Les idées reçues.

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Selon le dictionnaire de la langue française sur l’Internaute une idée reçue est une idée faite d’avance, généralement fausse. Synonyme : Préjugé

Le site CyberProfs, propose quant à lui une définition qui, selon moi, s’applique aux réalités de nos jours, surtout lorsque non seulement l’opinion populaire s’exprime, mais quand les médias de l’information et les politiciens s’en mêlent sans aucune modération: “C’est une idée qui n’est pas la mienne, mais que j’emprunte à la parole d’autrui, fût-elle un cliché de société. Se contenter d’une idée reçue est la marque d’un esprit grégaire, davantage soucieux de se conformer aux critères d’une société donnée, que de mettre en valeur ce qui le distingue d’autrui. “


Depuis l’histoire des temps notre cheminement est serti de toutes sortes d’affirmations qui influencent notre sens du jugement, le méchant loup, la sorcière, le géant et bien d’autres fables qui auront influencé nos modes de vies, la transmission de ces légendes qui prirent corps dans le quotidien de nos ancêtres. Les temps modernes ne sont pas exempts de telles inepties, elles  touchent non plus une simple histoire, mais celle de chaque individu, de chaque personne qui ose lever les yeux et tente d’exprimer un point de vue différent de la norme qui devient progressivement le modèle à suivre sans hésitation.

Certains parlent, d’une “dogmatisation” de la religiosité, (bien différente de la spiritualité des prophètes et de leur enseignement),  face à l’ouverture d’esprit que le savoir nous offre l’on est menacé d’excommunication voire d’ostracisation de la collectivité dans laquelle nous avons choisi de vivre.

L’émergence des réactions n’est pas le simple fait de la pensée individuelle des personnes, de nos jours les médias dans leur ensemble, ont pris la primeur du pouvoir d’opinion sur les masses de citoyens. Il suffit qu’un ou qu’une journaliste d’influence sorte  une idée quelconque pour qu’elle fasse son chemin dans l’esprit des gens. Si les gens d’intérêt ont une mission “éducatrice” auprès des foules, les gens des médias n’en sont pas exempts.

Il y a deux jours j’écoutais une émission sur l’économie, j’ai trouvé la manière utilisée pour poser la problématique à deux doigts de l’influence directe sur le public. L’art de poser une question, est de toute évidence ce qui manque chez certains spécialistes des médias d’informations. Si le ton utilisé lors d’une interrogation est important, le choix des mots l’est autant, mais la recherche d’une réponse ne doit pas être nécessairement celle que le journaliste souhaite. Nous risquerions alors de sombrer dans l’art du sophisme manipulé et dirigé.

Les idées reçues ne sont innées chez les gens, mais prennent leur naissance à la maison auprès des parents, à l’école de par les enseignants ou à l’âge adulte de par les officiels ou ceux qui parlent en leur nom. Semer le doute dans l’esprit des gens, il y a toute une responsabilité, une éthique, une attitude qui s’imposent.

Si je vous disais que l’on a trouvé des vestiges humains sur une planète donnée, il est plus que probable que vous penseriez que je vous fait une blague, mais qu’une célébrité des médias de l’information vous dise la même chose, malgré le doute, vous pourriez toujours aller vérifier si cela est quand même vrai ! L’influence sur l’opinion publique est l’enjeu auquel nous sommes confrontés tous les jours.

Ne pas réagir et ne pas s’exprimer ferait de nous les complices consentants de cet état des choses dont nous osons à peine nous plaindre.

Michel ©


[i] Site l’Internaute : http://www.linternaute.com/dictionnaire/fr/definition/idee-recue/

[ii] Cyber Profs : https://www.cyberprofs.com/reponses-et-corrections/philosophie/devoir1995000000

La durabilité de l’équilibre social.

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La durabilité de l’équilibre social.


Rassurez-vous je ne vous entretiendrais pas au sujet de développement durable, ni des ressources renouvelables ou du comportement “écoresponsable”. Il existe une myriade de sources et d’organisations qui se préoccupent de nous en parler un peu partout, quoique je pense personnellement que beaucoup ne font qu’effleurer la surface du vrai problème.

Si cette science a vu l’émergence d’approches quantifiables et mesurables, il existe aussi une foulée de sceptiques qui ne croient pas à l’urgence de régler sérieusement ce problème.

