Avons-nous besoin de tant d’experts ?


Avons-nous besoin de tant d’experts ?

 

Une porte claque aux îles Galapagos. On amène une panoplie d’experts sur les chaînes d’informations qui vont se pencher sur la question le plus religieusement du monde, se perdre en conjectures et nous sortir des non-réponses plus circonspectes que jamais.

Si un robinet fuit sur une place publique d’une grande ville, on dépêche aussitôt envoyé spécial sur envoyé spécial pour couvrir l’événement.

Le drame (comique et désopilant) se joue entre le ou la chef d’antenne et l’envoyé spécial.

  • Alors Untel dites-nous quelle est la situation sur le terrain
  • Et bien voilà le robinet fuyait, l’eau coulait,la municipalité a fait appel aux autorités compétentes. Une enquête aura lieu
  • Oui, mais comment réagissent les citoyens de la place
  • Effectivement (remarquez le “effectivement”)  ils se posent plusieurs questions et ne savent pas à quoi s’en tenir
  • Oui, mais pourriez-vous nous dire comment se sentent les citoyens de la ville, ce qu’ils éprouvent…
  • … (Un moment de silence, l’instant est solennel, l’envoyé spécial doit se demander “mais c’est quoi le rapport entre un robinet qui fuyait et le ressenti des habitants de la ville”)
  • Voilà mesdames, messieurs c’était notre envoyé spécial et expert sur le terrain

Mais minute l’histoire ne se termine pas là, car au moment des “primes” (Heure de grande, très grande écoute) on nous sert un “Spécial”, un melting-pot de deux ou trois experts que l’on a pu rejoindre dans différentes capitales du monde, l’heure est grave, le moment important… Tour de table, parfois le décalage entre les capitales ajoute du punch à l’événement, nous y voici.

Nos experts se suivent et se ressemblent presque tous. Le profil, le regard, les mots, l’habillement et la touche finale de la maquilleuse. La voix est posée, il faut hausser le volume, certains parlent si bas qu’il faut faire silence dans son salon, d’autres ont le débit verbal digne d’une finale du 100 mètres de vitesse, si vous osez mettre les sous-titres c’est hilarant, le robot de traduction vous invente de nouveaux mots, certains sympas, d’autres gros (hein les gros mots !!!) mais l’expert a parlé.

Le journal du soir est consacré en grande partie sur l’affaire du robinet, et puis un “Flash de dernière minute” l’affaire est réglée. L’envoyé spécial surgit sur nos écrans, le chef d’antenne interrompt les experts, mais une pub de 15 secondes aura eu le temps de passer:

  • ALors dites-nous ce qui se passe …
  • Effectivement ! (Encore!!! Lui et son “effectivement”) un dénouement inattendu. Un enfant qui regardait la scène, s’est approché du robinet qui fuyait, à tout simplement tourné la manette, ce qui a fait que l’eau s’est arrêtée de couler ! (Il leur faut parfois plus de mots que ne contiendrait un roman, tant l’émotion est profonde ! Je fais de l’ironie, mais vous aurez deviné !)
  • Fantastique ! Mais les gens du village qu’ont-ils ressenti quand l’eau s’est arrêtée de couler ?

Je pourrais vous saouler pendant des pages au sujet des experts, des envoyés spéciaux et de la qualité linguistique des contenus auxquels nous avons droit chaque jour, de chaque semaine, vingt quatre heures sur vingt quatre et sept jours sur sept…

Deux spots publicitaires plus loin, de retour au panel des experts, on boucle la séquence, on les remercie, finalement, ils n’ont pas dit grand chose, c’est le petit enfant qui est fautif, il a tourné la manette du robinet… (Cela me fait penser à la chanson de Gilbert Bécaud: L’orange du marchand !)

Je me demande souvent si nous avons vraiment besoin de tant d’expertise dans notre quotidien, mais oui certainement, car face à l’ennui débilitant des publicités, nos experts nous amusent juste assez en attendant la prochaine émission !   

Michel ©

Le silence de Dieu !


