Raconte-moi une histoire!

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Crédits photo: http://www.iqrashop.com/

J’emprunte ce titre de l’anglais “Tell me a story”, j’ai fait cette découverte depuis peu et me suis trouvé happé dans cette délicieuse mouvance de l’imaginaire en apparence qui parle de la vie réelle.

Il y a quelques temps j’exprimais en guise d’entrée dans le sujet, mon constat et de par le fait même mon inquiétude profonde du pouvoir des conteurs d’histoires orales quant à l’influence que leur style et tournures pouvaient avoir sur les gens qui les écoutent.

Je me suis même plu d’anticiper d’intentionnelles influences sur les masses qu’auraient pu avoir ces conteurs dans la propagation non seulement de l’imaginaire si plaisant, mais aussi dans l’instauration de préceptes moraux, religieux voire même existentiels!

Ce sujet, mon billet, m’a mis en réflexion profonde comme si je m’en voulais d’être parfois, souvent, doté d’une intensité verbale quand le sujet me touche au plus profond de moi. Ceci m’a amené à sillonner médias, pages web, blogues et autres sources virtuelles, jusqu’à tomber sur un ouvrage que je m’empressais d’acheter : « Unblogger»©  ou le dé-blogueur, de Darrell Vesterfelt et Alli Worthington. Un ouvrage que j’ai commencé à lire il y a moins de 48 heures et que je ne lâche plus d’une seconde depuis!

Comme une bouffée libératrice, ce livre, m’apprend et me montre que – c’est l’histoire des deux auteurs, leur vraie histoire – d’être un vrai blogueur c’est surtout et avant tout d’être un conteur de son histoire, sa vraie histoire et non pas montrer une image que l’on imagine et par laquelle on veut que l’on soit perçu.

La vérité et la sincérité, les faits de sa propre vie, voici selon l’auteur ce que serait un vrai blogue, rien d’autre! Et j’avoue tout humblement lui donner totalement raison!

Je retrouve des « points d’ancrages » d’avec mon blogue bien que je suis repassé sur chacune des pages pour me lire comme « neuf » et m’assurer que ce que j’ai partagé jusqu’ici avec vous soit bien moi, mon histoire, ma vraie histoire.

Ceci n’empêche pas du tout que je continuerai d’apprécier les conteurs d’histoires, de ceux qui me garderont dans l’imaginaire des héros mythiques, des aventures aux mille péripéties, de mes héros d’enfance… eux aussi ont dû avoir cet éveil un moment donné de leur métier de conteur! En tout cas je leur souhaite que cela leur soit arrivé!

Ouf! Me voici beaucoup plus en paix avec moi-même…
Je continue ma découverte de ce livre, et fait fort amusant, en lisant sur ma liseuse je prends des notes, ajoute des annotations, des commentaires, et me vois après avoir lu d’un seul trait les pages, j’y reviens et surligne les passages qui m’interpellent (ah si vous voyez mon livre il est tout peinturé de couleurs en surbrillances : oui ma liseuse est en couleur ! Une vraie mine de choses importantes, qui me ramènent vers la chose la plus importante : être soi-même, raconter sa propre histoire, celle vécue surtout!

Michel – 22 août 2013

La magie des mots, réinventée..!

magie des mots

Crédits de l’image: http://www.paroissestjoseph.org/communiques/communiques.htm

Je suis très souvent fasciné, vraiment, par l’usage des mots au fil du temps.
Lorsque j’étais jeune scolaire je fus pris de passion pour les mots, leurs sens, leurs saveurs, leurs musicalités, je voulais « sentir » chaque mot, le laisser bondir et rebondir dans une phonétique, en d’autres termes m’approprier le mot pour en apprendre l’usage et de là apprendre à l’utiliser…

De mon temps il nous fallait apprendre les mots des pères de la langue, la langue française bien entendu. Et de ce fait avoir tant le respect que la crainte d’une utilisation empreinte de rigueur  disciplinée. Osait-on mettre un mot dans une phrase sans que cela justifie le bon usage? Jamais, car nous étions mis au pas par le professeur qui nous regardant de haut de son estrade, nous « éduquait  comme il se devait »…

On ne pourra jamais dire qu’ils (les enseignants de ce temps) avaient à cœur la pédagogie moderne, qui devait à eux aussi leur faire défaut…

Si je me suis « éduqué » dans les rudiments profonds de la langue de Molière, c’est parce que je trouvais en lui et les pairs de son temps un enjouement réel de toucher dans ses pièces de théâtre les gens du peuple en usant des mots (adaptation des mots) des gens de la haute société! Quel régal de l’esprit!

