Avons-nous le libre-choix ?


Pour une des rares fois que le contenu d’une publicité télévisée veuille dire quelque chose de sensé, mais juste le début!
La narratrice dit que de nos jours on nous dit quoi choisir, où aller, qui aimer, comment rencontrer du monde, etc. Je trouvais l’idée fort pertinente. Quant à la suite, elle vantait les particularités techniques d’un véhicule 4×4 où le conducteur “pouvait faire ce qu’il voulait sur des routes enneigées (plus ridicule que cela tu meurs)
Je trouve que ce type de message décrit clairement notre mode de vie de ce millénaire.
On nous dit quand acheter, quoi acheter, qui fréquenter. Tout est dosé, le timing parfaitement ficelé.On ne vous dira jamais d’acheter une maison le mois des déclarations d’impôts ou de renouveler vos meubles avant le temps des vacances,bref on ne vous laisse pas en paix les douze mois de l’année. De plus si l’année en cours est une année d’élection alors là c’est la totale!
Les forums, les panels,les experts, les analystes qui vous abreuvent de leur savoir sans prendre de souffle.
Nous vivons dans une culture de souk. On me dira qu’il faut faire rouler l’économie, oui d’accord, mais entre une pub de voiture et celle de promotion de nouvelles maison on vous refile une ou deux dignes de moron, plus débile que cela ça ne se peut pas:
Il me semble que les stratèges en communication aient trouvé une signification “soporifique” des séquences commerciales et publicitaires. Moi cela me donne le temps d’aller chercher un verre d’eau sinon passer au petit coin, hehe. Je sais que je ne manquerai rien de mon émission favorite (favorite? Heu ! elles sont toutes anciennes, mâchées, réchauffées, souvent vides de toute substance qui respecte l’intelligence des spectateurs)
Bon suffit je vais cesser de chialer au risque de faire comme ceux que je pointe du doigtce matin.
L’ingérence dans la vie des gens n’aura jamais aussi profonde comme nos temps actuels.
Michel ©

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Les auteurs de livres c’est comme…


“L’amour sans la pudeur, c’est quoi ? Est-ce que c’est boire de tous les vins et dans la même coupe. Ou bien boire du même vin mais chacun dans sa coupe.”
(Aziz CHOUAKI)


Les auteurs de livres c’est comme un vin, un nouveau cru , qu’il soit traditionnel, millésime, ou fougueux par sa vivacité parfois effrontée, Ces vins qui annoncent l’arrivée d’un nouveau bouquet, d’une nouvelle palette de saveurs et de parfums.

Il y a les vins nouveaux qu’il faut consommer rapidement au risque de les voir se flétrir leur leur valeur, ceux qu’il faut plutôt chambrer, pour certains, les mettre au frais, ces fameuses 15 minutes au frigo et 15 minutes à température ambiante. Il y a ceux dont il faut boire la bouteille une fois le bouchon retiré, au risque de les laisser se transformer en désastre et servir de vinaigre pour accompagner les prochains repas de viandes. Parmi les rares, il y a ceux que nous pourrons jalousement garder dans une cave spécialement conçue pour les préserver de la morsure du temps, prenant soin du lieu de la température, on leur rend visite, sans trop de bruit, on les admire, on les déplace avec respect pour ne pas déranger le précieux nectar. La fierté que l’on ressent de ces visites alors que nos invités curieux de connaître nos secrets nous suivent à pas feutrés à la découverte de nos trésors si bien gardés.

Lorsque je vais acheter du vin, c’est pareil comme lorsque je décide d’aller m’acheter des livres, je me décide pour un vin de table ou pour un repas festif, je me plais de poser question sur question sur les accompagnements, les sauces, et types de viandes qui mettraient en valeur le bouquet du vin choisi. Les livres c’est pareil, on y va pour un roman de gare de train ou un compagnon intime, alors que bien au chaud dans son fauteuil préféré au calme d’une soirée qui s’éternisera dans cette liaison personnelle, celle des mots, de l’auteur, de nos émotions, loin des regards voyeurs du monde curieux qui nous entoure.

