L’empathie 2.0


« On peut toujours apprendre ce qu’on ne sait pas,
non ce qu’on croit savoir. »

Gustave Thibon, L’ignorance étoilée. 


On témoigne de l’empathie pour un animal abandonné ou maltraité, alors que l’on semble ignorer le sort de soixante millions de réfugiés à travers le monde (Source: HCR de l’Organisations des Nations Unies).

Pourtant on ne se choque pas de la race ou de la couleur de l’animal en danger, alors que l’on attribue et déverse ressentiments et rejets envers ces personnes réfugiées. Question de couleur, de race ou d’appartenance religieuse, elles paient pour ce qu’elles n’ont pas choisi lors de leur naissance.

Il serait cynique de continuer de décerner des prix Nobel de la paix et autres titres du genre tant qu’il existera une personne qui risque de mourir de faim ou dont la vie serait en danger.

Nous, les humains, oublions parfois (bafouons serait un mot plus juste) les principes humanistes que nous ont inspirés les penseurs de ce monde !

Avoir de l’empathie n’est pas un geste simple tel que de donner un peu de sous en aumône, c’est surtout faire quelque chose immédiatement dans son entourage le plus proche.

Il serait illusoire de penser changer la face du monde, mais un océan est composé d’une myriade de gouttes d’eau, chacune ayant son rôle et son importance.

 

Michel ©

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Le silence de Dieu !


Ne dites pas à Dieu ce qu’il doit faire.
Niels Bohr


Nous sollicitons le bon Dieu pour tant de choses surtout aux occasions et aux célébrations. Une fois ces temps passés, nous reprenons le train-train de notre quotidien, oubliant toutes les demandes et toutes les sollicitations, pensant que Dieu s’occupera de nous répondre selon les demandes faites. Dans un tel climat de silence, il arrive que certains (politiciens ou futurs en devenir) s’imaginent le pouvoir de prendre la parole au nom du créateur, de parler en son nom et pire encore d’interpréter ce qu’il ne dit pas.

Ce n’est point le propre d’une religion en particulier mais de la désinformation que ces personnes s’amusent d’user (et d’abuser) pour leur propre intérêt.

On fait dire à Dieu ce qu’il ne dit pas !

Avouons que la donne est facile, jamais jusqu’ici Dieu n’aura répondu à ces vendeurs de mensonges ce qu’il pense vraiment ! Comble de facilité, personne n’est revenu de ce monde appelé la mort pour dire ce qu’il en est!  

Je me suis toujours posé la question pour laquelle je n’ai pas de réponse à savoir si l’un des grands prophètes, ceux qui ont inspiré ces grands courants appelés religions, revenait sur Terre comme il est écrit dans les livres sacrés ? Allons-nous le croire ou simplement l’accuser de blasphème et l’exécuter sur la place publique ?

Les religions de ce troisième millénaire sont en manque flagrant de profonde spiritualité !

Le silence de Dieu ne m’étonne plus !

Michel ©  

L’amour de la servitude (A.H.)

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La dictature parfaite: une dictature qui aurait les apparences de la démocratie, une prison sans murs dont les prisonniers ne songeraient pas à s’évader. Un système d’esclavage où, grâce la consommation et au divertissement, les esclaves auraient l’amour de leur servitude.
Aldous Huxley
(Le meilleur des mondes)


Je me demande des fois si l’on ne nous met pas chaque jour certaines substances dans l’air ou dans l’eau que nous consommons. Lesdites substances s’assurant de l’atrophie progressive de l’organe appelé cerveau qui dans des temps normaux (le temps passé) nous permettait de choisir librement, d’être capable de discernement, de comprendre ou simplement comprendre sans aucune influence ces choses qui se passent autour de nous.

Nous sommes constamment poussés dans le dos, un peu comme dans les métros de Tokyo, nous sommes entraînés à l’activité par excellence: ne plus penser, ne plus réfléchir et bien entendu ne plus choisir.

Nous prenons les pseudo-vérités pour des faits, parce que nous avons perdu la volonté de prendre position, et si l’on risque de le faire les publicités de la méga-consommation boulimique sont là pour vous surendetter, question de vous divertir des questions essentielles, mais rassurez-vous, le peuple sera toujours pris en otage.

