Vivre le rejet !

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Je suis reconnaissant à tous ceux qui m’ont dit NON.
C’est à cause d’eux que je suis moi-même.
Albert Einstein


Peut-on être reconnaissant envers les personnes qui, sans crier gare, nous rejettent ?

J’avoue que la réflexion d’Einstein m’apparaît être tout un défi.

Il m’est arrivé au cours de mon existence de vivre de tels moments, sans nécessairement les  comprendre. Mais y avait-il quelque chose à comprendre ?

Sur le vif, j’avoue que cela m’avait blessé, surtout quand cela arrivait à l’improviste, sans que je puisse voir venir ce geste de la part de gens que je croyais suffisamment sincères.

Si certains se sentiront blessés, ou d’autres insultés, il y aura toujours cette question restée sans réponse en soi: : Pourquoi ?

Je ne pense pas que le rejet est dû à notre mode de vie actuel, les technologies n’y seraient pas en cause, le rejet se vit depuis que les personnes vivent ensemble, ou du moins essaient de vivre ensemble.

Un étranger qui se pointe dans une communauté, une personne qui n’est pas de la même race ou qui n’a pas les mêmes croyances religieuses, politiques voire simplement humaines.

Le rejet est, du moins pour moi, plus une attitude égocentrique qu’une conséquence de cause à effet. La peur de s’impliquer, la crainte de devoir donner une part de soi, de son temps, de sa disponibilité.

Un peu comme ceux qui devant leur poste de télé le soir, approuvent les bonnes causes humaines, s’indignent de l’injustice prévalant de nos jours, mais qui remettent leurs masques le jour et ignorent un mendiant qui semble vraiment avoir faim, ou la personne âgée que l’on laisse debout alors qu’on pourrait lui céder sa place dans le métro, avouons que les exemples ne manquent pas, ces derniers parlent d’une manière ou d’une autre de rejet.

J’aimerai bien vous croire cher Monsieur Einstein et faire cet acte de foi en vos mots, remercier celles et ceux qui m’ont dit NON !

À suivre …

Michel ©

 

En flagrant délit !

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Je me souviens du temps où je travaillais dans le commerce du détail, le magasin décernait une fois par semaine le prix du “Flagrant délit d’excellence” à l’employé(e) qui s’était démarqué(e) quant au service auprès de ses clients.

Si je trouvais l’évènement amusant, voire un peu enfantin en apparence, j’ai rapidement compris que l’engouement qui animait le personnel des ventes n’était pas motivé par des récompenses monétaires, mais surtout par cette reconnaissance de leurs clients qui appréciaient la qualité du service offert et de l’attention portée à répondre à leurs attentes.

Au bout du rouleau il s’agissait d’une relation de personne à personne, alors recevoir une citation de “délit d’excellence” représentait une valeur certaine aux yeux de la personne en question.

 

Si nous comparons cette manière de faire au niveau de toutes les organisations mondiales, les gouvernements qui se portent comme champion des libertés des personnes, de la défense des plus démunis, de l’instauration de ces grands principes humanistes, les libertés, le libre-choix de la qualité de vie, de la répartition équitable des richesses, des idéologies et j’en passe de ces slogans devenus avec le temps pompeux et vides de tout sens… Je pense qu’il faudrait leur décerner aussi un prix, une reconnaissance: celle du “flagrant délit d’échec total !”

Le 10 décembre dernier, l’Organisation des Nations Unies (ONU) commémorait la journée mondiale des droits de l’homme !

Je connais bien la date et son événement, mais je m’attendais à une commémoration plus digne; celle hors de tout faste, de tout lieu où l’on se sent bien en sécurité dans un édifice bien gardé. Ils auraient pu aller par exemple fêter ce jour-ci dans la ville d’Alep en Syrie ou en Irak, en Iran, en Égypte, et bien d’autres places qui ont un tel besoin de soutien humain concret dans les gestes et actes, au lieu des palabres interminables et des discours vides de tout essence.

