Plagiat et propriété intellectuelle, une simple question de lois ?!

Blogue de Marcello SIngdji


Le plagiat humain auquel il est le plus difficile d’échapper, pour les individus (et même pour les peuples qui persévèrent dans leurs fautes et vont les aggravant), c’est le plagiat de soi-même.
Marcel Proust (Albertine disparue – 1925)


Il ne se passe pas un jour sans que l’on lise la triste histoire de personnes qui se soient fait voler une idée, un écrit, ou un produit de leur propre création. La fameuse propriété intellectuelle, les droits d’auteurs, etc…

Ce qui est plus troublant c’est que ceux qui agissent en toute impunité usent des textes de lois, ou plutôt une interprétation hors contexte de certains passages, pour justifier leur geste. Un tel geste étant, disons-le simplement, aussi répréhensible qu’un vol à l’étalage en toute effronterie.

Le pire, c’est qu’une fois prises la main dans le sac, ces personnes se défendent au moyen des lois mises pour les empêcher de commettre de tels actes.

Dans l’esprit de contradiction certaines personnes diraient que les lois existent pour être contournées voire détournées pour le seul bénéfice de leur propre profit, faisant fi des conséquences que leurs actions provoquent. La notion de droit et de justice étant à son plus faible dans la culture personnelle de ces individus.

Parlant de culture, c’est de cette dernière dont il est surtout question. La culture citoyenne ! S’approprier illégalement du travail d’une autre personne n’est pas contrevenir aux lois en vigueur, mais plutôt faire acte du déni de sa propre culture dans une collectivité. Lorsqu’une telle attitude prévaut dans un groupe, une ville ou une nation, Il ne faudrait plus s’étonner que les valeurs dites démocratiques, de justice et de droit soient absentes.

Nous revenons toujours au point de départ : tout se passe dès les premiers jours de l’existence des personnes dans leur milieu familial, l’école et la vie collective. Si l’appropriation malhonnête d’un propriété intellectuelle survient sans se faire prendre est considéré par certains comme un acte de bravoure, il n’est pas étonnant de se rendre compte qu’au niveau global d’un pays ou d’une population les choses ne fonctionnent plus du tout !

Vouloir changer les règles du jeu quand cela convient, c’est au fond rester sur place dans l’évolution du genre humain en profitant toutefois des outils de la modernité extérieure, l’aboutissement au mieux-être restant toujours enfoui dans la pénombre !

À la prochaine,

Michel – 30 octobre, 2015


L’image est prise du blogue de Marcello Singadji