Cher Papa !


Mon cher papa
Encore une année où l’on célèbre ta fête et celle des milliers de papas.
Tu vois je ne t’oublie pas, une chance que je sois moi aussi papa et grand-papa, je n’ai aucune excuse d’oublier… Ce métier auquel je n’étais pas préparé, je l’ai endossé lorsque notre Loulou est née, puis les autres, mes super-quatre champions. Que j’aurais aimé que tu les rencontres avant ton départ !Oui, les regrets nous les chérissons parfois faute de les effacer, ou de pouvoir changer le cours imprévu de nos histoires humaines.
Aujourd’hui ils sont venus, pas tous, la grande était grippée, mais les trois autres ont fait sentir leur présence, les rires, les inévitables taquineries et les joks (blagues) plates de papa (moi, tu vois je n’ai pas oublié l’extravagance de mes histoires celles que tu racontais avec gestes et le ton de ta voix, il y avait toujours des fous rires lorsque tu parlais en société… Tu sais quoi ? Mes kids, ont ce don de ne plus réagir lorsque je fais l’effort pour leur raconter une blague, leur expression faciale me dit “écoute Michel, on sait que tu essaies de faire de l’humour, on le sait alors calme toi!” Le pire, mon cher papa, c’est que je me calme, je calme toute ambition de les faire pouffer de rire, mais chut ne dis rien, je sais qu’ils m’apprécient, tel que je suis.
Au menu , Il y avait un apéro, un mimosa, je ne sais pas si tu connais, c’est un jus d’orange noyé dans du mousseux, des croissants nature et au zaatar (thym) des chocolatines, des saucisses du bacon ah oui des fraises, tu aurais aimé mais pas de chantilly… le gâteau pour terminer, un tiramisù… Les petites princesses (oui mon cher papa tu es arrière grand-papa six fois ! Une petite tribu finalement) en début d’après-midi je n’en pouvais plus je somnolais à table, mais interdiction d’aller m’étendre on attendait le gâteau.
Ce soir alors que j’essaie de t’écrire un petit mot je réalise quelle joie que de te revoir dans le visage de chacun d’eux !
Bonne fête papa, j’espère que tu aies passé une belle journée avec tes frères et soeurs qui t’ont rejoint. Mes pensées pour toi sont plus vivantes que jamais, je ne te dirai jamais assez que le temps nous fut compté pour que je puisse te dire suffisamment de fois que je t’aime et t’aimerai toujours !
Quelqu’un m’a demandé aujourd’hui si ta fête ce n’était pas le 21 juin, je me suis retenu de lui dire que la fête des papas c’est tous les jours au fond !
Il y a des dates que l’on oublie pas, celle comme aujourd’hui, ton anniversaire de naissance et le souvenir de ton départ, ce sont ces petits trésors qui m’enrichissent bien plus qu’un billet gagnant de loterie !
Michel ©

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Avons-nous le libre-choix ?


Pour une des rares fois que le contenu d’une publicité télévisée veuille dire quelque chose de sensé, mais juste le début!
La narratrice dit que de nos jours on nous dit quoi choisir, où aller, qui aimer, comment rencontrer du monde, etc. Je trouvais l’idée fort pertinente. Quant à la suite, elle vantait les particularités techniques d’un véhicule 4×4 où le conducteur “pouvait faire ce qu’il voulait sur des routes enneigées (plus ridicule que cela tu meurs)
Je trouve que ce type de message décrit clairement notre mode de vie de ce millénaire.
On nous dit quand acheter, quoi acheter, qui fréquenter. Tout est dosé, le timing parfaitement ficelé.On ne vous dira jamais d’acheter une maison le mois des déclarations d’impôts ou de renouveler vos meubles avant le temps des vacances,bref on ne vous laisse pas en paix les douze mois de l’année. De plus si l’année en cours est une année d’élection alors là c’est la totale!
Les forums, les panels,les experts, les analystes qui vous abreuvent de leur savoir sans prendre de souffle.
Nous vivons dans une culture de souk. On me dira qu’il faut faire rouler l’économie, oui d’accord, mais entre une pub de voiture et celle de promotion de nouvelles maison on vous refile une ou deux dignes de moron, plus débile que cela ça ne se peut pas:
Il me semble que les stratèges en communication aient trouvé une signification “soporifique” des séquences commerciales et publicitaires. Moi cela me donne le temps d’aller chercher un verre d’eau sinon passer au petit coin, hehe. Je sais que je ne manquerai rien de mon émission favorite (favorite? Heu ! elles sont toutes anciennes, mâchées, réchauffées, souvent vides de toute substance qui respecte l’intelligence des spectateurs)
Bon suffit je vais cesser de chialer au risque de faire comme ceux que je pointe du doigtce matin.
L’ingérence dans la vie des gens n’aura jamais aussi profonde comme nos temps actuels.
Michel ©

