Jusqu’où sommes-nous cyberdépendants ?

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Vouloir plaire – c’est mettre sa vie dans la dépendance de ceux à qui l’on veut plaire et de cette part en eux, infantile, qui veut sans fin être comblée. Ceux qui recueillent les faveurs de la foule sont comme des esclaves qui auraient des millions de maîtres.
Christian Bobin


« Les jeunes, aujourd’hui, sont plus que jamais cyberdépendants ». Une affirmation qui a sa propre part de vérité, mais attention celle des parents branchés  n’est pas moindre. Une connaissance me disait pas plus tard que la semaine passée ne plus téléphoner à sa mère, mais plutôt lui envoyer des messages instantanés sur Facebook© « parce qu’elle y est toute la journée et répond presque plus au téléphone ! ».

On se trouve des excuses pour « passer voir si on n’a pas un message instantané » ou ce « j’arrive » quand on vous appelle pour souper, on programme son portable intelligent pour nous informer à toute heure du jour ou de la nuit, où que nous soyons que quelqu’un nous a écrit.

La liste est longue et pourtant c’est une réalité que l’on ne peut plus ignorer de nos jours. Dire que les jeunes sont cyberdépendants est à mon avis une vérité incomplète, les adultes y sont aussi et pas mal assez.

Prêcher la modération est (presque) peine perdue, malgré l’instauration de règlementations, de consignes et d’autres sont des efforts louables mais aux résultats relativement mitigés.

Certains lieux de culte, affichent à l’entrée que les téléphones cellulaires et autres gadgets ne doivent pas être utilisés durant l’office (oui, je vous assure en avoir vu ), les cliniques, les hôpitaux ont remplacé les interdictions de fumer par celles de ne pas utiliser les téléphones et tablettes, on va même vous dire que c’est dangereux pour les équipements, etc.

Un problème pour un autre, mais l’épidémie n’est pas en voie d’être ralentie.

La cyberdépendance aura aussi transféré un comportement social de la vie réelle à celle digitale en ce sens que les adeptes du « m’as-tu vu ? » en ont pour leur compte à moindre frais il va sans dire. Plus on est visible, plus on revient rappeler au public que nous sommes bien là, le cycle reprend au bout de quelques jours puisque l’on se sent de montrer une nouvelle photo, ses nouveaux meubles, ses lieux de vacances, ou son nouveau look. L’effet d’entrainement pousse ce désir de maintenir la cadence, le rythme est acquis la dépendance aussi. Si l’on passe deux ou trois jours sans montrer le bout du nez on revient en expliquant les raisons de cette absence.

Dans leur solitude humaine certaines personnes ont besoin du cyberespace pour rester connectées au monde qu’il soit virtuel ou non, cet espace étant leur tribune. Vivre dans une même ville, et être « amis » sans jamais se rencontrer semble une contradiction que peu d’excuses sauraient justifier.

Ceci dit, je ne suis pas celui qui clouerai le cercueil de la cyberdépendance en invoquant toutes les causes des malheurs du monde, bien au contraire. Je regarderai plutôt du côté des « experts » dans le domaine qui pointent du doigt les conséquences de ce problème, en soulèvent les enjeux mais si peu est fait pour offrir une alternative !

C’est exactement le même comportement envers la consommation d’alcool, l’usage du tabac, ou certaines drogues que l’on légalise mais que l’on traite comme illégales. Jusqu’où ira-t-on dans cette fausse rectitude de « démonistaion » des consommateurs, sans trouver une solution ?

Entre les recherches qui se font à coups de budgets et le terrain où beaucoup se dit et si peu est fait, il y a cet écart, un fossé qui n’a pas changé depuis les premières interdictions sur ce que le processus légal n’arrivait pas à contrôler au nom d’une quelconque rigueur morale.

Et si on mettait autant d’ardeur et d’efforts pour résoudre une fois pour toute ces injustices flagrantes de la condition de la femme dans le monde, des enfants exploités dans plusieurs pays de notre planète, les résultats seraient de loin plus salutaires pour nos collectivités que l’usage des moyens coercitifs que l’on impose aux gens mais dont on profite largement puisque alcool, tabac ou cyber dépendance, les taxes et les redevances seront toujours perçues quelles  que soient les effets secondaires de telles dépendances.

Avant de vous dire à la prochaine, j’aimerai partager avec vous cette réflexion, qui me parait fort pertinente aujourd’hui et probablement demain !


Dans la version pervertie qu’il reste du socialisme (ndlr : remplacer par démocratie cela sonnerait toujours vrai), il ne s’agit plus de lutter pour les droits des travailleurs ou des plus démunis, mais d’entretenir la misère du peuple pour justifier l’existence d’un parti politique et la distribution de faveurs arbitraires à une clientèle maintenue en situation de dépendance.
Philippe Bartherotte


Michel ©

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Auteur : Michel J. Boustani

Auteur 25 ans d'expérience dans le domaine de la communication et de l'enseignement. Conception pédagogique - Gestion stratégique du savoir - Facilitateur d'atelier en pensée design et grand amateur de mises en récit et blogues. _____ Author - Web author 25 Years in the field of Communication. Specialist in Instructional Design - Strategic Design Thinking and Knowledge Management Implementation. Actively involved in Storytelling and Social Networks

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