Le monde est vraiment stone © !


Mon coup de gueule du mercredi !
Dimanche passé je me suis gâté d’écouter pour la je-ne sais-quelle-fois, l’opéra rock Starmania© . La chanson “Le monde est stone” m’a interpelé, parce qu’elle venait à propos avec tout ce qui se passe de nos jours. Entre 1979 et aujourd’hui le monde ne se porte pas mieux !

Les cataclysmes planétaires ont ceci de particulier, que l’on soit à Paris, à Rio ou Mexico, un tremblement de terre restera toujours un tremblement de terre. Ce qui déçoit c’est l’insolente inconscience des médias d’informations qui filtrent et dosent entre une première nouvelle et un fait divers les pertes en vies humaines selon l’audimat, n’oublions pas les internautes des réseaux sociaux.

On a vu des patrons d’entreprises mondiales quitter leur poste parce qu’en désaccord avec leur CA, des premiers ministres aussi… Mais combien de médias ont osé le courage de dénoncer lorsque “cela ne va pas !”…
Tout le monde veut conserver son chèque de paie.

Nous sommes tous responsables d’une manière ou d’une autre. Responsable de ne pas parler, de ne pas dénoncer, de ne pas porter sur la scène publique autre chose que les derniers gadgets que l’on s’est acheté, les derniers meubles ou la dernière robe que l’on affirme être un modèle unique…

Mais pourquoi est-ce que je chiale de bon matin ? Simplement parce que lorsqu’une porte claque trop fort dans une ville, les réseaux sociaux (les membres) s’éveillent, et s’emballent avec leurs cohortes de pleureurs et pleureuses qui se lamentent, si, si, je vous assure que l’on pourrait même percevoir des larmes je vous jure, des fois que l’on accuserait le parti politique au pouvoir d’être responsable des malheurs du monde, question d’évacuer le négatif, mais après, on oubliera, puis on ira au Starbuck’s © du coin ou chez Tim Horton © commander son petit-déjeuner préféré là où la préposée a un si beau sourire pour égayer notre journée…Je chiale aussi parce que les vraies causes sont étouffées prématurément.
Notre monde est aseptisé de tout sentiment humain, comme si déprogrammé, vacciné contre la solidarité sociale et humaine. On s’égare sur un mot dit par une personne publique, on l’accuse de sexisme, de xénophobie, voire de racisme religieux, on ….
Bon ! Je pense que l’image est on ne peut plus claire: notre monde est plus stone que jamais !

Michel ©

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L’empathie 2.0


« On peut toujours apprendre ce qu’on ne sait pas,
non ce qu’on croit savoir. »

Gustave Thibon, L’ignorance étoilée. 


On témoigne de l’empathie pour un animal abandonné ou maltraité, alors que l’on semble ignorer le sort de soixante millions de réfugiés à travers le monde (Source: HCR de l’Organisations des Nations Unies).

Pourtant on ne se choque pas de la race ou de la couleur de l’animal en danger, alors que l’on attribue et déverse ressentiments et rejets envers ces personnes réfugiées. Question de couleur, de race ou d’appartenance religieuse, elles paient pour ce qu’elles n’ont pas choisi lors de leur naissance.

Il serait cynique de continuer de décerner des prix Nobel de la paix et autres titres du genre tant qu’il existera une personne qui risque de mourir de faim ou dont la vie serait en danger.

Nous, les humains, oublions parfois (bafouons serait un mot plus juste) les principes humanistes que nous ont inspirés les penseurs de ce monde !

Avoir de l’empathie n’est pas un geste simple tel que de donner un peu de sous en aumône, c’est surtout faire quelque chose immédiatement dans son entourage le plus proche.

Il serait illusoire de penser changer la face du monde, mais un océan est composé d’une myriade de gouttes d’eau, chacune ayant son rôle et son importance.

 

Michel ©

Les nouvelles et les internautes: mode d’emploi


 

 

  • Il ya  ceux qui réagissent, mais ceux qui laissent leurs émotions (sans profondeur) réagir à leur place.
  • Il y a ceux qui osent mais qui se font ramasser par ceux qui ne sont pas d’accord
  • Il y a ceux qui voudraient mais n’osent pas pour ne pas subir le sort des numéros deux !
  • Il ya ceux qui s’en foutent laissant la place aux trois premiers groupes de dessiner l’avenir d’une nation. Mais rassurez-vous ces derniers seront les premiers à hurler que toute solution émanant des autres groupes ne leur convient pas.

 

Ainsi va la vie, on se prend pour un expert en critiquant les agissements d’une personne publique, on critique mais plus est, on lui dit quoi et comment faire.