On éteint un monument en signe de solidarité avec la population d’une ville, on adopte un air de circonstance, mais je gage par contre, que beaucoup ne savent même pas où se situe Alep, l’Irak et bien d’autres places où la misère sévit en guise de qualité de vie.

Et dire que ces leaders dits de la majorité des pays dits riches, intelligents, évolués, industrialisés se cachent derrière mille excuses dites légales pour ne pas intervenir autrement que par de bonnes intentions, pareilles à celles que l’on éprouve lorsque dans la section des faits divers d’un quotidien, de l’indifférence polie !

Si j’avais croisé un extra-terrestre ce jour-là, je ne cache pas que j’aurai eu honte de lui expliquer le sens de cette commémoration voyant sur les chaînes d’informations tous les malheurs qui subsistent dans presque chaque pays de notre planète !

Un flagrant délit ? Mais de quoi ?

Michel ©

 

Les salles d’attente.

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Le portrait typique des salles d’attente dans une clinique ou un hôpital est fort connu, surtout s’il vous est arrivé d’avoir un rendez-vous médical.
Un silence de circonstance, des murs tapissés de consignes, en fait ce sont  plus des interdictions que celles qui informent. Ne pas fumer, ne pas utiliser son téléphone, parler sans faire de bruit, faire la file, avoir sa carte d’hôpital en main, se laver les mains avant de donner sa carte, je vous assure que dans les casernes militaires il y a beaucoup moins de ces choses là.

Les grands absents sont ces portes-revues, journaux et autres magazines, et là où je me trouvais l’absence d’écrans qui débitent leurs inlassables lots de nouvelles. Avez-vous remarqué que ces écrans de cliniques n’ont pas de son, si vous êtes habiles à lire sur les lèvres vous pourriez comprendre quelque chose.

Mais il y a aussi certaines scènes qui passent souvent inaperçues, ces scènes qui nous sont propres, nous les humains dont nous sommes les vedettes de notre genre.

Un monsieur d’un certain âge, qui de par ses gestes devait occuper un poste important au travail, enfin je regardais son style vestimentaire, ses souliers cirés, ses mains, sa montre-bracelet, un vrai dandy-boss (trop élégant et conscient de l’être) !

J’eus la confirmation lorsque son téléphone sonnait (Ah mais monsieur c’est interdit ici), cela devait être son assistante qui devait l’informer et lui de l’interrompre mais lui donner quelques instructions. Or voici que la technicienne l’appelle, il se lève et se dirige vers la personne mais revient quelques 5 minutes plus tard, visiblement déçu de ne pas retrouver “sa” place, sans perdre une seconde son regard se met à balayer la salle pour trouver un siège “à son goût”. Enfin, il le voit, s’assied mais se fait appeler un seconde fois, zut ! Il s’en va en regardant “sa” place. Et oui il l’avait perdue à son retour, de nouveau la même opération ! Ce monsieur a finalement changé de place 6 fois ! Je me suis retenu de rire aux éclats.

Est-ce que vous ne vous êtes jamais posé la question à savoir pourquoi les gens choisissent une place assise en particulier ? Trois sièges vacants mais le quatrième est occupé par une personne de forte corpulence, il y a de fortes chances que ces sièges resteront inoccupés jusqu’à épuisement du reste des sièges disponibles. Autre phénomène, lorsque quelqu’un s’installe au beau milieu de cinq siège, arrivent trois personnes pour s’asseoir, ah ! Mais c’est amusant de voir que personne ne bouge jusqu’au moment où les personnes parlent en même temps question d’écoeurer celle au milieu qui a vite fait de s’en aller ! Et Vlan !  

Une dame d’un certain âge sur un fauteuil roulant poussé par son fils qui devait avoir la quarantaine facilement. De la manière dont elle était assis, elle devait être du genre qui ne répétait pas la même chose deux fois.

Lorsque fiston a voulu s’asseoir près d’elle, elle lui dit d’un ton qui n’acceptait pas la réplique.

 

  • Tu restes derrière moi et tu écoutes ce que j’ai à te dire ! 
  • Oui maman mais je suis fatigué d’être debout
  • L’important est d’écouter ta mère Joseph !

