Où il est question de vacances (en français siouplait!)

Alors me voici de retour après deux petits séjours de vacances, le premier qui fut une immersion quasi-totale dans la nature au nord de Montréal dans un chalet au bord d’un lac avec ma famille et mes petits-enfants, un endroit superbe (oui je vais vous dire où : le lac Minerve à Minerve!). Une déconnexion totale de tout même pas de réseau sans-fil! Une vraie cure de repos même avec les petits chéris vraies machines d’énergie infatigable J

La seconde partie de ces vacances fut une randonnée (surtout en auto) dans la très belle région de Charlevoix. Une première puisque c’était la première fois que nous visitions cette partie du Québec.

Baie Saint-Paul, La Malbaie, Baie Sainte-Catherine, Saint Hilarion, Tadoussac mais aussi Wendaké (Village Huron dans la région de Québec), Sainte-Anne de Beaupré, la route de la montagne, la route des dunes, et j’en oublie.

Ce qui m’a le plus frappé et amusé surtout fut l’aspect linguistique, je n’ai jamais autant entendu parler l’anglais que dans la plupart de ces régions. Oui je sais on me dira que ce sont des régions touristiques et que cela se comprend j’en conviens. Par contre se faire offrir un menu en anglais dans un restaurant et ne pas avoir un menu en français m’avait surpris mais surtout amusé.

Lorsque je demandais le menu en français la serveuse m’a fait un commentaire gêné où il était question de me voir avoir survécu le menu en anglais, mais toujours pas de version française de ce dernier. La seconde fois fut au restaurant de l’hôtel où nous demeurions. J’arrive en premier dans la salle à manger, question de trouver une place disponible pour deux. La serveuse m’accueille avec un si grand sourire que je ne pus m’empêcher de le lui rendre aussi grand, mais vite disparu lorsque je me fais demander en anglais si cela était une table pour deux?

Je réponds en français que oui effectivement c’est une table pour deux, et elle de me répondre (In English), si cette place me convenait, je lui dis gentiment qu’elle peut me parler en français, que je viens de Montréal et que j’aime ma langue : le français! (Rassurez-vous je n’ai pas invoqué les foudres de la loi 101 ou menacé d’envoyer des inspecteurs de la police linguistique – ceci est pour moi une chose abominable que la police de la langue!)

Je ne cherche pas de mettre l’emphase sur ce côté linguistique, vous aurez compris que j’ai probablement un profil de « touriste-retraité-étranger » je m’amusais plus que je n’étais fâché, les gens voulant bien faire envers moi. Je les en remercie très sincèrement!

Mes deux coups de cœur de ce voyage dans Charlevoix :

  •  Une boulangerie où le pain est si bon qu’on voudrait tout acheter, le nom?
    À chacun son pain – Le site? http://www.achacunsonpain.ca/
    si vous passez dans la région, matin, midi ou soir essayez les croissants, les sandwichs, le pain, la baguette, bon suffit j’arrête !

    a_chacun_son_pain

  •  Un petit resto à Tadoussac, en fait une vraie découverte : La Galouine (Nom Acadien) – Le site : http://lagalouine.com/
    Un resto où il fait bon de savourer les plats du terroir, la fameuse « Assiette Conviviale », la casserole de fruits de mer et le tout arrosé d’un blanc sec bien frappé. Le dessert? Avis aux amoureux des gâteaux au chocolat et du gâteau « Cheese Cake » aux bleuets!.Le service des plus courtois, une ambiance vivante et fort plaisante…
  • La_Galouine

Alors voilà mes derniers potins de vacanciers. Demain retour au boulot, il faudra que je m’y remette, mais au moins je le ferai sachant que les prochaines vacances viendront bientôt. Le temps de les penser, les planifier et les attendre…

Michel – 10 septembre 2013

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Apprends-moi l’histoire…

Aujourd’hui, l’enseignement de l’histoire

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Crédits d’image: Chapiteau_de_l’Histoire_de_Job_(ME180)_2

Aujourd’hui ils ont parlé de l’enseignement de l’histoire! Une intention des plus louable et importante.

Je fais ici un petit détour taquin, car les gens qui en parlaient n’étaient pas nécessairement des enseignants, des pédagogues ou des éducateurs… mais bien plus des politiciens, des analystes, des observateurs en manque d’occupation! Pourquoi dis-je cela, simplement parce que je les ai écouté, ils disaient, parlaient, tout sauf de l’essentiel!

