Démocratiser l’enseignement

La démocratisation de l’enseignement 2.0 Est-ce pour bientôt?
Sommes-nous déjà en retard?
L’enseignement 3.0 cogne-t-il déjà à nos portes?

Les changements observés de nos jours dans la méthodologie d’apprentissage et d’éducation, toutes catégories confondues font, à mon avis, partie du cours naturel des choses.

Comment pourrait-on envisage une classe d’élèves, un amphithéâtre d’université ou une salle de formation en entreprise qui seraient organisées et conduites selon le mode classique d’apprentissage d’il y a un peu plus de 10 ans?
Alors que les personnes qui forment la majeure partie de ces audiences d’aujourd’hui sont nées au cours de l’avènement de la nouvelle génération des outils informatiques : Internet, les appareils portables de toutes sortes, les systèmes intuitifs dont l’ergonomie répond plus aux besoins de consommateurs d’informations et de contenus d’apprentissage, pressés et impatients quant aux résultats.

Il faut se rappeler en premier que ces outils changent, les outils ont changé et changeront forcément dans les mois et années à venir…

Les méthodes d’enseignement bien que restant « traditionnelles » devraient s’adapter en quelques sortes aux médias d’aujourd’hui (blogs, texto, Twitter, LinkeIn, et tant d’autres). Ces méthodes partent avec un certain handicap qu’il devient de plus en plus difficile à combler: l’absence d’adhésion, le manque d’engagement et la perte de motivation des apprenants voire même une attitude d’ignorance envers l’apprentissage qui ne « parle plus »…

On se poserait la question : pourquoi? Question bien légitime, mais qui ne s’adresse pas aux apprenants, mais aussi à celles et ceux qui ont une responsabilité de diffusion des connaissances et d’enseignement.
Je souhaite ici apporter une clarification, lorsqu’il est question d’enseignement cela couvre toutes les plages d’âges, car ce qui est le propre des jeunes scolaires l’est aussi pour les adultes sans omettre toutes les générations intermédiaires.

On s’ennuie, on s’évade, on est distrait, on n’écoute plus, on décroche… et finalement on trouve que les « choses ont bien changé… de nos jours! »
Oui elles ont bien changé, il faudrait se dire plutôt que c’est nous qui n’avons pas nécessairement suffisamment changé.

Prenons un exemple des plus simples : les entreprises embauchent des candidats issus de la génération qui a connu les réseaux sociaux, les outils portables, la connexion tous azimuts en tout temps, etc. Ces personnes s’attendent de retrouver ces mêmes environnements le plus naturellement qui soit. Or, souvent, la déception est au rendez-vous. Et de là survient une sorte de désenchantement qui prépare une perte d’intérêt, un manque de motivation, l’absence de motivation pourrait pousser un candidat à aller chercher ailleurs.

J’assistais il y a quelques jours à un « Webminar » (Séminaire via le Web), la session portait sur un sujet d’intérêt pour moi, les présentateurs : d’éminents professeurs et innovateurs dans le domaine de l’innovation de la formation, la durée par contre, 1 heure, faisait présager une certaine longueur et un risque de trouver le temps long.
Bien que le sujet soit d’actualité et bien que je me suis appliqué d’écouter attentivement le tout, c’est avec soulagement que je cliquais la fin de connexion à la fin de ce séminaire.

Qu’avaient manqué les professeurs?

De penser simplement qu’ils n’étaient plus dans un mode d’enseignement magistral académique surtout que le sujet traitait sur comment créer un cours de philosophie en ayant pour approche des concepts innovateurs : s’amuser et jouer en apprenant les rudiments de la philosophie…

Sommes-nous si loin de comprendre que notre mode d’enseignement devrait s’inspirer de ce que nous prônons?
Si je me pose toutes ces questions c’est parce que notre enseignement est en manque d’inspiration, pourquoi changer ce qui est en enseigné depuis toujours et cela fonctionne, pourraient dire certains…

L’étudiant scolaire ou universitaire tout comme les adultes ont des attentes : apprendre et retenir.
Écouter un conférencier pendant une heure est un défi surtout quand il « raconte » son cours pour la énième fois, quand il est se sent « obligé » de livrer sa conférence.

Les apprenants d’aujourd’hui souhaitent aussi faire partie du processus d’apprentissage et si l’amusement ou le jeu sont de la partie alors le gain est de loin plus important…

Le sujet est d’actualité, les enjeux de taille, mais les résultats tellement prometteurs, si on s’y met en changeant d’approche.
© 07 – 2013 – Michel Boustani

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