Au nom de l’économie, de la création d’emploi, ces sceptiques mettent en danger l’avenir de notre lieu d’habitation, ils se cachent derrière deux feuilles d’arbre l’une publiquement avouée: l’économie et la seconde un peu plus occulte: le profit.

Il y a par contre, un équilibre durable qu’il nous est possible d’atteindre voire de prendre en charge sans besoin de législations ou de consensus politique: la prise en charge de l’équilibre social de nos lieux de vie.

Un exemple d’actualité, les réseaux sociaux. Si nous partagions une quantité équivalente de messages positifs par rapport à tout ce qui se publie comme propos négatifs, il y a de forte chance que nous assurions un équilibre humain durable (social, civique, positif, les noms et qualificatifs ne manquent pas).

Pour en assurer la durabilité, il nous faudrait par contre, faire quelque chose de plus. Il suffirait que l’attitude positive excède son opposée pour enfin prétendre à ladite durabilité.

Cela va pareil pour les ressources renouvelables qui ne le seront qu’à cette condition.

Comme chaque année au mois de novembre, j’aime revoir les mois écoulés en terme de connexions avec les personnes qui suivent ou lisent mes articles. Les réseaux sociaux auxquels je suis affiliés commencent à m’envoyer leurs chiffres (toujours les chiffres) et cela m’étonne sincèrement.

Cette année, j’ai eu quelques 36500 connexions “humaines” (personnes qui auraient visité, lu ou réagi au sujet de mes publications). J’ose espérer n’avoir pas excédé l’autre côté de la médaille par contre !

Michel ©

Ce vide qui accompagne les diplômés universitaires

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Tu viens de terminer ton parcours estudiantin, depuis la maternelle jusqu’à la journée magique au cours de laquelle on te remet un beau diplôme de troisième cycle.

Les célébrations terminées, tu commences probablement à te poser certaines questions au sujet d’une carrière, le fameux emploi de rêve ou le “Dream Job” dont on te parle un peu partout.

Tu as des projets, de grands rêves, tu t’imagines aux commandes d’une entreprise ou au pire gestionnaire dans ton domaine. Tu t’attends au salaire qui ira avec aussi.

Pourtant tu trouves le temps bien long puisque tout ce que tu te fais offrir ne sont que des emplois d’un niveau de débutant

Ah ! Je sais ce n’est pas ce qu’on t’a promis ou dit sur les bancs des facultés. Oui je sais les choses sont différentes dans la vraie vie.

Tu es choqué (déçu peut-être) parce que chaque fois que tu postules on te parle de ces choses que tu n’as pas vues en salle de classe…

La voici la réalité dont tu fus protégé toutes ces années !


Ce texte est une fiction, mais une fiction des plus réelle, puisque c’est en grande partie la cas de plusieurs finissants des hautes études qui se dispersent sur les avenues du marché de l’emploi.

Ne dramatisons pas, il existe quand même une infime partie de ces beaux diplômes qui vont ouvrir certaines portes, probablement au bas de l’échelle, cela est un début.

Je lisais ce matin une réflexion de l’académicien Michel Serres sur le devenir de l’éducation d’aujourd’hui. (vous trouverez le lien sur ce dernier en fin d’article)

J’ai rarement lu un texte empreint d’humanisme sincère et profond sur la question dont tout le monde parle mais que si peu d’experts, de spécialistes et de pédagogues prennent le temps de s’y pencher et de plancher.

Cette lecture me fit penser aux années d’enseignement passées surtout dans la formation aux adultes. Combien nous leur donnions des théories, des connaissances, du savoir, parfois une certaine expertise technologique ou académique. Mais combien nous oublions le lien qui pourrait relier tout ce savoir avec les réalités de la vraie vie !

Nous leur parlons si peu des compétences en “savoir-être” ces compétences plus connues comme “soft-skills”, certaines sources parlent de “Savoirs-comportementaux”.

Qu’importe le niveau de savoir que l’on acquiert, on oublie de leur parler de ces compétences qui traitent de leurs interactions avec leurs semblables (subordonnés et supérieurs). On s’attend des diplômés “des performances” des “objectifs atteints” mais on ne leur donne que le contenu des ingrédients de la recette et non le mode d’emploi !

Bien entendu on passe un peu de temps pour leur parler d’un curriculum vitae, bien entendu on les noie dans des consignes de comment se comporter en entrevue, mais il reste que le seul but n’est qu’obtenir un emploi et non comment le conserver et non plus comment se rendre humainement indispensable, voilà là où le bât blesse.