Dans ces choix d’acquisition nous faisons face à l’opinion des autres, ces autres qui se disent experts ou critiques en livres ou en vins. Je me demande toujours quelle est cette dose d’objectivité qui leur permet de donner un avis juste et honnête sans être tenté d’aimer peu ou plus le sujet de leur critique ? Il est fort amusant quand on s’y connait un peu pour se faire sa propre idée, de se rendre à l’évidence que l’expert en vin n’arrive point à différencier entre un vin nouveau d’un vin de table, c’est alors un étalage de mots si complexes que l’encyclopédie des vins suffirait à peine pour rassurer notre santé tant mentale qu’intellectuelle. Et pourtant il aurait été suffisant de dire les choses aussi simplement que possible, par exemple, ce vin est bon, je l’ai essayé avec du poisson, ou ce livre est agréable à lire.

Mes choix de livres je les ai fait sans aucune influence extérieure cela m’aura permis de très agréables découvertes d’auteurs devenus mes amis de chevet, qui ont su garder vivante en moi la sensation du merveilleux. Alors que pour d’autres ce fut le long et délicieux processus de lui trouver sa place, la bonne température et une fois prêt, savourer l’essence même du roman aux mille parfums.

Lire un livre ou ouvrir une bouteille de vin, n’auront jamais été que ces choses si particulières du plaisir de la savoureuse découverte des sens!

À la prochaine,

Michel © – Publié en octobre, 2015

Aujourd’hui le monde !


Le monde du partage devra remplacer le partage du monde
Claude Lelouch


Bonjour le monde, Il aura suffit quelques petites minutes en ce lundi matin, premier jour de la semaine pour constater à travers cette fenêtre ouverte sur les humains, cette fenêtre que sont les quotidiens virtuels, les chaînes de nouvelles, les émissions sociales pour faire un constat à saveur fade et morose.
Un gouvernement qui se questionne quant au manque à gagner du commerce virtuel, des mouvements sociaux et civiques qui lancent une initiative en faveur des femmes mais qui,disons-le honnêtement reprennent les mêmes mots que ceux utilisés dans la colonne des faits divers d’un quotidien, bref on nous assaille de nouvelles alarmantes et alarmistes sur des faits qui pourraient ne jamais arriver mais dont le message est construit de sorte que cela est une réalité. Les mouvements civiques sont en panne sèche d’innovation et de motivation. Le discours est on ne peut plus plate dans cet ennui qui me donne l’envie de zapper, changer de chaîne vite vite. Que de fois, en silence (oui je chiale moins à haute voix) je prie tous les saints (ceux qui restent et ceux qui n’ont pas encore pris leur retraite) pour dire à la personne qui expose un fil de nouvelles: “Mais tais-toi pour l’amour de la vie, va revoir tes cours de langue (française) et rappelle-toi comment faire une phrase que l’on puisse comprendre !”
Nous passons aux urnes et élisons des gens qui nous promettent monts et merveilles, mais à peine ils passent à l’action on n’est plus d’accord ! On se plaint on maugrée, on chiale (pour le dire en bon français).
J’aime prendre le pouls du monde sur les réseaux sociaux, FB © et Cie… Ces tribunes qui parlent de notre monde qui parlent et parlent de l’animal de compagnie que l’on quitte, ou des ego-portraits ces galeries dignes des marchés aux esclaves du temps de l’antiquité, se faufilent en filigrane des causes que beaucoup ignorent et ne pensent même pas prendre quelques secondes pour s’intéresser aux sans-abris, aux réfugiés, aux victimes. Il faut absolument trouver un exutoire (ou plusieurs) pour “couvrir sans se découvrir” publiquement.
Les nouvelles politiques, économiques sont devenues soporifiques on zappe plusieurs minutes pour trouver une émission qui ait du sens. Mais oui pour quelque chose de meilleur encore faut-il payer un supplément.
J’avais hâte ce matin de refermer ma double fenêtre sur ce monde qui s’ennuie à mourir, prendre un livre et oublier ne serait-ce que quelques heures que demain matin il me faudra tout le courage possible pour rouvrir cette même fenêtre question d’aérer la pièce.
Michel ©

Noël, mode d’emploi !


Il y a un an jour pour jour ou presque, je partageais avec vous ce billet au sujet de l’histoire de Noël, ses traditions mais aussi ce que pourrait représenter cette commémoration.

