Élicitation?

Egg Hammer Elicitation Technique

Crédits d’image : Tyner Blain

La définition de ce terme se résume en ceci : Étymologique et Historique 1838 (Ac. Compl. 1842). Emprunté au latin scolastique elicitus, participe passé de elicere « tirer de, faire sortir, susciter, provoquer »

Où est-ce que je veux en venir? Bien entendu sur quelque chose de mon vécu en contexte avec ce mot, ou mieux cette approche.

J’ai été intéressé à ce concept il y a quelques temps, j’ai eu l’occasion de participer à deux « Webcasts » (Diffusion via le Web) très intéressants mais aussi j’ai eu la possibilité de lire quelques documents, fiables et clairs sur ce qu’est la technique d’élicitation, ou collecte du savoir d’experts en usant de subtilités dans l’engagement d’un dialogue où les deux intervenants (ou plus que deux) ont clairement établi les règles du processus.

Ce n’est pas un interrogatoire, mais bien plus une conversation ciblée qui aide l’expert en connaissances de livrer volontairement ce savoir en vue d’en faire profiter les personnes qui œuvrent dans ce même domaine d’expertise.

Dans mes lectures et recherches j’ai découvert que cette approche (technique) avait été utilisée par maints services de renseignements lors d’interrogatoires auprès de sources pour les amener à livrer leurs informations. Je ne vous cache pas que cela m’effrayait un peu de me sentir faisant part d’un processus ayant une telle notoriété… Lors de ma participation aux « Webcasts » je fus rassuré de savoir que l’élicitation, lorsque bien gérée, avait plusieurs bénéfices positifs pour les eux parties présentes. La clef de cette réussite se situant dans l’attitude volontaire d’y participer.

En gestion du savoir j’estime que c’est une approche des plus valables, vu que chaque entreprise souhaite retenir cette richesse (le savoir) en sachant bien que les experts bien que possédant un vécu utile, sont souvent incapables d’en parler ou de livrer le fond de leur connaissance. Je suis toujours impressionné par la sagesse de ces mots qu’un collègue d’expérience me disait un jour : « Lorsque tu partages ton savoir évite de partager tes habitudes ».

Je trouvais ceci rempli de sagesse humaine que peu de gens en ont conscience et bien peu encore plus ceux qui font tout le nécessaire pour y adhérer le plus fidèlement possible.

J’avoue avec sincérité que j’ai tellement à apprendre à ne pas transmettre mes habitudes, nous les humains aimons toujours garder l’intérêt de nos interlocuteurs et accaparer l’attention admirative sur nos réalisations réussies.

C’est un peu le rôle de certains conteurs, ou ceux qui nous ont transmis légendes et faits notables sur les héros et les personnages mythiques. Je ne sais combien de fois j’ai lu et vu tout ce qui parle de Merlin l’enchanteur, du roi Arthur et des chevaliers de la table ronde, de Camelot, et j’en passe des personnages de légendes. Je sais que si je vais aujourd’hui en Angleterre mon souhait serait d’aller voir les places où ces légendes situent l’histoire de la naissance du royaume d’Albion. Je sais aussi que certains vont sourire, mais qu’importe l’essentiel est de suivre ses rêves et laisser son imagination s’occuper du reste.

Alors l’élicitation dans tout cela? Oui je suis en train d’apprendre, je serai même intéressé d’être candidat pour une session de ce genre…

Ce qui me fascine ici, c’est cette dualité le souci de l’information exacte et précise et celle agrémentée par la personne qui en met un peu de soi, ces deux réalités qui s’affronteraient aussi naturellement que sont les bonnes intentions des deux protagonistes. Au fond l’on souhaite le meilleur des mondes

L’exercice semble simpliste mais au fond, quelle dose d’objectivité il nous faut maitriser pour transmettre cet essentiel qu’est le savoir!

Michel – 7 octobre 2013

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Les MOOC d’aujourd’hui, précurseurs ou ..?