Sans comprendre le fond d’une situation, on réagit plus qu’on ne le devrait. Faudrait probablement que nos gouvernements instaurent une activité civique: les séances de défouloir, un peu comme le fut à une certaine période de notre histoire le “Speakers’ Corner” ou le coin de l’orateur de Hyde Park au Royaume Uni.(i)
Chacun pourra venir exprimer ses doléances, ses frustrations sachant que du haut de sa petite caisse en bois (Soap Box) il aura son moment de gloire.

Exprimer son opinion n’aura jamais été si désolant au vu de tout ce qui se passe aujourd’hui, il suffit de lire les commentaires des lecteurs, selon la couleur politique du média il va de soi !

Jamais comme de nos jours les personnes se disant posées et ouvertes d’esprit n’auront autant laissé libre-cours à leur vraie nature ! Une nature qu’elles cachaient si bien sous des apparences du fameux politically-correct !

 

Michel ©


(i)  Hyde Park est aussi très connu pour son Speakers’ Corner (« coin de l’orateur »). Ce dernier est situé dans la partie nord-est du parc, près de Marble Arch. Fondé en 1872, c’est un espace de libre expression où tout un chacun peut prendre la parole librement devant l’assistance du moment. (Source: Wikipédia)

L’obsolescence programmée.

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“L’obsolescence programmée (i) des choses faisait partie de la vie. Il était acquis qu’elle entretenait le bon fonctionnement de l’économie. Acquérir était un droit mais posséder était contraire au nécessaire renouvellement des productions.”
Jean-Christophe Rufin (Globalia 2005)


Elle existe partout et commence dès notre naissance. En fait ce sont nos parents qui la subissent, cette obsolescence programmée, rien que de voir la liste des “choses” à acquérir avant la venue du nouveau-né. Qui une fois acquise, se trouvent dotée d’une date de péremption qui pourrait ne pas servir pour la venue d’un futur frère ou d’une future petite-soeur.

Ayant vécu une expérience similaire lorsqu’une de mes filles avait eu besoin d’acquérir une poussette dite “multi-fonctions” (Poussette, siège coquille, siège pour la voiture, etc.)” Outre le prix exorbitant, il était question d’un label du genre “valide jusqu’en 2018 !”

L’on invoquait toute sorte d’excuses, de raisons scientifiquement prouvées pour “pousser” le consommateur de se fournir d’une nouvelle passé le délai.

Mais alors chers parents ce fameux landau que l’on gardait si précieusement d’un enfant à l’autre, vous étiez “non-conformes” selon les règles dictées par les manufacturiers, sauf si de ce temps on n’avait pas l’exigence de vous pousser à consommer de façons démesurée.

Elle continue cette obsolescence, bien entendue les excuses sont là pour vous empêcher de vous plaindre, elle continue sur les bancs d’écoles, dans toutes les classes.

Ma fille aînée avait besoin dans une des classes au secondaire d’une calculatrice dite “scientifique”. La polyvalente avait imposé aux parents l’achat d’une de ces calculatrices: une marque connue, un modèle choisi et des fonctions dites scientifiques, le prix aussi.

Vous pourriez imaginer le sentiment des parents, riches ou de conditions modestes qui ont du débourser quelques 125 dollars pour l’achat de cet objet. Mais bon que ne ferait-on pas pour nos enfants.

Il serait bon de savoir que cette calculatrice fut utilisée une seule fois au cours de l’année scolaire, quant à la laisser pour mes enfants qui suivaient et bien comme on dit en bon français “Nice try” le modèle avait changé selon les directives de l’école !

Vos articles ménagers qui ne sont plus réparables mais que vous remplacez au bout d’une durée de vie de moitié aux modèles antérieurs, et bien entendu les fameux téléphones intelligents qui se “dégradent” et deviennent “passés de date” par le même manufacturier qui vante les “plus” de la nouvelle version.

J’entendais deux personnes discuter sur les CD de musique, l’une disait qu’elle avait plus de 1500 CD, l’autre semblait se moquer de la première en lui disant que cela ne servait plus à rien… Finalement nous avons tous vécu une telle expérience traumatisante puisque ces disques sont si difficilement recyclables. Et la vie continue.

Si ce phénomène d’obsolescence touche les biens de consommation, il touche aussi nos politiciens et dirigeants en matière de promesses.

L’inspiration dont ils usent est bien établie, le succès de leurs gestes étant prouvé et reconnu par ceux-là même qui en sont les victimes: Nous !

Si l’on devait tenir un registre des promesses faites au début et celles tenues en cours de mandat, gageons que ces leaders seraient bien nombreux d’arpenter les bureaux de chômage. Mais a-t-on jamais vu des politiciens au chômage ?

Il est grand temps que cesse cette réaction, celle de pointer du doigt d’imaginaires responsables de ce que devient notre humanité, à moins bien entendu que nous pointions ce doigt sur nous. Nous avons peur, peur de nous effondrer l’instant où nous prendrons conscience que nous encourageons sans discuter cet état des choses !