 

Ah mon cher Joseph ce n’est pas ta journée !

Les chicanes de couples sont favorisées, je pense, par la mise en situation de l’occasion pour laquelle on vient consulter un professionnel de la santé.

Monsieur qui a des problèmes de visions, et madame l’accompagne. Il lui dit dans sa langue natale qu’il refusera toute sorte d’injection, et elle de lui répondre comme à un petit gamin pris en faute:

 

  • Si tu m’avais écoutée nous n’en serions pas là ce matin !
  • Mais tu sais bien que je fais attention
  • Ah non ! Cesse tes jérémiades, cela fait moins de trois jours que tu fais attention alors que toutes ces années tu ne m’as pas écouté !

 

Mon cher monsieur je compatis avec vous !

Lorsque mon tour est arrivé, je savais que je perdais ma place au retour, que je chercherai une autre du regard, mais que j’aurai manqué ces moments uniques du quotidien de mes amis les terriens !

Michel ©  

Les quiétudes qui nous inquiètent !

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A force de gémir, nous avons perdu la notion des quiétudes. Brusquement, l’accalmie nous épouvante et nous doutons de tout ce qui ne nous menace pas.
Yasmina Khadra


En l’an 2016, il n’existe aucune place en ce monde sans que l’on voit des gens gémir, des peuples se plaindre, des personnes se soumettre.

En cet an de grâce il semble que la seule vérité soit celle que l’on nous sert non plus sur une feuille de papier au petit matin peu importe la saison, cela coûte si cher en arbres,; mais plutôt sur tous ces écrans qui envahissent notre quiétude, nos silences et notre intimité.

On se veut branché, alors on se croit l’être, on s’imagine connecté alors que c’est tout le contraire, on serait plutôt hypnotisés .

Aussitôt qu’un semblant de quiétude nous traverse, nous nous sentons coupés du sein maternel de cette nourrice si généreuse en soucis à fleur de peau.

Gémir est semble-t-il, devenu l’unique permission que l’on nous dispense, et dont nous devons nous en repaître partout où nous allons.

Nous, les hommes avons abandonné une de nos deux mains à ce nouveau maître, qui accapare notre regard, les 5 doigts devenus si habiles, une habileté inversement proportionnelle au contenu de notre esprit, qui lui est aux abonnés absents.

Si le fardeau de la charge devient trop pesant, les gémissements sont déversés sur ceux qui ne sont pas branchés ces êtres encore non asservis. Ils dérangent, on les jalouse, ils sont assurément libres donc non-conformes.

Hier je me suis offert un cadeau, une certaine délinquance virtuelle, j’ai décroché, je me suis déconnecté, je n’ai ni regardé, ni consulté, ni pris dans une ou deux mains, je l’ai laissé gémir et chuchoter tout seul. Je l’ai asservi sans charge, sans attention. Qui ? Mais le a prolongation de ma main !

Est-ce que le monde a cessé de tourner ? que non ! Aurai-je perdu mes “amis” ? Non pas du tout, ils seront toujours là ? Ai-je manqué quelque chose ? Oui des plaintes, des cris, des gémissements me disant que le monde a mal tourné, rien d’autre !

S’il existe une chose importante que les professionnels de la santé physique et mentale devraient faire, serait de trouver au plus pressant, la cure contre cette dépendance débilitante. La santé de nos mains, de nos doigts, mais aussi de nos esprits en dépend aujourd’hui.

Gémir ou agir, si nous clamons avoir le libre-choix, celui de le perdre, celui de courber l’échine devant ces nouveaux dieux dont nous ne verrons jamais la face mais leurs lois et commandements chaque instant de nos existences, ou bien…?

Michel ©

L’omission des réalités ethnographiques.

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Ethnographie: Étude descriptive des activités d’un groupe humain déterminé (techniques matérielles, organisation sociale, croyances religieuses, mode de transmission des instruments de travail, d’exploitation du sol, structures de la parenté). (Source : Le Larousse © )

Qu’elle soit volontaire ou ignorée par manque de savoir, la réalité ethnographique d’un peuple est souvent ce point de départ, essentiel à mon humble avis, pour une meilleure compréhension des problématiques de certaines populations et nations dans leur quête d’autodétermination.