Loin de moi l’idée de jouer au rabat-joie, j’aimerai vous parler de Noël, de son esprit, de son sens le plus différent. Alors pour ce faire, j’ai opté de vous raconter une série de petites histoires. Nous aimons tous les histoires racontées. Que de fois lors des années d’enseignement je commençais mon cours par cette expression : “Il était une fois…”. J’avais l’attention de toutes les personnes présentes.
Je pouvais leur faire un exposé en physique quantique, je savais que j’avais l’attention de toute la salle.

Alors voici, il était une fois Noël:
(texte écrit et publié la première fois en décembre 2016)
“Si certaines fêtes de fin d’année, s’identifient à une communauté religieuse en particulier, l’histoire des origines de ces pratiques de plus en plus controversées par des gouvernements qui veulent faire bonne figure en matière de rectitude sociale et changent les mots (mais est-ce que l’esprit change ?) pour ne pas blesser la sensibilité de ces autres communautés.

Pourtant si l’on se donnait la peine de découvrir et lire quelle est l’histoire de ces objets ou pratiques, nous serions bien loin de nous scandaliser, nous choquer et monter aux barricades pour montrer notre attachement aux dévotions souvent superficielles de notre pratique religieuse ou spirituelle.

Oui les bons repas, les mets, les gâteaux, la bûche et les cadeaux sont importants, mais n’oublions pas l’esprit des fêtes. Que le champagne coule à flot, que les mets les plus raffinés soient outrageusement en abondance, tout ceci n’est rien devant l’oubli de l’origine de ces traditions que nous faisons nôtres en oubliant leurs sources.

Nos ancêtres avaient beau être païens, ou animistes, il reste qu’ils donnaient bien plus de valeur aux célébrations d’aujourd’hui devenues, de nos jours, synonymes de bombance démesurée ! On parle du vendredi fou, des cyber-lundis, mais si peu de Noël

Banc de quêteux :(comme on dit au Québec)

Meuble dont le siège et la façade se rabattent par terre et forment une boîte dans laquelle on étend une paillasse qui servira à l’occasion de lit au quêteux de passage ou aux enfants de la maisonnée.

Une petite histoire de quêteux.

Les mendiants de l’époque étaient reconnus pour leur discrétion sur eux-mêmes, leur provenance et leur destination; ils étaient identifiés le plus souvent par un surnom. Ils se présentaient presque toujours dans un accoutrement qui suggérait la misère et la privation. Quelquefois, des rumeurs plus ou moins fondées sur l’un ou l’autre parlaient de fortunes cachées et de dons spéciaux parfois maléfiques. Plus d’un a été reconnu pour sa qualité de conteur d’histoires et de légendes et l’un d’eux était notamment populaire pour sa grande dextérité à réparer les parapluies.

Source : blogue de Michel Prince http://www.michelprince.ca/en/tips-and-tricks/une-petite-histoire-de-queteux.-1120.html

La place du pauvre à Noël (tradition)
Traditionnellement, à Noël la « place du pauvre » ou « part du pauvre » ( ou encore « part à Dieu »), est, comme son nom l’indique, destinée aux pauvres, ou encore au passant, à l’étranger, au visiteur inattendu :Source : Le guichet du savoir http://www.guichetdusavoir.org/viewtopic.php?f=2&t=55773

Les légendes de Noël:
Source: Le site Les Passeurs
http://www.lespasseurs.com/Les_Legendes_de_NOEL.htm

Histoire de la Fête de Noël
Les peuples préhistoriques adoraient la lumière et ils avaient construit des temples qui aidaient à comprendre l’arrivée des saisons pour les premiers agriculteurs européens, les hommes du néolithique. Dans le temple mégalithique de New grange en Irlande, la lumière du soleil ne rentre que le jour du solstice d’hiver, le 25 décembre.
De même dans le temple de Stonehenge en Angleterre, le soleil ne se lève dans une pierre percée que le 21 juin, jour du solstice d’été. Les Égyptiens adoraient à cette période, le fils du Dieu Osiris, Aïnou surnommé le soleil renaissant et marqué au front d’une étoile d’or.
Les Celtes faisaient de grands feux aux solstices pour lutter contre les ténèbres.
Ils avaient très peur de ces périodes sombres avec le jour plus court
mais en même temps, ils savaient que le soleil allait réchauffer le sol et les plantes.