Le plus intéressant était l’apport d’exemples que les participants mettaient sur la table pour soutenir leur idée. Modifier, changer, mais pourquoi? Simplement pour faire changement? Il semblerait que oui!

Je suis personnellement un grand amateur de l’histoire, et profite de chaque occasion pour en savoir plus, il semble que je n’aurai jamais assez de lire, de me documenter pour en apprendre encore plus. Mais là où cela ne va plus c’est le sens et l’orientation que l’on souhaite donner à l’histoire en faisant abstraction de moments et d’évènements pour des questions de convenances. Je n’irai pas jusqu’à dire des convenances politiques, partisanes ou nationalistes, mais de grâce respectons le temps, la vie de celles et ceux qui l’ont faite cette histoire, cessons de la modeler, de l’enduire de couches cosmétiques pour influencer des générations qui veulent en savoir plus sur leurs passages dans une région du monde. Cessons de leur montrer un illustre inconnu comme un héros et l’inverse bien entendu.

N’ayons pas peur de dire la vérité et d’en être fier, car de cet aveu, en découle notre force et liberté.

Michel – 29 août 2013

Une discussion ouverte qui continue

 

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Crédits d’image: BDS – Diseño web Zaragoza

Vous avez peut-être compris que je reviens sur mon dada! La formation (Éducation, formation, la culturation, etc.)

Discussion endiablée ce matin sur Twitter, sur le sujet bien entendu. Nous constatons, nous nous plaignons, et laissons malgré tout, nos tenants des politiques officielles de l’éducation perpétuer leur « boulot » dans ce monde en mouvance, celui de s’enfoncer dans la forme et le contenant plutôt que de s’aventurer dans le contenu.

Je parcourais avec intérêt un rapport de 189 pages, car le titre accrocheur, me gardait en éveil. Un rapport officiel sur la situation de l’enseignement aux adultes ici chez nous. Passées les 75 premières pages qui me parlaient de qui a fait quoi, de références, de considérations de chiffres, ah oui de statistiques, de textes de loi, d’hypothèses, – êtes-vous toujours avec moi? – pour en arriver au constant vers la moitié de la fin, oui l’autre série de chiffres, me disant que les enseignants se trouvaient démotivés! Duhhhh (en bon français dans le texte)

Il aura fallu 189 pages remplies à coup de frais perçus sur nos taxes pour nous dire cela? Je ne m’étonne plus  que l’éducation d’aujourd’hui qui tout en restant celle d’hier, n’excelle que pousser les gens (jeunes et adultes) à décrocher au lieu d’apprendre quelque chose.

Il ne faudra plus s’étonner du mouvement grandissant des parents qui décident de déscolariser leurs enfants et de s’occuper de l’éducation des leurs à la maison. Ce mouvement qui prend une ampleur sans pareil aux États-Unis commence aussi à faire des émules chez nous au Canada.

Oui je sais beaucoup me diront que ce mode d’éducation ne permet pas du tout aux étudiants de socialiser, de se rencontrer, de partager de vive-voix et de se confronter. Quelqu’un me disait un jour que ces étudiants ne rencontreraient jamais de conflits! (Ah oui? Et pourquoi le devraient-ils?)

Vous avez raison de penser ainsi et ne pas être d’accord avec mes propos, si vous pensez toujours au système d’éducation d’antan! Mais regardons les faits :

–          Quel enfant en âge de scolarisation n’a pas de Facebook, Twitter pour certains et d’autres réseaux sociaux?

–          Quel écolier ne possède pas de téléphone mobile (non pas pour parler) pour se consumer sans retenue à texter, rechercher une information qu’il lui faut, et j’en passe?

–          La liste serait trop longue, mais j’estime que nous sommes d’accord que ces points que j’apporte sont des réalités activement actuelles.

–          La socialisation des écoliers, étudiants et adultes (si, si même eux) se fait dans ce créneau virtuel, on a plus de faciliter à se connecter avec quelqu’un dans ce monde que dans la vraie vie (Sans généraliser bien entendu, je reste persuadé qu’il y a de nombreuses personnes qui n’a pas opté pour ce mode de vie, mais cela est en train de changer aussi)

C’est facile de généraliser me diriez-vous. Peut-être, oui mais il suffit d’observer aujourd’hui le monde : dans le bus, sur la rue, dans le métro, au café, seul en couple en groupe en soirée au cinéma et disons-le franchement en classe!