MOOC for online Instructors

Crédits d’image: MOOC for online Instrucors

Les MOOC d’aujourd’hui, sont-ils appelés à disparaitre ou sont-ils les précurseurs de l’enseignement de demain?

Je suis toujours fasciné d’observer nos comportements, nous humains, quand quelque chose nous plait, la manière que nous avons de nous y identifier, de nous y reconnaitre à un point tel que nous nous approprions le bien fondé. C’est aussi là que naissent toutes sortes de théories, qu’émergent de nombreuses « vérités » que nous énonçons avec passion, presque de manière dogmatique!

Depuis quelques temps il est question d’enseignement, de changement ou de maintien des fondements et des principes. Ici dans ce billet j’aborde une suite à un bille que j’écrivais il y a quelque semaines (To MOOC or Not to MOOC…) j’y abordais l’antagonisme naissant des pros et anti MOOC.

En passant pour ceux qui ne savent pas ce qu’est un MOOC (Massive Online Open Content), c’est un contenu de formation (éducation) créé par une université et hébergé sur une plateforme dont la raison d’affaires est ce genre d’activités. Il faut aussi ajouter que la grande majorité des cours qui se donnent sont gratuits. De plus, ces cours gracieusement offerts sont pour la plupart des formations de sensibilisations (introductions) ou les aspects incitatifs et promotionnels sont promus. Pourquoi? Pour intéresser les personnes inscrites à se diriger vers des programmes complets de cours universitaires, ceux-ci par contre payants. Aujourd’hui ce mode d’enseignement est très populaire aux USA, Canada, l’Angleterre, l’Allemagne, etc. Parmi les plateformes les plus connues je citerai : Coursera, Canvas, et plusieurs autres. Autre fait intéressant, c’est que les MOOC commencent (timidement il faut dire) à être offert en français.

Ceci dit, je peux maintenant vous livrer ma pensée qui me turlupine depuis ce matin : j’ai souscrit à mon premier MOOC en avril 2013, ce fut une révélation : retour aux études de niveau universitaire après 35 ans d’interruption, un sujet des plus passionnants, un professeur génial, un apprentissage « comme je les aime », bref un ravissement intellectuel qui fut la source d’une poussée créative des plus intenses et qui continue, j’avouerai avec un enthousiasme extrême… Devoir passer des tests, oui cela nous le faisons tout le temps, mais se faire évaluer par nos collègues étudiants, ce fut pour moi du jamais vu, avoir une rétroaction sur les tests formatifs, bénéficier d’une plateforme d’étude munie de tout l’outillage de collaboration sociale un vrai ravissement. Ma courbe d’apprentissage fut favorisée par la clarté des consignes… A la fin du cours j’avais comme le sentiment que quelque chose de bon finissait, j’en voulais plus. Je partais à la chasse aux MOOC, de ce fait je découvrais d’autres plateformes, quelques-unes étasuniennes, d’autre en Écosse, Australie, en Allemagne et la toute dernière en France!

Alors que voulais-je dire par le titre de ce billet?
Je pense simplement que les MOOC d’aujourd’hui ne peuvent survivre si le modèle pédagogique ne change pas. Je me suis inscrit sur plusieurs cours de différents fournisseurs, pensant que je retrouverai en grande partie la même poussée d’adrénaline (dopamine?) Je vous avoue avoir été déçu par trois fois sur 5 cours auxquels je me suis inscrit. Les deux cours sur Coursera l’un (mon premier) a très bien été, le second commencé cette semaine semble de bonne augure. Mais les trois autres, je me demande comment peut-on présenter des formations d’un tel niveau faible de qualité, de contenu et surtout d’absence de pédagogie ou disons-le autrement certains cours ne « l’ont pas, mais pas du tout ».