La Bûche
Il est dit que la bûche protège la maison du danger. C’est une des traditions païennes répandues en Europe depuis la nuit des temps pour fêter le solstice d’hiver. On allumait des feux de joie, symboles modestes mais significatifs de la nouvelle chaleur du soleil.
Cette traditions païenne est encore vivante dans de nombreuses régions de l’Italie et dans plusieurs pays.
En Ombrie et en Emilie, dans les Marches et dans les Abruzzes, on fait brûler une grosse bûche d’olivier jusqu’aux premiers jours de janvier. A ce moment, les cendres sont répandues dans les champs et les vignes, comme augure de bonnes récoltes.
En Sardaigne, on jeûne devant le feu jusqu’à minuit.
Une belle tradition toscane veut que les portes de la maison restent ouvertes aux hôtes de passage, tant qu’une souche brûle dans l’âtre.

Le Sapin
La coutume de décorer le sapin est née en Égypte. En effet, l’arbre était en réalité une petite pyramide de bois qui imitait les gigantesques pyramides et qui était un symbole culturel.
Un voyageur rapporta cette idée de la terre des pharaons en Europe. Une partie des populations germaniques, scandinaves et russes adoptèrent cette tradition pour célébrer le solstice d’hiver, le retour du soleil et la chaleur dont l’Égypte est le symbole.
Un disque solaire surmontait la pyramide. Plus tard, les arêtes de cette figure géométrique furent garnies de bâtonnets auxquels on mettait le feu. Si le feu atteignait la pyramide,l’année serait non seulement heureuse mais très fructueuse.

Je peux imaginer qu’il y aurait de quoi raconter des histoires aux plus jeunes en cette veille du jour de Noel prochain (les aînés aussi !)”
Michel ©

Renouvellement d’ordonnance.


Je ne prétends pas être un mathématicien né, mais j’estime qu’après plusieurs années de scolarisation, l’usage de logiciels qui traitent de chiffres, j’ai finalement acquis une certaine habileté quant aux calculs de base. Savoir que certains mois ont 30 jours et d’autres 31 et que cet orphelin de février qui, des fois en a 28 ou 29 selon les cas, j’estime aussi que pas mal de gens savent ceci sans problème. Ce qui suit est une histoire vraie qui m’est arrivée le :


26 octobre 2017 à 10 h du matin

 

  • Bonjour monsieur Boustani, ici c’est votre pharmacienne
  • Oui, bonjour
  • Ce matin vous avez passé une commande de plusieurs ordonnances, c’est bien cela ?
  • Oui tout à fait
  • Selon nos dossiers vous ne pouvez pas renouveler vos médicaments du mois que le premier novembre prochain!
    (Notez la date de cet appel)
  • Ah oui ? Et pourquoi donc ?
  • Parce que nous avons reçu vos instructions comme quoi vous souhaiteriez faire ces renouvellements le premier de chaque mois
  • Ce que vous essayez de me dire c’est que mes renouvellements ne sont possible qu’à ces dates fixes ?
  • Exactement c’est bien cela.

  • J’essayais de trouver une réponse face au ridicule de la situation
  • Donc je fais quoi ?
  • Avez-vous assez de médicaments jusqu’au premier novembre ?
    (re-notez la date de l’appel)
  • Il m’en reste pour deux jours
  • Ah, d’accord, vous devriez prévoir pour les prochaines fois de nous commander vos médicaments le premier du mois… (Je notais le ton lorsqu’il est question de s’adresser à une tête blanche, le comportement change, le ton aussi, le regard alors n’en parlons pas. Je n’avais jamais vécu une telle expérience via le téléphone.)
    Mais d’accord quoi ?
  • Vous savez madame, je souhaite vous informer que je n’ai jamais demandé une telle chose premièrement et secundo je trouve que depuis que je suis client auprès de votre pharmacie jamais je n’ai eu une telle chose (plus de 20 ans en tant que client)
  • Oui mais, moi j’ai des instructions sur le système !
  • Dites madame, quelle que soit la récurrence de l’ordonnance et quel que soit le mois, vous mettez toujours 30 comprimés du médicament dans le flacon, c’est bien cela ?
  • Oui exactement monsieur Boustani
    Le ton se teignait d’une impatience progressive bien que fort polie, mais le ton, les silences le confirmaient quand même
  • Alors veuillez m’expliquer comment faites-vous pour les mois de 31 jours ?
  • … (Silence radio, j’entendais les rumeurs autour de la pharmacienne qui probablement venait de réaliser la déconnexion entre ce que le système disait et ce que son esprit d’humaine comprenait )
  • Si je suis clairement votre raisonnement je devrais être en déficit de 7 comprimés chaque année, 7 comprimés font 7 jours, en comptant que février a 28 jours, ce déficit tombe à 5 comprimés ce qui fait que je serai en retard de cinq jours chaque tranche de 12 mois !
    (Je me retenais l’envie furieuse de hurler mon  “mais allume !”, as-tu oublié que certains mois ont 30 d’autres 31 jours ?
  • … (Silence radio), alors dites-moi je fais comment ?
  • Je vais voir ce que je peux faire !
  • Non vous ne ferez rien madame, veuillez simplement annuler cette instruction de préparation de mes ordonnances le premier de chaque mois.

