Éducation, solidarité humaine, équitable certifiée!

Crédits d’image : Eco educational

Oui vous avez bien lu! Éducation, solidarité humaine, équitable certifiée!

Je ne vous raconte pas d’histoires, de blagues ou ne lance pas un canular. L’idée m’est venue ce matin dans le métro, nous les gens qui vivons dans les pays économiquement aisés, avons favorisés par le moyen de mouvements et d’organisations socialement responsables des plans de rendre équitable la manière dont sont traités les producteurs et leurs récoltes agricoles et autres productions du vêtement, etc. Ces initiatives ont fait leur chemin de maturité et sont aujourd’hui un synonyme d’accomplissement et de réalisation sociale responsable envers et auprès des producteurs démunis face aux puissantes corporations qui n’ont pas toujours usé de stratégies humainement honnêtes. Ce mouvement prend de l’ampleur et de l’importance; cela ne m’étonnerait pas que ces pratiques sociales fassent un jour proche, partie des programmes éducatifs des jeunes générations menant naturellement à cette culturation humaine pour le bien collectif.

Oui je conviens qu’il reste beaucoup à faire mais le mouvement est lancé et est là pour durer et continuer.

Mais qu’en est-il de l’éducation? Pourquoi n’existe-t-il pas d’initiatives du même style. Nous les pays dits riches, développés, industrialisés et plus, n’avons-nous pas cette responsabilité sociale du bien commun dans le domaine du savoir. Pourquoi faut-il uniquement que des embryons d’initiatives voient jour et s’essoufflent par manque de ressources, d’engagements responsables?

Nous parlons d’éducation, nous en savons les enjeux et les problèmes. Les tenants de ce savoir ne souhaitent pas tellement perdre ce contrôle, ce pouvoir en donnant sans retour cette connaissance qui pourtant est une des sources de l’élimination de la pauvreté. Enrichir les populations de savoir afin qu’elles se prennent décemment en charge et se construisent des moyens d’accéder à une qualité de vie sans dépendance envers les organisations, les entreprises, les gouvernements qui maintiennent ces pays dans un état de dépendance déshumanisante.

On me dira que les tendances sont en faveur de la distribution du savoir, à travers des initiatives telles les MOOCs gratuits, les formations d’accès faciles et ouverts à tous. Oui j’en conviens, mais pour ce faire ces pays et peuples ont toujours besoin de moyens technologiques appropriés pour pouvoir s’instruire et pour cela ne possèdent pas les ressources durables. Un jour je lisais un article d’opinion disant que si nous éteignions nos ordinateurs la nuit (nous dormons la nuit, n’est-il pas ?) nous permettrions à des millions de personnes pour qui c’est le jour de profiter de ressources électriques, de temps de serveurs, etc. suffisant pour accéder à la formation, au savoir. Je trouvais l’idée simplement géniale et la mettait en application chez moi, auprès des membres de ma famille : éteindre son ordinateur la nuit, quoi de plus simple! Nous n’avons pas besoin de grandes réalisations pour faire la différence, un simple acte responsable nous permettrait de contribuer à quelque chose de bien pour d’autres personnes. Ne peut-on pas appeler ceci une contribution équitable pour un partage plus accessible du savoir.

Et de plus, ce constat que je fais à partir de moi-même. Je suis en contact avec plus de 18000 personnes à travers les réseaux sociaux auxquels je contribue. Ces personnes ont toutes un bagage d’éducation particulier, unique. Des spécialistes en éducation, des gestionnaires, des chercheurs, des gens de finance, des experts en corps de métiers, les titres, les diplômes… Je suis privilégié de vous connaitre, de communiquer avec vous, de partager nos savoirs, et si nous donnions à nos semblables une minute en temps de notre savoir chaque année, (je ne vais pas tomber dans les chiffres ce serait trop facile), alors si nous donnions une seule minute de notre précieux savoir nous pourrions faire changer les choses. Imaginons une simple équation élémentaire : si moi je suis connecté à 18000 personnes et que d’autres pensent de la même manière nous pourrions offrir à nos semblables moins nantis ce précieux savoir qui les porteraient à voir leur quotidien autrement. Je ne prône pas la charité, elle ne fait que perpétuer le souvenir du manque, mais la solidarité humaine équitable et certifiée. Je l’appellerais une richesse partagée, une éducation certifiée « humaine » pour les humains. Nos semblables ont eux aussi ce droit de la richesse de l’esprit et du savoir.

Je m’adresse à celles et ceux qui me liront, si vous ne vous intéressez pas à cette cause cela ne pose aucun problème mais au moins faites en part à d’autres qui pourraient s’intéresser à ce geste responsable et équitable.

Il ne nous faut pas de grands projets pour trouver des solutions, nous avons les moyens à notre mesure de rayonner cette manière d’être autour de nous et c’est par cela que tout commence. Nous n’avons pas besoin de descendre dans les rues pour demander ce changement, nous pouvons le faire nous-mêmes dans nos communautés immédiates et ainsi de suite. Un jour mon mentor et ami me disait face à mes difficultés de vouloir apporter quelque chose de bien dans mon domaine professionnel, me trouvant constamment confronté à des réactions manquant de compréhension ou de collaboration, il me dit « Michel, si je peux te dire quelque chose à faire ce serait de prêcher par l’exemple »

L’année 2013 tire à sa fin, pourrions-nous glisser dans nos résolutions de fin d’année pour celle qui s’annonce, cette petite minute de solidarité équitable certifiée « humaine »?

Michel -10 décembre 2013

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