Ce qu’est d’être citoyen 2.0

JOurnalisme_Citoyen

Crédits d’image : Le journalisme citoyen ou l’art d’informer autrement

Il m’arrive souvent de chercher une illustration ou une photo avant de commencer un billet. Je sais que l’on serait tenté de procéder autrement, mais disons que pour moi le thème de ce que j’aime partager est inspiré par plusieurs sources et plusieurs situations.

Aujourd’hui je fus séduit par le site duquel j’ai pris la photo en vignette, le titre disait : « Le journalisme citoyen ou l’art d’informer autrement », une expression digne d’un cours non pas pour les journalistes, mais – selon moi- un sujet d’étude pour toute discipline qui soit, de la plus simple à la plus spécialisée. Je conviens que nous sommes tous responsables et citoyens, que nous avons en nous le sentiment inné du bien de soi, d’autrui et du bien collectif, nous aimons et avons de l’empathie… Mais cette attitude est comme toute autre chose dans notre existence, elle a besoin de se renouveler, de s’enrichir, s’alimenter. C’est au fond cela qui nous échappe des fois, car nous prenons pour acquis, une fois que nous prenons conscience de cette qualité humaine, que nous l’avons pour la vie. Oui et non, je dirai, simplement parce que nous avons tendance à oublier et nous laisser prendre par des activités sociales, humaines ou individuelles plus centrées sur nos envies, instincts et recherches du plaisir. Nous vivons dans un monde de « consommationite aigue » ou « Comment nous déconnecter » des valeurs humaines qui nous sont transmises dans nos milieux de vie originaux : famille, parents, amis, etc.

En écoutant l’information de ces derniers jours, ici au Québec, j’ai l’impression de me trouver au cœur d’une pièce de théâtre. Mais je n’arrive pas à comprendre si c’est une pièce comique, vaudevillesque ou tragique.

Que ce soit les scandales financiers, les problèmes de nos politiciens (ah oui, ils sont préoccupés que leur salaire n’est plus à la hauteur de leur labeur, exténuant. Alors ils parlent d’une augmentation de salaire mais en parallèle nous disent que les compressions et coupures budgétaires vont continuer…), les couvertures médiatisées du fameux « vendredi noir ou je ne sais comment nous l’appelons ici », consommer encore plus. Je voyais ce matin les scènes dégradantes de consommateurs aux US qui se battaient comme si leur vie était en danger, tout ceci pour avoir un article en solde avant les autres. Des coups et blessures… voici une autre image sociale de cet oubli de nos valeurs citoyennes. Il s’en trouvera toujours quelqu’un qui me dira, que l’économie doit rouler, que les emplois sont en danger… Je sais que je n’aurai aucune réponse à ces mots, car comment raisonner un esprit qui ne voit pas ce qu’il devrait?

Je pense que tout est relié, au fond, aux valeurs que nous recevons durant notre enfance, à celles que nous véhiculons durant notre apprentissage des choses de la vie, de nos cultures, de notre éducation qui nous forme à devenir le reflet de ce que nous projetons lorsque nous participons activement à l’édification d’une société, d’une culture, au bien collectif.

Nos échecs et nos failles sont favorisés par l’oubli de ces valeurs au profit de ce qu’un système de consommation nous projette en nous moulant dans ce gabarit du parfait consommateur qui étonnamment nous pousse pour ce faire, à oublier les fondements de nos valeurs humaines.

L’éducation devient une question d’élites, le confort n’est que pour les mieux nantis, les « besoins d’encore plus » ne sont-ils pas au fond les symptômes d’une intoxication de l’insensibilité aux autres et au retour sur soi, cela devient naturellement endémique lorsque le message et les communications s’adressent avec une perversité à peine voilée du « moi » « ton confort » « tes besoins » « ta personnalité » ramener constamment la personne à elle et ses besoins.

C’est un constat que je fais et sur lequel je reviens souvent je sais; je sais aussi que je vais probablement ennuyer plusieurs et cela est correct aussi. Nous ne sommes pas obligés d’avoir toujours les mêmes préoccupations ou soucis. Je me sens interpellé chaque fois que j’observe la démesure des valeurs humaines selon que l’on est responsable ou la personne qui a confié la responsabilité à ces responsables sociaux et politiques de se préoccuper du bien collectif au lieu de tout le reste!

Michel – 30 novembre 2013