Aujourd’hui le monde !


Le monde du partage devra remplacer le partage du monde
Claude Lelouch


Bonjour le monde, Il aura suffit quelques petites minutes en ce lundi matin, premier jour de la semaine pour constater à travers cette fenêtre ouverte sur les humains, cette fenêtre que sont les quotidiens virtuels, les chaînes de nouvelles, les émissions sociales pour faire un constat à saveur fade et morose.
Un gouvernement qui se questionne quant au manque à gagner du commerce virtuel, des mouvements sociaux et civiques qui lancent une initiative en faveur des femmes mais qui,disons-le honnêtement reprennent les mêmes mots que ceux utilisés dans la colonne des faits divers d’un quotidien, bref on nous assaille de nouvelles alarmantes et alarmistes sur des faits qui pourraient ne jamais arriver mais dont le message est construit de sorte que cela est une réalité. Les mouvements civiques sont en panne sèche d’innovation et de motivation. Le discours est on ne peut plus plate dans cet ennui qui me donne l’envie de zapper, changer de chaîne vite vite. Que de fois, en silence (oui je chiale moins à haute voix) je prie tous les saints (ceux qui restent et ceux qui n’ont pas encore pris leur retraite) pour dire à la personne qui expose un fil de nouvelles: “Mais tais-toi pour l’amour de la vie, va revoir tes cours de langue (française) et rappelle-toi comment faire une phrase que l’on puisse comprendre !”
Nous passons aux urnes et élisons des gens qui nous promettent monts et merveilles, mais à peine ils passent à l’action on n’est plus d’accord ! On se plaint on maugrée, on chiale (pour le dire en bon français).
J’aime prendre le pouls du monde sur les réseaux sociaux, FB © et Cie… Ces tribunes qui parlent de notre monde qui parlent et parlent de l’animal de compagnie que l’on quitte, ou des ego-portraits ces galeries dignes des marchés aux esclaves du temps de l’antiquité, se faufilent en filigrane des causes que beaucoup ignorent et ne pensent même pas prendre quelques secondes pour s’intéresser aux sans-abris, aux réfugiés, aux victimes. Il faut absolument trouver un exutoire (ou plusieurs) pour “couvrir sans se découvrir” publiquement.
Les nouvelles politiques, économiques sont devenues soporifiques on zappe plusieurs minutes pour trouver une émission qui ait du sens. Mais oui pour quelque chose de meilleur encore faut-il payer un supplément.
J’avais hâte ce matin de refermer ma double fenêtre sur ce monde qui s’ennuie à mourir, prendre un livre et oublier ne serait-ce que quelques heures que demain matin il me faudra tout le courage possible pour rouvrir cette même fenêtre question d’aérer la pièce.
Michel ©

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Noël, mode d’emploi !


Il y a un an jour pour jour ou presque, je partageais avec vous ce billet au sujet de l’histoire de Noël, ses traditions mais aussi ce que pourrait représenter cette commémoration.

Loin de moi l’idée de jouer au rabat-joie, j’aimerai vous parler de Noël, de son esprit, de son sens le plus différent. Alors pour ce faire, j’ai opté de vous raconter une série de petites histoires. Nous aimons tous les histoires racontées. Que de fois lors des années d’enseignement je commençais mon cours par cette expression : “Il était une fois…”. J’avais l’attention de toutes les personnes présentes.
Je pouvais leur faire un exposé en physique quantique, je savais que j’avais l’attention de toute la salle.

Alors voici, il était une fois Noël:
(texte écrit et publié la première fois en décembre 2016)
“Si certaines fêtes de fin d’année, s’identifient à une communauté religieuse en particulier, l’histoire des origines de ces pratiques de plus en plus controversées par des gouvernements qui veulent faire bonne figure en matière de rectitude sociale et changent les mots (mais est-ce que l’esprit change ?) pour ne pas blesser la sensibilité de ces autres communautés.

Pourtant si l’on se donnait la peine de découvrir et lire quelle est l’histoire de ces objets ou pratiques, nous serions bien loin de nous scandaliser, nous choquer et monter aux barricades pour montrer notre attachement aux dévotions souvent superficielles de notre pratique religieuse ou spirituelle.

Oui les bons repas, les mets, les gâteaux, la bûche et les cadeaux sont importants, mais n’oublions pas l’esprit des fêtes. Que le champagne coule à flot, que les mets les plus raffinés soient outrageusement en abondance, tout ceci n’est rien devant l’oubli de l’origine de ces traditions que nous faisons nôtres en oubliant leurs sources.

