Éducation, mode d’emploi.

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«L’objectif des écoles ne doit pas être de former des« citoyens productifs »pour remplir des cubicules d’entreprise; il devrait être d’inspirer à chaque enfant de trouver une « vocation » qui va changer le monde.  »

Clark Aldrich


Une école publique du primaire dont certaines classes n’ont aucune fenêtre à la lumière du jour est presque un fait divers qui mérite 52 secondes aux nouvelles du matin. Si un parent s’en plaint, on risque de le regarder comme un empêcheur de tourner en rond. La responsable des études s’étale en raisons justificatives pour un peu plus de 52 secondes sur la même chaîne !

Il y aura toujours des personnes qui pensent que ce papa ou cette maman devraient être reconnaissants que leur enfant puisse “de nos jours” aller à l’école!
Et bien, c’est la mauvaise réponse !

Lorsque certains experts, en manque d’innovation créative (mais surtout d’imagination pédagogique) , nous sortent, toujours sur cette même chaîne, par contre pour plus de 52 secondes, qu’enseigner les finances et l’économie dans les classes primaires est une bonne chose, de plus l’entrevue des écoliers et les commentaires de la spécialistes qui vante les bienfaits de cette matière, et bien sincèrement mesdames, messieurs c’est toujours la mauvaise réponse !
(Il fallait voir ces petits réciter des principes en comportement responsable que bien d’adultes auraient de la misère à mettre en application. Tout était bien fait, bien huilé, de jeunes enfants qui parlaient de dettes, d’économies, d’emplois, mais savaient-ils ce qu’était une ferme, une vraie forêt, etc. ?

Et si l’on demandait aux jeunes écoliers le pourqui d’aller à l’école ? Je gagerais que la réponse, aujourd’hui, serait fort confuse, mais où le mot emploi reviendrait souvent. Combien vous dirons en répétant les mots de papa, de maman ou ceux de la maîtresse d’école que c’est pour:
“Apprendre, réussir, obtenir un diplôme pour trouver un emploi !”

Non je vous assure que ceci n’est pas de la musique à mes oreilles: encore une fois, mauvaise réponse !

Chers parents, demandez aux enseignants ce qu’est la raison d’être pour vos enfants d’aller à l’école. Si vous entendez un professeur vous parler de découvertes, de merveilleux, de fun et d’émerveillement, alors je vous conseille de lui souhaiter longue vie et bonne santé, ils deviennent une race en voie d’extinction.

Les faits que je viens de partager, sont tirés de reportages, d’articles ayant paru récemment (la semaine passée) dans certains médias Canadiens et Montréalais.

Vous ne pensez pas qu’il serait plus que grand temps de réécrire le mode d’emploi de l’éducation ?

Michel ©   

Vivre le rejet !

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Je suis reconnaissant à tous ceux qui m’ont dit NON.
C’est à cause d’eux que je suis moi-même.
Albert Einstein


Peut-on être reconnaissant envers les personnes qui, sans crier gare, nous rejettent ?

J’avoue que la réflexion d’Einstein m’apparaît être tout un défi.

Il m’est arrivé au cours de mon existence de vivre de tels moments, sans nécessairement les  comprendre. Mais y avait-il quelque chose à comprendre ?

Sur le vif, j’avoue que cela m’avait blessé, surtout quand cela arrivait à l’improviste, sans que je puisse voir venir ce geste de la part de gens que je croyais suffisamment sincères.

Si certains se sentiront blessés, ou d’autres insultés, il y aura toujours cette question restée sans réponse en soi: : Pourquoi ?

Je ne pense pas que le rejet est dû à notre mode de vie actuel, les technologies n’y seraient pas en cause, le rejet se vit depuis que les personnes vivent ensemble, ou du moins essaient de vivre ensemble.

Un étranger qui se pointe dans une communauté, une personne qui n’est pas de la même race ou qui n’a pas les mêmes croyances religieuses, politiques voire simplement humaines.

Le rejet est, du moins pour moi, plus une attitude égocentrique qu’une conséquence de cause à effet. La peur de s’impliquer, la crainte de devoir donner une part de soi, de son temps, de sa disponibilité.

