et sources de mécontentements.

Ils sont rares les dirigeants qui ayant suffisamment de courage admettent leurs erreurs ou leurs mauvaises prises de décisions. On dirait que cette culture politique fait partie du « jeu », un jeu qui avec le cumul des incidents prend des allures lourdes de conséquences : l’abandon du pouvoir de décision des individus face à ce qui semble être devenu pratique courante : l’incompétence sociale des régimes politiques établis, bien entendu hormis quelques rares exceptions.

Si l’essai de N. Baillargeon aborde la situation de l’existence même des universités au Québec, il ne serait pas hors de propos que ce thème puisse se transposer à tout autre domaine de notre quotidien, partout ailleurs au monde. Nous voyons bien ces populations qui tentent de s’engager vers la démocratie, instaurer un état de droit voire une paix sociale, nous observons dans les faits combien les chemins sont non seulement longs et ardus mais empreints de contribution qui manquent d’être fates de la part de tous.

Si tel est l’ultime désir des populations, je trouve troublantes ces situations où l’on continue de suivre des leaders qui ne correspondent plus du tout à ces aspirations. On continue malgré tout d’oublier (souvent en nous faisant complices de cet oubli volontaire aux années de campagnes électorales), on continue de s’emballer sur les propos bien dosés de certains chefs de partis, on continue de s’enflammer sur les propos qui prônent un extrémisme identitaire à peine voilé, on continue d’entretenir les contradictions flagrantes, mais aussi on continue de tomber dans le panneau des promesses du style « bâton et carotte ». Qui a dit que construire une meilleure société pouvait se faire selon une formule ou un mode d’emploi ?

Il semble que nous préférions l’attitude qui voit un verre à moitié vide et pourtant, un verre à demi vide est une occasion d’opportunités, du moins pour moi…

Sommes-nous notre propre ennemi ou comme en fait mention : Patrick Viveret –  «  L’humanité est pour elle-même à la fois son pire ennemi et sa meilleure chance ». J’aime aussi cette réflexion d’Hubert Selby Junior « on devient son pire ennemi en essayant de donner du sens à ce qui n’en a pas ». Que de fois nous abondons dans cette direction, que de fois l’on se concentre sur une question secondaire alors que cet essentiel qui servirait autant à soi-même qu’aux autres est ignoré…

La clef de la solution, que ce soit une question de service essentiel ou d’une liberté démocratique, se trouve entre les mains d’une population. Cette solution ne peut venir d’autre part ! Le dicton « qui ne dit mot, consent » est tristement trop vrai !

Être son pire ennemi est malheureusement trop courant quand l’individu oublie qu’il vit en collectivité dans sa ville, ou dans son pays. L’individualisme dans les affaires collectives n’aidera jamais la cause d’un peuple, c’est ce qui survient quand en fin de journée après avoir fermé sa porte, on s’installe dans son chez soi devant la télé et que l’on se fait gaver de messages qui nous poussent à ne penser qu’à nous tous seuls!

La vie citoyenne est similaire à une entente d’affaires (Business bargain), il faut cesser de penser que ce que les autorités donnent comme service est à l’instar d’une récompense bien méritée, bien au contraire c’est un retour de l’entente qui leur a confié la charge de mener à bien les affaires de l’état. Si l’autorité manque de transparence et ne livre pas sa part de l’entente, il sera grand temps de lui demander des comptes et des explications. N’est-ce pas là l’un des principes fondamentaux de toute forme qui se réclame de la démocratie ?

À la prochaine,

© Michel – 2015

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Auteur : Michel J. Boustani

Auteur 25 ans d'expérience dans le domaine de la communication et de l'enseignement. Conception pédagogique - Gestion stratégique du savoir - Facilitateur d'atelier en pensée design et grand amateur de mises en récit et blogues. _____ Author - Web author 25 Years in the field of Communication. Specialist in Instructional Design - Strategic Design Thinking and Knowledge Management Implementation. Actively involved in Storytelling and Social Networks

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