Autre phénomène, celui des zones horaires qui ne sont pas prises en comptes par les responsables du cours pour planifier une session d’échange en ligne, si pour la source c’est la fin de l’après-midi ou de l’apéro, ici nous sommes toujours au bureau et de ce fait ne pouvons pas nous connecter, d’autres détails qu’il faudra régler : l’aspect socio-culturel de la source d’où est émis le cours, l’usage d’une tournure linguistique « universelle » pour l’anglais ou le français, vous vous imaginez des cours faits dans le jargon usuel de chaque pays? Au revoir universalité de la formation (juste à savoir que mon premier cours avait 68000 inscrits, celui en cours nous sommes 19000 d’à peu près 42 pays).

Ce que je veux dire ici, et je ne lance aucune pierre contre quiconque, j’admire le courage de ceux qui se lancent dans cette aventure incroyable, par contre il faudra établir une sorte de consensus de normes auxquelles tous les fournisseurs vont devoir y adhérer sinon leurs MOOC se faneront très rapidement.

J’imagine que vous devez savoir qu’il n’y a pas de plus compliquée et de plus tranchante que l’opinion du public virtuel. On peut vous porter aux cieux mais vous démolir autant… Aucune retenue à espérer sauf ceux qui encore ne se cache pas dans le monde virtuel, mais disons-le, c’est un monde imprévisible que le virtuel.

 A vous les concepteurs de ce type d’enseignement, je vous dirais, il est temps de faire un retour sur les bancs de la nouvelle école! Ne pensez-plus que les méthodes d’antan peuvent être « revampée » et rhabillée avec moult cosmétiques… cela n’accroche plus. Les étudiants ne viennent plus « demander » mais « s’attendent à quelque chose »  et cela fait toute la différence! Je sais que cela pourra choquer des enseignants, mais là n’est pas mon but bien au contraire, et c’est peut-être de ne pas être un enseignant traditionnel que je me permets de m’adresser de la sorte.

Alors si vous le voulez je vous propose de vous amuser à essayer ceci : Allez sur Google – Images et saisissez dans le champ de recherche « La classe de demain », outre les photos de classes « high-tech » vous serez surpris de voir certaines qui vous montrent des enfants en train de s’amuser avec leurs enseignants, parfois même des enfants sur le tapis de la classe devant un écran, comme s’ils étaient chez eux en train de consulter de l’information… Sur ce, je vous souhaite de belles découvertes.

L’enseignement des autres, est – pour moi – la plus belle chose qui soit donnée de faire. Il en faut tant de cette inspiration humaine et sociale pour contrer la tendance déshumanisante qui malheureusement prend le dessus dans les médias et les communications virtuelles de nos jours…

Michel – 4 octobre 2013

Enseigner l’art à l’école, au …, partout quoi!

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Crédits d’image: (Fluctuation Première – L’art contemporain enseigné aux tout petits)

Il y a quelques jours je m’entretenais avec un collègue au bureau sur la question de la formation, de l’éducation. Il me dit « Il faut que l’art soit enseigné dans les écoles… »

Notre petit moment matinal s’est alimenté de cette question et nous eûmes un vrai plaisir de le faire … chacun retournant à ses occupations, je gardai dans mes pensées cette phrase et faisait un retour dans l’histoire de mon passage à l’école… quel constat!

Oui un constat pas si joyeux, que de fois je me souviendrai toujours, on bradait musique, dessin et autres expressions artistiques, pour « une bonne heure de maths, ou une revue de sciences… » en deux mots, il nous fallait mettre de côté ce que l’on considérait comme dispensable pour l’indispensable selon la version des professeurs de cette époque. Mais j’avais ma petite idée sur cette urgence anormale, (J’avoue que je me suis mérité d’aller en retenue ce jeudi-là car j’avais ouvertement dit au professeur ma pensée, le pire c’est que je ne m’étais point trompé), en fait notre professeur était en retard sur son programme et devait « boucler » le tout avant une date… alors faut pas aller trop loin que les arts disparaissaient du calendrier, pour aider le prof à rattraper son retard!