La vie virtuelle nous envahit chaque jour un peu plus, l’éducation et ses principes n’en font presque plus partie, alors où passons-nous le message? Par quel moyen?

Pourquoi ne plus voir que les étudiants ne sont plus engagés car on (mon fameux on du début!) ne les fait pas collaborer et participer activement au processus de l’éducation de la nouvelle génération?

Ce matin quelqu’un me parlait de l’éducation 2.0 (mot à la mode et si tendance) je lui répondais « désolé, mais nous regardons actuellement l’éducation 3.0, celle de la connaissance, du savoir et de l’évolution dans cette connaissance »

Voici ce qui nous sépare de la réalité : nous ne regardons plus comment les étudiants aiment apprendre!

Michel – 30 août 2013

Quel est le devenir des 60+ dans les entreprises aujourd’hui?

Super Seniors SM IEC​​

Crédits d’image: http://www.usfirst.org/

​Cela pourrait vous étonner comme sujet, surtout que je vous parle souvent, pour ne pas dire toujours, de formation, de culture du savoir, etc…

Disons que c’est moins un coup de gueule, qu’un coup de cœur et si mon vécu sur ce chapitre pourrait servir à quelqu’un dans mon cas, ou qui le sera un jour bientôt, alors tant mieux, cette partie de ma vie ainsi transmise aura servi à une bonne cause aussi!

Et bien oui, le sort des 60 ans et + en entreprise aujourd’hui, peut des fois, s’avérer une situation de défis et de renouveau pas nécessairement plaisant, surtout que de parts et d’autres les + et les – ne vivent pas les mêmes réalités! Si ces dernières sont louables et justes, elles ne se rejoignent pas en apparence et pourtant elles sont tellement complémentaires l’une d’avec l’autre.

On dit que la sagesse est l’apanage des gens expérimentés, qui ont du vécu et qui exercent souvent un rôle de mentor transférant leurs connaissances aux jeunes générations. Oui, c’est absolument vrai, je suis d’accord, cependant quelques nuances s’appliquent et des fois s’imposent.

C’est ici justement que les choses ne sont plus comme dans les beaux blogues, articles et témoignages! L’on peut se sentir pris par un tsunami de changements, des changements qui surviennent sans aucune entrée en matière, des changements qui sur la pointe de mots polis sont clairs et crus! Une pratique courante me direz-vous, c’est bien vrai, surtout qu’elle impose des gestes et des mises en pratiques qui ne prévoient que des transitions de courtes durées. La suite? Passer à l’action et agir, bref le fameux adage « business as usual ».

On se fait dire que l’on est « un élément important sans lequel les choses seraient difficiles » que nous sommes des « piliers », bref tout ce qu’il y a de pure rectitude (en bon français de « politically correct ») pensant que cela adoucira le changement et sa brusquerie. Les personnes visées risquent ici (moi y compris) de se sentir simplement mis sur des tablettes, que l’on utilisera le moment opportun ou mieux lorsque l’on sera devant des inconnues dont seuls les « séniors » sont au courant! Si je dis ceci ce n’est que pour clarifier et simplement partager un fait qui se vit et répète inévitablement…

C’est, à mon avis, tout à fait normal, de se sentir en quelques sortes « largués », ce sont d’autres qui ont le vent dans les voiles et veulent avancer. Deux classes, deux écoles, deux styles. Pourquoi c’est normal? Mais simplement parce que personnes ne peut se mettre dans mes souliers! Alors que moi j’y suis passé dans ceux de la relève! Voilà tout le truc! Et ce faisant pour s’en sortir il y a si peu de choix. Mais des choix de grande qualité. Laisser la place aux autres, en faisant confiance qu’au-delà du manque d’expérience d’une part et au trop de l’autre, les choses s’ajusteront et prendront leur cours comme il se doit pour un bien collectif nouveau! Mon trop-plein d’expérience, ne servira à rien si je vois les choses comme les verrai une personne de mon âge au milieu d’une population qui est arrivée dans la vie active par d’autres moyens que les miens!

Je l’avoue avoir mis du temps pour voir clairement, me trouver au milieu de ces nouvelles idées, de cette jeune garde qui va faire ses preuves est en soi un réel privilège, les aider? Oui mais comment, ceci aussi je l’ai clairement vu et compris : être une présence disponible, disponible de répondre, de donner une idée mais de laisser l’autre faire ses choix et prendre sa bonne décision!

