Design Thinking – Prise III

Design Thinking

Crédits d’image : Design Thinking

J’ai par le passé abordé ce sujet en m’inspirant d’articles et autres publications virtuelles. Le sujet m’a toujours attiré tant sur le plan de la curiosité que de par les possibilités d’applications concrètes qu’il pourrait représenter.

Suite à ces lectures j’ai eu l’occasion de m’inscrire à un cours, une introduction au concept du Design Thinking, qui termine cette semaine que j’ai beaucoup apprécié par la simplicité de la communication des messages et des principes. L’équipe enseignante a vraiment livré la marchandise.

Les allocutions et conférences ne dépassaient jamais les 12 ou 15 minutes, accompagnées toujours d’un plan concret, les outils mais aussi et surtout des exemples concrets. Je pense que cette équipe d’enseignants à mis tout simplement en pratique cette approche pour dispenser le cours. C’est ce qui à mon humble avis aura assuré un engagement et une motivation pour tenir les participants à un niveau d’intérêt constant.

Il y a certaines vidéos que j’ai passé en revue plus d’une fois car si le professeur usait d’un style simple il n’en reste pas moins que le contenu méritait une attention particulière.

Ce cours m’aura permis de regarder les choses dans le monde du travail autrement. Autrement non pas pour faire changement mais surtout parce que ce mode de réflexion me permettait de mettre à contribution les forces et les particularités de nos fonctions de synthèse (partie gauche de notre cerveau : structure, procédure, etc.) avec celle de la partie droite que nous réservons souvent pour l’aspect émotionnel et empathique dans nos relations interpersonnelles.

SI les termes Design Thinking peuvent insinuer un lien avec le graphisme, il ne se limite pas du tout à cette particularité. Cela touche tant le monde des affaires, de la gestion, de l’économie, de la politique et bien entendu l’éducation et la formation.

IL faut surtout savoir que cette approche n’exclut pas la manière actuelle de planifier ou de gérer des projets de développement, marketing ou autre. Bien au contraire ces deux façons d’aborder des solutions ont l’avantage de mettre à profit les forces de chacune permettant aux personnes engagées dans une telle réflexion de s’assurer d’augmenter sensiblement les critères et conditions de succès.

En rédigeant ce billet je lisais certains articles et commentaires sur le sujet à travers certains réseaux sociaux. Quel contraste d’opinions. Les pour et les contre. Les contre farouchement attachés aux principes en vigueurs qui prônent la structure, le mode linéaire et l’organisation rigoureuse des activités, les études de données, les tendances et les chiffres, les pour qui pour eux misent sur une approche plus centrées sur les essais, les tests via le prototypage des solutions, « avancer par paliers en améliorant le modèle à chaque itération ». On dirait une partie de bras de fer entre deux écoles de pensées. En observant de plus près, la peur de la remise en question de tout ce en quoi l’on a fait jusqu’ici d’où une remise en cause de la succession relationnelle des acquis depuis les bancs d’école traditionnelle en passant par la diplomation selon le mode en vigueur jusqu’ici.

Je ne suis pas expert en aucune des deux approches, par contre ma contribution se situe sur le regard que nous faisons, quel que soit notre mode d’opération, envers la personne, l’être humain. Sommes-nous en train de vouloir adapter la personne aux fondements et rigueurs d’un mode de pensée rigide en soi et structuré? Sommes-nous certains que ce mode puisse encore tenir la route avec l’ère digitale qui nous immerge depuis une vingtaine d’années vers des changements profonds et fondamentaux. Ou sommes-nous en train de réagir à cet état des choses en adoptant l’extrême opposé parce que l’autre formule ne nous satisfait plus?

Adopter l’une ou l’autre des approches n’est pas selon moi la solution si cela exclurait l’autre, le secret et disons-le clairement le truc est un besoin d’arriver sur un terrain non pas de consensus ou de compromis (c’est le propre des partisans du gagnant-gagnant (le fameux  win-win) mais plutôt un terrain où personne ne perd (la formule not-loose not –loose) cette forme est bien différente du fameux gagnant-gagnant de par son approche qui n’est pas raisonnée par une discordance d’opinions au départ mais plus un enrichissement des deux avis aussi opposés soient-ils. C’est pour moi la condition de départ d’un vrai Design Thinking qui apporterait les richesses des deux approches vers un bien commun : soit-il commercial, social ou autre.

La personne, le consommateur, le client, l’écolier, la jeune recrue, la famille, les humains ne méritent-ils pas le meilleur de nous, ces experts et spécialistes dans ces différents domaines.

