Notre histoire.

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L’Histoire est une galerie de tableaux
où il y a peu d’originaux et beaucoup de copies.
Alexis de Tocqueville


 

Apprendre son histoire, ce n’est pas étudier l’histoire, mais la faire sienne et partie intégrante de sa propre réalité. Si les évènements sont une suite d’incidents, de faits et d’émotions, il nous faut par contre ne pas retenir ces derniers, les risques de l’oubli sont grands lorsque notre subjectivité nous pousse à effacer de notre mémoire le moins beau et ne garder que ce qui nous mettrait en valeur.

Rares sont les historiens qui osèrent la vérité sans nuances, comme si dire ses erreurs dans l’histoire d’un peuple ce serait avouer le prix qu’il aura fallu payer pour évoluer.

Notre histoire, celle du genre humain est unique, faite de siècles et de vies, nous nous devons la vérité quelle qu’elle soit, notre mémoire dépendra de cette honnêteté.

Ces peuples que l’on bafoue, que l’on assassine, que l’on fait taire sous le poids de l’indifférence silencieuse du reste du monde, sont les témoins de la petitesse de nos grandeurs. Cela me peine lorsque j’entends parler encore de nos jours des grandeurs d’une nation pour cause de culture. Comment peut-on se dire grand alors que la culture est évolution ? La grandeur est le propre du genre humain en entier et non point d’une infime partie d’un groupe de personnes. Si une nation a donné quelque chose au reste du monde, elle a bien reçu aussi quelque chose, ainsi de suite. Qui peut prétendre être différent des autres en matière d’humanité ?

Que cessent ces aberrations ethniques et raciales, une couleur ou un type. L’on est plus coulant et permissif au-delà de certaines conventions pour ces originalités qui se passent chez soi, alors que des nations entières sont toujours et plus que jamais bafouées dans leur propre dignité.

La solidarité humaine semble avoir fui les cénacles de ces nations qui nous gavent continuellement des grands principes humanitaires alors que l’on ne fait rien d’autre que de déplorer tristement les meurtres qui se passent ailleurs.

Cette histoire n’est pas la mienne, ni ne devrait être la nôtre, tant que les historiens seront payés par les gouvernements qui les emploient notre histoire ne sera qu’un ersatz de ce qu’elle devrait être !

J’aimerai terminer cet article sur cette citation de Paul Valéry, elle revêt une pertinence plus claire que la lumière du jour :

« L’histoire est le produit le plus dangereux que la chimie de l’intellectuel ait élaboré. Il fait rêver, il enivre les peuples, leur engendre de faux souvenirs, exagère leurs réflexes, entretient leurs vieilles plaies, les tourmente dans leur repos, les conduit au délire des grandeurs ou à celui de la persécution et rend les nations amères, superbes, insupportables et vaines. L’histoire justifie ce que l’on veut, n’enseigne rigoureusement rien, car elle contient des exemples de tout et donne des exemples de tout. »

À la prochaine,

Michel J.B. – © 2016  

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Auteur : Michel J. Boustani

Auteur 25 ans d'expérience dans le domaine de la communication et de l'enseignement. Conception pédagogique - Gestion stratégique du savoir - Facilitateur d'atelier en pensée design et grand amateur de mises en récit et blogues. _____ Author - Web author 25 Years in the field of Communication. Specialist in Instructional Design - Strategic Design Thinking and Knowledge Management Implementation. Actively involved in Storytelling and Social Networks

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