Tant que je pensais donner ma très grande expérience aux autres, je ne faisais qu’un acte d’orgueil et de ce fait je cherchais au fond transmettre mes habitudes et ma vision des choses. Ne point pouvoir le faire me désolait, me fâchait et me faisait voir le temps trop long, beaucoup trop long! La richesse de mes connaissances ne saurait être utile que si elle sert à permettre à le personne qui cherche une piste de se conforter dans ses choix, ce sera vraiment un partage libre de toute influence, un mentorat renouvelé humble et sincère!

Un jour une connaissance me disait cette phrase qui depuis aura marqué mes réflexions et mes gestes : « Lorsqu’on partage son savoir, il faut éviter de partager ses habitudes » je pense que c’est ceci qui m’empêchait d’être heureux dans mon milieu de travail!

Aujourd’hui je peux dire qu’avec ce regard, je me sens encore plus en paix dans mon nouveau rôle professionnel, et découvre à nouveau « avoir du fun d’aller au bureau » compléter les travaux qui me sont confiés! Mes connaissances? Elles seront en de bonnes mains d’une manière ou d’une autre…

Michel – 24 août 2013

Raconte-moi une histoire!

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Crédits photo: http://www.iqrashop.com/

J’emprunte ce titre de l’anglais “Tell me a story”, j’ai fait cette découverte depuis peu et me suis trouvé happé dans cette délicieuse mouvance de l’imaginaire en apparence qui parle de la vie réelle.

Il y a quelques temps j’exprimais en guise d’entrée dans le sujet, mon constat et de par le fait même mon inquiétude profonde du pouvoir des conteurs d’histoires orales quant à l’influence que leur style et tournures pouvaient avoir sur les gens qui les écoutent.

Je me suis même plu d’anticiper d’intentionnelles influences sur les masses qu’auraient pu avoir ces conteurs dans la propagation non seulement de l’imaginaire si plaisant, mais aussi dans l’instauration de préceptes moraux, religieux voire même existentiels!

Ce sujet, mon billet, m’a mis en réflexion profonde comme si je m’en voulais d’être parfois, souvent, doté d’une intensité verbale quand le sujet me touche au plus profond de moi. Ceci m’a amené à sillonner médias, pages web, blogues et autres sources virtuelles, jusqu’à tomber sur un ouvrage que je m’empressais d’acheter : « Unblogger»©  ou le dé-blogueur, de Darrell Vesterfelt et Alli Worthington. Un ouvrage que j’ai commencé à lire il y a moins de 48 heures et que je ne lâche plus d’une seconde depuis!

Comme une bouffée libératrice, ce livre, m’apprend et me montre que – c’est l’histoire des deux auteurs, leur vraie histoire – d’être un vrai blogueur c’est surtout et avant tout d’être un conteur de son histoire, sa vraie histoire et non pas montrer une image que l’on imagine et par laquelle on veut que l’on soit perçu.

La vérité et la sincérité, les faits de sa propre vie, voici selon l’auteur ce que serait un vrai blogue, rien d’autre! Et j’avoue tout humblement lui donner totalement raison!

Je retrouve des « points d’ancrages » d’avec mon blogue bien que je suis repassé sur chacune des pages pour me lire comme « neuf » et m’assurer que ce que j’ai partagé jusqu’ici avec vous soit bien moi, mon histoire, ma vraie histoire.

Ceci n’empêche pas du tout que je continuerai d’apprécier les conteurs d’histoires, de ceux qui me garderont dans l’imaginaire des héros mythiques, des aventures aux mille péripéties, de mes héros d’enfance… eux aussi ont dû avoir cet éveil un moment donné de leur métier de conteur! En tout cas je leur souhaite que cela leur soit arrivé!

Ouf! Me voici beaucoup plus en paix avec moi-même…
Je continue ma découverte de ce livre, et fait fort amusant, en lisant sur ma liseuse je prends des notes, ajoute des annotations, des commentaires, et me vois après avoir lu d’un seul trait les pages, j’y reviens et surligne les passages qui m’interpellent (ah si vous voyez mon livre il est tout peinturé de couleurs en surbrillances : oui ma liseuse est en couleur ! Une vraie mine de choses importantes, qui me ramènent vers la chose la plus importante : être soi-même, raconter sa propre histoire, celle vécue surtout!