Les auteurs de livres c’est comme…


“L’amour sans la pudeur, c’est quoi ? Est-ce que c’est boire de tous les vins et dans la même coupe. Ou bien boire du même vin mais chacun dans sa coupe.”
(Aziz CHOUAKI)


Les auteurs de livres c’est comme un vin, un nouveau cru , qu’il soit traditionnel, millésime, ou fougueux par sa vivacité parfois effrontée, Ces vins qui annoncent l’arrivée d’un nouveau bouquet, d’une nouvelle palette de saveurs et de parfums.

Il y a les vins nouveaux qu’il faut consommer rapidement au risque de les voir se flétrir leur leur valeur, ceux qu’il faut plutôt chambrer, pour certains, les mettre au frais, ces fameuses 15 minutes au frigo et 15 minutes à température ambiante. Il y a ceux dont il faut boire la bouteille une fois le bouchon retiré, au risque de les laisser se transformer en désastre et servir de vinaigre pour accompagner les prochains repas de viandes. Parmi les rares, il y a ceux que nous pourrons jalousement garder dans une cave spécialement conçue pour les préserver de la morsure du temps, prenant soin du lieu de la température, on leur rend visite, sans trop de bruit, on les admire, on les déplace avec respect pour ne pas déranger le précieux nectar. La fierté que l’on ressent de ces visites alors que nos invités curieux de connaître nos secrets nous suivent à pas feutrés à la découverte de nos trésors si bien gardés.

Lorsque je vais acheter du vin, c’est pareil comme lorsque je décide d’aller m’acheter des livres, je me décide pour un vin de table ou pour un repas festif, je me plais de poser question sur question sur les accompagnements, les sauces, et types de viandes qui mettraient en valeur le bouquet du vin choisi. Les livres c’est pareil, on y va pour un roman de gare de train ou un compagnon intime, alors que bien au chaud dans son fauteuil préféré au calme d’une soirée qui s’éternisera dans cette liaison personnelle, celle des mots, de l’auteur, de nos émotions, loin des regards voyeurs du monde curieux qui nous entoure.

Dans ces choix d’acquisition nous faisons face à l’opinion des autres, ces autres qui se disent experts ou critiques en livres ou en vins. Je me demande toujours quelle est cette dose d’objectivité qui leur permet de donner un avis juste et honnête sans être tenté d’aimer peu ou plus le sujet de leur critique ? Il est fort amusant quand on s’y connait un peu pour se faire sa propre idée, de se rendre à l’évidence que l’expert en vin n’arrive point à différencier entre un vin nouveau d’un vin de table, c’est alors un étalage de mots si complexes que l’encyclopédie des vins suffirait à peine pour rassurer notre santé tant mentale qu’intellectuelle. Et pourtant il aurait été suffisant de dire les choses aussi simplement que possible, par exemple, ce vin est bon, je l’ai essayé avec du poisson, ou ce livre est agréable à lire.