 

Elle raccroche, je n’en revenais pas. En début d’après-midi, Je passe comme prévu pour récupérer ma commande, et bang la “Panthère Rose”(i)  a sévi encore une fois , un item de ma commande manquait, de plus, on n’avait pas jugé opportun de m’appeler pour m’en informer.

 

  • Revenez ce soir pour récupérer ce qui manque !
  • Ah, bon !
  • Sinon ce sera pour demain
  • Ah ! Pourriez-vous m’appeler pour me dire que vous l’avez reçu ?
  • Désolée monsieur nous n’offrons pas ce service !
    Paf et repaf !

 

Bon, je me suis retenu de rire aux éclats, la scène étant tellement loufoque, mais la préposée qui me servait au comptoir ne pouvait pas comprendre.

Le suspense étant reporté à la fin novembre, à suivre.

Michel ©  


(i) La Panthère rose (The Pink Panther) est un personnage de fiction créé par Friz Freleng et apparu pour la première fois en 1963 dans les génériques de début et de fin du film de Blake Edwards, La Panthère rose.
Dans l’histoire, la « Panthère rose » est le nom d’un bijou, objet de l’enquête de l’inspecteur parisien Jacques Clouseau : le générique du film la met cependant en scène sous la forme d’un félin rose en dessin animé

Éducation: nous avons un problème !


L’objectif des écoles ne doit pas être de former des« citoyens productifs »pour remplir des cubicules d’entreprise; il devrait être d’inspirer à chaque enfant de trouver une « vocation » qui va changer le monde. 
Clark Aldrich


Lorsqu’il est question d’éducation on accuse le manque de fonds, on critique les politiques ministérielles,  les profs, les syndicats, les commissions scolaires, et si cela ne va pas on se retourne vers les écoliers… On vend des théories sous la forme de tableaux “intelligents” on inverse les classes, on sort dehors pour bouger, mais si cela ne fonctionne pas alors c’est le parti au pouvoir qui est responsable de tout échec ou carence dans le domaine.

Le plus délirant c’est d’envoyer un reporter en Finlande pour nous dire combien le système éducatif de ce pays est (presque) le meilleur du monde occidental. Ce que ce reporter n’a pas, et n’aura probablement jamais, c’est le contexte socio démographique, politique des petits finlandais, de leurs parents, de la finalité de cette “éducation” qui fait tant d’envieux et de jaloux. Si cette formule inspire  plusieurs , elle ne peut être dupliquée, clonée ou imitée sauf si bien entendu l’on décide de changer de modèle politique, social et bien d’autre arguments que je n’ai pas l’intention de déballer dans ce billet.

N’est pas professeur qui le veut en Finlande, c’est l’un des emplois les plus ardus à obtenir. Donc les finlandophones attachez vos tuques !

Certains parents se saignent pour envoyer leurs trésors dans les meilleures écoles et universités de la planète.  L’histoire pourrait ainsi continuer encore et encore.
Dans tout cet état de choses on oublie l’essentiel: l’écolier, l’apprenant, l’étudiant ! On les oublie car on prend pour acquis qu’ils “sont là pour obtenir un diplôme et surtout un bon emploi !” Mais finalement  est-ce d’un emploi dont il est question?

