Nous sommes tous des migrants !


Depuis quelques jours le quotidien La Presse a fait paraître certains articles à propos des demandeurs d’asiles Haïtiens venant ici au Québec.
Bien que ces articles soient très bien intentionnés (on ne pourrait en daouter), il y a par contre, ce que j’estime être un conflit entre les règles fondamentales de l’orthographe et le style qui, à mon humble avis, provoque et induit certains commentaires (oui je les ai tous lus ces commentaires, juste pour prouver ma théorie simpliste…. La journaliste avait visé juste: faire réagir le lecteur d’ici !)

N’est pas journaliste celle ou celui qui fait un “sans fautes de frappe” ou quelqu’un qui a des idées, ou qui devrait répondre aux lignes éditoriales décidées par la direction de son quotidien. Écrire via les réseaux de l’information est un pouvoir, celui d’informer mais aussi de faire réagir les lecteurs. Il est fort possible d’anticiper une réaction face à une nouvelle donnée juste en employant les mots qu’il faut.

J’avoue que je me suis fait prendre moi aussi face à une telle démonstration parfois teintée de sophisme inconscient (je l’espère).
Vous me diriez que c’est l’audimat, les ventes, les ratios, les statistiques, mais on ne dira jamais assez sur les conséquences des émotions provoquées…
L’article en question parlait de la réaction de certaines organisations et de certains particuliers, quant aux modalités qu’utilisent les organismes officiels envers les demandeurs d’asiles. Si je m’étais arrêté au texte tel quel, j’aurais eu la même réaction que les 120 et quelques commentaires qui allaient tous (ou à de très rares exceptions) vers une réaction clairement négative envers ces personnes.
Oui la sacro-sainte liberté d’expression , oui notre “État de droit” ou notre démocratie, oui sur toute la ligne. Mais non sur l’induction parfois sournoise de réactions anticipées.
Plus on maîtrise une langue plus on en découvre son pouvoir et les outils pour en user (abuser), j’en sais quelque chose j’écris moi-même et je sais combien le choix de certaines expressions peut faire sourire, pleurer ou réfléchir mes lecteurs.
La tentation est forte d’user d’un tel procédé, nous en savons quelque chose lorsqu’un dirigeant politique ou un officiel se met sur la tribune publique et commence. à parler.
SI nous critiquons nos politiciens parce que nous les pensons peu ou pas assez crédibles, les médias d’informations ne devraient pas tomber dans cet illusoire désir de nous mener en bateau !
Quelqu’un me dirait “mais alors, c’est quoi le rapport avec le titre de cet article ?” et bien voilà ! Tout se trouvait quant au choix du titre et l’image que l’on souhaite mettre dans l’esprit du lecteur. N’est-ce pas le cas de ce que font plusieurs journaux chaque jour ? 🙂

Michel ©

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Auteur : Michel J. Boustani

Auteur 25 ans d'expérience dans le domaine de la communication et de l'enseignement. Conception pédagogique - Gestion stratégique du savoir - Facilitateur d'atelier en pensée design et grand amateur de mises en récit et blogues. _____ Author - Web author 25 Years in the field of Communication. Specialist in Instructional Design - Strategic Design Thinking and Knowledge Management Implementation. Actively involved in Storytelling and Social Networks

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