L’empathie 2.0


« On peut toujours apprendre ce qu’on ne sait pas,
non ce qu’on croit savoir. »

Gustave Thibon, L’ignorance étoilée. 


On témoigne de l’empathie pour un animal abandonné ou maltraité, alors que l’on semble ignorer le sort de soixante millions de réfugiés à travers le monde (Source: HCR de l’Organisations des Nations Unies).

Pourtant on ne se choque pas de la race ou de la couleur de l’animal en danger, alors que l’on attribue et déverse ressentiments et rejets envers ces personnes réfugiées. Question de couleur, de race ou d’appartenance religieuse, elles paient pour ce qu’elles n’ont pas choisi lors de leur naissance.

Il serait cynique de continuer de décerner des prix Nobel de la paix et autres titres du genre tant qu’il existera une personne qui risque de mourir de faim ou dont la vie serait en danger.

Nous, les humains, oublions parfois (bafouons serait un mot plus juste) les principes humanistes que nous ont inspirés les penseurs de ce monde !

Avoir de l’empathie n’est pas un geste simple tel que de donner un peu de sous en aumône, c’est surtout faire quelque chose immédiatement dans son entourage le plus proche.

Il serait illusoire de penser changer la face du monde, mais un océan est composé d’une myriade de gouttes d’eau, chacune ayant son rôle et son importance.

 

Michel ©

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Vivre le rejet !

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Je suis reconnaissant à tous ceux qui m’ont dit NON.
C’est à cause d’eux que je suis moi-même.
Albert Einstein


Peut-on être reconnaissant envers les personnes qui, sans crier gare, nous rejettent ?

J’avoue que la réflexion d’Einstein m’apparaît être tout un défi.

Il m’est arrivé au cours de mon existence de vivre de tels moments, sans nécessairement les  comprendre. Mais y avait-il quelque chose à comprendre ?

Sur le vif, j’avoue que cela m’avait blessé, surtout quand cela arrivait à l’improviste, sans que je puisse voir venir ce geste de la part de gens que je croyais suffisamment sincères.

Si certains se sentiront blessés, ou d’autres insultés, il y aura toujours cette question restée sans réponse en soi: : Pourquoi ?

Je ne pense pas que le rejet est dû à notre mode de vie actuel, les technologies n’y seraient pas en cause, le rejet se vit depuis que les personnes vivent ensemble, ou du moins essaient de vivre ensemble.

Un étranger qui se pointe dans une communauté, une personne qui n’est pas de la même race ou qui n’a pas les mêmes croyances religieuses, politiques voire simplement humaines.

Le rejet est, du moins pour moi, plus une attitude égocentrique qu’une conséquence de cause à effet. La peur de s’impliquer, la crainte de devoir donner une part de soi, de son temps, de sa disponibilité.

Un peu comme ceux qui devant leur poste de télé le soir, approuvent les bonnes causes humaines, s’indignent de l’injustice prévalant de nos jours, mais qui remettent leurs masques le jour et ignorent un mendiant qui semble vraiment avoir faim, ou la personne âgée que l’on laisse debout alors qu’on pourrait lui céder sa place dans le métro, avouons que les exemples ne manquent pas, ces derniers parlent d’une manière ou d’une autre de rejet.

J’aimerai bien vous croire cher Monsieur Einstein et faire cet acte de foi en vos mots, remercier celles et ceux qui m’ont dit NON !

À suivre …

Michel ©

 

Pourquoi écrire ?