Un peu comme ceux qui devant leur poste de télé le soir, approuvent les bonnes causes humaines, s’indignent de l’injustice prévalant de nos jours, mais qui remettent leurs masques le jour et ignorent un mendiant qui semble vraiment avoir faim, ou la personne âgée que l’on laisse debout alors qu’on pourrait lui céder sa place dans le métro, avouons que les exemples ne manquent pas, ces derniers parlent d’une manière ou d’une autre de rejet.

J’aimerai bien vous croire cher Monsieur Einstein et faire cet acte de foi en vos mots, remercier celles et ceux qui m’ont dit NON !

À suivre …

Michel ©

 

Pourquoi écrire ?

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Le plaisir est une herbe folle qui pousse entre les pierres. Le bonheur est un lac très calme qui brille sous le soleil. La joie est une tempête qui tombe du ciel pour nous élever vers lui. Le plaisir est un instant qui passe, il nous excite. Le bonheur est un état qui s’efforce de durer, il nous apaise. La joie est une grâce venue d’ailleurs, Elle éclaire. Elle nous transporte. Elle nous ravit au-dessus de nous mêmes.
Jean D’Ormesson (Guide des égarés)

“Pourquoi écrire ?”, c’est la question que je me pose lorsque l’envie d’écrire se trouve au rendez-vous. Serait-ce pour amuser, entretenir mes lecteurs en leur apportant un certain répit, ou leur dire ces choses qu’ils n’ont plus le temps de voir ? J’avoue n’avoir pas trouvé de réponse claire jusqu’ici.
Il y a moins d’une semaine, j’ai commencé la lecture d’un de mes cadeaux de Noël, merci les kids : “Guide des égarés” de Jean D’ormesson.
Je suis tombé sous le charme de ce court essai (125 pages) dans lequel l’auteur m’a emmené au fil de ses courtes conversations vers ces rivages et ces questions que chaque âge de nos vies se fait un plaisir de nous faire poser. J’ai aimé partager avec vous la citation que j’ai choisie en début d’article qui illustre en grande partie, cette réponse, du moins la mienne.
Que de livres sont publiés, certains avec un bandeau rouge, d’autres avec le label “Coup de coeur”, selon l’éditeur qui en fait la promotion à grande échelle, mais il y a aussi les anonymes, les inconnus.
Tous sont pareils; ils s’adressent au public, peu importe l’auteur et sa notoriété. Peut-on dire alors qu’aucun livre n’a besoin de rester dans l’ombre ?
Pourquoi écrire ?
Montrer notre connaissance linguistique, parfois épater la galerie en usant de termes riches, beaux mais combien complexes des fois ?
Parler de thèmes si chers aux yeux du public selon son propre regard. Nous leur parlons de plaisir, or ce dernier semble être devenu la question la plus commercialisée de nos jours : le sexe. On emprunte aux fondements d’un héritage religieux, moral ou philosophique pour parler du bonheur ou de la joie.
Bien que cela ne soit pas faux, il nous manque parfois ce petit détail: parler aux lecteurs, les intéresser, les séduire, les toucher au plus profond de leurs émotions certes, mais leur parler voilà tout le secret.
Si le propre de l’auteur est d’atteindre le plus grand public, il lui incombe aussi de s’adresser à ses lecteurs, qui seraient eux aussi en droit d’en “avoir pour leur argent”. Avoir quoi ? Une petite part de plaisir, de bonheur et de joie selon le regard de l’auteur, du moins c’est ma définition personnelle.
Lire un auteur complexe n’est pas une nécessité, lire un texte où la grandiloquence lexicale domine sur ce que l’on dit n’est pas non plus un besoin. On connaît bien le sort que l’on fait à ce genre d’ouvrage.
Pourquoi écrire, surtout si nous avons le don de la plume ? Laissons-la parler du bonheur, de la joie et du plaisir , le monde en a tant besoin. Écrire c’est exister aussi sans trop de prétentions dans le coeur des lecteurs qui chériront et garderons un livre le plus longtemps possible.
N’est-ce pas le rêve de tout auteur ? L’éternité !
Michel ©

L’obsolescence programmée.