Mes choix de livres je les ai fait sans aucune influence extérieure cela m’aura permis de très agréables découvertes d’auteurs devenus mes amis de chevet, qui ont su garder vivante en moi la sensation du merveilleux. Alors que pour d’autres ce fut le long et délicieux processus de lui trouver sa place, la bonne température et une fois prêt, savourer l’essence même du roman aux mille parfums.

Lire un livre ou ouvrir une bouteille de vin, n’auront jamais été que ces choses si particulières du plaisir de la savoureuse découverte des sens!

À la prochaine,

Michel © – Publié en octobre, 2015

Aujourd’hui le monde !


Le monde du partage devra remplacer le partage du monde
Claude Lelouch


Bonjour le monde, Il aura suffit quelques petites minutes en ce lundi matin, premier jour de la semaine pour constater à travers cette fenêtre ouverte sur les humains, cette fenêtre que sont les quotidiens virtuels, les chaînes de nouvelles, les émissions sociales pour faire un constat à saveur fade et morose.
Un gouvernement qui se questionne quant au manque à gagner du commerce virtuel, des mouvements sociaux et civiques qui lancent une initiative en faveur des femmes mais qui,disons-le honnêtement reprennent les mêmes mots que ceux utilisés dans la colonne des faits divers d’un quotidien, bref on nous assaille de nouvelles alarmantes et alarmistes sur des faits qui pourraient ne jamais arriver mais dont le message est construit de sorte que cela est une réalité. Les mouvements civiques sont en panne sèche d’innovation et de motivation. Le discours est on ne peut plus plate dans cet ennui qui me donne l’envie de zapper, changer de chaîne vite vite. Que de fois, en silence (oui je chiale moins à haute voix) je prie tous les saints (ceux qui restent et ceux qui n’ont pas encore pris leur retraite) pour dire à la personne qui expose un fil de nouvelles: “Mais tais-toi pour l’amour de la vie, va revoir tes cours de langue (française) et rappelle-toi comment faire une phrase que l’on puisse comprendre !”
Nous passons aux urnes et élisons des gens qui nous promettent monts et merveilles, mais à peine ils passent à l’action on n’est plus d’accord ! On se plaint on maugrée, on chiale (pour le dire en bon français).
J’aime prendre le pouls du monde sur les réseaux sociaux, FB © et Cie… Ces tribunes qui parlent de notre monde qui parlent et parlent de l’animal de compagnie que l’on quitte, ou des ego-portraits ces galeries dignes des marchés aux esclaves du temps de l’antiquité, se faufilent en filigrane des causes que beaucoup ignorent et ne pensent même pas prendre quelques secondes pour s’intéresser aux sans-abris, aux réfugiés, aux victimes. Il faut absolument trouver un exutoire (ou plusieurs) pour “couvrir sans se découvrir” publiquement.
Les nouvelles politiques, économiques sont devenues soporifiques on zappe plusieurs minutes pour trouver une émission qui ait du sens. Mais oui pour quelque chose de meilleur encore faut-il payer un supplément.
J’avais hâte ce matin de refermer ma double fenêtre sur ce monde qui s’ennuie à mourir, prendre un livre et oublier ne serait-ce que quelques heures que demain matin il me faudra tout le courage possible pour rouvrir cette même fenêtre question d’aérer la pièce.
Michel ©

Noël, mode d’emploi !


Il y a un an jour pour jour ou presque, je partageais avec vous ce billet au sujet de l’histoire de Noël, ses traditions mais aussi ce que pourrait représenter cette commémoration.

Loin de moi l’idée de jouer au rabat-joie, j’aimerai vous parler de Noël, de son esprit, de son sens le plus différent. Alors pour ce faire, j’ai opté de vous raconter une série de petites histoires. Nous aimons tous les histoires racontées. Que de fois lors des années d’enseignement je commençais mon cours par cette expression : “Il était une fois…”. J’avais l’attention de toutes les personnes présentes.
Je pouvais leur faire un exposé en physique quantique, je savais que j’avais l’attention de toute la salle.

