L’obsolescence programmée.

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“L’obsolescence programmée (i) des choses faisait partie de la vie. Il était acquis qu’elle entretenait le bon fonctionnement de l’économie. Acquérir était un droit mais posséder était contraire au nécessaire renouvellement des productions.”
Jean-Christophe Rufin (Globalia 2005)


Elle existe partout et commence dès notre naissance. En fait ce sont nos parents qui la subissent, cette obsolescence programmée, rien que de voir la liste des “choses” à acquérir avant la venue du nouveau-né. Qui une fois acquise, se trouvent dotée d’une date de péremption qui pourrait ne pas servir pour la venue d’un futur frère ou d’une future petite-soeur.

Ayant vécu une expérience similaire lorsqu’une de mes filles avait eu besoin d’acquérir une poussette dite “multi-fonctions” (Poussette, siège coquille, siège pour la voiture, etc.)” Outre le prix exorbitant, il était question d’un label du genre “valide jusqu’en 2018 !”

L’on invoquait toute sorte d’excuses, de raisons scientifiquement prouvées pour “pousser” le consommateur de se fournir d’une nouvelle passé le délai.

Mais alors chers parents ce fameux landau que l’on gardait si précieusement d’un enfant à l’autre, vous étiez “non-conformes” selon les règles dictées par les manufacturiers, sauf si de ce temps on n’avait pas l’exigence de vous pousser à consommer de façons démesurée.

Elle continue cette obsolescence, bien entendue les excuses sont là pour vous empêcher de vous plaindre, elle continue sur les bancs d’écoles, dans toutes les classes.

Ma fille aînée avait besoin dans une des classes au secondaire d’une calculatrice dite “scientifique”. La polyvalente avait imposé aux parents l’achat d’une de ces calculatrices: une marque connue, un modèle choisi et des fonctions dites scientifiques, le prix aussi.

Vous pourriez imaginer le sentiment des parents, riches ou de conditions modestes qui ont du débourser quelques 125 dollars pour l’achat de cet objet. Mais bon que ne ferait-on pas pour nos enfants.

Il serait bon de savoir que cette calculatrice fut utilisée une seule fois au cours de l’année scolaire, quant à la laisser pour mes enfants qui suivaient et bien comme on dit en bon français “Nice try” le modèle avait changé selon les directives de l’école !

Vos articles ménagers qui ne sont plus réparables mais que vous remplacez au bout d’une durée de vie de moitié aux modèles antérieurs, et bien entendu les fameux téléphones intelligents qui se “dégradent” et deviennent “passés de date” par le même manufacturier qui vante les “plus” de la nouvelle version.

J’entendais deux personnes discuter sur les CD de musique, l’une disait qu’elle avait plus de 1500 CD, l’autre semblait se moquer de la première en lui disant que cela ne servait plus à rien… Finalement nous avons tous vécu une telle expérience traumatisante puisque ces disques sont si difficilement recyclables. Et la vie continue.

Si ce phénomène d’obsolescence touche les biens de consommation, il touche aussi nos politiciens et dirigeants en matière de promesses.

L’inspiration dont ils usent est bien établie, le succès de leurs gestes étant prouvé et reconnu par ceux-là même qui en sont les victimes: Nous !

Si l’on devait tenir un registre des promesses faites au début et celles tenues en cours de mandat, gageons que ces leaders seraient bien nombreux d’arpenter les bureaux de chômage. Mais a-t-on jamais vu des politiciens au chômage ?

Il est grand temps que cesse cette réaction, celle de pointer du doigt d’imaginaires responsables de ce que devient notre humanité, à moins bien entendu que nous pointions ce doigt sur nous. Nous avons peur, peur de nous effondrer l’instant où nous prendrons conscience que nous encourageons sans discuter cet état des choses !


“Les armements, la dette universelle et l’obsolescence programmée sont les trois piliers de la prospérité occidentale. Si la guerre, le gaspillage, et les usuriers sont abolis, vous vous effondriez.” (Aldous Huxley)


Michel ©


(i) L’obsolescence programmée: l’ensemble des techniques par lesquelles un metteur sur le marché vise, notamment par la conception du produit, à raccourcir délibérément la durée de vie ou d’utilisation potentielle de ce produit afin d’en augmenter le taux de remplacement. (Source: http://www.definitions-marketing.com/definition/obsolescence-programmee/ – L’encyclopédie du Marketing)

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Les idées reçues.