Je crois et défends le principe qui me rend responsable envers la cause collective, lorsque je m’investis d’expertise, de ce savoir que d’autres ne possèdent pas je deviens de manière implicite responsable de ce partage et de ces connaissances quels soient les domaines de mise en application de ce partage de savoir (un éducateur, un ingénieur, un médecin, un père une mère, ne sommes-nous pas tous responsables de ce partage des connaissances. Rassurons-nous, ceux qui sont là pour faire fortune ou celles et ceux qui sont pour l’altruisme gratuit, nous sommes toujours responsables de quelque chose envers nos collectivités sociales, professionnelles et humaines.

Pourrions-nous profiter de ces évènements qui changent notre univers humain, pour contribuer une fois au bien collectif sans chaque fois camper sur nos positions qui nous en rendent prisonniers incapables de voir plus grand que la limite de notre prison mentale?

C’est bien cela qui animerait nos approches dans le concret du monde d’aujourd’hui, un Design Thinking libéré des limites de notre pensée qui plus elle se renferme plus fragile elle devient.

Michel – 7 décembre 2013

Le Design Thinking, un état d’esprit?

business-mindset

Crédits d’image : Business Mindset Expert

Le sujet est d’actualité ou du moins commence par prendre une certaine place dans les milieux du management, des preneurs de décisions et du « middle-management ». Je complète un cours sur le sujet que je trouve des plus intéressants.

En fait cette expression est plus connue sous le nom de « Design Thinking » (En passant si vous trouvez l’expression exacte en français je vous serai reconnaissant de me le dire).

Il s’agit de faire l’exercice de la pensée en adoptant un mode diffèrent de nos résolutions de problèmes tels que nous avons appris sur les bancs d’écoles, au collège ou dans les amphithéâtres d’universités. Cette approche ne dénigre pas du tout la pensée cartésienne ou rationnelle (certains la nomment « linéaire » ou procédurale… etc.), bien au contraire, elle vient soutenir et compléter ce raisonnement propre à la partie gauche de notre cerveau, faisant entrer en service le propre de notre cerveau droit. IL est question d’empathie, de sensibilisation, du fameux « expérience utilisateur ». Les individus ne sont plus des données démographiques ou statistiques, des « bassins de consommateurs », mais simplement des personnes capables de sensibilité et d’émotions. Ces dernières alliées aux techniques traditionnelles sont mises en contact pour approcher et changer (grand mot pour certains sceptiques) les manières de résoudre des problèmes, développer des stratégies marketing, ou simplement adapter les modes de diffusion de l’éducation aujourd’hui en préparant un développement durable dans ce domaine comme la plupart des autres qui font notre quotidien pour nous citoyens de cette planète.

Aujourd’hui même j’eus l’occasion de mettre en pratique cette approche avec un de mes clients au sujet d’une solution éducative pour un groupe d’utilisateurs vie une plateforme de formation à distance.

Mon contact était le parfait candidat « cerveau gauche » au téléphone il parlait avec certitude sur le « comment » il voyait la solution de son besoin, combien de temps selon lui cela prendrait pour enseigner aux utilisateurs le contenu, en fait il apportait une solution (selon sa manière de penser) et oubliais que mon rôle au fond était de la lui trouver cette solution.

Je ne vous cache pas que dans de pareilles situations j’ai tendance à montrer – poliment – une certaine impatience voire même une attitude que je qualifierai de dure et stricte, faisant entendre à mon interlocuteur de me laisser faire mon boulot! Cela ne fut pas le cas, je me suis rappelé qu’hier j’avais écouté un de mes cours au moins trois fois tellement les mots de la professeure m’engageaient à regarder les choses différemment.

J’ai donc usé d’une approche différente et pris sur moi, de laisser parler mon interlocuteur en le faisant sortir de cette zone affirmative sur la solution vers des lieux qu’il n’avait pratiquement jamais visitée.

Je lui ai alors proposé de me décrire ce que devait faire un utilisateur de son groupe pour accéder aux informations, ce qui importait qu’il comprenne mais surtout quels étaient les profils professionnels de ces personnes. Je suggérai le scenario voulant qu’il me raconte ceci sous forme d’histoire, je sentais qu’à l’autre bout de la ligne, son rythme respiratoire changeait sa voix aussi, plusieurs silences entre un mot et l’autre… Voulant m’assurer que je ne l’avais pas mis dans une position d’inconfort je lui expliquais en partie la raison de mon approche, en lui parlant vaguement de « Design Thinking » de l’approche voulant recentrer l’intérêt sur l’utilisateur et qu’inévitablement ce qui importait était le combien ils (les apprenants) comprendraient plus qu’ils ne mémoriseraient ces procédures toujours complexes.