Je ne prendrai pas à la légère de vous répondre que tel est le cas. Ce serait vous inviter dans le processus de la marchandisation de celle-ci.

Je décevrai plus d’une personne qui croirait à cette théorie. Une théorie que je trouve parfois (souvent) saugrenue !

Sans aborder une discussion philosophique ou conceptuelle, la formule est faussée dès le départ. Aller à l’université ne me donnerait accès que très rarement à un bon emploi, un emploi gratifiant accompagné d’un “bon salaire”. À moins de vire dans un pays où les libertés d’expression et de choix ne sont que des utopies.

Certains finissants sont tristes de ne pas être embauchés comme cadres ou directeurs en devenir. Je sais ceci de par mon vécu alors que je contribuais aux entrevues d’embauche… Le non-verbal de certains candidats en disait long sur leur déception…

Après plusieurs années d’enseignement, je pense que notre modèle tel qu’il est fait, ne pourra plus durer longtemps.  Le système essaie de nous apprendre trop tôt ce dont nous aurons besoin plus tard.

On semble mélanger par je ne sais quel phénomène la vie universitaire d’avec la formation professionnelle, une confusion profonde d’idées, comme si l’une remplacerait l’autre … À mon avis, ce type d’erreurs est la cause des inévitables victimes, celles-ci sont nombreuses et se comptent par milliers: les étudiants !

Vous me diriez, alors “il est où le problème ?”
Je pense que la réponse et la solution sont simplissimes: observez ce qui se passe sur les bancs des facultés !

Il y a deux ans environ, j’assistais à la présentation de fin de cycle des étudiants en urbanisme de mon fils. Content et fier de voir le projet de fiston, je croisais aussi certains de ses collègues de projet. C’est le commentaire de l’un d’eux qui me glaçait: “nous savons aujourd’hui, que nous n’allons jamais avoir d’emploi dans notre domaine, tout ce temps perdu pour pas grand chose !”. Et d’ajouter “Si nous avions su nous n’aurions pas suivi ce programme !” Paf et re-paf l’orientation estudiantine ! J’avais dans la bouche un arrière-goût aigre-doux ! Fiston n’a jamais pu trouver un emploi dans son domaine, aujourd’hui, il est dans les assurances !!!

Michel ©

Les nouvelles et les internautes: mode d’emploi


 

 

  • Il ya  ceux qui réagissent, mais ceux qui laissent leurs émotions (sans profondeur) réagir à leur place.
  • Il y a ceux qui osent mais qui se font ramasser par ceux qui ne sont pas d’accord
  • Il y a ceux qui voudraient mais n’osent pas pour ne pas subir le sort des numéros deux !
  • Il ya ceux qui s’en foutent laissant la place aux trois premiers groupes de dessiner l’avenir d’une nation. Mais rassurez-vous ces derniers seront les premiers à hurler que toute solution émanant des autres groupes ne leur convient pas.

 

Ainsi va la vie, on se prend pour un expert en critiquant les agissements d’une personne publique, on critique mais plus est, on lui dit quoi et comment faire.

Sans comprendre le fond d’une situation, on réagit plus qu’on ne le devrait. Faudrait probablement que nos gouvernements instaurent une activité civique: les séances de défouloir, un peu comme le fut à une certaine période de notre histoire le “Speakers’ Corner” ou le coin de l’orateur de Hyde Park au Royaume Uni.(i)
Chacun pourra venir exprimer ses doléances, ses frustrations sachant que du haut de sa petite caisse en bois (Soap Box) il aura son moment de gloire.

Exprimer son opinion n’aura jamais été si désolant au vu de tout ce qui se passe aujourd’hui, il suffit de lire les commentaires des lecteurs, selon la couleur politique du média il va de soi !

Jamais comme de nos jours les personnes se disant posées et ouvertes d’esprit n’auront autant laissé libre-cours à leur vraie nature ! Une nature qu’elles cachaient si bien sous des apparences du fameux politically-correct !

 

Michel ©


(i)  Hyde Park est aussi très connu pour son Speakers’ Corner (« coin de l’orateur »). Ce dernier est situé dans la partie nord-est du parc, près de Marble Arch. Fondé en 1872, c’est un espace de libre expression où tout un chacun peut prendre la parole librement devant l’assistance du moment. (Source: Wikipédia)