Plusieurs années plus tard, je gardais en moi cet incident, mais ressentais un rejet chaque fois que je parlais à un prof de maths au sujet des résultats d’un de mes enfants…

Sa réponse me choquait « Monsieur, moi je m’occupe uniquement des élèves brillants en maths, les autres ? C’est tant pis pour eux, ils n’ont qu’à suivre comme ils peuvent! »

Ces mots résonnent encore en moi! Je vous ferai grâce de mes mots dits à ce prof en silence dans mes pensées…

Au cours d’une de mes classes, je devais initier les participants aux rudiments des mathématiques pour une série de cours sur un tableur électronique. La plupart de mes étudiants venaient du monde des arts… Comprendre aussi qu’ils n’avaient ni le goût ni la volonté d’apprendre cette matière souvent décrite comme ce « bienheureux prof de maths »…

Ces élèves, pour la plupart des décrocheurs furent ma source d’inspiration, parce qu’ils me donnaient l’occasion de rendre justice à l’art dans toutes ses expressions en faisant des maths…

Nous avons pris un domaine artistique pour chaque deux étudiants, et au lieu de parler calcul et formule, nous avons ensemble cherché en musique, en dessin, en multimédia ce lien qui faisait que ces expressions artistiques étaient belles et harmonieuse…Nous avons parlé de cadence, d’équilibre, de composition, et trouvé que derrière toute expression artistique se trouvait discrètement une base mathématique qui harmonisait le tout… Imaginez un peu leur réaction de trouver que composer un tableau ou une affiche paraissait bien meilleure à partir d’une petite équation mathématique, pareil pour le son, la musique…

En fin de programme il m’a fallu les interrompre pour passer à autre chose! Finalement j’avais appris autant qu’eux… Nous avions ensemble démystifié cet inconnu qui nous effrayait tant.

Mon collègue avait eu une belle inspiration de parler du besoin d’enseigner l’art…

Merci Alain! Si tu lis ce blogue un jour et bien tu sauras que c’est à toi que je dédie ce modeste billet aujourd’hui!

Michel – 2 octobre 2013

Téléphones intelligents! Ou Amusants?

Getting Smart

Crédits d’image: Getting Smart

Il y a plus de 17 ans j’achetais mon premier téléphone portable, bien entendu pour des raisons professionnelles, de plus fallait-il faire face à certains frais importants, l’appareil, l’abonnement, le plan…

J’aurai de quoi décrire en image les différents modèles que j’eus l’occasion d’acheter, d’utiliser, du plus volumineux au plus minuscule, bref l’important étant de pouvoir communiquer.

Le phénomène ne s’arrêtait pas à ce genre de marché, ce fut une nouvelle catégorie de consommateurs qui  fut visée, embarquée et accrochée! Du téléavertisseur au portable, on se trouvait des utilisations inimaginables, l’utilisation passait du « parler » au « texter »! (Rassurez-vous il y a toujours des personnes qui en une communication vident tout leur plan de minutes, je les croise en allant au travail, en me promenant en ville, en circulant dans les centres commerciaux, je ne m’étonnerais pas si l’on inventait des modèles étanches que certains ne le prendraient pas sous leur douche!

Un évènement que je croyais ne jamais voir en personne fut  d’observer un collègue texter et répondre tout simplement au petit coin! Je n’en revenais pas! Qu’avait-il de si urgent pour agir de la sorte, debout, en train de texter… je vous laisse imaginer le reste! Je retenais un fou rire, me retenant aussi d’en parler au bureau. C’était drôle oui, mais désolant d’un autre côté…

Alors voici ma petite aventure d’avec les « Cell » Intelligents.
2009, mon premier jouet du genre, je pouvais moi aussi « texter, prendre des photos et les rattacher à un courriel, je pouvais … heu disons je devenais accro à cet engin dont je prenais soin avec beaucoup d’attention. Lorsque j’apprenais que cet engin n’était « qu’à moitié intelligent » je piquais une crise de jalousie envers les gens qui, eux, avaient leur machin qui avait un écran plus grand, plus beau, qui faisait tout ou presque (ah! Que je faisais la blague plate de dire « Est-ce que votre téléphone fait le café?) et puis quelques temps plus tard (quelques temps = quelques jours) je souriais aux anges lorsque le dernier modèle des « intelligents » m’était livré par le facteur… et c’est là que pour moi le terme « intelligent » perdait son sens au complet, ayant remarqué que le guide de l’utilisateur était écrit en caractères des plus petits, quand je posais une question on me répondait « prends le temps de découvrir l’appareil et ses fonctionnalités » Ouinnnnn pas évident ton affaire! Je vous fais grâce des nombres de fois que je perdais patience, bref j’ai survécu, oui, la preuve je vous en parle, non seulement survécu mais j’étais heureux de bien connaitre mon compagnon qui me reliait à la planète entière!