Avoir une belle plume est un honneur mais un don de la vie, car l’on s’est peut-être donné le temps d’apprendre, alors que l’on aurait pu rêvasser aux vacances, aux jours de congés aux jeux… Moi je m’évadais dans le monde étymologique, dans les pages nombreuses d’un petit Larousse, dans les lectures des pamphlets de Diderot, les rêveries de Rousseau et la rigueur linguistique de Racine!

Cette promenade continuelle depuis ce temps m’a permis de me lancer dans le domaine de la communication, communication du savoir mais aussi de la passion des choses dont on aime parler. De là le pont vers la formation fut court et le passage des plus agréables.

Après 25 ans de formation et d’enseignement je suis resté fidèle au plaisir des mots, mais ceci ne m’a pas empêché de rester dans cette fascination des mots « nouveaux » qu’on aime inventer pour faire bien ou pour impressionner ou parfois aussi parce que l’on n’ose pas utiliser un autre mot encore inconnu dans notre inventaire linguistique!

Alors aujourd’hui ce qui a en quelques sortes motivé ce billet, c’est de découvrir au gré de mes « promenades solitaires » dans la nature virtuelle la découverte d’un mot rare jusqu’ici inconnu pour moi : Une personne s’identifiait comme « Idéatrice… » dans sa présentation, sur son profil Twitter!

Je ne savais pas si je pouvais en rire ou pas, j’ai simplement fait un gros sourire virtuel à l’émergence de ce dernier-né!

@+

Michel – 16 août 2013

Pourquoi mon blog est-il en langue française?

nuagedecarnet

Crédits image: http://blog.marcpautrel.com/post/2008/06/30/Nuage

L’on pourrait se demander, pourquoi écrire son blog en français sachant que plus de 80% de mes contacts tant sociaux que professionnels (monde de la formation, de l’éducation aux adultes et la culture du savoir sont des anglophones?

La réponse est fort simple: j’aime la culture de ma langue.
Je ne m’identifie pas à une nation, une obédience politique ou un courant élitiste.

J’aime tout simplement ma langue, la culture qu’elle m’a donnée de connaitre, sa musicalité, ses complexités, ses émotions, ses doutes, ses côtés surprenants et parfois cocasses. J’aime ma culture parce que je peux inventer un mot qui n’existait pas il y a deux secondes mais que mon interlocuteur comprendra sans aucun problème, je l’aime parce qu’elle me fait souvent suer avec ses accords du participe, ses exceptions et parfois les exceptions aux exceptions.

Mon amour pour elle n’est pas une loi, une obligation ou un devoir de parler ou d’écrire en français… C’est tout simplement une histoire d’amour!

Elle est et restera toujours ma première favorite au dessus des autres langues que j’aime utiliser.Traduire un poème de Paul Eluard en anglais ou dans une autre langue n’aurait pas son pareil et ne serait pas juste ni à Eluard, ni à la langue anglaise.

Ma langue française est là pour rester, doucement, paisiblement, amoureusement…

Michel – 6 août 2013

État de santé… du savoir et du bien-être social…

Hunderte Millionen Analphabeten weltweit

(Crédit pour la photo: L’Ancre )

J’aimerai dans ce billet regarder tel un médecin l’état de santé du savoir (mon interprétation du bien-être social).

Auscultation, prise du poids, de la pression artérielle, examen ORL, et j’en passe.

Le constant que je ferai serait pour l’observateur que je suis, un tantinet ahurissant…
Mon patient en fait souffrirait de boulimie, obésité, risque de maladie cardio-vasculaire, haut taux de glycémie, etc… mon autre patient lui souffrirait de rachitisme, de croissance arrêtée, voire même de dégénérescence chronique… finalement mes deux patients seraient à risque de mourir inévitablement leur corps et leur esprit souffrant de privations profondes et maladives.