Il est fort courant de lire toutes ces analyses de fond soulevant ces réalités telles que l’avenir du peuple palestinien, les kurdes, le sahara, pour ne citer que ceux-ci, la liste étant trop longue. Il est aussi fort étonnant que ces analyses n’intègrent pas les acteurs dans leurs réflexions.

Qui est mieux placé pour parler de la cause Kurde que les intellectuels kurdes, l’exemple me semble clair. Comment peut-on évoquer les principes d’autodétermination du peuple palestinien lorsque qu’aucune figure de proue palestinienne est absente de ces concertations, il en irait de même pour les premières nations autochtones du Canada, ou le devenir de la nation québécoise, etc.

Comment se fait-il que les artisans de ces réflexions jouissent d’un cadre de vie bien loin des réalités de vie des peuples dont ils souhaitent défendre l’avenir en se permettant d’émettre avis et conseils sans avoir vécu les vraies réalités de ces peuples ?

Omettre cet aspect critique serait-il faire preuve d’oubli ou d’ironie ? Il nous faut admettre que ce mode d’oubli intellectuel ethnographique est depuis fort longtemps devenu monnaie courante, presque un standard.

Penser pour eux et à leur place en ce troisième millénaire serait, à mon avis, une double omission; celle de se considérer supérieur, et celle la seconde et non moins la plus grave celle d’être resté ancré dans la culture des accords de Sykes Picot, celle du dépeçage des régions au moyen d’une règle et d’un crayon mine sur une mappemonde à grande échelle sans même demander l’avis des intéressés !

Promouvoir l’autodétermination des peuples c’est en quelques sortes laisser son enfant faire ses choix de carrière et entreprendre la destinée de sa vie librement. Le regarder quitter le cocon protecteur de la maison, tout en sachant qu’il affrontera défis et réalités si importants à sa maturation au même titre que le restant des humains.

Maintenir cette décision de pensée à la place des autres n’est-il pas une manière moderne de continuer une colonisation sous une autre forme ?

Michel ©

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(i)  L’ethnographie est une méthode en sciences sociales dont l’objet est l’étude descriptive et analytique, sur le terrain, des mœurs et des coutumes de populations déterminées. Cette étude était autrefois cantonnée aux populations dites alors « primitives »1. Le mot, composé du préfixe « ethno » (dérivé du grec έθνος, proprement « toute classe d’êtres d’origine ou de condition commune ») et du suffixe « graphie » (emprunté au grec γράφειν « écrire »), signifie littéralement « description des peuples ». (Source Wikipédia © )

Avons-nous perdu tout sens du sacré ?

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Avons-nous perdu tout sens du sacré ?


Il n’est pas question de religion ou de spiritualité, sauf si nous considérons la vie humaine la religion universelle qui se trouve présente sur notre planète et dans cet univers qui nous entoure!

Quelles que soient nos croyances la vie humaine en est au coeur, quelles que soient nos ambitions c’est grâce aux humains que les atteignons, quelles que soient nos rêves c’est en fonction de nos semblables que nous les réalisons.

On efface une vie, ou des milliers de vies aussi simplement qu’avec une gomme à effacer sur une liste de vies écrites au crayon. L’on invoque des raisons suprêmes pour se justifier et pourtant nous sommes coupables de crimes contre l’humanité. Qu’elle est cynique cette expression “crimes contre l’humanité” on tue des humains pour en sauver d’autres ! Allons donc mais vous rigolez ou quoi !

Certains politiciens et autres chefs humains, élus par d’autres humains ne se gênent pas de “sacrifier” d’autres humains pour les fameux intérêts de la nation, de la religion ou de la race ! Mais de quel droit ?

On trouve toute excuse logique et raisonnable pour justifier ces actes et s’empresser par la suite “être désolé pour ces victimes collatérales” mais l’on ne cesse d’en causer d’autres et plusieurs autres..