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Selon le dictionnaire de la langue française sur l’Internaute une idée reçue est une idée faite d’avance, généralement fausse. Synonyme : Préjugé

Le site CyberProfs, propose quant à lui une définition qui, selon moi, s’applique aux réalités de nos jours, surtout lorsque non seulement l’opinion populaire s’exprime, mais quand les médias de l’information et les politiciens s’en mêlent sans aucune modération: “C’est une idée qui n’est pas la mienne, mais que j’emprunte à la parole d’autrui, fût-elle un cliché de société. Se contenter d’une idée reçue est la marque d’un esprit grégaire, davantage soucieux de se conformer aux critères d’une société donnée, que de mettre en valeur ce qui le distingue d’autrui. “


Depuis l’histoire des temps notre cheminement est serti de toutes sortes d’affirmations qui influencent notre sens du jugement, le méchant loup, la sorcière, le géant et bien d’autres fables qui auront influencé nos modes de vies, la transmission de ces légendes qui prirent corps dans le quotidien de nos ancêtres. Les temps modernes ne sont pas exempts de telles inepties, elles  touchent non plus une simple histoire, mais celle de chaque individu, de chaque personne qui ose lever les yeux et tente d’exprimer un point de vue différent de la norme qui devient progressivement le modèle à suivre sans hésitation.

Certains parlent, d’une “dogmatisation” de la religiosité, (bien différente de la spiritualité des prophètes et de leur enseignement),  face à l’ouverture d’esprit que le savoir nous offre l’on est menacé d’excommunication voire d’ostracisation de la collectivité dans laquelle nous avons choisi de vivre.

L’émergence des réactions n’est pas le simple fait de la pensée individuelle des personnes, de nos jours les médias dans leur ensemble, ont pris la primeur du pouvoir d’opinion sur les masses de citoyens. Il suffit qu’un ou qu’une journaliste d’influence sorte  une idée quelconque pour qu’elle fasse son chemin dans l’esprit des gens. Si les gens d’intérêt ont une mission “éducatrice” auprès des foules, les gens des médias n’en sont pas exempts.

Il y a deux jours j’écoutais une émission sur l’économie, j’ai trouvé la manière utilisée pour poser la problématique à deux doigts de l’influence directe sur le public. L’art de poser une question, est de toute évidence ce qui manque chez certains spécialistes des médias d’informations. Si le ton utilisé lors d’une interrogation est important, le choix des mots l’est autant, mais la recherche d’une réponse ne doit pas être nécessairement celle que le journaliste souhaite. Nous risquerions alors de sombrer dans l’art du sophisme manipulé et dirigé.

Les idées reçues ne sont innées chez les gens, mais prennent leur naissance à la maison auprès des parents, à l’école de par les enseignants ou à l’âge adulte de par les officiels ou ceux qui parlent en leur nom. Semer le doute dans l’esprit des gens, il y a toute une responsabilité, une éthique, une attitude qui s’imposent.

Si je vous disais que l’on a trouvé des vestiges humains sur une planète donnée, il est plus que probable que vous penseriez que je vous fait une blague, mais qu’une célébrité des médias de l’information vous dise la même chose, malgré le doute, vous pourriez toujours aller vérifier si cela est quand même vrai ! L’influence sur l’opinion publique est l’enjeu auquel nous sommes confrontés tous les jours.

Ne pas réagir et ne pas s’exprimer ferait de nous les complices consentants de cet état des choses dont nous osons à peine nous plaindre.

Michel ©


[i] Site l’Internaute : http://www.linternaute.com/dictionnaire/fr/definition/idee-recue/

[ii] Cyber Profs : https://www.cyberprofs.com/reponses-et-corrections/philosophie/devoir1995000000

La durabilité de l’équilibre social.

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La durabilité de l’équilibre social.


Rassurez-vous je ne vous entretiendrais pas au sujet de développement durable, ni des ressources renouvelables ou du comportement “écoresponsable”. Il existe une myriade de sources et d’organisations qui se préoccupent de nous en parler un peu partout, quoique je pense personnellement que beaucoup ne font qu’effleurer la surface du vrai problème.

Si cette science a vu l’émergence d’approches quantifiables et mesurables, il existe aussi une foulée de sceptiques qui ne croient pas à l’urgence de régler sérieusement ce problème.

Au nom de l’économie, de la création d’emploi, ces sceptiques mettent en danger l’avenir de notre lieu d’habitation, ils se cachent derrière deux feuilles d’arbre l’une publiquement avouée: l’économie et la seconde un peu plus occulte: le profit.

