Lorsque dire ce que l’on pense…

2016-11-8--10-25-53


On choisit de paraître plutôt que d’être.
Ensuite on se plaint d’être incompris.
Rava

Vivre en société nous impose des fois certaines convenances. Les admettre ou pas, c’est aussi accepter de vivre avec les conséquences qui en découlent.
J’ai rarement croisé au cours de ma vie, un esprit libre qui n’ait pas été perçu comme original, drôle ou différent de la norme. Ces personnes sont aussi sujettes aux critiques de la collectivité qu’elles semblent déranger.
 
Plus nous nous disons “évoluer” plus notre langage et l’usage qu’on en fait devient complexe. Complexe parce que l’individualisme devenu si commun nous permet d’interpréter le sens d’un terme différemment voire à l’opposé du sens original. C’est alors que surviennent incompréhensions, discordances et dans certains cas les mésententes.
 
J’ai souvent partagé articles et opinions sur le fait que nous ne pensons pas tous (les humains) de la même manière. Nous regardons et observons les faits de notre quotidien mais nous les interprétons selon notre mode de pensée. Ceci étant source d’ennuis pour certaines personnes à tous les niveaux de leur existence. Bien que des cas cliniques existent réellement; que d’enfants se trouvent diagnostiqués (étiquetés) comme “enfants avec difficulté d’apprentissage” alors que cela n’est qu’un mode comportemental, un mode de vie et de pensée propres à l’enfant.
Que dire alors des adultes qui, des années durant, se sont astreints au silence pour satisfaire ces dites convenances faut de quoi elles passeraient pour des personnes différentes et pour le moins peu fréquentables.
 
On parle aussi des moutons noirs ! Que de fois je m’entendais me le faire dire, que ce soit mes supérieurs, certains collègues mais aussi des connaissances sociales. Pris entre la fierté de l’être et l’inquiétude de la perception que l’on se faisait de moi, j’ai continué, je n’ai pas changé, j’ai simplement “adapté” mon langage sans me détourner de ma vraie nature.
 
Ai-je réussi à me faire accepter pour autant ?
 
Je reconnais avoir perdu de vue plusieurs personnes, à cause de celle-ci. Si je regrette ces situations, j’ose penser que nous aurions pu nous rencontrer à mi-chemin sur un terrain d’entente.
 
La citation de Rava en début d’article illustre sincèrement mon état de pensée, ce que je ne suis pas au fond.
J’admets que ne rien dire parfois mais ne jamais cesser de penser qui nous sommes, est un juste milieu pour survivre dans notre monde où la libre opinion se fait de plus en plus rare aujourd’hui.
 
Michel ©
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Auteur : Michel J. Boustani

Auteur 25 ans d'expérience dans le domaine de la communication et de l'enseignement. Conception pédagogique - Gestion stratégique du savoir - Facilitateur d'atelier en pensée design et grand amateur de mises en récit et blogues. _____ Author - Web author 25 Years in the field of Communication. Specialist in Instructional Design - Strategic Design Thinking and Knowledge Management Implementation. Actively involved in Storytelling and Social Networks

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