Alors voici, il était une fois Noël:
(texte écrit et publié la première fois en décembre 2016)
“Si certaines fêtes de fin d’année, s’identifient à une communauté religieuse en particulier, l’histoire des origines de ces pratiques de plus en plus controversées par des gouvernements qui veulent faire bonne figure en matière de rectitude sociale et changent les mots (mais est-ce que l’esprit change ?) pour ne pas blesser la sensibilité de ces autres communautés.

Pourtant si l’on se donnait la peine de découvrir et lire quelle est l’histoire de ces objets ou pratiques, nous serions bien loin de nous scandaliser, nous choquer et monter aux barricades pour montrer notre attachement aux dévotions souvent superficielles de notre pratique religieuse ou spirituelle.

Oui les bons repas, les mets, les gâteaux, la bûche et les cadeaux sont importants, mais n’oublions pas l’esprit des fêtes. Que le champagne coule à flot, que les mets les plus raffinés soient outrageusement en abondance, tout ceci n’est rien devant l’oubli de l’origine de ces traditions que nous faisons nôtres en oubliant leurs sources.

Nos ancêtres avaient beau être païens, ou animistes, il reste qu’ils donnaient bien plus de valeur aux célébrations d’aujourd’hui devenues, de nos jours, synonymes de bombance démesurée ! On parle du vendredi fou, des cyber-lundis, mais si peu de Noël

Banc de quêteux :(comme on dit au Québec)

Meuble dont le siège et la façade se rabattent par terre et forment une boîte dans laquelle on étend une paillasse qui servira à l’occasion de lit au quêteux de passage ou aux enfants de la maisonnée.

Une petite histoire de quêteux.

Les mendiants de l’époque étaient reconnus pour leur discrétion sur eux-mêmes, leur provenance et leur destination; ils étaient identifiés le plus souvent par un surnom. Ils se présentaient presque toujours dans un accoutrement qui suggérait la misère et la privation. Quelquefois, des rumeurs plus ou moins fondées sur l’un ou l’autre parlaient de fortunes cachées et de dons spéciaux parfois maléfiques. Plus d’un a été reconnu pour sa qualité de conteur d’histoires et de légendes et l’un d’eux était notamment populaire pour sa grande dextérité à réparer les parapluies.

Source : blogue de Michel Prince http://www.michelprince.ca/en/tips-and-tricks/une-petite-histoire-de-queteux.-1120.html

La place du pauvre à Noël (tradition)
Traditionnellement, à Noël la « place du pauvre » ou « part du pauvre » ( ou encore « part à Dieu »), est, comme son nom l’indique, destinée aux pauvres, ou encore au passant, à l’étranger, au visiteur inattendu :Source : Le guichet du savoir http://www.guichetdusavoir.org/viewtopic.php?f=2&t=55773

Les légendes de Noël:
Source: Le site Les Passeurs
http://www.lespasseurs.com/Les_Legendes_de_NOEL.htm

Histoire de la Fête de Noël
Les peuples préhistoriques adoraient la lumière et ils avaient construit des temples qui aidaient à comprendre l’arrivée des saisons pour les premiers agriculteurs européens, les hommes du néolithique. Dans le temple mégalithique de New grange en Irlande, la lumière du soleil ne rentre que le jour du solstice d’hiver, le 25 décembre.
De même dans le temple de Stonehenge en Angleterre, le soleil ne se lève dans une pierre percée que le 21 juin, jour du solstice d’été. Les Égyptiens adoraient à cette période, le fils du Dieu Osiris, Aïnou surnommé le soleil renaissant et marqué au front d’une étoile d’or.
Les Celtes faisaient de grands feux aux solstices pour lutter contre les ténèbres.
Ils avaient très peur de ces périodes sombres avec le jour plus court
mais en même temps, ils savaient que le soleil allait réchauffer le sol et les plantes.