Il y a par contre, un équilibre durable qu’il nous est possible d’atteindre voire de prendre en charge sans besoin de législations ou de consensus politique: la prise en charge de l’équilibre social de nos lieux de vie.

Un exemple d’actualité, les réseaux sociaux. Si nous partagions une quantité équivalente de messages positifs par rapport à tout ce qui se publie comme propos négatifs, il y a de forte chance que nous assurions un équilibre humain durable (social, civique, positif, les noms et qualificatifs ne manquent pas).

Pour en assurer la durabilité, il nous faudrait par contre, faire quelque chose de plus. Il suffirait que l’attitude positive excède son opposée pour enfin prétendre à ladite durabilité.

Cela va pareil pour les ressources renouvelables qui ne le seront qu’à cette condition.

Comme chaque année au mois de novembre, j’aime revoir les mois écoulés en terme de connexions avec les personnes qui suivent ou lisent mes articles. Les réseaux sociaux auxquels je suis affiliés commencent à m’envoyer leurs chiffres (toujours les chiffres) et cela m’étonne sincèrement.

Cette année, j’ai eu quelques 36500 connexions “humaines” (personnes qui auraient visité, lu ou réagi au sujet de mes publications). J’ose espérer n’avoir pas excédé l’autre côté de la médaille par contre !

Michel ©

Recycler ? Pas si vite !

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La culture citoyenne,
cela commence par de simples gestes.
Des gestes humains soucieux
du devenir de notre propre genre !
MJB


Parler de recyclage est tellement à la mode. Oui, face aux enjeux des matières premières qui ne sont plus renouvelées, face à la surconsommation et bien d’autres mauvaises pratiques que nous, humains, endossons avec une telle générosité négative… Comme c’est simple de parler de recyclage.

Dame Nature nous envoie depuis quelques temps ces signaux nous disant qu’elle n’en peut plus. Et dire qu’il existe des « têtes pensantes » qui nous disent haut et fort que tout cela est faux. Les gaz à effet de serre, la toxicité des matières fossiles, les déversements criminels dans la ressource la plus critique de notre existence, l’eau. On a le culot de nous dire que tout ceci ce n’est qu’un ramassis de propos alarmistes, on sacrifie au nom des « nouvelles religions : économie, emploi et prospérité » l’avenir du devenir des humains dont nous seront sous peu les ancêtres, souhaitons tout simplement que nous ne soyons pas cités comme ces « ancêtres maudits qui n’ont rien laissé de viable ».

Aujourd’hui on nous sort le fameux buzz : recycler! Oui cela est vrai, c’est juste, mais quoi recycler ? Nos mauvaises habitudes ? Nos consciences qui nous taraudent plus que souvent face à la désolation des montagnes de déchets que l’on a hâte d’enfouir le plus loin possible de chez soi. Ne pas voir, c’est aussi une manière de vivre dans l’insouciance de l’ignorance, comme si on évitait cette imputabilité incontournable le jour où… Le jour où plus rien ne sera viable.

Je ne sais combien d’ouvrages, de documentaires, d’organisations sont mises en places par des ONG, certains gouvernements, et d’autres entreprises impliquées dans une sorte de culture, celle du recyclage.

Disons que cette attitude si louable soit elle, est incomplète et insuffisante puisqu’elle saute de la troisième priorité à la toute première. Recycler n’est que le troisième maillon de la règle des 4 R.

Tout le monde s’affaire et parle de recyclage. Les spots publicitaires foisonnent sur les chaines, on loue les services de quelques humoristes ou des personnes d’intérêt pour « passer le message », mais cela reste entre nous et le petit écran ou les affiches publicitaires et ce que notre cerveau essaiera de comprendre.

Pour arriver à recycler, il nous faut faire d’autres devoirs : pour commencer apprendre à réduire à la source. Réduire notre boulimie de surconsommation de produits que nous ne consommerons pas vraiment, mais de les empiler on nous aura prévu dans ces centres d’achats de chariots du double de la taille du caddie normal. Juste à regarder le visage triomphant des as de la « consommationite aigue » sortant de ces entrepôts, un visage radieux comme celui d’avoir gagné le gros lot. Quelles que soient les raisons invoquées, nous ne réduisons rien puisqu’il faudra de la place pour entreposer ces denrées, non seulement la place mais être attentif aux dates de péremption, sinon il faudra se farcir de la saucisse pendant les trois prochains mois, manger les mêmes céréales pendant autant de mois, et ne jamais voir finir le pot de 2 kilogrammes de café acheté mais dont la saveur nous aura déçue.