Nos ancêtres avaient beau être païens, ou animistes, il reste qu’ils donnaient bien plus de valeur aux célébrations d’aujourd’hui devenues, de nos jours, synonymes de bombance démesurée ! On parle du vendredi fou, des cyber-lundis, mais si peu de Noël

Banc de quêteux :(comme on dit au Québec)

Meuble dont le siège et la façade se rabattent par terre et forment une boîte dans laquelle on étend une paillasse qui servira à l’occasion de lit au quêteux de passage ou aux enfants de la maisonnée.

Une petite histoire de quêteux.

Les mendiants de l’époque étaient reconnus pour leur discrétion sur eux-mêmes, leur provenance et leur destination; ils étaient identifiés le plus souvent par un surnom. Ils se présentaient presque toujours dans un accoutrement qui suggérait la misère et la privation. Quelquefois, des rumeurs plus ou moins fondées sur l’un ou l’autre parlaient de fortunes cachées et de dons spéciaux parfois maléfiques. Plus d’un a été reconnu pour sa qualité de conteur d’histoires et de légendes et l’un d’eux était notamment populaire pour sa grande dextérité à réparer les parapluies.

Source : blogue de Michel Prince http://www.michelprince.ca/en/tips-and-tricks/une-petite-histoire-de-queteux.-1120.html

La place du pauvre à Noël (tradition)
Traditionnellement, à Noël la « place du pauvre » ou « part du pauvre » ( ou encore « part à Dieu »), est, comme son nom l’indique, destinée aux pauvres, ou encore au passant, à l’étranger, au visiteur inattendu :Source : Le guichet du savoir http://www.guichetdusavoir.org/viewtopic.php?f=2&t=55773

Les légendes de Noël:
Source: Le site Les Passeurs
http://www.lespasseurs.com/Les_Legendes_de_NOEL.htm

Histoire de la Fête de Noël
Les peuples préhistoriques adoraient la lumière et ils avaient construit des temples qui aidaient à comprendre l’arrivée des saisons pour les premiers agriculteurs européens, les hommes du néolithique. Dans le temple mégalithique de New grange en Irlande, la lumière du soleil ne rentre que le jour du solstice d’hiver, le 25 décembre.
De même dans le temple de Stonehenge en Angleterre, le soleil ne se lève dans une pierre percée que le 21 juin, jour du solstice d’été. Les Égyptiens adoraient à cette période, le fils du Dieu Osiris, Aïnou surnommé le soleil renaissant et marqué au front d’une étoile d’or.
Les Celtes faisaient de grands feux aux solstices pour lutter contre les ténèbres.
Ils avaient très peur de ces périodes sombres avec le jour plus court
mais en même temps, ils savaient que le soleil allait réchauffer le sol et les plantes.

La Bûche
Il est dit que la bûche protège la maison du danger. C’est une des traditions païennes répandues en Europe depuis la nuit des temps pour fêter le solstice d’hiver. On allumait des feux de joie, symboles modestes mais significatifs de la nouvelle chaleur du soleil.
Cette traditions païenne est encore vivante dans de nombreuses régions de l’Italie et dans plusieurs pays.
En Ombrie et en Emilie, dans les Marches et dans les Abruzzes, on fait brûler une grosse bûche d’olivier jusqu’aux premiers jours de janvier. A ce moment, les cendres sont répandues dans les champs et les vignes, comme augure de bonnes récoltes.
En Sardaigne, on jeûne devant le feu jusqu’à minuit.
Une belle tradition toscane veut que les portes de la maison restent ouvertes aux hôtes de passage, tant qu’une souche brûle dans l’âtre.

Le Sapin
La coutume de décorer le sapin est née en Égypte. En effet, l’arbre était en réalité une petite pyramide de bois qui imitait les gigantesques pyramides et qui était un symbole culturel.
Un voyageur rapporta cette idée de la terre des pharaons en Europe. Une partie des populations germaniques, scandinaves et russes adoptèrent cette tradition pour célébrer le solstice d’hiver, le retour du soleil et la chaleur dont l’Égypte est le symbole.
Un disque solaire surmontait la pyramide. Plus tard, les arêtes de cette figure géométrique furent garnies de bâtonnets auxquels on mettait le feu. Si le feu atteignait la pyramide,l’année serait non seulement heureuse mais très fructueuse.