Mais les technologies ont, semble-t-il, décidé de nous attirer par des nouvelles « bébelles », les spécialistes de mise en marché, (marketing) eux savent très bien comment créer de nouveaux besoins et nous consommateurs répondons « Présents! » à l’appel.

Oui j’ai répondu « Présents » moi aussi après que mon compagnon apprivoisé des mois durant, me donnait des signes de fatigue, de petites pannes récurrentes, une pile qui se vidait anormalement et surtout des fonctionnalités qui n’aboutissaient jamais à me donner satisfaction.

Vendredi passé, j’obtenais mon nouveau joujou… J’appréhendais la transition, j’anticipais le transfert compliqué de mes contacts, devoir saisir les noms et coordonnées de plusieurs dizaines de personnes, mes contacts, je m’en voulais de n’avoir pas considéré tous ces irritants que je croyais incontournables!

Et bien ce ne fut pas le cas! Tada! En moins d’une heure je m’étais approprié les fonctions principales de mon nouveau téléphone, mes contacts, plus de 90% se retrouvaient dans ma liste alors que je synchronisait mon compte de courriels et celui d’un de mes réseaux sociaux, ne restera plus que quelques numéros que j’ajouterai plus tard..

Pourquoi ce changement?

Pour maintes raison, dont la première fut d’observer ma petite fille jongler avec sa tablette, sans nécessairement en connaitre toutes les fonctions, elle y allait par intuition (oui je sais que papa ou maman y sont pour quelque chose) mais elle s’amusait follement en me montrant comment elle créait ses « clips multimédia », la seconde raison, fut de ne plus voir comprendre selon un savoir comprendre et faire qui fait partie de notre mode d’apprentissage des choses, je suis tout simplement parti à l’aventure de cette découverte, et en définitive je me suis amusé, réellement amusé de la découverte des composantes, mais amusé surtout de mes erreurs. J’ai pris du plaisir à apprendre autrement, comme le font les autres, les autres? Mais oui, les gens qui aujourd’hui vont faire le monde de demain. Nos enfants, petits-enfants en sont les témoins et les futurs enseignants du savoir qu’ils partageront avec les pairs

Alors oui, mon nouveau téléphone intelligent m’a donné un grand moment amusant et continue de me faire découvrir de nouvelles avenues dans le transfert du savoir et qui sait si cela ne sera pas une des  composantes de la classe de l’enseignement à venir dans un avenir beaucoup plus proche que l’on veuille imaginer…

Michel  – 29 septembre 2013

Philanthropie au 21ème siècle!

La classe inversée (maisoneuve-christian-drouin)

Crédits d’image: La Classe Inversée

Tout le monde nous veut du bien, tout le monde se préoccupe que nous évoluions dans nos carrières, nos vies familiales, sociales, tout le monde nous veut du bien pour mieux diriger une compagnie, embaucher le candidate idéal, bientôt on se préoccupera de ce qui est bien pour boire, manger, dormir (oui les pubs s’en occupent et on sait bien combien ces pubs nous singent et nous imaginent comme des locataires d’un zoo pour lequel les agences de pub se donnent le mandat de nous faire devenir de parfait consommateur. Mais cela est un autre billet! He he!)