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“L’obsolescence programmée (i) des choses faisait partie de la vie. Il était acquis qu’elle entretenait le bon fonctionnement de l’économie. Acquérir était un droit mais posséder était contraire au nécessaire renouvellement des productions.”
Jean-Christophe Rufin (Globalia 2005)


Elle existe partout et commence dès notre naissance. En fait ce sont nos parents qui la subissent, cette obsolescence programmée, rien que de voir la liste des “choses” à acquérir avant la venue du nouveau-né. Qui une fois acquise, se trouvent dotée d’une date de péremption qui pourrait ne pas servir pour la venue d’un futur frère ou d’une future petite-soeur.

Ayant vécu une expérience similaire lorsqu’une de mes filles avait eu besoin d’acquérir une poussette dite “multi-fonctions” (Poussette, siège coquille, siège pour la voiture, etc.)” Outre le prix exorbitant, il était question d’un label du genre “valide jusqu’en 2018 !”

L’on invoquait toute sorte d’excuses, de raisons scientifiquement prouvées pour “pousser” le consommateur de se fournir d’une nouvelle passé le délai.

Mais alors chers parents ce fameux landau que l’on gardait si précieusement d’un enfant à l’autre, vous étiez “non-conformes” selon les règles dictées par les manufacturiers, sauf si de ce temps on n’avait pas l’exigence de vous pousser à consommer de façons démesurée.

Elle continue cette obsolescence, bien entendue les excuses sont là pour vous empêcher de vous plaindre, elle continue sur les bancs d’écoles, dans toutes les classes.

Ma fille aînée avait besoin dans une des classes au secondaire d’une calculatrice dite “scientifique”. La polyvalente avait imposé aux parents l’achat d’une de ces calculatrices: une marque connue, un modèle choisi et des fonctions dites scientifiques, le prix aussi.

Vous pourriez imaginer le sentiment des parents, riches ou de conditions modestes qui ont du débourser quelques 125 dollars pour l’achat de cet objet. Mais bon que ne ferait-on pas pour nos enfants.

Il serait bon de savoir que cette calculatrice fut utilisée une seule fois au cours de l’année scolaire, quant à la laisser pour mes enfants qui suivaient et bien comme on dit en bon français “Nice try” le modèle avait changé selon les directives de l’école !

Vos articles ménagers qui ne sont plus réparables mais que vous remplacez au bout d’une durée de vie de moitié aux modèles antérieurs, et bien entendu les fameux téléphones intelligents qui se “dégradent” et deviennent “passés de date” par le même manufacturier qui vante les “plus” de la nouvelle version.

J’entendais deux personnes discuter sur les CD de musique, l’une disait qu’elle avait plus de 1500 CD, l’autre semblait se moquer de la première en lui disant que cela ne servait plus à rien… Finalement nous avons tous vécu une telle expérience traumatisante puisque ces disques sont si difficilement recyclables. Et la vie continue.

Si ce phénomène d’obsolescence touche les biens de consommation, il touche aussi nos politiciens et dirigeants en matière de promesses.

L’inspiration dont ils usent est bien établie, le succès de leurs gestes étant prouvé et reconnu par ceux-là même qui en sont les victimes: Nous !

Si l’on devait tenir un registre des promesses faites au début et celles tenues en cours de mandat, gageons que ces leaders seraient bien nombreux d’arpenter les bureaux de chômage. Mais a-t-on jamais vu des politiciens au chômage ?

Il est grand temps que cesse cette réaction, celle de pointer du doigt d’imaginaires responsables de ce que devient notre humanité, à moins bien entendu que nous pointions ce doigt sur nous. Nous avons peur, peur de nous effondrer l’instant où nous prendrons conscience que nous encourageons sans discuter cet état des choses !


“Les armements, la dette universelle et l’obsolescence programmée sont les trois piliers de la prospérité occidentale. Si la guerre, le gaspillage, et les usuriers sont abolis, vous vous effondriez.” (Aldous Huxley)


Michel ©


(i) L’obsolescence programmée: l’ensemble des techniques par lesquelles un metteur sur le marché vise, notamment par la conception du produit, à raccourcir délibérément la durée de vie ou d’utilisation potentielle de ce produit afin d’en augmenter le taux de remplacement. (Source: http://www.definitions-marketing.com/definition/obsolescence-programmee/ – L’encyclopédie du Marketing)

L’amour de la servitude (A.H.)