Ne dites pas à Dieu ce qu’il doit faire.
Niels Bohr


Nous sollicitons le bon Dieu pour tant de choses surtout aux occasions et aux célébrations. Une fois ces temps passés, nous reprenons le train-train de notre quotidien, oubliant toutes les demandes et toutes les sollicitations, pensant que Dieu s’occupera de nous répondre selon les demandes faites. Dans un tel climat de silence, il arrive que certains (politiciens ou futurs en devenir) s’imaginent le pouvoir de prendre la parole au nom du créateur, de parler en son nom et pire encore d’interpréter ce qu’il ne dit pas.

Ce n’est point le propre d’une religion en particulier mais de la désinformation que ces personnes s’amusent d’user (et d’abuser) pour leur propre intérêt.

On fait dire à Dieu ce qu’il ne dit pas !

Avouons que la donne est facile, jamais jusqu’ici Dieu n’aura répondu à ces vendeurs de mensonges ce qu’il pense vraiment ! Comble de facilité, personne n’est revenu de ce monde appelé la mort pour dire ce qu’il en est!  

Je me suis toujours posé la question pour laquelle je n’ai pas de réponse à savoir si l’un des grands prophètes, ceux qui ont inspiré ces grands courants appelés religions, revenait sur Terre comme il est écrit dans les livres sacrés ? Allons-nous le croire ou simplement l’accuser de blasphème et l’exécuter sur la place publique ?

Les religions de ce troisième millénaire sont en manque flagrant de profonde spiritualité !

Le silence de Dieu ne m’étonne plus !

Michel ©  

Les vraies causes.

00-people3


 

Si nous mettions autant d’ardeur à défendre de vraies causes au lieu de glorifier les dirigeants, qui nous oublient, une fois rentrés chez eux, nous vivrions dans un bien meilleur monde.

Par ces temps troubles de notre histoire, nous oublions notre passé. Nous n’apprenons pas des leçons ou des enseignements, nous laissons à nos émotions éphémères le soin de gérer nos actes. C’est alors que les passions se déchaînent. Qui n’est pas de notre avis devient un opposant que nous nous appliquons à détruire simplement pour imposer notre vision. Une vision qui n’est pas nécessairement la nôtre, mais celle d’un politicien opportuniste en manque de pouvoir. Plus royaliste que le roi, nous le sommes !

Le populisme est devenu le standard par lequel les politiciens se plaisent pour enflammer de fausses passions.

Le manque de raisonnement souffre de l’endormissement des foules par l’entremise d’illusions prouvées servies au quotidien grâce aux médias. On s’assure que vous soyez suffisamment endettés pour que vous soyez pris dans ce tourbillon d’anxiété, celui de payer vos factures indéfiniment.

AInsi va la vie, une succession de cycles au cours desquels vous êtes sollicités sans répit, pour acheter, prendre une pause et acheter encore plus. Entre les épisodes des scènes bouffonnes, se faufilent les agissements de nos dirigeants.

Il est triste de constater, peu importe la société dans laquelle nous vivons, que notre dénuement humain n’a pas changé depuis l’histoire des temps. Ce ne sont que les moyens qui se sont plutôt améliorés.

 

Michel ©

Vivre le rejet !

00Man3


Je suis reconnaissant à tous ceux qui m’ont dit NON.
C’est à cause d’eux que je suis moi-même.
Albert Einstein


Peut-on être reconnaissant envers les personnes qui, sans crier gare, nous rejettent ?

J’avoue que la réflexion d’Einstein m’apparaît être tout un défi.

Il m’est arrivé au cours de mon existence de vivre de tels moments, sans nécessairement les  comprendre. Mais y avait-il quelque chose à comprendre ?

Sur le vif, j’avoue que cela m’avait blessé, surtout quand cela arrivait à l’improviste, sans que je puisse voir venir ce geste de la part de gens que je croyais suffisamment sincères.

Si certains se sentiront blessés, ou d’autres insultés, il y aura toujours cette question restée sans réponse en soi: : Pourquoi ?

Je ne pense pas que le rejet est dû à notre mode de vie actuel, les technologies n’y seraient pas en cause, le rejet se vit depuis que les personnes vivent ensemble, ou du moins essaient de vivre ensemble.