Si les apprenants ne verront que rarement une poule ou des animaux en liberté, comme le dit si bien Michel Serres, et s’ils se contenteront des dits bienfaits de la digitalisation moderne, cela ne change en rien face à leurs inaptitudes, nombreuses avouons-le, face au comportement dans leur environnement de travail.

J’espère que la pensée de Michel Serres puisse survivre ces aléas que le système actuel tend à oublier et mettre de côté pour uniquement l’atteinte des performances et des objectifs quantifiables sur les cases d’un chiffrier électronique.

Souhaitons moins de gaspillages budgétaires, moins de chercheurs d’emplois introuvables ou moins de futurs chômeurs hautement diplômés.

Michel ©

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Éduquer au XXIème siècle par Michel Serres de l’Académie Française
http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/03/05/eduquer-au-xxie-siecle_1488298_3232.html

Diplômé à 61 ans !

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Si vous ne pouvez expliquer un concept à un enfant de six ans,
c’est que vous ne le comprenez pas complètement.
– Albert Einstein


 

Cet article a été publié au mois d’août 2014.
Mon parcours professionnel que je définirai comme une excursion curieuse des choses du monde qui m’entoure, m’aura permis de faire une quantité de merveilleuse découvertes, tant d’apprentissages, cette source intarissable du savoir qui ne cesse jamais de m’émerveiller.

Outre les différents cours suivis au cours des six dernières années, j’ai eu le privilège de passer un test que je nommerai essentiel, que je souhaite  à tous les enseignant(e)s, parents, toute le monde quoi !
Au cours des vingt cinq dernières années j’ai causé bien de troubles à mes enfants qui lorsqu’ils se faisaient demander “mais quel métier exerce ton père ?” et ne savaient quoi répondre. Alors la réponse la plus facile se résumait à “Il est en informatique !”

Nous en avons souvent parlé cela étant devenu, la blague familiale la plus fréquente.
La découverte de la culture du savoir (Knowledge Management fut tel un coup de foudre. Ah la connaissance, le savoir, me souvenant de ces années d’adolescence durant lesquelles mes livres de chevet parlaient de Hemingway, Sartre, Gide, mais aussi mes Tintin ©   et revues Spirou ©

C’est au début de l’été 2014, que j’apprenais que je devrais m’occuper de mes trois petits trésors  pour une partie de leurs vacances qu’ils passaient à Montréal.

Je fus la personne désignée, avais-je le choix, étant le seul disponible à cette époque.

J’avoue qu’avant de les rencontrer, je me suis souvent posé la question: “Pourquoi moi ?”
Penser à des activités pour mes trois petits trésors (10, 8 et 6 ans), ce n’était pas une chose évidente. Ne connaissant pas leur vécu scolaire. C’est avec une certaine appréhension que je me préparais à cette aventure. Je restais persuadé que je ne possédais pas les compétences pour ce genre d’exercice. Il ne serait pas question de passer des tonnes de films, ou de les laisser jouer sur leurs tablettes. Ce seraient des vacances tellement plates et insipides.

Un jour, me trouvant dans un centre commercial, je passais devant un de ces commerces où tout se vend pour un dollar ou presque. Passant les rayons des articles de bricolage, j’ai compris ! nous allions entreprendre ensemble une série d’activités, mais des activités comme j’aurais aimé en avoir moi-même.

Les vendeuses me voyant remplir mon chariot devaient penser que j’avais surement oublié que nous n’étions qu’au début des vacances d’été. Il fallait multiplier le tout par trois, choix de couleurs, choix des formes, tailles, au risque de déclencher une guerre, ne pas oublier que l’aînée aime telle couleur, la cadette, et le plus jeune, bon bref. Un chariot rempli deux heures plus tard, je passe à la caisse et explique à la caissière que c’est pour occuper mes petits-enfants durant l’été, Sourire gêné, elle me répond qu’ils avaient bien de la chance. Je pense que c’est moi que le chanceux était bien moi.

Finalement 4 semaines plus tard, nous avions développé ensemble un scénario de cinéma, la configuration du système solaire (couleurs des planètes à l’appui), un cahier de dessins de chacun pour leur maman, une surprise cadeau, mais nous avons parlé aussi de la pensée design (Design Thinking), de l’approche de comment raconter une histoire ou les mises en récits (storytelling), les photos-montages, bref nous nous sommes amusés comme des fous, sans oublier collations, tartines et autres petites gâteries.

