La langue manquante.

Blog April 20


N’est-il pas étrange de nous voir défendre
plus farouchement nos erreurs
que nos valeurs ?
Gibran K. Gibran
(Le sable et l’écume)


Selon le site « Ethnologue » considéré comme une source fiable en matière linguistique au sens le plus vaste qui soit, il existe de nos jours 7100 langues vivantes pour sept milliards de personnes.

Il existe aussi des régions du monde où l’on se bat à cause d’une langue, il existe aussi une même langue parlée différemment dans chacun des pays où elle y est adoptée.

De toutes ces langues qui font la fierté des peuples qui les utilisent, il y en a une, juste une, qui ne parait dans aucune liste : la langue humaine.

Quel que soit le pays où nous vivons, nous sommes sollicités de partout. Que ce soient les messages du quotidien, les communications officielles, les discours politiques ou les échanges sociaux et personnels, la langue humaine semble être laissée pour compte au profit d’autres expressions qui tentent par tous les moyens de dire et d’expliquer ces choses qui contiennent si peu ce qu’une langue humaine devrait comporter.

L’usage des comparatifs, des superlatifs, des affirmations et combien souvent des négations constitue le menu qui nous est servi chaque instant de notre existence.

L’usage de tournures et de sous-entendus est devenu la panacée pour emballer le monde, le double langage est roi, on dit rarement les choses telles qu’elles devraient être. Il n’est pas question d’une syntaxe parfaite ou du bon usage de la grammaire et de l’écriture, mais de l’expression la plus naturelle de vraies idées, et de sincères intentions.

Vous autant que moi écoutons les informations dans notre quotidien, la quête du sensationnel semble être l’unique souci des journalistes et reporters, des chefs d’antennes, des analystes. On tourbillonne dans nos cerveaux à la recherche de la tournure qui irait le mieux pour faire l’impression du « wow ».

L’on se retrouve tellement blasé que d’entendre parler la langue humaine nous parait anodine, voire des fois difficile à comprendre.

Notre appauvrissement linguistique est tel qu’il serait question d’un retour aux sources du savoir vivre, du savoir être et su savoir être à nouveau de vrais humains.

Imaginons une seule journée, que de fois la formule négative est utilisée alors qu’inverser cette formulation en langage humain pourrait toujours dire non à quelqu’un sans nécessairement user de cette violence verbale devenue une « presque-norme » de nos jours.

Serions-nous rendus au point d’avoir oublié ce qu’est cette langue , notre vraie langue?

À la prochaine

Michel ©

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Auteur : Michel J. Boustani

Auteur 25 ans d'expérience dans le domaine de la communication et de l'enseignement. Conception pédagogique - Gestion stratégique du savoir - Facilitateur d'atelier en pensée design et grand amateur de mises en récit et blogues. _____ Author - Web author 25 Years in the field of Communication. Specialist in Instructional Design - Strategic Design Thinking and Knowledge Management Implementation. Actively involved in Storytelling and Social Networks

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