Un étranger qui se pointe dans une communauté, une personne qui n’est pas de la même race ou qui n’a pas les mêmes croyances religieuses, politiques voire simplement humaines.

Le rejet est, du moins pour moi, plus une attitude égocentrique qu’une conséquence de cause à effet. La peur de s’impliquer, la crainte de devoir donner une part de soi, de son temps, de sa disponibilité.

Un peu comme ceux qui devant leur poste de télé le soir, approuvent les bonnes causes humaines, s’indignent de l’injustice prévalant de nos jours, mais qui remettent leurs masques le jour et ignorent un mendiant qui semble vraiment avoir faim, ou la personne âgée que l’on laisse debout alors qu’on pourrait lui céder sa place dans le métro, avouons que les exemples ne manquent pas, ces derniers parlent d’une manière ou d’une autre de rejet.

J’aimerai bien vous croire cher Monsieur Einstein et faire cet acte de foi en vos mots, remercier celles et ceux qui m’ont dit NON !

À suivre …

Michel ©

 

L’obsolescence programmée.

2016-23-12-12-56-25


“L’obsolescence programmée (i) des choses faisait partie de la vie. Il était acquis qu’elle entretenait le bon fonctionnement de l’économie. Acquérir était un droit mais posséder était contraire au nécessaire renouvellement des productions.”
Jean-Christophe Rufin (Globalia 2005)


Elle existe partout et commence dès notre naissance. En fait ce sont nos parents qui la subissent, cette obsolescence programmée, rien que de voir la liste des “choses” à acquérir avant la venue du nouveau-né. Qui une fois acquise, se trouvent dotée d’une date de péremption qui pourrait ne pas servir pour la venue d’un futur frère ou d’une future petite-soeur.

Ayant vécu une expérience similaire lorsqu’une de mes filles avait eu besoin d’acquérir une poussette dite “multi-fonctions” (Poussette, siège coquille, siège pour la voiture, etc.)” Outre le prix exorbitant, il était question d’un label du genre “valide jusqu’en 2018 !”

L’on invoquait toute sorte d’excuses, de raisons scientifiquement prouvées pour “pousser” le consommateur de se fournir d’une nouvelle passé le délai.

Mais alors chers parents ce fameux landau que l’on gardait si précieusement d’un enfant à l’autre, vous étiez “non-conformes” selon les règles dictées par les manufacturiers, sauf si de ce temps on n’avait pas l’exigence de vous pousser à consommer de façons démesurée.

Elle continue cette obsolescence, bien entendue les excuses sont là pour vous empêcher de vous plaindre, elle continue sur les bancs d’écoles, dans toutes les classes.

Ma fille aînée avait besoin dans une des classes au secondaire d’une calculatrice dite “scientifique”. La polyvalente avait imposé aux parents l’achat d’une de ces calculatrices: une marque connue, un modèle choisi et des fonctions dites scientifiques, le prix aussi.

Vous pourriez imaginer le sentiment des parents, riches ou de conditions modestes qui ont du débourser quelques 125 dollars pour l’achat de cet objet. Mais bon que ne ferait-on pas pour nos enfants.

Il serait bon de savoir que cette calculatrice fut utilisée une seule fois au cours de l’année scolaire, quant à la laisser pour mes enfants qui suivaient et bien comme on dit en bon français “Nice try” le modèle avait changé selon les directives de l’école !

Vos articles ménagers qui ne sont plus réparables mais que vous remplacez au bout d’une durée de vie de moitié aux modèles antérieurs, et bien entendu les fameux téléphones intelligents qui se “dégradent” et deviennent “passés de date” par le même manufacturier qui vante les “plus” de la nouvelle version.

J’entendais deux personnes discuter sur les CD de musique, l’une disait qu’elle avait plus de 1500 CD, l’autre semblait se moquer de la première en lui disant que cela ne servait plus à rien… Finalement nous avons tous vécu une telle expérience traumatisante puisque ces disques sont si difficilement recyclables. Et la vie continue.

