Je vous présente Sachiko !


Sachiko est une jolie jeune femme du Japon (175 Millions d’êtres humains), plus exactement de la ville de Fukushima.
Sachiko (enfant du bonheur) n’est pas une femme de théâtre (mise en scène, critique, dramaturge), elle n’est pas non plus une académicienne, écrivaine ou philosophe, mais aussi elle n’est pas une star de musique mondiale . Sachiko est quelqu’un de simple, d’anonyme dont personne ne pourra suspecter l’existence le jour de son décès comme est le cas dans nos médias sociaux et réseaux d’informations.
Sachiko aura mené une existence discrète, simple, sans trouble, il y a de fortes chances que les gens ne sortiront pas leurs mouchoirs de papier s’il lui arrivait quelque chose. Mais Sachiko aura vécu sa vie avec pour limite son ciel, son pays, son univers, les nuits étoilées et bien d‘autres trésors (je me demande si elle aura eu un compte sur un quelconque réseau social)
“La morale de ton histoire”, me diriez-vous ! Sérieusement, il n’y en a aucune, simplement que pleurer des vedettes, des notables ou des gens célèbres c’est dans la nature des choses humaines, mais sincèrement faut-il en faire autant?

La seule morale que je verrai : celle d’être conscient de l’existence de milliers de Sachiko et de ses semblables dans le monde dans lequel nous vivons, ces personnes dont on ignore les rêves, ces personnes qui vivront toute une vie sans que personne ne devine leur passage dans notre monde.
Cela ne changera pas la face du monde, mais le notre changerait de perspective fort probablement !

Michel ©

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Renouvellement d’ordonnance.


Je ne prétends pas être un mathématicien né, mais j’estime qu’après plusieurs années de scolarisation, l’usage de logiciels qui traitent de chiffres, j’ai finalement acquis une certaine habileté quant aux calculs de base. Savoir que certains mois ont 30 jours et d’autres 31 et que cet orphelin de février qui, des fois en a 28 ou 29 selon les cas, j’estime aussi que pas mal de gens savent ceci sans problème. Ce qui suit est une histoire vraie qui m’est arrivée le :


26 octobre 2017 à 10 h du matin

 

  • Bonjour monsieur Boustani, ici c’est votre pharmacienne
  • Oui, bonjour
  • Ce matin vous avez passé une commande de plusieurs ordonnances, c’est bien cela ?
  • Oui tout à fait
  • Selon nos dossiers vous ne pouvez pas renouveler vos médicaments du mois que le premier novembre prochain!
    (Notez la date de cet appel)
  • Ah oui ? Et pourquoi donc ?
  • Parce que nous avons reçu vos instructions comme quoi vous souhaiteriez faire ces renouvellements le premier de chaque mois
  • Ce que vous essayez de me dire c’est que mes renouvellements ne sont possible qu’à ces dates fixes ?
  • Exactement c’est bien cela.

  • J’essayais de trouver une réponse face au ridicule de la situation
  • Donc je fais quoi ?
  • Avez-vous assez de médicaments jusqu’au premier novembre ?
    (re-notez la date de l’appel)
  • Il m’en reste pour deux jours
  • Ah, d’accord, vous devriez prévoir pour les prochaines fois de nous commander vos médicaments le premier du mois… (Je notais le ton lorsqu’il est question de s’adresser à une tête blanche, le comportement change, le ton aussi, le regard alors n’en parlons pas. Je n’avais jamais vécu une telle expérience via le téléphone.)
    Mais d’accord quoi ?
  • Vous savez madame, je souhaite vous informer que je n’ai jamais demandé une telle chose premièrement et secundo je trouve que depuis que je suis client auprès de votre pharmacie jamais je n’ai eu une telle chose (plus de 20 ans en tant que client)
  • Oui mais, moi j’ai des instructions sur le système !
  • Dites madame, quelle que soit la récurrence de l’ordonnance et quel que soit le mois, vous mettez toujours 30 comprimés du médicament dans le flacon, c’est bien cela ?
  • Oui exactement monsieur Boustani
    Le ton se teignait d’une impatience progressive bien que fort polie, mais le ton, les silences le confirmaient quand même
  • Alors veuillez m’expliquer comment faites-vous pour les mois de 31 jours ?
  • … (Silence radio, j’entendais les rumeurs autour de la pharmacienne qui probablement venait de réaliser la déconnexion entre ce que le système disait et ce que son esprit d’humaine comprenait )
  • Si je suis clairement votre raisonnement je devrais être en déficit de 7 comprimés chaque année, 7 comprimés font 7 jours, en comptant que février a 28 jours, ce déficit tombe à 5 comprimés ce qui fait que je serai en retard de cinq jours chaque tranche de 12 mois !
    (Je me retenais l’envie furieuse de hurler mon  “mais allume !”, as-tu oublié que certains mois ont 30 d’autres 31 jours ?
  • … (Silence radio), alors dites-moi je fais comment ?
  • Je vais voir ce que je peux faire !
  • Non vous ne ferez rien madame, veuillez simplement annuler cette instruction de préparation de mes ordonnances le premier de chaque mois.