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Le plaisir est une herbe folle qui pousse entre les pierres. Le bonheur est un lac très calme qui brille sous le soleil. La joie est une tempête qui tombe du ciel pour nous élever vers lui. Le plaisir est un instant qui passe, il nous excite. Le bonheur est un état qui s’efforce de durer, il nous apaise. La joie est une grâce venue d’ailleurs, Elle éclaire. Elle nous transporte. Elle nous ravit au-dessus de nous mêmes.
Jean D’Ormesson (Guide des égarés)

“Pourquoi écrire ?”, c’est la question que je me pose lorsque l’envie d’écrire se trouve au rendez-vous. Serait-ce pour amuser, entretenir mes lecteurs en leur apportant un certain répit, ou leur dire ces choses qu’ils n’ont plus le temps de voir ? J’avoue n’avoir pas trouvé de réponse claire jusqu’ici.
Il y a moins d’une semaine, j’ai commencé la lecture d’un de mes cadeaux de Noël, merci les kids : “Guide des égarés” de Jean D’ormesson.
Je suis tombé sous le charme de ce court essai (125 pages) dans lequel l’auteur m’a emmené au fil de ses courtes conversations vers ces rivages et ces questions que chaque âge de nos vies se fait un plaisir de nous faire poser. J’ai aimé partager avec vous la citation que j’ai choisie en début d’article qui illustre en grande partie, cette réponse, du moins la mienne.
Que de livres sont publiés, certains avec un bandeau rouge, d’autres avec le label “Coup de coeur”, selon l’éditeur qui en fait la promotion à grande échelle, mais il y a aussi les anonymes, les inconnus.
Tous sont pareils; ils s’adressent au public, peu importe l’auteur et sa notoriété. Peut-on dire alors qu’aucun livre n’a besoin de rester dans l’ombre ?
Pourquoi écrire ?
Montrer notre connaissance linguistique, parfois épater la galerie en usant de termes riches, beaux mais combien complexes des fois ?
Parler de thèmes si chers aux yeux du public selon son propre regard. Nous leur parlons de plaisir, or ce dernier semble être devenu la question la plus commercialisée de nos jours : le sexe. On emprunte aux fondements d’un héritage religieux, moral ou philosophique pour parler du bonheur ou de la joie.
Bien que cela ne soit pas faux, il nous manque parfois ce petit détail: parler aux lecteurs, les intéresser, les séduire, les toucher au plus profond de leurs émotions certes, mais leur parler voilà tout le secret.
Si le propre de l’auteur est d’atteindre le plus grand public, il lui incombe aussi de s’adresser à ses lecteurs, qui seraient eux aussi en droit d’en “avoir pour leur argent”. Avoir quoi ? Une petite part de plaisir, de bonheur et de joie selon le regard de l’auteur, du moins c’est ma définition personnelle.
Lire un auteur complexe n’est pas une nécessité, lire un texte où la grandiloquence lexicale domine sur ce que l’on dit n’est pas non plus un besoin. On connaît bien le sort que l’on fait à ce genre d’ouvrage.
Pourquoi écrire, surtout si nous avons le don de la plume ? Laissons-la parler du bonheur, de la joie et du plaisir , le monde en a tant besoin. Écrire c’est exister aussi sans trop de prétentions dans le coeur des lecteurs qui chériront et garderons un livre le plus longtemps possible.
N’est-ce pas le rêve de tout auteur ? L’éternité !
Michel ©

L’amour de la servitude (A.H.)

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La dictature parfaite: une dictature qui aurait les apparences de la démocratie, une prison sans murs dont les prisonniers ne songeraient pas à s’évader. Un système d’esclavage où, grâce la consommation et au divertissement, les esclaves auraient l’amour de leur servitude.
Aldous Huxley
(Le meilleur des mondes)


Je me demande des fois si l’on ne nous met pas chaque jour certaines substances dans l’air ou dans l’eau que nous consommons. Lesdites substances s’assurant de l’atrophie progressive de l’organe appelé cerveau qui dans des temps normaux (le temps passé) nous permettait de choisir librement, d’être capable de discernement, de comprendre ou simplement comprendre sans aucune influence ces choses qui se passent autour de nous.

Nous sommes constamment poussés dans le dos, un peu comme dans les métros de Tokyo, nous sommes entraînés à l’activité par excellence: ne plus penser, ne plus réfléchir et bien entendu ne plus choisir.

Nous prenons les pseudo-vérités pour des faits, parce que nous avons perdu la volonté de prendre position, et si l’on risque de le faire les publicités de la méga-consommation boulimique sont là pour vous surendetter, question de vous divertir des questions essentielles, mais rassurez-vous, le peuple sera toujours pris en otage.