Le sens du sacré, ? Mais nous le perdons chaque fois que nous ne faisons rien pour arrêter cette folie, celle de la bêtise humaine.

La vie est sacrée, quelles soient nos croyances, à nous de faire ce nécessaire pour la préserver !

Michel ©

La culture du prêt-à-consommer !

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Notre époque est pressée, mais la culture demande du temps. D’où le fort attrait de ces promesses de raccourcis qui permettraient d’acquérir rapidement de la culture générale.
Mais comme on sait : il est des raccourcis qui rallongent et
des avances qui donnent du retard

Normand Baillargeon.


Elles sont multiples les motivations des parents lorsqu’ils se fendent en quatre pour assurer à leurs enfants l’accès aux hautes études, bien entendu le défi est encore plus lourd si l’université n’est pas publique.

Les attentes sont hautes, les étudiants le savent en  ajoutant les leurs. Un bon emploi, surtout bien rémunéré, certains s’imaginent déjà dans des postes de gestionnaires, tout le monde veut tout, beaucoup trop.

Nous apprenons trop tôt les richesses du savoir sans nécessairement les apprécier, et comprenons trop tard le pouvoir de la connaissance. Les “priorités” de la formation professionnelle semblent imprégner les contenus dès les premières classes, là où certaines théories font la promotion des fameux choix de carrière aux écoliers qui ont hâte de découvrir les richesses autres que celles de “l’emploi”.

Pour calmer la donne on “injecte” des millions, mais ces millions ne sont que des “centres de coût” d’un budget politique que l’on se permettra de sabrer ou non, selon les tendances des sondages pour les prochaines élections.

J’assistais hier soir au reportage sur la chaîne nationale sur le déclin de l’empire Ottoman. Que de souvenirs de frustrations profondes sont ressortis alors que nous trouvions combien ennuyante la retenue de noms, de dates et de traités, nos enseignants semblaient avoir oublié que l’histoire est avant tout une mise en récit des événements et non simplement une mémorisation de dates !
Fort heureusement ce reportage aura su réparer l’intérêt depuis.

Que dire de la recherche du savoir que l’on tasse de côté pour mémoriser ces “choses importantes” que sont les détails de la longueur d’un fleuve, ha !

Au cours des six dernières années j’ai eu la possibilité et le goût de suivre plusieurs cours universitaires, obtenant plusieurs certificats. Je me suis rendu compte que si mon désir de savoir plus, la grande majorité des participants “apprenaient” pour la nécessité d’apprendre par coeur et celle d’obtenir cette fameuse attestation.

Peu de choses avaient changé. La course aux détails, que je lisais dans les contributions des autres étudiants, si peu de nuances intelligibles, si peu de compréhension d’avec des domaines reliés.

Nous étions bien loin de l’esprit encyclopédique que nous le conseillaient les Lumières alors que leur savoir était offert comme richesse infinie.

Si l’on faisait cette expérience, celle d’observer lors d’une réunion sociale lorsqu’il est question de savoir quelque chose dont one ne souvient plus;. Les téléphones intelligents sortent, les visages se penchent sur l’écran et c’est à qui sera le premier de trouver la réponse.

Par contre quand il est question de faire la moindre relation entre un personnage et son oeuvre, un fait historique et son contexte, l’on remarque dans les regards ce vide profond du savoir. Certains poussent l’ironie en demandant “à quoi cela peut servir ?” Que de fois j’ai envie de leur répondre que s’ils avaient saisi a nuance ils auraient très bien pu faire un autre métier.

Sommes-nous si intoxiqués par la malbouffe du prêt à consommer en matière d’enseignement ?

Il est, selon moi, anormal que les journalistes ne savent plus écrire, que les gens des médias ne savent plus formuler clairement deux phrases de suite, et que les jeunes diplômés ne puissent plus entretenir une conversation de culture générale.

La connaissance se trouve hélas prisonnière des outils de recherche et des tableaux de chiffriers électroniques: le vide de substance de la pensée humaine !
Michel ©