 

Elle raccroche, je n’en revenais pas. En début d’après-midi, Je passe comme prévu pour récupérer ma commande, et bang la “Panthère Rose”(i)  a sévi encore une fois , un item de ma commande manquait, de plus, on n’avait pas jugé opportun de m’appeler pour m’en informer.

 

  • Revenez ce soir pour récupérer ce qui manque !
  • Ah, bon !
  • Sinon ce sera pour demain
  • Ah ! Pourriez-vous m’appeler pour me dire que vous l’avez reçu ?
  • Désolée monsieur nous n’offrons pas ce service !
    Paf et repaf !

 

Bon, je me suis retenu de rire aux éclats, la scène étant tellement loufoque, mais la préposée qui me servait au comptoir ne pouvait pas comprendre.

Le suspense étant reporté à la fin novembre, à suivre.

Michel ©  


(i) La Panthère rose (The Pink Panther) est un personnage de fiction créé par Friz Freleng et apparu pour la première fois en 1963 dans les génériques de début et de fin du film de Blake Edwards, La Panthère rose.
Dans l’histoire, la « Panthère rose » est le nom d’un bijou, objet de l’enquête de l’inspecteur parisien Jacques Clouseau : le générique du film la met cependant en scène sous la forme d’un félin rose en dessin animé

Le monde est vraiment stone © !


Mon coup de gueule du mercredi !
Dimanche passé je me suis gâté d’écouter pour la je-ne sais-quelle-fois, l’opéra rock Starmania© . La chanson “Le monde est stone” m’a interpelé, parce qu’elle venait à propos avec tout ce qui se passe de nos jours. Entre 1979 et aujourd’hui le monde ne se porte pas mieux !

Les cataclysmes planétaires ont ceci de particulier, que l’on soit à Paris, à Rio ou Mexico, un tremblement de terre restera toujours un tremblement de terre. Ce qui déçoit c’est l’insolente inconscience des médias d’informations qui filtrent et dosent entre une première nouvelle et un fait divers les pertes en vies humaines selon l’audimat, n’oublions pas les internautes des réseaux sociaux.

On a vu des patrons d’entreprises mondiales quitter leur poste parce qu’en désaccord avec leur CA, des premiers ministres aussi… Mais combien de médias ont osé le courage de dénoncer lorsque “cela ne va pas !”…
Tout le monde veut conserver son chèque de paie.

Nous sommes tous responsables d’une manière ou d’une autre. Responsable de ne pas parler, de ne pas dénoncer, de ne pas porter sur la scène publique autre chose que les derniers gadgets que l’on s’est acheté, les derniers meubles ou la dernière robe que l’on affirme être un modèle unique…

Mais pourquoi est-ce que je chiale de bon matin ? Simplement parce que lorsqu’une porte claque trop fort dans une ville, les réseaux sociaux (les membres) s’éveillent, et s’emballent avec leurs cohortes de pleureurs et pleureuses qui se lamentent, si, si, je vous assure que l’on pourrait même percevoir des larmes je vous jure, des fois que l’on accuserait le parti politique au pouvoir d’être responsable des malheurs du monde, question d’évacuer le négatif, mais après, on oubliera, puis on ira au Starbuck’s © du coin ou chez Tim Horton © commander son petit-déjeuner préféré là où la préposée a un si beau sourire pour égayer notre journée…Je chiale aussi parce que les vraies causes sont étouffées prématurément.
Notre monde est aseptisé de tout sentiment humain, comme si déprogrammé, vacciné contre la solidarité sociale et humaine. On s’égare sur un mot dit par une personne publique, on l’accuse de sexisme, de xénophobie, voire de racisme religieux, on ….
Bon ! Je pense que l’image est on ne peut plus claire: notre monde est plus stone que jamais !