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La dictature parfaite: une dictature qui aurait les apparences de la démocratie, une prison sans murs dont les prisonniers ne songeraient pas à s’évader. Un système d’esclavage où, grâce la consommation et au divertissement, les esclaves auraient l’amour de leur servitude.
Aldous Huxley
(Le meilleur des mondes)


Je me demande des fois si l’on ne nous met pas chaque jour certaines substances dans l’air ou dans l’eau que nous consommons. Lesdites substances s’assurant de l’atrophie progressive de l’organe appelé cerveau qui dans des temps normaux (le temps passé) nous permettait de choisir librement, d’être capable de discernement, de comprendre ou simplement comprendre sans aucune influence ces choses qui se passent autour de nous.

Nous sommes constamment poussés dans le dos, un peu comme dans les métros de Tokyo, nous sommes entraînés à l’activité par excellence: ne plus penser, ne plus réfléchir et bien entendu ne plus choisir.

Nous prenons les pseudo-vérités pour des faits, parce que nous avons perdu la volonté de prendre position, et si l’on risque de le faire les publicités de la méga-consommation boulimique sont là pour vous surendetter, question de vous divertir des questions essentielles, mais rassurez-vous, le peuple sera toujours pris en otage.

Sur les chaînes nationales on nous rabâche les oreilles pour une bourde linguistique que notre premier ministre a faite, on s’attend qu’il fasse amende honorable devant tout le monde, les associations des professionnels de la santé ici chez moi au Québec boycottent le ministre de la santé (heu mais les soins que vous êtes supposé fournir on en fait quoi ? SI vous dépensiez votre énergie à mieux faire votre travail et régler en silence vos problèmes), les gens de lois, les syndicats, bref vous le citoyen serez toujours le dindon de la farce que vous soyez aimé ou pas, “on a besoin de vous” en tous temps.

Lorsque les médias de l’information s’y mettent nous assistons è du grand art, bourrage et débourrage de crâne avec en prime des journalistes qui se sentent la mission d’analyser un fait dont nous n’aurions besoin que de l’énoncé.

Certains me font penser à ces animateurs de match de hockey, qui dans le feu de l’action, nous racontent des histoires sur les joueurs, les détails de leur vie privée, bref de quoi meubler le temps, car commenter un match de hockey c’est “long en titi “

Hier midi j’ai eu droit au maire de ma ville qui m’a servi une leçon sur la puissance  en luminosité des lampes d’éclairage extérieur et la différence entre les lampes dites LED et l’éclairage conventionnel (4000 et 3000 Kelvin), mais quand il était question de parler de la douloureuse (la facture) et bien comme par miracle le son de la retransmission avait baissé.

Si la formule que les empereurs romains avaient adopté avait ce quelque chose de bien, du pain et des jeux, nos romains modernes eux nous créent toutes les conditions favorables pour mieux payer nos taxes qui ne font qu’augmenter sans nous fournir des solutions.

On dit toujours que le client est roi dans le commerce du détail, il serait grand temps que ce client, qui sont surtout les citoyens  exercent leur droit premier, celui de se faire rembourser par ces gaspilleurs de taxes qui nous parlent beaucoup trop chaque jour !

Michel ©  

 

Parlons de santé mentale.

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  • De quoi souffrez-vous Monsieur ?
  • Je ne souffre pas, par contre je suis autiste, rassurez-vous je ne suis pas contagieux !

C’est une conversation typique que l’on pourrait entendre dans une clinique, un centre hospitalier ou dans son propre salon. Vivre une condition particulière requiert de nos jours une étiquette, un titre, un “tag”.

On se confond en “trentedouze” variantes lexicales pour éviter de dire qu’un tel est dérangé mentalement,, cela ne se dit pas voyons !

Et puis il y a ce besoin pressant de vous guérir de votre “maladie”, heu mais j’ai rien demandé, je veux juste comprendre ce qui se passe. La panoplie des traitements va des antidépresseurs aux séances avec psychologues, de psychiatres éventuellement.

Sur un des réseaux sociaux professionnels auxquels je participe, il est fort courant de voir défiler des articles qui vous prodiguent conseils, recommandations, trucs et astuces pour dépister, comprendre, approfondir, “vivre avec” ou “ne pas vivre avec”, etc. une “maladie”, on est prompt à vous dire ce que c’est et surtout comment faire, ce mode où l’individu est pris pour tel.

Je lisais avec stupeur que certains pays”sortent” les jeunes autistes de l’école, les internent et amènent l’école au lieu de les intégrer à l’école !