Je peux imaginer qu’il y aurait de quoi raconter des histoires aux plus jeunes en cette veille du jour de Noel prochain (les aînés aussi !)”
Michel ©

Nos parents !


Ce texte est un extrait de mon premier roman publié en juin 2016 (Me chroniques) dans lequel je livre aux lecteurs ces moments précieux passés avec ma mère durant mon séjour il y a environ deux ans.
Nous apprécions de la valeur de la présence de nos parents lorsqu’ils sont absents, trop loin ou pire encore dans un autre monde.
Michel ©
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Je viens d’entamer ma seconde semaine de mon séjour au Liban. Ma maman est assez préoccupée puisqu’elle doit s’absenter trois jours et me laisser tout seul, moi son « petit »
Depuis hier soir ce sont les consignes, quoi faire en cas de coupure de courant, (elles sont nombreuses les coupures de courant au Liban) ramener le disjoncteur, ne pas oublier de vérifier ceci et cela, bref une sorte de détachement du cœur de quelqu’un qui livre ses petits secrets, puisque lorsque je suis chez elle, je ne fais rien du tout. C’est elle qui insiste pour s’occuper de moi, son petit !…
Ma maman adorée ne t’en fais pas je suivrai au pied de la lettre tes consignes et jr ne dérangerai pas ton monde, rassures-toi.
Ah oui j’oubliais, elle a annoncé à l’épicier au bas de l’immeuble que j’étais seul, qu’il soit attentif s’il me manquait quelque chose.
J’écris ces mots et ne peut m’empêcher de sourire tellement ces instants sont uniques et précieux. S’il vous arrive de les vivre et que votre maman soit encore en vie, et qu’elle ait ses sautes d’humeur, alors, pas de soucis, rassurez-vous ce n’est pas la fin du monde et de grâce ne roulez pas les yeux en signe d’ennui exaspéré, profitez de ces instants d’ultime affection, ces personnes nous témoignent un tel grand amour qui n’a pas de prix.
Cette pensée me fait penser à la triste réalité des personnes qui se plaignent du tempérament difficile de leurs parents, moi y compris. .Nous oublions toute la vie qu’ils nous ont donnée, l’attention, les nuits blanches à nous veiller quand nous étions malades ou quand nous tardions pour rentrer d’une soirée en ayant l’auto, ils faisaient semblant de dormir tout en ayant une oreille alerte au son de la porte que nous fermions doucement pour ne pas les réveiller.
Ces parents qui grandissent en âge, que nous trouvons difficiles, et grincheux. Pourtant ils restent toujours « Pa » ou « Ma » qui ont accompagné nos vies jusqu’ici !.
Soyons justes, rappelons-nous qu’eux aussi ont vécu sans jamais s’attendre quoique ce soit en retour, les voici aujourd’hui redevenus ces « petits enfants »; c’est ce moment ou jamais qu’ils ont le plus besoin de nous, un câlin affectueux, un je t’aime maman, je t’aime papa. Chaque seconde est si précieuse pour eux mais aussi pour nous, et si les nôtres ne sont plus de ce monde, et bien ils sont légions les papys et les mamys qui sont seuls dans leur chambre avec les murs à qui parler!
Ce sont les pupilles de notre histoire vécue, pour l’amour de la vie, ne les abandonnons pas en leur fin de vie, les regrets ne seraient que terribles pour eux autant que pour nous lorsque ce serait trop tard!
Je trouve très paradoxal que certains puissent endurer un patron difficile et pointilleux, 8 heures par jour, 5 jours par semaine, alors que vivre avec les petits caprices et les humeurs de leur papa ou de leur maman une heure par semaine devient une sorte d’ennui pour ne pas dire une corvée!
J’aurais pu très bien péter les plombs avec l’attention soutenue de ma mère, lui dire que j’étais un grand garçon et que je savais prendre soin de moi. Mais j’ai préféré chérir ces instants qui pourraient ne jamais se répéter une seconde fois.
Un incident vécu que j’ai trouvé amusant fut lorsque ma mère me voyait prendre mon taux de glycémie les matins et soirs. L’appareil, le glucomètre, se trouvant dans une trousse protectrice, qui ressemblait assez à celle d’un tensiomètre de petit format.
Chaque fois que je vérifiais ma glycémie, ma mère me regardait et demandait : « alors elle est haute ? » et moi de lui répondre « non maman tout est sous contrôle » ce petit dialogue de sourds durait depuis 4 jours déjà, lorsque j’ai enfin compris: maman pensait que cet étui un tensiomètre,de ce fait pensant que je vérifiais ma tension !
Pour éviter de la blesser, je me suis retenu de rire aux éclats, mais lui expliquais que c’était un glucomètre pour mon taux de sucre. Son air déçu me faisait un peu de peine, je ne savais pas si elle était déçue. Était-ce de s’être trompée ou qu’elle aurait souhaité que je lui prenne sa tension artérielle.
Cette scène s’est répétée plusieurs fois depuis jusqu’à hier soir…Chaque fois j’ai pris le temps de lui expliquer calmement ce que cet appareil était, que ma priorité était de m’assurer que mon taux de glycémie restait dans les objectifs recommandés par le médecin, que les mesures que je prenais permettaient d’observer toute tendance anormale, etc.
De plus je lui ai promis que je lui enverrai un des deux tensiomètres que j’avais avec la première personne qui ferait le voyage de Montréal à Beyrouth.
Cela eut l’air de la rassurer, puis me souriant comme si elle avait gagné son propre pari, elle me disait le visage illuminé d’un grand sourire : « Donc tu fais de l’hypertension …! » Ahhhhhhhhh! Non maman! S’il te plait, pas encore l’histoire de l’hypertension!
Ne sous estimez pas la mémoire des personnes âgées, elle me sortait, « lorsque j’étais chez toi à Montréal tu m’avais dit prendre un comprimé pour l’hypertension, alors ne me raconte pas d’histoires! »
Je vous assure que je me suis avoué KO!
J’abandonnais la partie, elle avait gagné!
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© Michel J. Boustani – Montréal 2016 – micheljb@gmail.com
Dépôt légal – Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2016