Michel ©

Éducation: nous avons un problème !


L’objectif des écoles ne doit pas être de former des« citoyens productifs »pour remplir des cubicules d’entreprise; il devrait être d’inspirer à chaque enfant de trouver une « vocation » qui va changer le monde. 
Clark Aldrich


Lorsqu’il est question d’éducation on accuse le manque de fonds, on critique les politiques ministérielles,  les profs, les syndicats, les commissions scolaires, et si cela ne va pas on se retourne vers les écoliers… On vend des théories sous la forme de tableaux “intelligents” on inverse les classes, on sort dehors pour bouger, mais si cela ne fonctionne pas alors c’est le parti au pouvoir qui est responsable de tout échec ou carence dans le domaine.

Le plus délirant c’est d’envoyer un reporter en Finlande pour nous dire combien le système éducatif de ce pays est (presque) le meilleur du monde occidental. Ce que ce reporter n’a pas, et n’aura probablement jamais, c’est le contexte socio démographique, politique des petits finlandais, de leurs parents, de la finalité de cette “éducation” qui fait tant d’envieux et de jaloux. Si cette formule inspire  plusieurs , elle ne peut être dupliquée, clonée ou imitée sauf si bien entendu l’on décide de changer de modèle politique, social et bien d’autre arguments que je n’ai pas l’intention de déballer dans ce billet.

N’est pas professeur qui le veut en Finlande, c’est l’un des emplois les plus ardus à obtenir. Donc les finlandophones attachez vos tuques !

Certains parents se saignent pour envoyer leurs trésors dans les meilleures écoles et universités de la planète.  L’histoire pourrait ainsi continuer encore et encore.
Dans tout cet état de choses on oublie l’essentiel: l’écolier, l’apprenant, l’étudiant ! On les oublie car on prend pour acquis qu’ils “sont là pour obtenir un diplôme et surtout un bon emploi !” Mais finalement  est-ce d’un emploi dont il est question?

Je ne prendrai pas à la légère de vous répondre que tel est le cas. Ce serait vous inviter dans le processus de la marchandisation de celle-ci.

Je décevrai plus d’une personne qui croirait à cette théorie. Une théorie que je trouve parfois (souvent) saugrenue !

Sans aborder une discussion philosophique ou conceptuelle, la formule est faussée dès le départ. Aller à l’université ne me donnerait accès que très rarement à un bon emploi, un emploi gratifiant accompagné d’un “bon salaire”. À moins de vire dans un pays où les libertés d’expression et de choix ne sont que des utopies.

Certains finissants sont tristes de ne pas être embauchés comme cadres ou directeurs en devenir. Je sais ceci de par mon vécu alors que je contribuais aux entrevues d’embauche… Le non-verbal de certains candidats en disait long sur leur déception…

Après plusieurs années d’enseignement, je pense que notre modèle tel qu’il est fait, ne pourra plus durer longtemps.  Le système essaie de nous apprendre trop tôt ce dont nous aurons besoin plus tard.

On semble mélanger par je ne sais quel phénomène la vie universitaire d’avec la formation professionnelle, une confusion profonde d’idées, comme si l’une remplacerait l’autre … À mon avis, ce type d’erreurs est la cause des inévitables victimes, celles-ci sont nombreuses et se comptent par milliers: les étudiants !

Vous me diriez, alors “il est où le problème ?”
Je pense que la réponse et la solution sont simplissimes: observez ce qui se passe sur les bancs des facultés !

Il y a deux ans environ, j’assistais à la présentation de fin de cycle des étudiants en urbanisme de mon fils. Content et fier de voir le projet de fiston, je croisais aussi certains de ses collègues de projet. C’est le commentaire de l’un d’eux qui me glaçait: “nous savons aujourd’hui, que nous n’allons jamais avoir d’emploi dans notre domaine, tout ce temps perdu pour pas grand chose !”. Et d’ajouter “Si nous avions su nous n’aurions pas suivi ce programme !” Paf et re-paf l’orientation estudiantine ! J’avais dans la bouche un arrière-goût aigre-doux ! Fiston n’a jamais pu trouver un emploi dans son domaine, aujourd’hui, il est dans les assurances !!!

