Le Design Thinking, un état d’esprit?

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Crédits d’image : Business Mindset Expert

Le sujet est d’actualité ou du moins commence par prendre une certaine place dans les milieux du management, des preneurs de décisions et du « middle-management ». Je complète un cours sur le sujet que je trouve des plus intéressants.

En fait cette expression est plus connue sous le nom de « Design Thinking » (En passant si vous trouvez l’expression exacte en français je vous serai reconnaissant de me le dire).

Il s’agit de faire l’exercice de la pensée en adoptant un mode diffèrent de nos résolutions de problèmes tels que nous avons appris sur les bancs d’écoles, au collège ou dans les amphithéâtres d’universités. Cette approche ne dénigre pas du tout la pensée cartésienne ou rationnelle (certains la nomment « linéaire » ou procédurale… etc.), bien au contraire, elle vient soutenir et compléter ce raisonnement propre à la partie gauche de notre cerveau, faisant entrer en service le propre de notre cerveau droit. IL est question d’empathie, de sensibilisation, du fameux « expérience utilisateur ». Les individus ne sont plus des données démographiques ou statistiques, des « bassins de consommateurs », mais simplement des personnes capables de sensibilité et d’émotions. Ces dernières alliées aux techniques traditionnelles sont mises en contact pour approcher et changer (grand mot pour certains sceptiques) les manières de résoudre des problèmes, développer des stratégies marketing, ou simplement adapter les modes de diffusion de l’éducation aujourd’hui en préparant un développement durable dans ce domaine comme la plupart des autres qui font notre quotidien pour nous citoyens de cette planète.

Aujourd’hui même j’eus l’occasion de mettre en pratique cette approche avec un de mes clients au sujet d’une solution éducative pour un groupe d’utilisateurs vie une plateforme de formation à distance.

Mon contact était le parfait candidat « cerveau gauche » au téléphone il parlait avec certitude sur le « comment » il voyait la solution de son besoin, combien de temps selon lui cela prendrait pour enseigner aux utilisateurs le contenu, en fait il apportait une solution (selon sa manière de penser) et oubliais que mon rôle au fond était de la lui trouver cette solution.

Je ne vous cache pas que dans de pareilles situations j’ai tendance à montrer – poliment – une certaine impatience voire même une attitude que je qualifierai de dure et stricte, faisant entendre à mon interlocuteur de me laisser faire mon boulot! Cela ne fut pas le cas, je me suis rappelé qu’hier j’avais écouté un de mes cours au moins trois fois tellement les mots de la professeure m’engageaient à regarder les choses différemment.

J’ai donc usé d’une approche différente et pris sur moi, de laisser parler mon interlocuteur en le faisant sortir de cette zone affirmative sur la solution vers des lieux qu’il n’avait pratiquement jamais visitée.

Je lui ai alors proposé de me décrire ce que devait faire un utilisateur de son groupe pour accéder aux informations, ce qui importait qu’il comprenne mais surtout quels étaient les profils professionnels de ces personnes. Je suggérai le scenario voulant qu’il me raconte ceci sous forme d’histoire, je sentais qu’à l’autre bout de la ligne, son rythme respiratoire changeait sa voix aussi, plusieurs silences entre un mot et l’autre… Voulant m’assurer que je ne l’avais pas mis dans une position d’inconfort je lui expliquais en partie la raison de mon approche, en lui parlant vaguement de « Design Thinking » de l’approche voulant recentrer l’intérêt sur l’utilisateur et qu’inévitablement ce qui importait était le combien ils (les apprenants) comprendraient plus qu’ils ne mémoriseraient ces procédures toujours complexes.

Suite à mon intervention qui aura duré moins de 30 secondes, ce dernier n’a pas cessé de parler, de dire ces choses qu’il voyait dans son esprit sans discerner l’importance. Finalement une petite demi-heure plus tard, nous avions un brouillon d’un scenario que je mettrai au propre pour le lui envoyer pour son approbation.

Avant de conclure note entretien, il me demande si j’avais de l’information sur cette approche, car il souhaitait intéresser ses collègues (la plupart directeurs et gestionnaires de projets). Mon sourire me disait que ma journée n’avait pas été vaine aujourd’hui!

IL y a quelques jours je débattais sur la question de comment appliquer l’approche du « Design Thinking » dans le domaine de l’éducation. Aujourd’hui j’eus une preuve de concept des plus criantes! En vous souhaitant de telles aventures « humanisantes »!
(encore un mot que j’invente je crois, mais je pense que vous me comprenez)

Michel – 15 novembre 2013

To “MOOC or not to MOOC” ?

Faculty Ecommons MOOC moment

Crédits d’image: http://facultyecommons.org/free-booklet-mooc-moment/

To “MOOC or not to MOOC”, what is the real question here?

En guise d’entrée en matière il sera nécessaire de faire une petite clarification.

MOOC : Massive Open Online Course ou, les cours disponibles en lignes ouverts de manière massive au public. Je sais je ne traduirai pas le terme de manière littérale, mais bon l’essentiel est que mes lecteurs comprennent, n’est-ce pas cela l’essentiel?

Alors « MOOC ou pas MOOC » ce titre provient d’un blog, un blog qui a fait couler quantité d’encre virtuelle jusqu’ici et ne souhaitant pas me faire attribuer de plagiat, je rends à César ce qui est à César, en fait  je rends le crédit au Professeur Dominique Boullier (professeur de sociologie à Sciences Po, coordinateur scientifique du MediaLab et directeur exécutif du projet d’innovation pédagogique Forccast en France)

Ceci étant, de retour à mon billet, qui ne traitera pas du même thème que le Professeur Boullier, bien qu’il soit dans mes intentions je souhaite ici parler de ce qui au fond compte le plus. Qu’en est-il de la place de l’être humain dans tout cet océan de mots, de théories, de constats, etc.?

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