Alors venons aux faits… Pourquoi ce coup de gueule Michel? Heu qui? Moi?  Meuh non, simplement tanné de voir et revoir ces myriades de : « 5 trucs pour apprendre à mieux vivre  » ou « 11 principes importants pour …  » C’est la mode on me dira… je crois que c’est plutôt une envie frénétique de s’étaler en public et « conseiller » aux gens comment faire selon ces fameux « trucs pour… »

Au début cela m’intriguais, attisait ma curiosité, je voulais savoir comment « arriver » en 5 ou 6 trucs à faire, atteindre quelque chose qui me semblait captivant. J’avoue que je prenais très au sérieux ces articles et billets. Finalement cette mode attirait des centaines de personnes en manque de visibilité sociale et professionnelle. C’est un simple constat : sur Facebook presqu’aucun de ces articles au titre aguicheur, par contre les LinkedIn et Twitter, cela fuse aux secondes sans aucun signe de fatigue de la part des doigts qui pressent le bouton « Soumettre » pour nous inonder de leurs précieux trucs et conseils!

Alors voici pourquoi j’en parle : je n’ai jamais vu ou lu une seul de ces « posts » qui disait : « Voici mon expérience qui m’a permis d’améliorer quelque chose dans ma vie …! » Je ne dis pas que les autres ne valent rien, mais une fois la saturation atteinte c’est comme si en en mettant plus on motiverait les autres de nous lire.

Je pense que si nous souhaitons créer un vrai bien-être collectif et social, c’est pas soi qu’il nous faut commencer, permettre aux autres qui nous lisent de nous découvrir voire même de faire un commentaire ou émettre une opinion qui ne nous fasse pas plaisir…

J’ai été témoin récemment d’un évènement qui m’a profondément marqué (en bien rassurez-vous) : un groupe d’institutrices dans les provinces maritimes du Canada, ont amélioré des pratiques d’enseignements à de jeunes enfants dans une école alternative (Flipped classes) simplement en adaptant  des tablettes aux besoins de leur enseignement, provoquant une motivation sans précédent de leurs élèves et une participation jamais imaginée! Tous les domaines y passaient : arts, culture, écriture, mathématiques, histoire, et créativité artistique, etc… Ah oui j’oubliais de dire qu’une de ces classes était composée d’enfants autistes!

Dans mes communications avec ces institutrices je n’ai jamais décelé une quelconque assurance, un orgueil, bien au contraire, une dignité, une simplicité et une ouverture de partage concrète. L’aveu des embûches, la reconnaissance du succès pour les enfants… Pour moi ce fut une vraie leçon de culture pour le bien tant humain social que collectif. Je suis fier d’avoir pu croiser le chemin de ces personnes pour quoi la satisfaction première est de voir leurs élèves heureux d’apprendre!

Michel – 30 septembre 2013

Une journée pas comme les autres

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Crédits d’image:  Les dessins de Seb

Il est des jours où sans raison apparente tout ne tourne pas comme je le souhaite.

J’aime penser à mes activités de la journée, lorsque j’aborde l’immeuble où se trouvent les bureaux où je travaille et me plais aussi de revoir les petits détails, les trucs à améliorer, les choses à ne pas oublier, bref pas mal de petits « déclencheurs – motivateurs »…

La journée commence donc bien ce matin et puis, pour je ne sais quelle raison, les choses ne sont plus ce que je croyais. Relations avec mes collègues, les non-dits, les sous-entendus, bref tout un monde de petites choses peu plaisantes que je pensais ne pas exister dans mon petit monde, du moins dans mon groupe de travail.

Des fois je me demande si je suis tellement « déconnecté » du reste ou plutôt si je suis trop dans un monde parallèle ou une autre dimension. Par contre souvent je sais que c’est moi qui me fait des idées..

Alors voici, une journée que je partage avec vous chers lecteurs, même si elle ne fut pas comme je les aime. Par contre ces journées m’apprennent que j’ai mes limites et dois apprendre à les accepter…

Au prochain billet, d’ici-là …:)

Michel – 24 septembre 2013

Créativité ou innovation? – La suite

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Crédits d’image : Créativité – Souriez vous Managez

Je savais que je ne laisserai pas ce sujet sans l’avoir contourné et un tant soit peu décortiqué comme j’aime faire quand cela m’interpelle!