Quelques jours avant leur départ, ils m’offraient un certificat, signé, qui parlait d’une certaine reconnaissance au “meilleur grand-papa” ! J’en avais le souffle coupé.

Dire que les diplômes sont nécessaires pour l’avenir de la personne, j’avoue que j’ai reçu le plus important de ces derniers.

Une reconnaissance emplie d’émotions, ces choses qui naissent dans l’esprit et le coeur des enfants, qui ne disent pas tant de mots pour s’exprimer. Je pense que la fierté que j’éprouvais valait bien plus que tous les diplômes obtenus sur les bancs des plus grandes écoles.

Mériter une telle reconnaissance, est pour moi celle qui compte en définitive, une mention dont je serai si fier de citer sur mon curriculum vitae !

Michel ©

 

La culture du prêt-à-consommer !

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Notre époque est pressée, mais la culture demande du temps. D’où le fort attrait de ces promesses de raccourcis qui permettraient d’acquérir rapidement de la culture générale.
Mais comme on sait : il est des raccourcis qui rallongent et
des avances qui donnent du retard

Normand Baillargeon.


Elles sont multiples les motivations des parents lorsqu’ils se fendent en quatre pour assurer à leurs enfants l’accès aux hautes études, bien entendu le défi est encore plus lourd si l’université n’est pas publique.

Les attentes sont hautes, les étudiants le savent en  ajoutant les leurs. Un bon emploi, surtout bien rémunéré, certains s’imaginent déjà dans des postes de gestionnaires, tout le monde veut tout, beaucoup trop.

Nous apprenons trop tôt les richesses du savoir sans nécessairement les apprécier, et comprenons trop tard le pouvoir de la connaissance. Les “priorités” de la formation professionnelle semblent imprégner les contenus dès les premières classes, là où certaines théories font la promotion des fameux choix de carrière aux écoliers qui ont hâte de découvrir les richesses autres que celles de “l’emploi”.

Pour calmer la donne on “injecte” des millions, mais ces millions ne sont que des “centres de coût” d’un budget politique que l’on se permettra de sabrer ou non, selon les tendances des sondages pour les prochaines élections.

J’assistais hier soir au reportage sur la chaîne nationale sur le déclin de l’empire Ottoman. Que de souvenirs de frustrations profondes sont ressortis alors que nous trouvions combien ennuyante la retenue de noms, de dates et de traités, nos enseignants semblaient avoir oublié que l’histoire est avant tout une mise en récit des événements et non simplement une mémorisation de dates !
Fort heureusement ce reportage aura su réparer l’intérêt depuis.

Que dire de la recherche du savoir que l’on tasse de côté pour mémoriser ces “choses importantes” que sont les détails de la longueur d’un fleuve, ha !

Au cours des six dernières années j’ai eu la possibilité et le goût de suivre plusieurs cours universitaires, obtenant plusieurs certificats. Je me suis rendu compte que si mon désir de savoir plus, la grande majorité des participants “apprenaient” pour la nécessité d’apprendre par coeur et celle d’obtenir cette fameuse attestation.

Peu de choses avaient changé. La course aux détails, que je lisais dans les contributions des autres étudiants, si peu de nuances intelligibles, si peu de compréhension d’avec des domaines reliés.

Nous étions bien loin de l’esprit encyclopédique que nous le conseillaient les Lumières alors que leur savoir était offert comme richesse infinie.

Si l’on faisait cette expérience, celle d’observer lors d’une réunion sociale lorsqu’il est question de savoir quelque chose dont one ne souvient plus;. Les téléphones intelligents sortent, les visages se penchent sur l’écran et c’est à qui sera le premier de trouver la réponse.

Par contre quand il est question de faire la moindre relation entre un personnage et son oeuvre, un fait historique et son contexte, l’on remarque dans les regards ce vide profond du savoir. Certains poussent l’ironie en demandant “à quoi cela peut servir ?” Que de fois j’ai envie de leur répondre que s’ils avaient saisi a nuance ils auraient très bien pu faire un autre métier.

Sommes-nous si intoxiqués par la malbouffe du prêt à consommer en matière d’enseignement ?

Il est, selon moi, anormal que les journalistes ne savent plus écrire, que les gens des médias ne savent plus formuler clairement deux phrases de suite, et que les jeunes diplômés ne puissent plus entretenir une conversation de culture générale.