“Les armements, la dette universelle et l’obsolescence programmée sont les trois piliers de la prospérité occidentale. Si la guerre, le gaspillage, et les usuriers sont abolis, vous vous effondriez.” (Aldous Huxley)


Michel ©


(i) L’obsolescence programmée: l’ensemble des techniques par lesquelles un metteur sur le marché vise, notamment par la conception du produit, à raccourcir délibérément la durée de vie ou d’utilisation potentielle de ce produit afin d’en augmenter le taux de remplacement. (Source: http://www.definitions-marketing.com/definition/obsolescence-programmee/ – L’encyclopédie du Marketing)

L’amour de la servitude (A.H.)

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La dictature parfaite: une dictature qui aurait les apparences de la démocratie, une prison sans murs dont les prisonniers ne songeraient pas à s’évader. Un système d’esclavage où, grâce la consommation et au divertissement, les esclaves auraient l’amour de leur servitude.
Aldous Huxley
(Le meilleur des mondes)


Je me demande des fois si l’on ne nous met pas chaque jour certaines substances dans l’air ou dans l’eau que nous consommons. Lesdites substances s’assurant de l’atrophie progressive de l’organe appelé cerveau qui dans des temps normaux (le temps passé) nous permettait de choisir librement, d’être capable de discernement, de comprendre ou simplement comprendre sans aucune influence ces choses qui se passent autour de nous.

Nous sommes constamment poussés dans le dos, un peu comme dans les métros de Tokyo, nous sommes entraînés à l’activité par excellence: ne plus penser, ne plus réfléchir et bien entendu ne plus choisir.

Nous prenons les pseudo-vérités pour des faits, parce que nous avons perdu la volonté de prendre position, et si l’on risque de le faire les publicités de la méga-consommation boulimique sont là pour vous surendetter, question de vous divertir des questions essentielles, mais rassurez-vous, le peuple sera toujours pris en otage.

Sur les chaînes nationales on nous rabâche les oreilles pour une bourde linguistique que notre premier ministre a faite, on s’attend qu’il fasse amende honorable devant tout le monde, les associations des professionnels de la santé ici chez moi au Québec boycottent le ministre de la santé (heu mais les soins que vous êtes supposé fournir on en fait quoi ? SI vous dépensiez votre énergie à mieux faire votre travail et régler en silence vos problèmes), les gens de lois, les syndicats, bref vous le citoyen serez toujours le dindon de la farce que vous soyez aimé ou pas, “on a besoin de vous” en tous temps.

Lorsque les médias de l’information s’y mettent nous assistons è du grand art, bourrage et débourrage de crâne avec en prime des journalistes qui se sentent la mission d’analyser un fait dont nous n’aurions besoin que de l’énoncé.

Certains me font penser à ces animateurs de match de hockey, qui dans le feu de l’action, nous racontent des histoires sur les joueurs, les détails de leur vie privée, bref de quoi meubler le temps, car commenter un match de hockey c’est “long en titi “

Hier midi j’ai eu droit au maire de ma ville qui m’a servi une leçon sur la puissance  en luminosité des lampes d’éclairage extérieur et la différence entre les lampes dites LED et l’éclairage conventionnel (4000 et 3000 Kelvin), mais quand il était question de parler de la douloureuse (la facture) et bien comme par miracle le son de la retransmission avait baissé.

Si la formule que les empereurs romains avaient adopté avait ce quelque chose de bien, du pain et des jeux, nos romains modernes eux nous créent toutes les conditions favorables pour mieux payer nos taxes qui ne font qu’augmenter sans nous fournir des solutions.

On dit toujours que le client est roi dans le commerce du détail, il serait grand temps que ce client, qui sont surtout les citoyens  exercent leur droit premier, celui de se faire rembourser par ces gaspilleurs de taxes qui nous parlent beaucoup trop chaque jour !

Michel ©  

 

À ma muse !

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À ma muse

Cette profonde loyauté envers l’écriture, celle qui se reflète dans tes yeux ma muse, ton regard  qui fait naître chacun de mes souffles, tes silences qui rythment le mouvement de ma poitrine, tes secrets qui ne cessent de dénuder mes émotions, ton désir est unique: t’appartenir !

Ma plume retrouve son encre lorsque plongée dans tes humeurs, je n’ose aucun soupir de peur de te contrarier, fidèle et soumis à tes caprices inlassablement je t’obéis, heureux de cette soumission tant désirée.

Tu es la courtisane qui chaque instant décide de mon sort, gare à moi si j’osais te déplaire, car tu n’hésiteras pas de mettre à nu mon âme amoureuse, cinglant de tes caresses le peu de volonté qui reste en moi.