Pourquoi une telle image des plus sombres, parce qu’il existe encore 775 millions d’êtres humains qui ne savent ni lire ni écrire sur notre planète, 92 millions d’enfants ne sont pas scolarisés, 75% des adultes analphabètes sont des femmes, la liste est longue malheureusement.

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To “MOOC or not to MOOC” ?

Faculty Ecommons MOOC moment

Crédits d’image: http://facultyecommons.org/free-booklet-mooc-moment/

To “MOOC or not to MOOC”, what is the real question here?

En guise d’entrée en matière il sera nécessaire de faire une petite clarification.

MOOC : Massive Open Online Course ou, les cours disponibles en lignes ouverts de manière massive au public. Je sais je ne traduirai pas le terme de manière littérale, mais bon l’essentiel est que mes lecteurs comprennent, n’est-ce pas cela l’essentiel?

Alors « MOOC ou pas MOOC » ce titre provient d’un blog, un blog qui a fait couler quantité d’encre virtuelle jusqu’ici et ne souhaitant pas me faire attribuer de plagiat, je rends à César ce qui est à César, en fait  je rends le crédit au Professeur Dominique Boullier (professeur de sociologie à Sciences Po, coordinateur scientifique du MediaLab et directeur exécutif du projet d’innovation pédagogique Forccast en France)

Ceci étant, de retour à mon billet, qui ne traitera pas du même thème que le Professeur Boullier, bien qu’il soit dans mes intentions je souhaite ici parler de ce qui au fond compte le plus. Qu’en est-il de la place de l’être humain dans tout cet océan de mots, de théories, de constats, etc.?

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Ce que je sais…

“Ce que je sais” est une affirmation bien audacieuse pour moi qui clame haut et fort que la culture du savoir et celle du partage de ce dernier passe par le fait d’être capable d’humilité et d’ouverture aux autres idées, voire aux avis qui ne nous donnent pas toujours raison.
Ce que je sais sera – et ici je le dis à voix basse – fort probablement le titre de mon prochain livre. En fait le seul car je ne crois pas que je voudrais en créer plusieurs, mais ceci est toute une autre histoire.
Ce que je sais finalement c’est qui je suis, c e que j’étais et suis devenu mais en devenir toujours.
Si la plupart de mes billets antérieurs se classent dans la catégorie des « coups de gueule » pour certains et de « chialeur » pour d’autres, l’intention n’est nulle autre qu’espérer faire bouger les choses, mais quelles choses?
Les choses qui parlent de la paix de l’esprit, du bien-être social du partage du savoir et plus. Mais pour cela me plaindre que le monde tourne tout croche n’aide pas la bonne cause ni la mienne.
Je me suis éveillé voici presque deux ans dans un monde de découverte. La confirmation de la découverte du savoir qui mène à la paix, au bien-être social, à une forme de sagesse mais aussi au bonheur. Ce ne sont pas des termes venus de livres, de discours ou de prêches. C’est simplement d’avoir fait connaissance d’une personne qui tout comme moi avait et a toujours les mêmes valeurs que je recherche et découvre.

 

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A propos de moi

Je suis concepteur pédagogique de métier, ayant travaillé plus de 25 ans dans les domaines de la formation, de l’infographie, des premiers pas du Web et bien entendu des outils qui ont accompagné l’émergence de ce qui est de nos jours la panoplie des moyens de communication et d’information.

La formation des adultes est née de la passion du savoir, du transfert de ce savoir et bien entendu du souci et du désir de partager cette découverte avec les autres. Aujourd’hui, je crois que la formation renouvellée ne touche pas que les adultes mais tout le monde: écoliers, collégiens, universitaires et adultes.

Il est grand temps que nous pensions à démocratiser l’enseignement, la formation, le savoir, la connaissance!

Vous lirez en ces lieux mes billets d’opinions, mes réflexions mais aussi certains textes qui m’ont intéressés et emballés.

Je suis engagé à part entière sur certains réseaux sociaux tout autant que dans le mentorat.

Une de mes dernières trouvailles dans le domaine de la formation, fut celle de la gamification (ludification) durant un cours suivi récemment auprès de l’Université de Pennsylvanie. C’est ce cours qui m’a amené jusqu’ici pour partager avec mes lecteurs cette nouvelle passion: « S’amuser en apprenant »
Mais aussi « Apprendre à apprendre pour un meilleur bien-être social »

Michel