Sur les chaînes nationales on nous rabâche les oreilles pour une bourde linguistique que notre premier ministre a faite, on s’attend qu’il fasse amende honorable devant tout le monde, les associations des professionnels de la santé ici chez moi au Québec boycottent le ministre de la santé (heu mais les soins que vous êtes supposé fournir on en fait quoi ? SI vous dépensiez votre énergie à mieux faire votre travail et régler en silence vos problèmes), les gens de lois, les syndicats, bref vous le citoyen serez toujours le dindon de la farce que vous soyez aimé ou pas, “on a besoin de vous” en tous temps.

Lorsque les médias de l’information s’y mettent nous assistons è du grand art, bourrage et débourrage de crâne avec en prime des journalistes qui se sentent la mission d’analyser un fait dont nous n’aurions besoin que de l’énoncé.

Certains me font penser à ces animateurs de match de hockey, qui dans le feu de l’action, nous racontent des histoires sur les joueurs, les détails de leur vie privée, bref de quoi meubler le temps, car commenter un match de hockey c’est “long en titi “

Hier midi j’ai eu droit au maire de ma ville qui m’a servi une leçon sur la puissance  en luminosité des lampes d’éclairage extérieur et la différence entre les lampes dites LED et l’éclairage conventionnel (4000 et 3000 Kelvin), mais quand il était question de parler de la douloureuse (la facture) et bien comme par miracle le son de la retransmission avait baissé.

Si la formule que les empereurs romains avaient adopté avait ce quelque chose de bien, du pain et des jeux, nos romains modernes eux nous créent toutes les conditions favorables pour mieux payer nos taxes qui ne font qu’augmenter sans nous fournir des solutions.

On dit toujours que le client est roi dans le commerce du détail, il serait grand temps que ce client, qui sont surtout les citoyens  exercent leur droit premier, celui de se faire rembourser par ces gaspilleurs de taxes qui nous parlent beaucoup trop chaque jour !

Michel ©  

 

En flagrant délit !

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Je me souviens du temps où je travaillais dans le commerce du détail, le magasin décernait une fois par semaine le prix du “Flagrant délit d’excellence” à l’employé(e) qui s’était démarqué(e) quant au service auprès de ses clients.

Si je trouvais l’évènement amusant, voire un peu enfantin en apparence, j’ai rapidement compris que l’engouement qui animait le personnel des ventes n’était pas motivé par des récompenses monétaires, mais surtout par cette reconnaissance de leurs clients qui appréciaient la qualité du service offert et de l’attention portée à répondre à leurs attentes.

Au bout du rouleau il s’agissait d’une relation de personne à personne, alors recevoir une citation de “délit d’excellence” représentait une valeur certaine aux yeux de la personne en question.

 

Si nous comparons cette manière de faire au niveau de toutes les organisations mondiales, les gouvernements qui se portent comme champion des libertés des personnes, de la défense des plus démunis, de l’instauration de ces grands principes humanistes, les libertés, le libre-choix de la qualité de vie, de la répartition équitable des richesses, des idéologies et j’en passe de ces slogans devenus avec le temps pompeux et vides de tout sens… Je pense qu’il faudrait leur décerner aussi un prix, une reconnaissance: celle du “flagrant délit d’échec total !”

Le 10 décembre dernier, l’Organisation des Nations Unies (ONU) commémorait la journée mondiale des droits de l’homme !

Je connais bien la date et son événement, mais je m’attendais à une commémoration plus digne; celle hors de tout faste, de tout lieu où l’on se sent bien en sécurité dans un édifice bien gardé. Ils auraient pu aller par exemple fêter ce jour-ci dans la ville d’Alep en Syrie ou en Irak, en Iran, en Égypte, et bien d’autres places qui ont un tel besoin de soutien humain concret dans les gestes et actes, au lieu des palabres interminables et des discours vides de tout essence.

On éteint un monument en signe de solidarité avec la population d’une ville, on adopte un air de circonstance, mais je gage par contre, que beaucoup ne savent même pas où se situe Alep, l’Irak et bien d’autres places où la misère sévit en guise de qualité de vie.