Notre dilemme de la réduction à la source c’est notre abandon de toute volonté du libre-choix d’achat selon nos besoins. On nous illusionne que les économies sont là. En fait elles ne sont qu’illusions puisque l’on vous hameçonne avec une carte de crédit propriétaire qui vous donne des ristournes en argent (mais jamais en cash aha! Juste de quoi réduire le montant de votre relevé, une fois par an…

Réduire à la source nécessite un effort, celui de l’acceptation de son addiction, de sa dépendance et ensuite de vouloir en guérir surtout. Sinon recycler ne sera qu’une sorte d’action illusoire qui nous fera faire du surplace. Lorsque la consommation est égale à la régénération des ressources naturelles comment parler alors de durabilité, notre déficit restera éternellement en déséquilibre.

Il n’est pas question de grandes actions, celles-ci sont parmi les plus faciles, mais de petits gestes qui pourraient exiger tellement d’efforts de la part de chacun. Que de paires de souliers avons-nous et que nous ne portons plus, les chemises et paires de jeans, au fond si l’on regarder nos garde-robes, il y aurait de quoi habiller plus d’une famille par individu, ceci est autant valable pour les livres, les disques, les magazines, les petites bébelles que nous accumulons mais que nous oublions une fois acquises.

Dans mon coin du monde on fait le fameux « ménage du printemps » et pourtant ce ménage nous pourrions le faire tout au long des douze mois de l’année. Au lieu d’envoyer dans un bac bleu ou vert nos « vieilles bébelles » pourquoi ne pas se préoccuper de les remettre en état et de les porter dans une friperie qui les remettra en circulation pour d’autres qui en profiteraient aussi. Les bacs de recyclage vous remercieraient de leur éviter ce qui « peut encore servir ». En matière de réduction, nous cheminerions vers cette réutilisation, notre deuxième étape avant de recycler. Une fois acquise cette manière d’être nous pourrions enfin  parler de recycler ce qui devrait se recycler finalement : carton, verre, papier, plastic.

Vous voyez nous y sommes finalement au recyclage … Le reste vous en savez autant sinon plus que moi en matière de la culture du recyclage…

Si le recyclage ne fonctionne pas comme il devrait être, ce n’est point la faute aux organisations, aux gouvernements, aux plans ou aux programmes, c’est notre difficulté profonde de nous acculturer à ce nouveau style de vie, celui en symbiose avec notre planète…!

Et le quatrième R, me diriez-vous ? C’est la revalorisation, mais ceci, nous en parlerons lorsque nous aurons acquis les trois premiers, c’est une promesse de rendez-vous à venir.

Michel ©

Les contrastes flagrants, où l’urbanisme déshumanisé !

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Les habitations font la ville, mais les citoyens font la cité.
Jean-Jacques Rousseau


Je dédie cet article à mon fils
ainsi qu’à tous ceux et celles
qui partagent sa passion
pour l’urbanisme !


 

Les urbanistes ces artistes de nos lieux de vie, sont souvent trop mal écoutés et bien trop mal compris. Quoiqu’en disent les spécialistes en génie, les planificateurs, les gens de finances et des administrations, si les urbanistes sont des rêveurs, il est un fait certain on ne les laisse pas rêver suffisamment.

Quelle que soit la ville, son histoire et son âge dans celle de ses habitants, il restera toujours ce besoin de la rendre plus belle, plus attirante, mais aussi suivre les besoins incessants d’expansion.

Cet état des faits, verra surgir sur l’avant-scène certains acteurs, mais certains intrus qui se seront faufilés bien entendu de manière anonyme on s’entend.

Les acteurs : les citoyens (c’est leur ville après tout), les autorités municipales, et les designers de villes (les urbanistes). Oui j’aime nommer les urbanistes ainsi, ce droit leur revient le plus naturellement du monde. Chaque ville au monde possède son charme et ce je ne sais quoi qu’on pourrait la reconnaître parmi les millions des villes du monde,

Si l’on dit que derrière chaque grand homme se trouve une femme, derrière chaque grande ville se trouve son urbaniste.

Je suis un citadin dans l’âme, bien que j’aimerai à cette étape de ma vie, me trouver dans la nature, dans un endroit retiré où je pourrais vaquer aux passions de l’écriture, de la photo et de la lecture. Il n’en reste pas moins que je ne sais et ne peux me passer de Mes villes.