La Bûche
Il est dit que la bûche protège la maison du danger. C’est une des traditions païennes répandues en Europe depuis la nuit des temps pour fêter le solstice d’hiver. On allumait des feux de joie, symboles modestes mais significatifs de la nouvelle chaleur du soleil.
Cette traditions païenne est encore vivante dans de nombreuses régions de l’Italie et dans plusieurs pays.
En Ombrie et en Emilie, dans les Marches et dans les Abruzzes, on fait brûler une grosse bûche d’olivier jusqu’aux premiers jours de janvier. A ce moment, les cendres sont répandues dans les champs et les vignes, comme augure de bonnes récoltes.
En Sardaigne, on jeûne devant le feu jusqu’à minuit.
Une belle tradition toscane veut que les portes de la maison restent ouvertes aux hôtes de passage, tant qu’une souche brûle dans l’âtre.

Le Sapin
La coutume de décorer le sapin est née en Égypte. En effet, l’arbre était en réalité une petite pyramide de bois qui imitait les gigantesques pyramides et qui était un symbole culturel.
Un voyageur rapporta cette idée de la terre des pharaons en Europe. Une partie des populations germaniques, scandinaves et russes adoptèrent cette tradition pour célébrer le solstice d’hiver, le retour du soleil et la chaleur dont l’Égypte est le symbole.
Un disque solaire surmontait la pyramide. Plus tard, les arêtes de cette figure géométrique furent garnies de bâtonnets auxquels on mettait le feu. Si le feu atteignait la pyramide,l’année serait non seulement heureuse mais très fructueuse.

Je peux imaginer qu’il y aurait de quoi raconter des histoires aux plus jeunes en cette veille du jour de Noel prochain (les aînés aussi !)”
Michel ©

À papa !


Le 18 juin, c’est la fête des pères, la tienne aussi même si tu as quitté cette vie un peu trop vite à mon goût. Tu sais papa ? Je n’attends pas chaque fois le 18 juin pour t’écrire un petit mot. Nous nous parlons 364 jours qui précèdent cette fête afin de nous dire l’essentiel, qui se passe de tout petit détail.

Le monde a bien changé depuis que tu es parti, le monde n’est plus ce qu’il était. Tu savais qu’un jour je serai à mon tour papa et grand-papa. Oui la vie m’a donné d’avoir quatre merveilleux enfants, mes “Magnificent Four” comme j’aime les appeler. Mes trois princesses et fiston. Rassures-toi il est en de bonnes mains entouré de ses soeurs, choyé et gâté. Je sais qu’il me fera les yeux tous ronds en lisant ces mots, mais bon les garçons uniques le seront toujours.
Oui, papa, je suis grand papa, jeddo pour certains, papi pour d’autres, mais heureux au coeur de gamin comme jamais je ne pouvais rêver de l’être.

Je ne t’en veux pas de m’avoir quitté trop tôt, ce n’est jamais le temps de partir, mais peut-on reprocher à la vie ces départs pour lesquels nous n’avons aucun contrôle ?

Ah oui, je n’oublie pas, les petits-enfants. Devine combien ? Tu ne trouves pas ? Je vais t’aider: moins que sept mais plus que cinq. Oui tu as bien deviné, ils sont six… Oui toute une petite tribu tu me diras, il y a l’aînée qui vient de fêter ses 13 ans, une merveilleuse petite adolescente, et la toute dernière dont nous fêterons le premier anniversaire demain le jour de ta fête.

Mes enfants me disent souvent combien ils auraient aimés te connaître, ils n’oublient pas de me dire que tu devais être quelqu’un de différent, tes blagues, ton humour et le don que tu avais de nous raconter tes histoires, des fois impensables, mais toujours plaisantes à écouter. La preuve je m’en souviens depuis.

Il m’est souvent arrivé de t’appeler à mon secours, durant ces moments où je ne savais plus comment faire, quelle décision prendre, et puis tu sais ? Notre famille a fait du chemin. Depuis notre premier départ, ma famille a vu du pays et des continents, il y à un peu moins de trente ans nous quittions le Liban (oui encore un départ), nous avons transité en Europe, en Grèce au pays de mémé Marie, pour ensuite nous diriger vers le Canada, nous y sommes depuis.

