De la malbouffe alimentaire à la malbouffe virtuelle !

Malbouffe_Virtuelle


Les informations étaient partout.
Quelqu’un savait toujours quelque chose.
Il suffisait de trouver cette personne.
Michael Hjorth
(Sombres secrets)


 

Nous sommes inondés de malbouffe alimentaire, ceci se passe de statistiques ou d d’études scientifiques. Il suffit de se promener dans certaines rue de la ville, quelle qu’elle soit pour s’en rendre compte. Que ce soit Montréal, Paris, New York ou Beyrouth, la malbouffe alimentaire est omniprésente. Plus des voix s’élèvent pour en décrier les effets néfastes sur la santé, plus il semble que les affaires de cette industrie vont bien.

Les géants de l’alimentation rapide ont su s’implanter dans certains pays dont le seuil de pauvreté par habitant est des plus hauts, entre autres pays le Ghana, la Jamaïque, Cuba, le Yémen et bien d’autres. (Source le projet Borgen)

Ceci étant, et en vue de prospecter de nouveaux marchés d’un autre genre, il serait – à mon avis – opportun de soulever un autre type de malbouffe : celle du virtuel.

Dans son rapport en 2011, le CEFRIO[i], donnait quelques chiffres concernant le nombre (pourcentage) d’utilisateurs qui consomment de l’information sur les différents médias disponibles sur la scène québécoise au Canada. Si ces chiffres sont spécifiques au Québec, ils ne seraient être si différents aux USA, en Europe ou ailleurs.  

La croissance de la consommation de l’information digitale est en progression, les chiffres d’études indépendantes, la fermeture de certains médias traditionnels, le passage des quotidiens aux site en ligne, sont des indicateurs suffisants pour confirmer cette migration d’envergure mondiale.

Si nous vivons de tels changements depuis quelques 30 ans, nous vivons aussi avec son meilleur et son pire.

Certains penseront que je parle ici d’accoutumance addictive, nous ens avons quelque chose juste s’assoir dans un café et observer le monde ou plutôt ce qui ressemble à du monde : visage penché sur un écran minuscule en train de lire religieusement les derniers potins, les dernies trucs voire les derniers cancans et j’en passe.

C’est de cette malbouffe dont il est question. J’ai vu des personnes entrer dans les toilettes publiques, leur téléphone à la main, oui à la main ! C’est à se demander si ce téléphone ne couche pas avec eux sous l’oreiller.

Si pour certains cette pratique est jugée « correcte », il faudrait aussi regarder (ou essayer de le faire) dans la direction des effets secondaires de cette suralimentation bourrée d’additifs parfois toxiques. La désinformation, ou si vous voulez que je sois plus « politically correct », le niveau de fiabilité de l’information diffusée sur les réseaux et autres médias sociaux.

Sur une population de 1000 personnes, il a été observé que 55% de ces dernières « consommaient » les infos trouvées sur le web.

Selon moi ce seraient 55% de risques de prendre pour acquis que l’information lue serait fiable et authentique.

N’étant pas du tout un partisan de la théorie du complot, je juge toutefois que ce chiffre est inquiétant compte tenu de ce que j’observe sur certains réseaux sociaux populaires chaque fois que des évènements surviennent. Nous savons bien que depuis l’ère digitale nous sommes informés en exclusivité sur ces choses tordues qui se passent dans notre monde.

Le plus désolant dans cette histoire, c’est que ce sont des personnes de bonne foi qui, à leur insu, propagent ses nouvelles d’apparence sensationnelle, mais dont le niveau d’authenticité est plus que douteux, les nouvelles cela va sans dire.

Des histoires du genre « je connais un tel qui a vu une telle qui lui a raconté que… » Ces personnes citent des sources, souvent des blogues, ou des billets d’opinions personnelles, mais citent surtout des analyses et rarement de vraies données.

Tout est bon pour mousser sa présence sur le réseau social X, Y ou Z.

On ne saurait être imputable, puisque nous nous pensons une simple goutte dans un océan, et pourtant il y va de la crédibilité des causes pour lesquelles nous mettons cœur et conscience, efforts et détermination.

Par manque de rigueur nous sabordons, bien involontairement, de vraies causes. Il suffit de diffuser une ou deux fois des informations qui ne soient pas confirmées pour que sa propre crédibilité en prenne un coup.

Le monde public est friand de sensationnel, les gens qui diffusent ce sensationnel ne sont pas nécessairement les auteurs, mais d’une certaine manière les « commanditaires » de ces informations, parfois mettant leur propre crédibilité en jeu, le plus gênant c’est quand quelques instants après le « Clic » d’envoi on réalise que l’on s’est bien fait avoir, il est trop tard de corriger sauf regretter.

Saurions-nous cesser de faire le travail des autres, ceux qui n’ont pas tellement d’efforts à fournir, quand notre bienveillance les remplace ?

À la prochaine,

Michel © 2016


 

[i] CEFRIO : Le CEFRIO est le centre facilitant la recherche et l’innovation dans les organisations, à l’aide des technologies de l’information et de la communication (TIC)

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Auteur : Michel J. Boustani

Auteur 25 ans d'expérience dans le domaine de la communication et de l'enseignement. Conception pédagogique - Gestion stratégique du savoir - Facilitateur d'atelier en pensée design et grand amateur de mises en récit et blogues. _____ Author - Web author 25 Years in the field of Communication. Specialist in Instructional Design - Strategic Design Thinking and Knowledge Management Implementation. Actively involved in Storytelling and Social Networks

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