Michel ©

L’empathie 2.0


« On peut toujours apprendre ce qu’on ne sait pas,
non ce qu’on croit savoir. »

Gustave Thibon, L’ignorance étoilée. 


On témoigne de l’empathie pour un animal abandonné ou maltraité, alors que l’on semble ignorer le sort de soixante millions de réfugiés à travers le monde (Source: HCR de l’Organisations des Nations Unies).

Pourtant on ne se choque pas de la race ou de la couleur de l’animal en danger, alors que l’on attribue et déverse ressentiments et rejets envers ces personnes réfugiées. Question de couleur, de race ou d’appartenance religieuse, elles paient pour ce qu’elles n’ont pas choisi lors de leur naissance.

Il serait cynique de continuer de décerner des prix Nobel de la paix et autres titres du genre tant qu’il existera une personne qui risque de mourir de faim ou dont la vie serait en danger.

Nous, les humains, oublions parfois (bafouons serait un mot plus juste) les principes humanistes que nous ont inspirés les penseurs de ce monde !

Avoir de l’empathie n’est pas un geste simple tel que de donner un peu de sous en aumône, c’est surtout faire quelque chose immédiatement dans son entourage le plus proche.

Il serait illusoire de penser changer la face du monde, mais un océan est composé d’une myriade de gouttes d’eau, chacune ayant son rôle et son importance.

 

Michel ©

Les nouvelles et les internautes: mode d’emploi


 

 

  • Il ya  ceux qui réagissent, mais ceux qui laissent leurs émotions (sans profondeur) réagir à leur place.
  • Il y a ceux qui osent mais qui se font ramasser par ceux qui ne sont pas d’accord
  • Il y a ceux qui voudraient mais n’osent pas pour ne pas subir le sort des numéros deux !
  • Il ya ceux qui s’en foutent laissant la place aux trois premiers groupes de dessiner l’avenir d’une nation. Mais rassurez-vous ces derniers seront les premiers à hurler que toute solution émanant des autres groupes ne leur convient pas.

 

Ainsi va la vie, on se prend pour un expert en critiquant les agissements d’une personne publique, on critique mais plus est, on lui dit quoi et comment faire.

Sans comprendre le fond d’une situation, on réagit plus qu’on ne le devrait. Faudrait probablement que nos gouvernements instaurent une activité civique: les séances de défouloir, un peu comme le fut à une certaine période de notre histoire le “Speakers’ Corner” ou le coin de l’orateur de Hyde Park au Royaume Uni.(i)
Chacun pourra venir exprimer ses doléances, ses frustrations sachant que du haut de sa petite caisse en bois (Soap Box) il aura son moment de gloire.

Exprimer son opinion n’aura jamais été si désolant au vu de tout ce qui se passe aujourd’hui, il suffit de lire les commentaires des lecteurs, selon la couleur politique du média il va de soi !

Jamais comme de nos jours les personnes se disant posées et ouvertes d’esprit n’auront autant laissé libre-cours à leur vraie nature ! Une nature qu’elles cachaient si bien sous des apparences du fameux politically-correct !

 

Michel ©


(i)  Hyde Park est aussi très connu pour son Speakers’ Corner (« coin de l’orateur »). Ce dernier est situé dans la partie nord-est du parc, près de Marble Arch. Fondé en 1872, c’est un espace de libre expression où tout un chacun peut prendre la parole librement devant l’assistance du moment. (Source: Wikipédia)

Les V.I.P.


Les V.I.P (Very Important Persons)
Certaines personnes estiment, souvent à tort, que leur notoriété publique leur donne le droit d’un billet VIP en tout temps, en toute circonstance en dépit des obligations et des responsabilités qui leur incombent.
Elles ont souvent cette attitude arrogante et détachée de ne jamais s ‘en faire pour ce qui se passe autour d’elles, se croyant à l’abri de toute responsabilité envers le droit public mais aussi envers celle de leur popularité.
Elles ne sont pas nécessairement politiciennes, ou chefs d’entreprises, mais aussi dans les domaines des arts, de la science, du sport, et plus…
Elles oublient qu’il se trouvera toujours quelqu’un qui ira éplucher leur vie et sortira quelque chose, un simple détail qui pourrait entacher l’image qu’on se fait d’elles.
Il est fort heureux que dans un régime d’état de droit, un jour ou l’autre, ces “oublis” feront inévitablement surface ! En fait ce jour serait la date de péremtpion de leur abonnement V.I.P.
Michel ©