Mes villes, Montréal, Beyrouth, Paris, Athènes, Londres  et bien d’autres pour y avoir séjourné plus d’une fois.

J’ai vécu le mois de février dans sa totalité dans une de mes villes; Beyrouth. Un mois à me promener dans ces rues, ruelles et quartiers qui ne se trouvent sur aucun dépliant, prospectus touristique ou guide de voyages, j’ai délaissé les endroits que tout le monde recommandait ou pensait que je voulais voir et revoir, en quelques sortes, j’ai opté pour un retour auprès des gens, des lieux de leur vie, des personnes dans leur cadre de vie quotidienne.

Si ce fut Beyrouth qui suscitât cet article, cela aurait été Montréal ou une autre ville. Mes observations et réflexions sont autant vraies pour l’une que toutes les autres. Chaque ville du monde ayant ses propres acteurs (et intrus).

Parlant d’intrus, je citerai certains promoteurs qui ne comprennent pas toujours que la promotion de projets résidentiels ou commerciaux c’est l’affaire de tous, tous voulant dire les acteurs, ce n’est surtout pas juste une question d’être en règle avec les lois et les réglementations de la ville, mais une question de respect! C’est souvent ce point qui les met dans l’une ou l’autre des catégories : acteurs ou intrus.

Je ne vous cacherai pas ma grande surprise lorsque je voyais de vieux bâtiments historiques, entourés d’un « manteau » de toiles de jute de couleur foncée, masquant parfaitement les vestiges et leur état, un panneau de petit format, sur lequel étaient inscrits ces mots destinant l’édifice à une fin certaine dans le but d’être remplacé par un de ces amas de poutres métalliques et de verre pour soi-disant promouvoir la vie économique de la ville. Je ne suis pas un nostalgique du passé, mais je tiens plus que jamais è mon histoire, l’histoire d’un peuple, la pérennité de la mémoire d’une culture. Je me suis retrouvé sans me rendre compte dans ces « coulisses » bien cachées et bien masquées de tout un espace de ma ville, bien enrobé de jute, bien signalé de panneaux avec le même texte.

 Je me suis attardé devant un de ces immeubles, voulant prendre en photo cette scène mais remarquait le panneau interdisant les photos, bon cela tombait trop d’à-propos : on annonce la destruction, on interdit les photos et tout le monde profitera d’un building de fer et de verre et hop vive la ville moderne.

Un monsieur s’est approché, voyant que je n’étais pas un citadin, car qui voudrait visiter des ruines à venir ? Me demande l’objet de ma visite, je tente de détendre l’atmosphère, explique mon retour, mon désir de retrouver ces places, raviver ces souvenirs et pourquoi pas mettre tout ceci dans un livre que je publierai peut-être un jour.

Sourire complaisant de la personne, qui me dit d’un ton trop sûr de lui « Revenez dans deux ou trois ans, vous aurez de quoi raconter et photographier des choses qui en valent vraiment la peine ! »

La seule question que je lui posait ayant compris que j’avais à faire avec un de ces « intrus », « Mais alors, est-ce que l’urbanisme est prévu de la sorte ? Faire disparaître ces pans de l’histoire d’une ville ? » Autre sourire condescendant, explications sans aucune substance, je continuais mon chemin avec ce serrement au cœur. On efface la mémoire des personnes, et l’on la remplace par des matières sans âmes, parce que non intégrées dans l’âme d’une ville, une ville sans âme est vide de ces citoyens, le fameux  « down-town » de mon Beyrouth est hélas, devenu sans âme !

À la prochaine,

Michel J.B. – © 2016

Le développement durable selon la Terre !

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Le développement durable, selon la Terre !
 
NDLR :
Et si notre planète devait écrire un roman, le sien, sa propre histoire ?
Cette dernière, son histoire, pourrait ne comporter qu’un seul chapitre!
Bonne lecture !

« Alors que tout semblait dit et fait malgré les différentes alertes, elle n’avait d’autre choix que de faire disparaitre toute trace de ce venin mortel qu’avaient été les humains à qui l’on avait prêté la planète bleue. Tout devait s’en aller, aucun espoir pour ses résidents.

En attendant, ils se retrouvèrent dans leurs abris, ils ces gens du profit démesuré, les rois des billets de papier, pensant qu’ils survivraient, trop heureux de s’être soustrait à la colère des éléments.

Ils ne réalisaient pas que leur protection éphémère s’envolait en poussière elles aussi, la Terre avait pris les choses en main! Il était temps! Sa survie en dépendait ! »

Terre, an 0, celui du renouveau…
Michel J.B. – © 2016 (00-00-0000)

Quelle est la raison morale de votre entreprise ?

