Grandir ensemble !

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Un peuple qui oublie son passé
se condamne à le revivre
(Santayana – attribuée aussi  à Winston Churchill)


Lorsque les organisations politiques d’un pays misent sur les facteurs de divergence pour polariser le plus de personnes dans leurs camps, il devient presque impossible pour le pouvoir de gérer les affaires du pays de façon scène. Parler de corruption est le moindre mal de la panoplie des autres causes directes qui sapent la trame fondamentale d’une nation. Si le pouvoir est incapable de gérer les affaires du pays comme il se doit, le citoyen s’habituera de se référer à son chef de clan pour faire aboutir une doléance ou régler une formalité. Cette dynamique prépare le chaos organisé puisque c’est à qui a le plus de « contacts influents ». Cette situation de perversité alimente l’identitarisme social et pourquoi pas ethnique ou confessionnel. Lorsque survient une crise majeure, les chefs de clans laissent leurs adeptes régler ces choses entre eux, et profitent de cette délégation aliénante pour s’interposer en sauveurs de la situation. Tout est une question de timing bien scénarisé.

Si ces organisations politiques étaient sincères, elles auraient dû promouvoir une culture de convergence lorsque les enjeux nationaux étaient de taille, au lieu de continuer d’alimenter cette culture sectaire, clanique et confessionnelle. Aucun pays qui se respecte, tant le peuple que ses propres chefs politiques ne peuvent se permettre de mettre la nation en danger d’éclatement. Tout le monde est responsable tant le peuple que ceux qu’il suit, aucune excuse n’est acceptable. Ces agissements sont un flagrant délit de trahison des valeurs essentielles de la nation. Qu’importent mes croyances, mes origines ou mes orientations politiques, nous mettrons tout de côté pour protéger notre pays.

Serions-nous condamner à répéter notre histoire ? Ou ferions-nous ce premier geste loyal envers notre pays : le construire ensemble ?

Toute excuse est futile, si l’on n’est pas capable de s’entendre sur la sauvegarde de notre pays. Il est inutile de se plaindre et d’attribuer toute la responsabilité aux autres, c’est à nous, les personnes qui composons ce peuple qu’incombe le devoir d’agir. La question qui se poserait : veut-on vraiment grandir ensemble ?

À la prochaine

Michel ©

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Auteur : Michel J. Boustani

Auteur 25 ans d'expérience dans le domaine de la communication et de l'enseignement. Conception pédagogique - Gestion stratégique du savoir - Facilitateur d'atelier en pensée design et grand amateur de mises en récit et blogues. _____ Author - Web author 25 Years in the field of Communication. Specialist in Instructional Design - Strategic Design Thinking and Knowledge Management Implementation. Actively involved in Storytelling and Social Networks

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