Et dire que ces leaders dits de la majorité des pays dits riches, intelligents, évolués, industrialisés se cachent derrière mille excuses dites légales pour ne pas intervenir autrement que par de bonnes intentions, pareilles à celles que l’on éprouve lorsque dans la section des faits divers d’un quotidien, de l’indifférence polie !

Si j’avais croisé un extra-terrestre ce jour-là, je ne cache pas que j’aurai eu honte de lui expliquer le sens de cette commémoration voyant sur les chaînes d’informations tous les malheurs qui subsistent dans presque chaque pays de notre planète !

Un flagrant délit ? Mais de quoi ?

Michel ©

 

Les quiétudes qui nous inquiètent !

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A force de gémir, nous avons perdu la notion des quiétudes. Brusquement, l’accalmie nous épouvante et nous doutons de tout ce qui ne nous menace pas.
Yasmina Khadra


En l’an 2016, il n’existe aucune place en ce monde sans que l’on voit des gens gémir, des peuples se plaindre, des personnes se soumettre.

En cet an de grâce il semble que la seule vérité soit celle que l’on nous sert non plus sur une feuille de papier au petit matin peu importe la saison, cela coûte si cher en arbres,; mais plutôt sur tous ces écrans qui envahissent notre quiétude, nos silences et notre intimité.

On se veut branché, alors on se croit l’être, on s’imagine connecté alors que c’est tout le contraire, on serait plutôt hypnotisés .

Aussitôt qu’un semblant de quiétude nous traverse, nous nous sentons coupés du sein maternel de cette nourrice si généreuse en soucis à fleur de peau.

Gémir est semble-t-il, devenu l’unique permission que l’on nous dispense, et dont nous devons nous en repaître partout où nous allons.

Nous, les hommes avons abandonné une de nos deux mains à ce nouveau maître, qui accapare notre regard, les 5 doigts devenus si habiles, une habileté inversement proportionnelle au contenu de notre esprit, qui lui est aux abonnés absents.

Si le fardeau de la charge devient trop pesant, les gémissements sont déversés sur ceux qui ne sont pas branchés ces êtres encore non asservis. Ils dérangent, on les jalouse, ils sont assurément libres donc non-conformes.

Hier je me suis offert un cadeau, une certaine délinquance virtuelle, j’ai décroché, je me suis déconnecté, je n’ai ni regardé, ni consulté, ni pris dans une ou deux mains, je l’ai laissé gémir et chuchoter tout seul. Je l’ai asservi sans charge, sans attention. Qui ? Mais le a prolongation de ma main !

Est-ce que le monde a cessé de tourner ? que non ! Aurai-je perdu mes “amis” ? Non pas du tout, ils seront toujours là ? Ai-je manqué quelque chose ? Oui des plaintes, des cris, des gémissements me disant que le monde a mal tourné, rien d’autre !

S’il existe une chose importante que les professionnels de la santé physique et mentale devraient faire, serait de trouver au plus pressant, la cure contre cette dépendance débilitante. La santé de nos mains, de nos doigts, mais aussi de nos esprits en dépend aujourd’hui.

Gémir ou agir, si nous clamons avoir le libre-choix, celui de le perdre, celui de courber l’échine devant ces nouveaux dieux dont nous ne verrons jamais la face mais leurs lois et commandements chaque instant de nos existences, ou bien…?

Michel ©

Avons-nous perdu tout sens du sacré ?

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Avons-nous perdu tout sens du sacré ?


Il n’est pas question de religion ou de spiritualité, sauf si nous considérons la vie humaine la religion universelle qui se trouve présente sur notre planète et dans cet univers qui nous entoure!

Quelles que soient nos croyances la vie humaine en est au coeur, quelles que soient nos ambitions c’est grâce aux humains que les atteignons, quelles que soient nos rêves c’est en fonction de nos semblables que nous les réalisons.

On efface une vie, ou des milliers de vies aussi simplement qu’avec une gomme à effacer sur une liste de vies écrites au crayon. L’on invoque des raisons suprêmes pour se justifier et pourtant nous sommes coupables de crimes contre l’humanité. Qu’elle est cynique cette expression “crimes contre l’humanité” on tue des humains pour en sauver d’autres ! Allons donc mais vous rigolez ou quoi !

