Si écrire est un don, l’art d’écrire c’est…

00 Bois - Automne


Changer votre connaissance
en savoir, en jeu, en art
Mark Sample


Jamais l’écriture n’aura été aussi prolifique que de nos jours. SI l’on regarde certains chiffres (pour les amateurs de statistiques) et selon Google et d’autres sources d’informations faciles à trouver, il existe 1000 milliards de page sur la toile. Si l’on fait un retour rapide dans l’histoire de ces 20 dernières années, en 1991 naissait la première page Web grâce à Tim Berner-Lee connu aussi comme étant le « père du web ». Depuis que de choses et que de mots se sont ajoutés.

Nous sommes presque 3 milliards de personnes connectées sur la toile planétaire, nous ne pouvons plus traiter le Web de n’être qu’un simple microcosme isolé des choses de la réalité du monde dans lequel nous vivons. Je ne cherche point à critiquer les personnes qui ne jurent que par le réel tout en considérant (encore) la vie digitale comme étant soit fictive ou manquant de réalisme. Se cacher derrière un écran n’est plus de mise comme « au bon vieux temps » des pseudonymes, des alias, des avatars et des histoires inventées sur son profil personnel. Les entreprises, les gouvernements, les institutions mais aussi les personnes ont ou sont en voie d’adopter les nouvelles technologies en matière de communications digitales comme outils dans la réalité du travail Si certains objecteront que l’un « c’est pas pareil », sincèrement vous risquez de manquer plusieurs réalités qui progressent non plus chaque jour mais chaque seconde qui passe.

De plus en plus il est question de trouver et d’adapter les nouvelles technologies dans l’enseignement, ce n’est plus une simple question de boite aux lettres ou de dépôts de documents entre les étudiants et leurs enseignants, mais bien au-delà, bien plus. Les cursus changent, les matières enseignées tiennent comptent des outils que les personnes de la relève auront besoin d’utiliser pour se frayer une place dans les réalités des temps futurs, ces dits temps qui ne sont plus si loin : 20 ans tout au plus, ce laps étant le parcours que fait un jeune écolier entre sa première journée de classe et le jour de sa graduation post secondaire.

Dans tout ce tumulte socio-humain, nous les personnes nous écrivons, nous devons, aimons, souhaitons choisissons d’écrire. Écrire du courrier, rédiger un texte, composer sa dissertation, compléter un formulaire, etc. Au milieu de toute cette écriture nous retrouvons ces personnes qui ont décidé un jour de se lancer dans le monde que je considère merveilleux celui de faire naitre un ou plusieurs livres. Les auteurs, romanciers, essayistes, rédacteurs, et tant d’autres professions dont le métier est d’écrire.

Du temps où je fréquentais les classes, je m’émerveillais devant un livre, qu’il soit parmi les grands classiques, une aventure de mes héros favoris, une bande dessinée voire même un dictionnaire. Je me souviens très bien que mes enseignants me disaient avec cet air sérieux qu’ont (avaient) nos professeurs pour parler à un enfant de ces « choses sérieuses », ils me disaient qu’écrire nécessitait beaucoup d’efforts et que le don de l’écriture n’était pas donné à tout le monde.

Je comprenais fort bien ces deux conditions, ayant lu les grands classiques dont certains écrivaient dans un style qui me faisait passer plus de temps dans le Petit Larousse que dans leurs textes afin de comprendre ce qu’ils voulaient dire, c’est avec beaucoup de respect que je gardais précieusement ces ouvrages. Bien entendu j’accédais au soulagement profond quand il s’agissait de lire les récits de Jules Verne, des Tintin ou des articles que je trouvais dans certaines revues, je trouvais que le don d’écrire variait d’une époque à l’autre. Mais je ressentais tout un respect pour ces auteurs (sans nécessairement comprendre en quoi consistait ce don d’écrire). Je me souviens de l’influence que certains auteurs eurent sur ma manière d’écrire, la recherche du mot, la langue française possédant cette immense richesse du choix des mots, des nuances subtiles au point qu’une expression à la place d’une autre changerait toute l’harmonie musicale d’une phrase, d’un paragraphe voire du texte en entier.