C’est ma place !


Les journées en salles d’attente se suivent et si elles semblent se ressembler, au fond ce n’est point le cas.
Journée obligée au cours de laquelle j’avais rendez-vous avec mon ophtalmologue avant la fin de l’année. En principe, je ne devais pas trop attendre, mais la salle était pleine ( il n’était pas encore 9 heures du matin)
J’attends debout, espérant qu’un siège se libère. Il faut signaler que dans cette salle l’administration de l’hôpital est prévoyante. Des sièges de taille “normale” mais d’autres pour les personnes “bien enveloppées” de plus en hiver nous “prenons de l’espace si l’on doit compter les pulls, les polars, les manteaux etc.
Un siège”double-largeur se libère” aussitôt assailli par une dame toute menue, petite, fluette à peine perceptible dans une foule. Heureuse de sa conquête, elle regarde autour d’elle avec cet air où l’on pouvait lire “Ah ! Mais je l’ai eu ce siège! Mon siège !” Plusieurs patients se relaient sans trouver de place libre, rien n’y fait, madame s’accroche avec la rage du désespoir. Le manteau, les mitaines, le chapeau, un autre sac. Mais madame commence à se tortiller sur son siège. Et bien vous l’aurez deviné ! Elle souhaitait passer aux toilettes. Mais voilà le truc: lorsque l’on laisse sa place elle se libère, et de ce fait on la perd pour le premier venu. Face à ce dilemme cornélien, madame, regarde autour d’elle, chuchote quelques mots à sa voisine qui éclate de rire, un rire ayant pour effet d’attirer tous les regards vers elle. Madame avait demandé tout simplement si sa voisine pouvait lui”garder le siège”…
Mais l’histoire ne s’arrête pas là, elle avait griffonné sur une feuille de papier le message suivant: “N’y touchez pas ! C’est mon siège !” je n’en pouvais plus car le fou-rire m’avait atteint moi aussi. J’ai voulu immortaliser l’événement en prenant une photo de la scène, mais manque de pot, le billet était tombé par terre. Ne voulant pas me faire faire une remarque je me suis contenté de prendre le sac à main sur le siège!
La technicienne venue m’appeler me demande ce qui se passait, je lui raconte l’incident, mais ajoute aussi que je viendrai plus souvent, il y aurait de quoi écrire un roman, celui des “Gens dans une salle d’attente”
Je trouvais que madame était plus que prévoyante (ou une habituée des alles d’attente) ayant papier et crayon pour marquer son territoire !
Qui avait dit qu’attendre son rendez-vous médical était chose ennuyante !

Michel ©

Éducation: nous avons un problème !