Si ce phénomène d’obsolescence touche les biens de consommation, il touche aussi nos politiciens et dirigeants en matière de promesses.

L’inspiration dont ils usent est bien établie, le succès de leurs gestes étant prouvé et reconnu par ceux-là même qui en sont les victimes: Nous !

Si l’on devait tenir un registre des promesses faites au début et celles tenues en cours de mandat, gageons que ces leaders seraient bien nombreux d’arpenter les bureaux de chômage. Mais a-t-on jamais vu des politiciens au chômage ?

Il est grand temps que cesse cette réaction, celle de pointer du doigt d’imaginaires responsables de ce que devient notre humanité, à moins bien entendu que nous pointions ce doigt sur nous. Nous avons peur, peur de nous effondrer l’instant où nous prendrons conscience que nous encourageons sans discuter cet état des choses !


“Les armements, la dette universelle et l’obsolescence programmée sont les trois piliers de la prospérité occidentale. Si la guerre, le gaspillage, et les usuriers sont abolis, vous vous effondriez.” (Aldous Huxley)


Michel ©


(i) L’obsolescence programmée: l’ensemble des techniques par lesquelles un metteur sur le marché vise, notamment par la conception du produit, à raccourcir délibérément la durée de vie ou d’utilisation potentielle de ce produit afin d’en augmenter le taux de remplacement. (Source: http://www.definitions-marketing.com/definition/obsolescence-programmee/ – L’encyclopédie du Marketing)

L’amour de la servitude (A.H.)

000-mode-democratique


La dictature parfaite: une dictature qui aurait les apparences de la démocratie, une prison sans murs dont les prisonniers ne songeraient pas à s’évader. Un système d’esclavage où, grâce la consommation et au divertissement, les esclaves auraient l’amour de leur servitude.
Aldous Huxley
(Le meilleur des mondes)


Je me demande des fois si l’on ne nous met pas chaque jour certaines substances dans l’air ou dans l’eau que nous consommons. Lesdites substances s’assurant de l’atrophie progressive de l’organe appelé cerveau qui dans des temps normaux (le temps passé) nous permettait de choisir librement, d’être capable de discernement, de comprendre ou simplement comprendre sans aucune influence ces choses qui se passent autour de nous.

Nous sommes constamment poussés dans le dos, un peu comme dans les métros de Tokyo, nous sommes entraînés à l’activité par excellence: ne plus penser, ne plus réfléchir et bien entendu ne plus choisir.

Nous prenons les pseudo-vérités pour des faits, parce que nous avons perdu la volonté de prendre position, et si l’on risque de le faire les publicités de la méga-consommation boulimique sont là pour vous surendetter, question de vous divertir des questions essentielles, mais rassurez-vous, le peuple sera toujours pris en otage.

Sur les chaînes nationales on nous rabâche les oreilles pour une bourde linguistique que notre premier ministre a faite, on s’attend qu’il fasse amende honorable devant tout le monde, les associations des professionnels de la santé ici chez moi au Québec boycottent le ministre de la santé (heu mais les soins que vous êtes supposé fournir on en fait quoi ? SI vous dépensiez votre énergie à mieux faire votre travail et régler en silence vos problèmes), les gens de lois, les syndicats, bref vous le citoyen serez toujours le dindon de la farce que vous soyez aimé ou pas, “on a besoin de vous” en tous temps.

Lorsque les médias de l’information s’y mettent nous assistons è du grand art, bourrage et débourrage de crâne avec en prime des journalistes qui se sentent la mission d’analyser un fait dont nous n’aurions besoin que de l’énoncé.

Certains me font penser à ces animateurs de match de hockey, qui dans le feu de l’action, nous racontent des histoires sur les joueurs, les détails de leur vie privée, bref de quoi meubler le temps, car commenter un match de hockey c’est “long en titi “

Hier midi j’ai eu droit au maire de ma ville qui m’a servi une leçon sur la puissance  en luminosité des lampes d’éclairage extérieur et la différence entre les lampes dites LED et l’éclairage conventionnel (4000 et 3000 Kelvin), mais quand il était question de parler de la douloureuse (la facture) et bien comme par miracle le son de la retransmission avait baissé.