Autre fait qui eut une influence directe quant à la manière d’écrire furent mes parents, les deux grands amateurs de lecture, mon père aimait écrire à la plume et l’encre, avait une attention particulière pour l’écriture belle, constante et bien rédigée. Que de fois il me fit recommencer mon premier curriculum vitae, chaque fois m’indiquant l’importance d’un mot à la place de l’autre, m’expliquant que le moindre mot, si mal utilisé, pouvait changer toute l’attitude d’un texte (imaginez l’impatience d’un ado quand son paternel lui explique les choses des adultes), bref j’avoue que cette attention particulière de sa part eut une influence jusqu’aujourd’hui.

Parlant de cet aujourd’hui, et parlant de l’écriture, plus particulièrement celle des livres, des auteurs, des romanciers, des poètes et poétesses, le don si don est encore le cas est passé lui aussi par le laminoir de la transformation mécanisée, technolisée (oups en voici un mot d’inventé par mes bons soins), on vous propose de plus en plus des « outils » qui pourraient faire de vous des auteurs à succès, avec bien entendu le fameux label « Satisfaction garantie ou argent remis », pire encore si vous écrivez des blogues dont les sujets sont un tant soit peu constants quant au sujet, certains sites vous offrent la possibilité de compacter le tout et « tada » vous avez un roman en version électronique (imprimable pour un léger supplément) que vous pourriez aller proposer aux grands du livre digital de ce monde!

Le don d’écrire a suivi cet étiolement (déclin) de la profondeur et de la réflexion au profit des sujets pensés – écrits – publiés en un rien de temps (oserais-je dire la malbouffe du livre ?). Je ne parle pas des romans dits de 4 sous, ou des livres de gare de train, mais de titres qui se présentent souvent avec tambours et trompettes dans les forums dédiés au monde du roman, du livre en général (les salons du libre par exemple).

Tout n’est pas perdu, du calme Michel, il reste une arme secrète, celle qu’aucun logiciel, aucune technologie ne saurait (encore) imiter : l’art de l’écriture! L’arte della scrittura ! Je suis devenu plutôt regardant quand je bouquine pour acheter mes livres, simplement parce que lorsque les labels élogieux de certains ouvrages ne passaient pas la couverture en qualité, je me résignais de cacher le livre acheté ne voulant surtout pas faire perdre le plaisir de lire à quelqu’un d’autre!

Je ne vais jamais comparer un autre à succès avec un qui l’est moins, chaque auteur est en soi une existence faite d’émotion, de sensibilité qu’il s’agisse d’un recueil de poèmes, de prose ou les aventures d’un agent spécial dont la mission est de sauver l’univers.

Ce qui démarque chacune de ces personnes c’est – du moins pour moi – la dose de sensibilité humaine avec l’aide de ce don naturel ou usiné de passer un message d’une personne à d’autres personnes.

La citation que je propose en début d’article fut une découverte pour moi, celle de l’époque où je cherchais certains points de repères alors que je m’engageais dans le monde des blogues. Elle est devenue une sorte de devise qui me rappelle cet essentiel humain dans chacun de mes communications avec vous !

À la prochaine,

© Michel – 2015

Publicités

Auteur : Michel J. Boustani

Auteur 25 ans d'expérience dans le domaine de la communication et de l'enseignement. Conception pédagogique - Gestion stratégique du savoir - Facilitateur d'atelier en pensée design et grand amateur de mises en récit et blogues. _____ Author - Web author 25 Years in the field of Communication. Specialist in Instructional Design - Strategic Design Thinking and Knowledge Management Implementation. Actively involved in Storytelling and Social Networks

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s