De plus cette thématique de me dire « suis-je trop innovateur et moins créateur » me travaillait et continue de le faire, ayant par le passé jusqu’à un récent présent prôné tant l’un que l’autre  en pensant que l’un comme l’autre n’étaient que des subtilités – à quelques nuances près – du même sens! Erreur Michel! Et bien soit, je fais donc amende honorable et essaierai de remettre les choses en place!

Une de mes passions –cachées je l’avoue- c’est tout ce qui est photo, multimédia, montages vidéos, sons etc. Je veux, j’aime, j’ai des idées mais suis trop paresseux pour apprendre comme cela se doit : avec rigueur, précision et méthode!

Alors mon histoire la voici :

Cet été j’eus le bonheur de recevoir mes petits-enfants, oui oui je suis papy de trois petits anges (définir anges…) de 9, 7 et 5 ans. Deux princesses et un jeune premier. Vous me direz que je dis ceci parce que ce sont MES petits-enfants, et vous aurez raison. Mais là où le parti pris cesse c’est dans ce qui suit :

Les trois amours, sont des enfants du 21ième  siècle et sont donc immergés dans le monde des nouvelles technologies sans cesse en « innovation » (Renouvellement, réinvention, etc.). Des jeux Nintendo aux tablettes mini et autres cela s’est fait en un clic de bouton, oh mais que dis-je pas de clic mais une légère tape sur l’écran tactile!

Donc au cours d’un moment de calme lucide et bienvenu, l’ainée me dit : « veux-tu voir grand-papa ce que je sais faire sur ma tablette? » et moi de répondre « Oui bien entendu » et en moins de 5 minutes ma petite princesse a construit un « clip » oui un « vidéo-clip, animé, visuel, son et image, chanson de sa liste de chanteuses préférées, et j’en passe » oh oui j’oubliais, elle avait pris une photo de sa mamy et l’avait incorporée dans le clip en lui attribuant des accessoires, couleurs et en déroulant une action » Je dirai « full capotant » (allez savoir ce que cela veut dire… une expression d’ici mais des jeunes surtout)

Je n’en revenais tout simplement PAS!

Au de-là de mon ravissement démesuré de papy tout fier de ses petits-enfants, je prenais conscience qu’au fond sa maman avait fait la même chose (ou presque) il y a 24 ans de cela, avec d’autres moyens bien entendu, mais qu’importait les outils, la créativité de mes enfants à cette époque, mais tout les enfants au fond, débordait, l’imaginaire à portée de leurs recherches, de leurs fiches, du récit, des premiers pas du PowerPoint, le rétroprojecteur, etc.

Au fond, qu’importaient les outils d’antan et ceux d’aujourd’hui, une seule chose au rendez-vous : créer, imaginer, s’éclater, s’amuser et avoir du pur plaisir (avoir du fun!)

Je repensais à tout cela entre mes deux billets, je percevais au fond la réponse. Nous, humains il ne nous faut pas grand-chose pour être créatifs, sauf le bon vouloir bien entendu et le désir de montrer aux autres quelque chose que l’on sait, que l’on a appris et découvert.

Et si dans ma réflexion je remontais dans les cavernes de Lascaux, de ma fille à ses 9 ans et ma petite-fille il y a moins de trois semaines, c’est un fil d’or, les connectant dans ce même cheminement d’enrichissement du genre humain : nous sommes capables de créativité peu importent les outils qui nous sont offerts! Ces outils par contre subissent des innovations pour nous laisser le soin d’exceller dans notre immense imagination créatrice!

Et vous? Que diriez-vous d’une promenade dans vos annales et votre histoire, une aventure du genre « A la recherche de mes moments uniques au cours desquels j’ai laissé à jamais quelque chose de moi pour enrichir notre histoire? »

Bonne promenade, et au prochain billet

Michel – 23 septembre, 2013