Sur les chaînes nationales on nous rabâche les oreilles pour une bourde linguistique que notre premier ministre a faite, on s’attend qu’il fasse amende honorable devant tout le monde, les associations des professionnels de la santé ici chez moi au Québec boycottent le ministre de la santé (heu mais les soins que vous êtes supposé fournir on en fait quoi ? SI vous dépensiez votre énergie à mieux faire votre travail et régler en silence vos problèmes), les gens de lois, les syndicats, bref vous le citoyen serez toujours le dindon de la farce que vous soyez aimé ou pas, “on a besoin de vous” en tous temps.

Lorsque les médias de l’information s’y mettent nous assistons è du grand art, bourrage et débourrage de crâne avec en prime des journalistes qui se sentent la mission d’analyser un fait dont nous n’aurions besoin que de l’énoncé.

Certains me font penser à ces animateurs de match de hockey, qui dans le feu de l’action, nous racontent des histoires sur les joueurs, les détails de leur vie privée, bref de quoi meubler le temps, car commenter un match de hockey c’est “long en titi “

Hier midi j’ai eu droit au maire de ma ville qui m’a servi une leçon sur la puissance  en luminosité des lampes d’éclairage extérieur et la différence entre les lampes dites LED et l’éclairage conventionnel (4000 et 3000 Kelvin), mais quand il était question de parler de la douloureuse (la facture) et bien comme par miracle le son de la retransmission avait baissé.

Si la formule que les empereurs romains avaient adopté avait ce quelque chose de bien, du pain et des jeux, nos romains modernes eux nous créent toutes les conditions favorables pour mieux payer nos taxes qui ne font qu’augmenter sans nous fournir des solutions.

On dit toujours que le client est roi dans le commerce du détail, il serait grand temps que ce client, qui sont surtout les citoyens  exercent leur droit premier, celui de se faire rembourser par ces gaspilleurs de taxes qui nous parlent beaucoup trop chaque jour !

Michel ©  

 

En flagrant délit !

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Je me souviens du temps où je travaillais dans le commerce du détail, le magasin décernait une fois par semaine le prix du “Flagrant délit d’excellence” à l’employé(e) qui s’était démarqué(e) quant au service auprès de ses clients.

Si je trouvais l’évènement amusant, voire un peu enfantin en apparence, j’ai rapidement compris que l’engouement qui animait le personnel des ventes n’était pas motivé par des récompenses monétaires, mais surtout par cette reconnaissance de leurs clients qui appréciaient la qualité du service offert et de l’attention portée à répondre à leurs attentes.

Au bout du rouleau il s’agissait d’une relation de personne à personne, alors recevoir une citation de “délit d’excellence” représentait une valeur certaine aux yeux de la personne en question.

 

Si nous comparons cette manière de faire au niveau de toutes les organisations mondiales, les gouvernements qui se portent comme champion des libertés des personnes, de la défense des plus démunis, de l’instauration de ces grands principes humanistes, les libertés, le libre-choix de la qualité de vie, de la répartition équitable des richesses, des idéologies et j’en passe de ces slogans devenus avec le temps pompeux et vides de tout sens… Je pense qu’il faudrait leur décerner aussi un prix, une reconnaissance: celle du “flagrant délit d’échec total !”

Le 10 décembre dernier, l’Organisation des Nations Unies (ONU) commémorait la journée mondiale des droits de l’homme !

Je connais bien la date et son événement, mais je m’attendais à une commémoration plus digne; celle hors de tout faste, de tout lieu où l’on se sent bien en sécurité dans un édifice bien gardé. Ils auraient pu aller par exemple fêter ce jour-ci dans la ville d’Alep en Syrie ou en Irak, en Iran, en Égypte, et bien d’autres places qui ont un tel besoin de soutien humain concret dans les gestes et actes, au lieu des palabres interminables et des discours vides de tout essence.

On éteint un monument en signe de solidarité avec la population d’une ville, on adopte un air de circonstance, mais je gage par contre, que beaucoup ne savent même pas où se situe Alep, l’Irak et bien d’autres places où la misère sévit en guise de qualité de vie.