Si la formule que les empereurs romains avaient adopté avait ce quelque chose de bien, du pain et des jeux, nos romains modernes eux nous créent toutes les conditions favorables pour mieux payer nos taxes qui ne font qu’augmenter sans nous fournir des solutions.

On dit toujours que le client est roi dans le commerce du détail, il serait grand temps que ce client, qui sont surtout les citoyens  exercent leur droit premier, celui de se faire rembourser par ces gaspilleurs de taxes qui nous parlent beaucoup trop chaque jour !

Michel ©  

 

Parlons de santé mentale.

00-coffee-lane


  • De quoi souffrez-vous Monsieur ?
  • Je ne souffre pas, par contre je suis autiste, rassurez-vous je ne suis pas contagieux !

C’est une conversation typique que l’on pourrait entendre dans une clinique, un centre hospitalier ou dans son propre salon. Vivre une condition particulière requiert de nos jours une étiquette, un titre, un “tag”.

On se confond en “trentedouze” variantes lexicales pour éviter de dire qu’un tel est dérangé mentalement,, cela ne se dit pas voyons !

Et puis il y a ce besoin pressant de vous guérir de votre “maladie”, heu mais j’ai rien demandé, je veux juste comprendre ce qui se passe. La panoplie des traitements va des antidépresseurs aux séances avec psychologues, de psychiatres éventuellement.

Sur un des réseaux sociaux professionnels auxquels je participe, il est fort courant de voir défiler des articles qui vous prodiguent conseils, recommandations, trucs et astuces pour dépister, comprendre, approfondir, “vivre avec” ou “ne pas vivre avec”, etc. une “maladie”, on est prompt à vous dire ce que c’est et surtout comment faire, ce mode où l’individu est pris pour tel.

Je lisais avec stupeur que certains pays”sortent” les jeunes autistes de l’école, les internent et amènent l’école au lieu de les intégrer à l’école !

Sans ignorer l’existence de vraies maladies en santé mentale, il est déroutant de constater qu’aussitôt que quelqu’un ne “fitte” pas (cadre pas)  on s’empresse de le “classer”, diagnostiquer bien entendu, voyons on est professionnels ou on ne l’est pas. Oui il y a des patients qui souffrent d’affections mentales, ce serait dérisoire de ma part d’ignorer ce volet, mais les autres, les laissés pour compte, ceux que l’on n’arrive pas à diagnostiquer. Prenons les idées reçues sur la dépression, l’autisme des adultes, et bien d’autres situations.

Être différent n’est plus une option viable de nos jours. Répondre aux normes est devenu ce must incontournable faute de quoi il y va de son avancement professionnel, voire social.

J’ai moi-même vécu, et continue de vivre certaines expériences concrètes, tangibles, mesurables, quantifiables. Comment penser selon un schéma différent, aborder une solution de problèmes différemment du modèle enseigné sur les bancs d’écoles. Le système en place se contredit assez souvent. On enseigne aux apprenants que l’atteinte de l’objectif (le résultat) est chose importante, mais on veut aussi que la personne suive obligatoirement un processus de pensée défini d’avance. Si l’un ne va pas sans l’autre, on sanctionne, on examine ou décortique mais on oublie l’énoncé de départ.

Je reviendrai toujours à la source de nos problèmes de ce troisième millénaire: le modèle éducatif qui ne peut plus s’appliquer de manière uniforme à tous. Quelqu’un me disait un jour que l’éducation “à la carte” était chose impossible voire utopique, et pourtant si l’on jalouse tant le modèle d’autres pays (La Finlande par exemple) et bien, les faits sont là !

Vivre en collectivité de nos jours suppose une acceptation de nos différences. Refuser celles-ci implique d’office l’exclusion de celles et de ceux qui ne correspondront pas à cette rythmique imposée.

Si les spécialistes n’osent plus sortir des rangs pour opérer ce changement, il y a de quoi s’inquiéter, car les aiguilles des secondes de l’horloge de notre histoire avancent sans attendre !

Michel ©