Certains politiciens et autres chefs humains, élus par d’autres humains ne se gênent pas de “sacrifier” d’autres humains pour les fameux intérêts de la nation, de la religion ou de la race ! Mais de quel droit ?

On trouve toute excuse logique et raisonnable pour justifier ces actes et s’empresser par la suite “être désolé pour ces victimes collatérales” mais l’on ne cesse d’en causer d’autres et plusieurs autres..

Le sens du sacré, ? Mais nous le perdons chaque fois que nous ne faisons rien pour arrêter cette folie, celle de la bêtise humaine.

La vie est sacrée, quelles soient nos croyances, à nous de faire ce nécessaire pour la préserver !

Michel ©

Nous sommes tous pareils !

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Nous sommes tous pareils !


Qu’ils soient à Paris, Montréal, Beyrouth ou n’importe où ailleurs, les gens sont pareils.
Pareils parce que humains,
humains parce que dotés de sentiments, d’émotions, d’espoirs et d’attentes de la vie, pareils parce que l’être humain est capable de rêver, rêver son imaginaire et le rendre possible…
Nous sommes tous pareils, quoiqu’en disent certains.
Chaque ethnie est particulière. La couleur d’une peau, n’est pas un facteur de différenciation ou de catégorisation, n’en déplaise à ceux qui pensent le contraire. Parlons-en de ceux qui croient en la pureté de leur ethnie !
Les croyances religieuses ne sont pas choisies, nous naissons au sein d’une famille de telle ou autre croyance religieuse.
C’est un fait indéniable, pouvons-nous émettre un avis personnel ?
J’en doute, surtout à l’âge où nous sommes déclarés catholiques, musulmans ou juifs, il est trop tôt pour que nous ayons voix au chapitre.
Chaque population a reçu le nécessaire pour s’harmoniser parfaitement avec son lieu de vie, les conditions de leur environnement et l’existence des richesses qui leur furent confiées..
Nous sommes tous pareils parce que face à la vie nous sommes tous égaux dans nos similitudes qu’importe l’apparence extérieure..
En prenant mon café sur le balcon ce matin,  j’ai vu un monsieur une sacoche à la main, , probablement son porte-documents, se dirigeant vers son auto pour aller au travail. À côté, un autre homme, d’un certain âge, qui portait un seau plein d’eau, se dirigeait lui aussi vers son auto, sortait d’un sac une éponge et du liquide avec lequel il fit mousser l’eau, il s’est mis à laver son auto de bon matin avant le soleil et ses rayons.
Une dame et un jeune garçon un sac d’école au dos; une maman qui accompagnait son enfant à l’école pour continuer sa course pour le bureau elle aussi.
Je me suis imaginé être à Montréal vivant la même scène, mais j’aurais pu être en banlieue d’Athènes, ou dans toute autre ville.

Mes voisins à Montréal faisaient tous les matins ces mêmes gestes, rien ne pouvaient les différencier des habitants d’une autre ville. Pourtant je me trouvais toujours ici à Beyrouth.
Certains propos observés sur les réseaux sociaux me sont revenus. Des internautes se réclamant haut et fort de leurs origines ancestrales, voire historiques, des origines distinctes de leur lieu de vie. Cela aurait pu passer sans aucun problème si ce n’était ces propos teintés de notes franchement ségrégationnistes pour ne pas dire plus.
Mais de quelles différences en est-il question ? Des différences religieuses, nationales, linguistiques, des richesses, de fortunes, de considérations sociales ?

Ces mêmes gestes qui n’ont pas besoin de mode d’emploi, ces mêmes gestes que l’on parle grec, français, arabe ou anglais, les humains les font chaque matin, chaque soir, chaque jour.  On boit le café, on mange, on se repose, nous faisons les mêmes gestes, nous avons les mêmes rêves.
Je n’oublierai jamais les bévues de certains de mes professeurs venant d’autres pays, nous dire en classe qu’ils étaient là pour « nous civiliser », et que nous devions leur être reconnaissants; mais au nom de quoi ?

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Copyright © – Michel Boustani –
Dépôt légal Archives Nationales du Canada – 2016