Et dire que ces leaders dits de la majorité des pays dits riches, intelligents, évolués, industrialisés se cachent derrière mille excuses dites légales pour ne pas intervenir autrement que par de bonnes intentions, pareilles à celles que l’on éprouve lorsque dans la section des faits divers d’un quotidien, de l’indifférence polie !

Si j’avais croisé un extra-terrestre ce jour-là, je ne cache pas que j’aurai eu honte de lui expliquer le sens de cette commémoration voyant sur les chaînes d’informations tous les malheurs qui subsistent dans presque chaque pays de notre planète !

Un flagrant délit ? Mais de quoi ?

Michel ©

 

Les salles d’attente.

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Le portrait typique des salles d’attente dans une clinique ou un hôpital est fort connu, surtout s’il vous est arrivé d’avoir un rendez-vous médical.
Un silence de circonstance, des murs tapissés de consignes, en fait ce sont  plus des interdictions que celles qui informent. Ne pas fumer, ne pas utiliser son téléphone, parler sans faire de bruit, faire la file, avoir sa carte d’hôpital en main, se laver les mains avant de donner sa carte, je vous assure que dans les casernes militaires il y a beaucoup moins de ces choses là.

Les grands absents sont ces portes-revues, journaux et autres magazines, et là où je me trouvais l’absence d’écrans qui débitent leurs inlassables lots de nouvelles. Avez-vous remarqué que ces écrans de cliniques n’ont pas de son, si vous êtes habiles à lire sur les lèvres vous pourriez comprendre quelque chose.

Mais il y a aussi certaines scènes qui passent souvent inaperçues, ces scènes qui nous sont propres, nous les humains dont nous sommes les vedettes de notre genre.

Un monsieur d’un certain âge, qui de par ses gestes devait occuper un poste important au travail, enfin je regardais son style vestimentaire, ses souliers cirés, ses mains, sa montre-bracelet, un vrai dandy-boss (trop élégant et conscient de l’être) !

J’eus la confirmation lorsque son téléphone sonnait (Ah mais monsieur c’est interdit ici), cela devait être son assistante qui devait l’informer et lui de l’interrompre mais lui donner quelques instructions. Or voici que la technicienne l’appelle, il se lève et se dirige vers la personne mais revient quelques 5 minutes plus tard, visiblement déçu de ne pas retrouver “sa” place, sans perdre une seconde son regard se met à balayer la salle pour trouver un siège “à son goût”. Enfin, il le voit, s’assied mais se fait appeler un seconde fois, zut ! Il s’en va en regardant “sa” place. Et oui il l’avait perdue à son retour, de nouveau la même opération ! Ce monsieur a finalement changé de place 6 fois ! Je me suis retenu de rire aux éclats.

Est-ce que vous ne vous êtes jamais posé la question à savoir pourquoi les gens choisissent une place assise en particulier ? Trois sièges vacants mais le quatrième est occupé par une personne de forte corpulence, il y a de fortes chances que ces sièges resteront inoccupés jusqu’à épuisement du reste des sièges disponibles. Autre phénomène, lorsque quelqu’un s’installe au beau milieu de cinq siège, arrivent trois personnes pour s’asseoir, ah ! Mais c’est amusant de voir que personne ne bouge jusqu’au moment où les personnes parlent en même temps question d’écoeurer celle au milieu qui a vite fait de s’en aller ! Et Vlan !  

Une dame d’un certain âge sur un fauteuil roulant poussé par son fils qui devait avoir la quarantaine facilement. De la manière dont elle était assis, elle devait être du genre qui ne répétait pas la même chose deux fois.

Lorsque fiston a voulu s’asseoir près d’elle, elle lui dit d’un ton qui n’acceptait pas la réplique.

 

  • Tu restes derrière moi et tu écoutes ce que j’ai à te dire ! 
  • Oui maman mais je suis fatigué d’être debout
  • L’important est d’écouter ta mère Joseph !