Si je ne peux séduire ton coeur ou même ton corps, permets-moi ma divine maîtresse le bonheur de tes pensées telles les vagues sur les rivages de ton île. Tu es la déesse de la mer dont je suis éperdument les traces encore tièdes de tes pas sur le sable mouillé, me baissant pour embrasser ces douces empreintes, l’ivresse est à son comble, que souhaiter de plus qui ne soit toi.

L’ardeur qui jaillit en moi dit ma soif de la voluptueuse saveur de toi.

Et lorsque je retourne sur la plage, le soleil me dit son départ, je sais que tu es celle qui irise chaque teinte de ta présence. Mon coeur s’envole vers tes horizons sans fin.

Je t’imagine assise ici attendant ce retour du jour, perdue dans tes pensées, alors que la nuit tombée je reprends ma route, le chemin des mots qui disent ma passion de toi.

Michel (c)


© Michel J. Boustani – Montréal 2016
Dépôt légal – Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2016

Les idées reçues.

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Selon le dictionnaire de la langue française sur l’Internaute une idée reçue est une idée faite d’avance, généralement fausse. Synonyme : Préjugé

Le site CyberProfs, propose quant à lui une définition qui, selon moi, s’applique aux réalités de nos jours, surtout lorsque non seulement l’opinion populaire s’exprime, mais quand les médias de l’information et les politiciens s’en mêlent sans aucune modération: “C’est une idée qui n’est pas la mienne, mais que j’emprunte à la parole d’autrui, fût-elle un cliché de société. Se contenter d’une idée reçue est la marque d’un esprit grégaire, davantage soucieux de se conformer aux critères d’une société donnée, que de mettre en valeur ce qui le distingue d’autrui. “


Depuis l’histoire des temps notre cheminement est serti de toutes sortes d’affirmations qui influencent notre sens du jugement, le méchant loup, la sorcière, le géant et bien d’autres fables qui auront influencé nos modes de vies, la transmission de ces légendes qui prirent corps dans le quotidien de nos ancêtres. Les temps modernes ne sont pas exempts de telles inepties, elles  touchent non plus une simple histoire, mais celle de chaque individu, de chaque personne qui ose lever les yeux et tente d’exprimer un point de vue différent de la norme qui devient progressivement le modèle à suivre sans hésitation.

Certains parlent, d’une “dogmatisation” de la religiosité, (bien différente de la spiritualité des prophètes et de leur enseignement),  face à l’ouverture d’esprit que le savoir nous offre l’on est menacé d’excommunication voire d’ostracisation de la collectivité dans laquelle nous avons choisi de vivre.

L’émergence des réactions n’est pas le simple fait de la pensée individuelle des personnes, de nos jours les médias dans leur ensemble, ont pris la primeur du pouvoir d’opinion sur les masses de citoyens. Il suffit qu’un ou qu’une journaliste d’influence sorte  une idée quelconque pour qu’elle fasse son chemin dans l’esprit des gens. Si les gens d’intérêt ont une mission “éducatrice” auprès des foules, les gens des médias n’en sont pas exempts.

Il y a deux jours j’écoutais une émission sur l’économie, j’ai trouvé la manière utilisée pour poser la problématique à deux doigts de l’influence directe sur le public. L’art de poser une question, est de toute évidence ce qui manque chez certains spécialistes des médias d’informations. Si le ton utilisé lors d’une interrogation est important, le choix des mots l’est autant, mais la recherche d’une réponse ne doit pas être nécessairement celle que le journaliste souhaite. Nous risquerions alors de sombrer dans l’art du sophisme manipulé et dirigé.

Les idées reçues ne sont innées chez les gens, mais prennent leur naissance à la maison auprès des parents, à l’école de par les enseignants ou à l’âge adulte de par les officiels ou ceux qui parlent en leur nom. Semer le doute dans l’esprit des gens, il y a toute une responsabilité, une éthique, une attitude qui s’imposent.

Si je vous disais que l’on a trouvé des vestiges humains sur une planète donnée, il est plus que probable que vous penseriez que je vous fait une blague, mais qu’une célébrité des médias de l’information vous dise la même chose, malgré le doute, vous pourriez toujours aller vérifier si cela est quand même vrai ! L’influence sur l’opinion publique est l’enjeu auquel nous sommes confrontés tous les jours.

Ne pas réagir et ne pas s’exprimer ferait de nous les complices consentants de cet état des choses dont nous osons à peine nous plaindre.

Michel ©


[i] Site l’Internaute : http://www.linternaute.com/dictionnaire/fr/definition/idee-recue/

[ii] Cyber Profs : https://www.cyberprofs.com/reponses-et-corrections/philosophie/devoir1995000000