Sans ignorer l’existence de vraies maladies en santé mentale, il est déroutant de constater qu’aussitôt que quelqu’un ne “fitte” pas (cadre pas)  on s’empresse de le “classer”, diagnostiquer bien entendu, voyons on est professionnels ou on ne l’est pas. Oui il y a des patients qui souffrent d’affections mentales, ce serait dérisoire de ma part d’ignorer ce volet, mais les autres, les laissés pour compte, ceux que l’on n’arrive pas à diagnostiquer. Prenons les idées reçues sur la dépression, l’autisme des adultes, et bien d’autres situations.

Être différent n’est plus une option viable de nos jours. Répondre aux normes est devenu ce must incontournable faute de quoi il y va de son avancement professionnel, voire social.

J’ai moi-même vécu, et continue de vivre certaines expériences concrètes, tangibles, mesurables, quantifiables. Comment penser selon un schéma différent, aborder une solution de problèmes différemment du modèle enseigné sur les bancs d’écoles. Le système en place se contredit assez souvent. On enseigne aux apprenants que l’atteinte de l’objectif (le résultat) est chose importante, mais on veut aussi que la personne suive obligatoirement un processus de pensée défini d’avance. Si l’un ne va pas sans l’autre, on sanctionne, on examine ou décortique mais on oublie l’énoncé de départ.

Je reviendrai toujours à la source de nos problèmes de ce troisième millénaire: le modèle éducatif qui ne peut plus s’appliquer de manière uniforme à tous. Quelqu’un me disait un jour que l’éducation “à la carte” était chose impossible voire utopique, et pourtant si l’on jalouse tant le modèle d’autres pays (La Finlande par exemple) et bien, les faits sont là !

Vivre en collectivité de nos jours suppose une acceptation de nos différences. Refuser celles-ci implique d’office l’exclusion de celles et de ceux qui ne correspondront pas à cette rythmique imposée.

Si les spécialistes n’osent plus sortir des rangs pour opérer ce changement, il y a de quoi s’inquiéter, car les aiguilles des secondes de l’horloge de notre histoire avancent sans attendre !

Michel ©  

Les délits d’ignorance.

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Je ne savais pas !


Et bien d’autres expressions que la plupart des gens diront alors que surviennent des événements qui auraient pu être évités moyennant une certaine diligence et un peu d’implication dans leur quotidien.

Je trouvais ironique cette réaction qu’avaient les gens de mon entourage lorsqu’une personne de leurs connaissances souffrait d’un problème, surtout en santé mentale. “Je ne l’avais pas vu venir!” Mais oui bien sûr que l’on ne l’avait pas vu venir dans un monde où avouer et partager un souci ou un état d’âme est devenu signe de faiblesse, signe de “diminution sociale”, comment voir ceci venir si l’on ne se donne pas le temps de s’informer ?

Les gens qui parlent dérangent, on s’éloigne d’eux pour maintes raisons, une belle excuse pour ensuite dire “Je ne le savais pas !”

Il semble tellement plus facile de “déléguer” un souci social sur les lois, les systèmes politiques ou civiques. On oublie que ces lois et systèmes sont issus de personnes qui l’habitude venant, se laissent prendre dans cette déshumanisation profonde de toute empathie qu’aucune loi et qu’aucun régime ne sauraient éprouver.

Il semble aussi, que l’on s’éveille lorsque survient un incident, une catastrophe ou pire, un attentat, une guerre. Nous fonctionnons en mode réaction immédiate tout en oubliant les causes profondes qui marquent autant de violences et d’injustices.

Personnellement j’userai d’un exemple simple pour illustrer ce qui se passe de nos jours.

L’eau que nous consommons, on en veut tout le temps, pour tout ou presque tout ce qui est essentiel mais aussi le superflu. On se soucie si peu que cette denrée précieuse est disponible et durable selon nos gestes posés en amont de nos comportements. La protéger, la consommer de manière responsable, puis lorsqu’elle vient à manquer on s’indigne contre ceux qui en ont, la vendent ou en profitent. La compassion, l’empathie et bien d’autres attitudes souffrent autant que la crise de l’eau dans ce monde !

Toutes les bonnes intentions deviennent caduques si l’on continue de se cacher derrière ce “Je ne savais pas”

Bonne année !

Michel ©