Suite à mon intervention qui aura duré moins de 30 secondes, ce dernier n’a pas cessé de parler, de dire ces choses qu’il voyait dans son esprit sans discerner l’importance. Finalement une petite demi-heure plus tard, nous avions un brouillon d’un scenario que je mettrai au propre pour le lui envoyer pour son approbation.

Avant de conclure note entretien, il me demande si j’avais de l’information sur cette approche, car il souhaitait intéresser ses collègues (la plupart directeurs et gestionnaires de projets). Mon sourire me disait que ma journée n’avait pas été vaine aujourd’hui!

IL y a quelques jours je débattais sur la question de comment appliquer l’approche du « Design Thinking » dans le domaine de l’éducation. Aujourd’hui j’eus une preuve de concept des plus criantes! En vous souhaitant de telles aventures « humanisantes »!
(encore un mot que j’invente je crois, mais je pense que vous me comprenez)

Michel – 15 novembre 2013

Quel lien entre l’éducation et « Design Thinking »?

o-que-e-design-thinking

Crédits d’images : Design Thinking

Je me suis inscrit en dernière minute au cours traitant de « Design Thinkng ». A peine commencé je me suis senti pris dedans, incapable de lâcher les conférences, les vidéos, les références.  J’en fus tellement pris et emballé que j’ai dû annuler un autre cours pour m’assurer suffisamment de temps et me concentrer 100% pour cette formation.

L’équipe des professeurs et conférenciers est unique et remarquable, le cours n’affiche pas des objectifs impossibles ne promet pas des réalisations démesurées, tout simplement un partage de savoir clair et facile à comprendre. Du rarement vu depuis ces derniers mois que j’ai commencé ce types de formations, et pourtant ce cours vise surtout les personnes œuvrant en management, ayant des postes de responsabilités au sein d’entreprises de service, production, rentabilité, etc.

Vous me direz, et ton dada l’éducation dans tout cela?

C’est vrai, l’éducation dans tout cela? Je pense que l’éducation d’aujourd’hui ne se trouve pas en bonne santé si je peux utiliser l’expression. Nous le savons plus ou moins tous que certaines écoles, universités et autres institutions éducatives, ont différents problèmes tant pour endiguer le décrochage, motiver les étudiants pour compléter leurs programmes, et bien d’autres situations qui pénalisent profondément les futures générations actives.  Le modelé n’accroche plus et ne motive plus, les décideurs pensent que c’est une question d’outils, mais le problème persiste et dans certains cas empire.

L’éducation de demain (mais celle d’aujourd’hui aussi) ne pourra plus se dispenser comme cela fut jusqu’ici en mode « descendant », le rôle des professeurs change et se transforme, mais jamais dans un mauvais sens, bien au contraire, ce rôle les rends plus ouverts, plus accessibles et plus proches de leurs étudiants. Pour cela il suffit d’observer (souvent admirer, le mot serait plus juste) les instituteurs spécialisés, les profs qui passent du temps au-delà des heures de cours, ces personnes sont des êtres humains avant tout, et lorsqu’elles rentrent en classe elles gardent ce statut d’humain et ne changent pas pour des personnes différentes. Je parle surtout de l’attitude qui traite d’empathie, de sensibilité, de compréhension, …

Savez-vous quoi? Ces derniers mots que je viens de vous livrer, sont au cœur du programme de « Design Thinking » Les spécialistes et conférenciers du cours, s’adressent aux preneurs de décisions, aux directeurs, ils mettent e valeur l’aspect rationnel, calculateur, structuré et linéaire, mais disent que de nos jours cela n’est plus suffisant et expliquent aux personnes qui suivent ce cours, qu’il est grand temps d’utiliser aussi notre partie droite de notre cerveau, cette partie qui voit les choses comme un tout et non plus une série de processus et d’actions, l’empathie envers les personnes, la sensibilisation sur le contexte dans lequel vivent ces personnes, ne plus regarder les gens comme des donnees démographiques …
Faut-il avoir la science infuse pour relier le domaine du « Design Thinking » avec le monde de l’éducation? Je crois que pour tous les spécialistes et les responsables la table est mise, les invitations sont lancées… verra-t-on les convives honorer cette occasion unique de faire un bon repas qui sera d’offrir une éducation meilleure qui soit adaptée aux réalités des gens de ces temps qui viennent?

Michel – 9 novembre 2013