Nous allons tous bien papa, rassures-toi, les enfants ont pris leur envol et s’installent chacun selon ses attentes de la vie. Je suis revenu au pays des cèdres, ce pays que tu aimais tant. J’y vais passer du temps avec maman et Camille mon frère.

J’ai dernièrement publié mon premier roman, des chroniques quant à mon retour 30 ans plus tard. Les choses n’ont pas vraiment changé depuis que tu es parti. Abraham a toujours son commerce au bas de l’immeuble, Assaad le coiffeur a pris un coup de vieux mais “check ça” Georges ton coiffeur, celui qui me faisait souffrir le martyr  avec la tondeuse manuelle en m’arrachant les cheveux, et bien il y est encore ! Je ne crois pas qu’il m’ait reconnu. Plein de petits commerces existent encore, la même couche de poussière, les mêmes longues années malgré le temps et ses moments difficiles.

Aujourd’hui je me trouvais dans un centre commercial, il y avait un îlot de cerfs-volants. Que de souvenirs j’ai pu revivre, d’imaginer ces oiseaux de couleurs s’envoler… Te souviens-ti lorsque tu m’emmenais sur la terrasse de notre maison et que tu  m’apprenais comment le faire voler, tenir la ficelle, le relancer, passer des moments uniques. Il faut dire que tu avais le don de les bricoler toi-même ces oiseaux du ciel, du papier journal, des roseaux, de la colle et du temps, un temps que le monde d’aujourd’hui prétend ne plus avoir.

N’oublies pas de me donner ton adresse pour que je t’envoie une copie de mon roman. Je travaille sur le second, je te donnerai des nouvelles aussitôt qu’il sortira en librairie.

Voilà mon cher Papa, j’aurais tant aimé pouvoir prendre une feuille du plus beau papier et avec ma plume t’écrire ce mot. Je n’oublierai jamais combien tu aimais écrire comme on n’écrit plus de nos jours, toujours fidèle à ton stylo à encre, la couleur noire, le papier buvard…

À bientôt,

Bonne fête des pères Papa.

Ton fils qui n’a cessé de t’aimer du premier jour, comme au dernier jour.   

Michel ©

Les vraies causes.

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Si nous mettions autant d’ardeur à défendre de vraies causes au lieu de glorifier les dirigeants, qui nous oublient, une fois rentrés chez eux, nous vivrions dans un bien meilleur monde.

Par ces temps troubles de notre histoire, nous oublions notre passé. Nous n’apprenons pas des leçons ou des enseignements, nous laissons à nos émotions éphémères le soin de gérer nos actes. C’est alors que les passions se déchaînent. Qui n’est pas de notre avis devient un opposant que nous nous appliquons à détruire simplement pour imposer notre vision. Une vision qui n’est pas nécessairement la nôtre, mais celle d’un politicien opportuniste en manque de pouvoir. Plus royaliste que le roi, nous le sommes !

Le populisme est devenu le standard par lequel les politiciens se plaisent pour enflammer de fausses passions.

Le manque de raisonnement souffre de l’endormissement des foules par l’entremise d’illusions prouvées servies au quotidien grâce aux médias. On s’assure que vous soyez suffisamment endettés pour que vous soyez pris dans ce tourbillon d’anxiété, celui de payer vos factures indéfiniment.

AInsi va la vie, une succession de cycles au cours desquels vous êtes sollicités sans répit, pour acheter, prendre une pause et acheter encore plus. Entre les épisodes des scènes bouffonnes, se faufilent les agissements de nos dirigeants.

Il est triste de constater, peu importe la société dans laquelle nous vivons, que notre dénuement humain n’a pas changé depuis l’histoire des temps. Ce ne sont que les moyens qui se sont plutôt améliorés.

 

Michel ©