 

Ah mon cher Joseph ce n’est pas ta journée !

Les chicanes de couples sont favorisées, je pense, par la mise en situation de l’occasion pour laquelle on vient consulter un professionnel de la santé.

Monsieur qui a des problèmes de visions, et madame l’accompagne. Il lui dit dans sa langue natale qu’il refusera toute sorte d’injection, et elle de lui répondre comme à un petit gamin pris en faute:

 

  • Si tu m’avais écoutée nous n’en serions pas là ce matin !
  • Mais tu sais bien que je fais attention
  • Ah non ! Cesse tes jérémiades, cela fait moins de trois jours que tu fais attention alors que toutes ces années tu ne m’as pas écouté !

 

Mon cher monsieur je compatis avec vous !

Lorsque mon tour est arrivé, je savais que je perdais ma place au retour, que je chercherai une autre du regard, mais que j’aurai manqué ces moments uniques du quotidien de mes amis les terriens !

Michel ©  

L’omission des réalités ethnographiques.

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Ethnographie: Étude descriptive des activités d’un groupe humain déterminé (techniques matérielles, organisation sociale, croyances religieuses, mode de transmission des instruments de travail, d’exploitation du sol, structures de la parenté). (Source : Le Larousse © )

Qu’elle soit volontaire ou ignorée par manque de savoir, la réalité ethnographique d’un peuple est souvent ce point de départ, essentiel à mon humble avis, pour une meilleure compréhension des problématiques de certaines populations et nations dans leur quête d’autodétermination.

Il est fort courant de lire toutes ces analyses de fond soulevant ces réalités telles que l’avenir du peuple palestinien, les kurdes, le sahara, pour ne citer que ceux-ci, la liste étant trop longue. Il est aussi fort étonnant que ces analyses n’intègrent pas les acteurs dans leurs réflexions.

Qui est mieux placé pour parler de la cause Kurde que les intellectuels kurdes, l’exemple me semble clair. Comment peut-on évoquer les principes d’autodétermination du peuple palestinien lorsque qu’aucune figure de proue palestinienne est absente de ces concertations, il en irait de même pour les premières nations autochtones du Canada, ou le devenir de la nation québécoise, etc.

Comment se fait-il que les artisans de ces réflexions jouissent d’un cadre de vie bien loin des réalités de vie des peuples dont ils souhaitent défendre l’avenir en se permettant d’émettre avis et conseils sans avoir vécu les vraies réalités de ces peuples ?

Omettre cet aspect critique serait-il faire preuve d’oubli ou d’ironie ? Il nous faut admettre que ce mode d’oubli intellectuel ethnographique est depuis fort longtemps devenu monnaie courante, presque un standard.

Penser pour eux et à leur place en ce troisième millénaire serait, à mon avis, une double omission; celle de se considérer supérieur, et celle la seconde et non moins la plus grave celle d’être resté ancré dans la culture des accords de Sykes Picot, celle du dépeçage des régions au moyen d’une règle et d’un crayon mine sur une mappemonde à grande échelle sans même demander l’avis des intéressés !

Promouvoir l’autodétermination des peuples c’est en quelques sortes laisser son enfant faire ses choix de carrière et entreprendre la destinée de sa vie librement. Le regarder quitter le cocon protecteur de la maison, tout en sachant qu’il affrontera défis et réalités si importants à sa maturation au même titre que le restant des humains.

Maintenir cette décision de pensée à la place des autres n’est-il pas une manière moderne de continuer une colonisation sous une autre forme ?

Michel ©

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(i)  L’ethnographie est une méthode en sciences sociales dont l’objet est l’étude descriptive et analytique, sur le terrain, des mœurs et des coutumes de populations déterminées. Cette étude était autrefois cantonnée aux populations dites alors « primitives »1. Le mot, composé du préfixe « ethno » (dérivé du grec έθνος, proprement « toute classe d’êtres d’origine ou de condition commune ») et du suffixe « graphie » (emprunté au grec γράφειν « écrire »), signifie littéralement « description des peuples ». (Source Wikipédia © )