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L’image qui illustre cet article est la propriété de
Nektarina Non Profit


« L’art le plus difficile n’est pas de
choisir les hommes
mais de donner aux hommes
qu’on a choisis
toute la valeur qu’ils peuvent avoir. »
– N. Bonaparte


Si vous êtes en recherche d’emploi, auriez-vous l’idée de poser cette question, lors d’une entrevue, à votre futur employeur ?

Quelle est la raison morale de votre entreprise ? Est-ce que votre entreprise est soucieuse de promouvoir le bien des personnes ? Voici des questions que bien peu de personnes imagineraient (oseraient) poser à un éventuel employeur! Et pourtant, ces questions sont légitimes et sensées, du moins selon mes propres valeurs.

Nous savons bien que les emplois ne courent pas les rues, et que d’en trouver un qui soit accessible est une aubaine rare de nos jours. Mais qu’en est-il si votre futur employeur ne valoriserait pas la promotion du bien des personnes, que ses activités iraient à l’encontre d’une attitude responsable sur la durabilité des personnes, du profit équitable mais aussi de l’environnement ? Il y a là matière à réflexion lorsque la raison sociale d’une entreprise reconnaisse uniquement la poursuite du profit, de la performance et de l’unique souci de se hisser coûte que coûte sur un piédestal d’excellence.

L’on requiert une loyauté de la part de l’employé, loyauté envers l’entreprise, sa mission, son mandat. Ceci est normal voire important, mais qu’en est-il de la réciproque ?

S’il est vrai que l’argent est important, le cadre de vie au travail ‘est autant sans oublier l’impact que les activités d’une compagnie pourraient avoir sur l’environnement où évolue cette dernière.

L’on se réclame d’être « vert », de modifier les habitudes d’utilisations des ressources qui ont un impact négatifs sur notre environnement au quotidien, on nous fait imprimer des deux faces du papier, recycler, ne rien jeter qui ne soit réutilisable pour la valorisation de notre écosystème, mais on continue toujours de traiter séparément tant les personnes que les pratiques d’affaires. Une entreprise aura beau être certifiée verte si elle ne prend pas soin de son personnel comme un des trois piliers de cette formule PPP (Rien à voir avec le Partenariat Privé Public) mais plus les Personnes, l’environnement (Planète) et les affaires (Profit), elle ne sera dite verte qu’en partie. Considérer les personnes et l’environnement comme interchangeable et non comme éléments clef de la conduite des affaires ne mènera, tout en restant vert sur un morceau de papier certifiant qu’elle est verte, qu’à des vagues de licenciements et des coupures dans les budgets qui l’engagent dans la durabilité environnementale à moyen et long terme. Continuer de croire que ces trois piliers sont indépendants ne peut plus fonctionner de la sorte, si l’on veut vraiment une durabilité efficace et concrète il est grand temps prendre conscience que les personnes (La société) sont au cœur de toute solution et qu’être vert est une question de personnes au même titre que l’économie.

Un exemple du lien intime entre l’entreprise et son personnel (Personnes et Profit) serait de créer des emplois qui soient plus représentatifs des valeurs de cette relation tout en gardant la raison sociale comme telle, la prochaine génération des employés n’adhèrera que temporairement aux valeurs des entreprises si elles restent inchangées, (L’on observe un roulement de personnel qualifié ceci est un fait, les employeurs se questionnent sur les causes, il serait peut-être temps de revoir les causes et non les effets). Les personnes accepteront des emplois qui répondraient à la satisfaction de leur détermination d’évoluer avec et non plus pour un employeur.

Être à l’emploi dans une entreprise, est vu par les nouvelles générations comme une relation d’affaires, une entente contractuelle qui est définie par un contrat de travail. Penser encore que le salaire est l’unique but de l’employé est de penser encore à la notion désuète de la récompense accordée en fin de journée, de semaine ou de mois. La relation des employés avec leurs employeurs est, en devenir, une entente qui se veut d’égal à égal, durable et disons-le simplement verte dans le vrai sens du terme!

SI l’employeur choisi le meilleur candidat, il en va de soi que les candidats choisirons l’employeur qui réponde le plus à leurs valeurs morales et durables.

Ne soyez pas surpris si un candidat que vous passeriez en entrevue, vous adresse la question suivante : Quelle est la raison morale de votre entreprise ?

À la prochaine,

Michel – 9 juin, 2015