L’objectif des écoles ne doit pas être de former des« citoyens productifs »pour remplir des cubicules d’entreprise; il devrait être d’inspirer à chaque enfant de trouver une « vocation » qui va changer le monde. 
Clark Aldrich


Lorsqu’il est question d’éducation on accuse le manque de fonds, on critique les politiques ministérielles,  les profs, les syndicats, les commissions scolaires, et si cela ne va pas on se retourne vers les écoliers… On vend des théories sous la forme de tableaux “intelligents” on inverse les classes, on sort dehors pour bouger, mais si cela ne fonctionne pas alors c’est le parti au pouvoir qui est responsable de tout échec ou carence dans le domaine.

Le plus délirant c’est d’envoyer un reporter en Finlande pour nous dire combien le système éducatif de ce pays est (presque) le meilleur du monde occidental. Ce que ce reporter n’a pas, et n’aura probablement jamais, c’est le contexte socio démographique, politique des petits finlandais, de leurs parents, de la finalité de cette “éducation” qui fait tant d’envieux et de jaloux. Si cette formule inspire  plusieurs , elle ne peut être dupliquée, clonée ou imitée sauf si bien entendu l’on décide de changer de modèle politique, social et bien d’autre arguments que je n’ai pas l’intention de déballer dans ce billet.

N’est pas professeur qui le veut en Finlande, c’est l’un des emplois les plus ardus à obtenir. Donc les finlandophones attachez vos tuques !

Certains parents se saignent pour envoyer leurs trésors dans les meilleures écoles et universités de la planète.  L’histoire pourrait ainsi continuer encore et encore.
Dans tout cet état de choses on oublie l’essentiel: l’écolier, l’apprenant, l’étudiant ! On les oublie car on prend pour acquis qu’ils “sont là pour obtenir un diplôme et surtout un bon emploi !” Mais finalement  est-ce d’un emploi dont il est question?

Je ne prendrai pas à la légère de vous répondre que tel est le cas. Ce serait vous inviter dans le processus de la marchandisation de celle-ci.

Je décevrai plus d’une personne qui croirait à cette théorie. Une théorie que je trouve parfois (souvent) saugrenue !

Sans aborder une discussion philosophique ou conceptuelle, la formule est faussée dès le départ. Aller à l’université ne me donnerait accès que très rarement à un bon emploi, un emploi gratifiant accompagné d’un “bon salaire”. À moins de vire dans un pays où les libertés d’expression et de choix ne sont que des utopies.

Certains finissants sont tristes de ne pas être embauchés comme cadres ou directeurs en devenir. Je sais ceci de par mon vécu alors que je contribuais aux entrevues d’embauche… Le non-verbal de certains candidats en disait long sur leur déception…

Après plusieurs années d’enseignement, je pense que notre modèle tel qu’il est fait, ne pourra plus durer longtemps.  Le système essaie de nous apprendre trop tôt ce dont nous aurons besoin plus tard.

On semble mélanger par je ne sais quel phénomène la vie universitaire d’avec la formation professionnelle, une confusion profonde d’idées, comme si l’une remplacerait l’autre … À mon avis, ce type d’erreurs est la cause des inévitables victimes, celles-ci sont nombreuses et se comptent par milliers: les étudiants !

Vous me diriez, alors “il est où le problème ?”
Je pense que la réponse et la solution sont simplissimes: observez ce qui se passe sur les bancs des facultés !

Il y a deux ans environ, j’assistais à la présentation de fin de cycle des étudiants en urbanisme de mon fils. Content et fier de voir le projet de fiston, je croisais aussi certains de ses collègues de projet. C’est le commentaire de l’un d’eux qui me glaçait: “nous savons aujourd’hui, que nous n’allons jamais avoir d’emploi dans notre domaine, tout ce temps perdu pour pas grand chose !”. Et d’ajouter “Si nous avions su nous n’aurions pas suivi ce programme !” Paf et re-paf l’orientation estudiantine ! J’avais dans la bouche un arrière-goût aigre-doux ! Fiston n’a jamais pu trouver un emploi dans son domaine, aujourd’hui, il est dans les assurances !!!

Michel ©

Nous sommes tous des migrants !


Depuis quelques jours le quotidien La Presse a fait paraître certains articles à propos des demandeurs d’asiles Haïtiens venant ici au Québec.
Bien que ces articles soient très bien intentionnés (on ne pourrait en daouter), il y a par contre, ce que j’estime être un conflit entre les règles fondamentales de l’orthographe et le style qui, à mon humble avis, provoque et induit certains commentaires (oui je les ai tous lus ces commentaires, juste pour prouver ma théorie simpliste…. La journaliste avait visé juste: faire réagir le lecteur d’ici !)