La connaissance se trouve hélas prisonnière des outils de recherche et des tableaux de chiffriers électroniques: le vide de substance de la pensée humaine !
Michel ©

L’état de santé de notre savoir.

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C’est la présence de l’homme qui rend l’existence des êtres intéressante; et que peut-on se proposer de mieux dans l’histoire des êtres, que de se soumettre à cette considération?
Denis Diderot


Chers parents, chères éducatrices et chers éducateurs, mais aussi chers directeurs d’établissements scolaires, les spécialistes pédagogiques, les concepteurs et conceptrices de programmes d’enseignement de tous genres.

J’aurai une question piège à vous poser. Combien de fois avez-vous utilisé une encyclopédie au cours des derniers 12 mois ?
Et si vou l’avez fait, auriez-vous compris la nuance qui existe entre une encyclopédie et un dictionnaire ? (Siou’plait ne cherchez pas sur Google © avant de répondre).

Il y avait dans le temps une certaine tradition, où il était de bonne augure d’avoir chez soi à la maison une encyclopédie. Achetée par tempéraments sur une ou deux années, les mises à jour annuelles, et plus encore. J’ai fait partie de ces familles. Quelques milliers de dollars plus tard, ce sont plus de trente volumes qui auront servi de contrepoids sur les dernières rangées de notre bibliothèque familiale. Le nombre de fois qu’un ou plusieurs volumes auraient été consultés se dénombrent sur les doigts des deux mains. Les dictionnaires thématiques n’eurent pas un meilleur sort, j’avoue.

Nous entrions dans l’ère de l’informatique, de la Toile, des moteurs de recherches qui vécurent chacun selon ses adeptes pour enfin laisser la place au mégamoteur Google © , qui aux yeux des écoliers, affirme des vérités dites plus “crédibles” parce que “C’est Google © qui le dit !”, j’avoue plaindre les enseignants et les parents qui se trouvent sous la loupe de cette manière de faire.

Il m’aura fallu bien des années plus tard pour comprendre. Comprendre que l’encyclopédie n’est pas le propre des gens “biens, éduqués qui paraissent intello et importants”. J’ai compris en lisant l’histoire de l’encyclopédie, des Lumières, Diderot, d’Alembert, leurs prédécesseurs et bien d’autres humanistes qui y ont consacrés le summum de leur pensée, de leur art de leur génie.  J’ai compris l’immense valeur d’avoir le privilège d’en posséder une copie.

Que dire de nos écoliers qui excellent dans cet art, celui de ne trouver des réponses sans nécessairement comprendre la raison première de celles-ci.  Nous les envoyons à l’école, nous leur payons les universités les plus prestigieuses mais ils continuent d’utiliser le gadget des réponses instantanées, rapides et “faciles”.

La curiosité du savoir semble être aux abonnés absents, cet esprit “encyclopédique” dont furent nantis les penseurs bien avant nous.

La quête du savoir et de la connaissance , l’usage que l’on peut en faire aussitôt que l’on comprend que tout ce savoir est relié à d’autres sources de connaissances, voilà ce qui manque à notre émancipation intellectuelle en ces temps.

Nous nous plaignons, à juste raison, des lacunes de notre système d’enseignement, mais nous oublions que le savoir s’entretient avec l’usage. Est-ce le temps de nous inquiéter sur l’état de santé de ce dernier ?
Il est à craindre que c’est aux soins intensifs que nous le retrouverons bientôt !

Michel ©

 

L’éducation, la formation professionnelle et les sachets de soupes instantanées.

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L’éducation,
la formation professionnelle et
les sachets de soupes instantanées.


Si la tendance se maintient, et tant que les gouvernements se plairont de sabrer encore plus dans les budgets de l’éducation nationale , il y a de forte chance que celle-ci s’éteigne bientôt.

Une extinction irréversible puisque les établissements scolaires se trouvant séduits par les promesses de la formation professionnelle vont se préoccuper de former des apprenants à lire et exécuter les consignes inscrites sur les sachets de soupes instantanées.

Le savoir est dangereux parce qu’il permet le questionnement, la connaissance est toxique puisqu’elle prévient la docilité consentante, mais lire les consignes sur le sachet de soupe est un accomplissement que l’on fait miroiter aux personnes, car consommer, cela crée des emplois soit dit en passant !

Tout le monde y gagne sauf … vous savez qui !

Michel ©