Michel – 22 août 2013

La magie des mots, réinventée..!

magie des mots

Crédits de l’image: http://www.paroissestjoseph.org/communiques/communiques.htm

Je suis très souvent fasciné, vraiment, par l’usage des mots au fil du temps.
Lorsque j’étais jeune scolaire je fus pris de passion pour les mots, leurs sens, leurs saveurs, leurs musicalités, je voulais « sentir » chaque mot, le laisser bondir et rebondir dans une phonétique, en d’autres termes m’approprier le mot pour en apprendre l’usage et de là apprendre à l’utiliser…

De mon temps il nous fallait apprendre les mots des pères de la langue, la langue française bien entendu. Et de ce fait avoir tant le respect que la crainte d’une utilisation empreinte de rigueur  disciplinée. Osait-on mettre un mot dans une phrase sans que cela justifie le bon usage? Jamais, car nous étions mis au pas par le professeur qui nous regardant de haut de son estrade, nous « éduquait  comme il se devait »…

On ne pourra jamais dire qu’ils (les enseignants de ce temps) avaient à cœur la pédagogie moderne, qui devait à eux aussi leur faire défaut…

Si je me suis « éduqué » dans les rudiments profonds de la langue de Molière, c’est parce que je trouvais en lui et les pairs de son temps un enjouement réel de toucher dans ses pièces de théâtre les gens du peuple en usant des mots (adaptation des mots) des gens de la haute société! Quel régal de l’esprit!

Avoir une belle plume est un honneur mais un don de la vie, car l’on s’est peut-être donné le temps d’apprendre, alors que l’on aurait pu rêvasser aux vacances, aux jours de congés aux jeux… Moi je m’évadais dans le monde étymologique, dans les pages nombreuses d’un petit Larousse, dans les lectures des pamphlets de Diderot, les rêveries de Rousseau et la rigueur linguistique de Racine!

Cette promenade continuelle depuis ce temps m’a permis de me lancer dans le domaine de la communication, communication du savoir mais aussi de la passion des choses dont on aime parler. De là le pont vers la formation fut court et le passage des plus agréables.

Après 25 ans de formation et d’enseignement je suis resté fidèle au plaisir des mots, mais ceci ne m’a pas empêché de rester dans cette fascination des mots « nouveaux » qu’on aime inventer pour faire bien ou pour impressionner ou parfois aussi parce que l’on n’ose pas utiliser un autre mot encore inconnu dans notre inventaire linguistique!

Alors aujourd’hui ce qui a en quelques sortes motivé ce billet, c’est de découvrir au gré de mes « promenades solitaires » dans la nature virtuelle la découverte d’un mot rare jusqu’ici inconnu pour moi : Une personne s’identifiait comme « Idéatrice… » dans sa présentation, sur son profil Twitter!

Je ne savais pas si je pouvais en rire ou pas, j’ai simplement fait un gros sourire virtuel à l’émergence de ce dernier-né!

@+

Michel – 16 août 2013

Pourquoi mon blog est-il en langue française?

nuagedecarnet

Crédits image: http://blog.marcpautrel.com/post/2008/06/30/Nuage

L’on pourrait se demander, pourquoi écrire son blog en français sachant que plus de 80% de mes contacts tant sociaux que professionnels (monde de la formation, de l’éducation aux adultes et la culture du savoir sont des anglophones?

La réponse est fort simple: j’aime la culture de ma langue.
Je ne m’identifie pas à une nation, une obédience politique ou un courant élitiste.

J’aime tout simplement ma langue, la culture qu’elle m’a donnée de connaitre, sa musicalité, ses complexités, ses émotions, ses doutes, ses côtés surprenants et parfois cocasses. J’aime ma culture parce que je peux inventer un mot qui n’existait pas il y a deux secondes mais que mon interlocuteur comprendra sans aucun problème, je l’aime parce qu’elle me fait souvent suer avec ses accords du participe, ses exceptions et parfois les exceptions aux exceptions.

Mon amour pour elle n’est pas une loi, une obligation ou un devoir de parler ou d’écrire en français… C’est tout simplement une histoire d’amour!

Elle est et restera toujours ma première favorite au dessus des autres langues que j’aime utiliser.Traduire un poème de Paul Eluard en anglais ou dans une autre langue n’aurait pas son pareil et ne serait pas juste ni à Eluard, ni à la langue anglaise.

Ma langue française est là pour rester, doucement, paisiblement, amoureusement…

Michel – 6 août 2013