N’est pas journaliste celle ou celui qui fait un “sans fautes de frappe” ou quelqu’un qui a des idées, ou qui devrait répondre aux lignes éditoriales décidées par la direction de son quotidien. Écrire via les réseaux de l’information est un pouvoir, celui d’informer mais aussi de faire réagir les lecteurs. Il est fort possible d’anticiper une réaction face à une nouvelle donnée juste en employant les mots qu’il faut.

J’avoue que je me suis fait prendre moi aussi face à une telle démonstration parfois teintée de sophisme inconscient (je l’espère).
Vous me diriez que c’est l’audimat, les ventes, les ratios, les statistiques, mais on ne dira jamais assez sur les conséquences des émotions provoquées…
L’article en question parlait de la réaction de certaines organisations et de certains particuliers, quant aux modalités qu’utilisent les organismes officiels envers les demandeurs d’asiles. Si je m’étais arrêté au texte tel quel, j’aurais eu la même réaction que les 120 et quelques commentaires qui allaient tous (ou à de très rares exceptions) vers une réaction clairement négative envers ces personnes.
Oui la sacro-sainte liberté d’expression , oui notre “État de droit” ou notre démocratie, oui sur toute la ligne. Mais non sur l’induction parfois sournoise de réactions anticipées.
Plus on maîtrise une langue plus on en découvre son pouvoir et les outils pour en user (abuser), j’en sais quelque chose j’écris moi-même et je sais combien le choix de certaines expressions peut faire sourire, pleurer ou réfléchir mes lecteurs.
La tentation est forte d’user d’un tel procédé, nous en savons quelque chose lorsqu’un dirigeant politique ou un officiel se met sur la tribune publique et commence. à parler.
SI nous critiquons nos politiciens parce que nous les pensons peu ou pas assez crédibles, les médias d’informations ne devraient pas tomber dans cet illusoire désir de nous mener en bateau !
Quelqu’un me dirait “mais alors, c’est quoi le rapport avec le titre de cet article ?” et bien voilà ! Tout se trouvait quant au choix du titre et l’image que l’on souhaite mettre dans l’esprit du lecteur. N’est-ce pas le cas de ce que font plusieurs journaux chaque jour ? 🙂

Michel ©

Les nouvelles et les internautes: mode d’emploi


 

 

  • Il ya  ceux qui réagissent, mais ceux qui laissent leurs émotions (sans profondeur) réagir à leur place.
  • Il y a ceux qui osent mais qui se font ramasser par ceux qui ne sont pas d’accord
  • Il y a ceux qui voudraient mais n’osent pas pour ne pas subir le sort des numéros deux !
  • Il ya ceux qui s’en foutent laissant la place aux trois premiers groupes de dessiner l’avenir d’une nation. Mais rassurez-vous ces derniers seront les premiers à hurler que toute solution émanant des autres groupes ne leur convient pas.

 

Ainsi va la vie, on se prend pour un expert en critiquant les agissements d’une personne publique, on critique mais plus est, on lui dit quoi et comment faire.

Sans comprendre le fond d’une situation, on réagit plus qu’on ne le devrait. Faudrait probablement que nos gouvernements instaurent une activité civique: les séances de défouloir, un peu comme le fut à une certaine période de notre histoire le “Speakers’ Corner” ou le coin de l’orateur de Hyde Park au Royaume Uni.(i)
Chacun pourra venir exprimer ses doléances, ses frustrations sachant que du haut de sa petite caisse en bois (Soap Box) il aura son moment de gloire.

Exprimer son opinion n’aura jamais été si désolant au vu de tout ce qui se passe aujourd’hui, il suffit de lire les commentaires des lecteurs, selon la couleur politique du média il va de soi !

Jamais comme de nos jours les personnes se disant posées et ouvertes d’esprit n’auront autant laissé libre-cours à leur vraie nature ! Une nature qu’elles cachaient si bien sous des apparences du fameux politically-correct !

 

Michel ©


(i)  Hyde Park est aussi très connu pour son Speakers’ Corner (« coin de l’orateur »). Ce dernier est situé dans la partie nord-est du parc, près de Marble Arch. Fondé en 1872, c’est un espace de libre expression où tout un chacun peut prendre la parole librement devant l’assistance du moment. (Source: Wikipédia)