Les MOOC, l’enseignement, la culture du savoir, le lien dans tout cela?

Michel J Boustani

Une amie a eu la gentillesse de me transférer plusieurs articles sur un sujet d’actualité brûlante dans le monde de la formation, de l’éducation et l’enseignement supérieur : les fameux MOOC!

Oui j’en conviens je vous en parle depuis plusieurs billets, ne m’en tenez pas grande rigueur, ceci nous concerne à tous, oui les professionnels de l’éducation, de l’enseignement, mais aussi les parents, les apprenants, bref tout le monde…

Pourquoi me diriez-vous? Simplement parce que nous verrons demain l’enseignement de tout niveau tel que les décideurs sont en train de le dessiner aujourd’hui!

Je m’adresse dans ce court paragraphe à ceux qui pensent encore que l’enseignement est une question de territoire, de fierté, de nationalité. Certains continuent de voir tel pays « envahir » leur territoire et sonner des alarmes là où les choses n’ont pas lieu d’inquiéter et oublient de crier haut et fort – par des mesures concrètes – que le danger c’est comme le mentionnait un article dans l’éditorial de Thot (http://cursus.edu/) que de trop perdre de temps à discuter, ferait perdre le train aux MOOC de langue française. Et ce, à juste raison… La preuve, les pays de la francophonie signent des ententes avec les fournisseurs et services de plateformes des cours de grande diffusion sur la toile (MOOC) pour des cours en langue française… Les articles de gens qui sont contre, continuent de fleurir, de se faner, alors que la liste des MOOC de langue française grandit tant sur COURSERA, CANVAS et d’autres…

Rassurez-vous je ne suis pas ici pour vous juger, vous critiquer ou vous narguer, bien au contraire, je suis simplement pour vous rappeler que l’éducation est la culture transmise, qui une fois partagée est un savoir qui reste, s’enrichit et profite à une autre personne!

L’enseignement qu’il soit MOOC ou autre est une affaire mondiale que nous le voulions ou pas, l’ouverture des frontières intellectuelles et de pensées ne s’aliène plus les considérations régionales, ou linguistiques. Nous ne pouvons plus politiser et nationaliser le savoir. Culture, enseignement et savoir sont les ingrédients d’un contrat social et humain, oui humain!

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Humaniser, avoir confiance, notre futur en vaut la peine!

Crédits d'image: Michel Boustani (c) 2013

Crédits d’image: Michel Boustani (c) 2013

Je viens de lire deux articles d’actualité sur des sujets d’actualité de l’heure, l’un sur la confiance (Thot) l’autre sur comment Humaniser la classe d’école virtuelle – en langue anglaise par Michelle Pacansky-Brock spécialiste en pédagogie et enseignement virtuels.

Ces deux sources pourraient ne s’être jamais croisées ou fort possiblement ne le feront jamais, par contre leur message l’est, la preuve? Je vous en parle et je n’aurais de cesse de revenir sur le sujet, car il est d’actualité criante de nos jours, et par les temps qui courent.

Nous vivons une profonde crise de confiance et il ne faut pas être devin pour s’en rendre compte. La planète entière est en crise de confiance envers tous et tout.

Je ne suis pas ici pour faire la critique de la politique sociale, quoique mon engagement dans l’éducation et la  promotion de la culture  du savoir m’impliquent inévitablement sur cette voie. Ce qui suivra exprime mon opinion, mon point de vue et n’engage que moi. Il  n’est pas question de me plaindre ou de critiquer comme l’on serait enclin à le faire facilement, mais j’ouvre le débat et tente d’apporter des pistes de solutions ou du moins d’apporter des sujets de discussions et des actions concrètes pour espérer un engagement. Soyons clairs, la solution ne peut plus émaner d’une seule source, elle est la responsabilité commune et collective de TOUS.

Il est désolant de voir combien d’énergie, d’efforts considérables et de moyens financiers, sont dépensés (je dirai gaspillés) pour des rencontres, des commissions, des sous-commissions, des enquêtes, des symposiums, ah oui j’oubliais, des états généraux, des piles de rapports, et que dire des suivis qui ne mènent qu’à des avenues encore plus labyrinthiques. En fait l’art de tourner en rond parfois pour se donner bonne conscience l’on adopte des résolutions qui nécessitent d’autres commissions, d’autres études…

L’on me dira que toutes ces activités sont importantes, oui je peux comprendre à condition qu’elles soient suivies par la mise en pratique réelle de ces conclusions et décisions prises.

Mais pourquoi donc ces solutions tardent-elles à se concrétiser? Voici ma question posée à toute personne qui joue ou pense jouer un rôle dans la vie sociale, politique et culturelle d’une collectivité peu importe le nombre, le lieu ou la région géographique. Nous sommes tous directement concernés et nous en subissons tous les contre-effets!

Dans un de mes billets je parlais d’un rapport qui résultait de je ne sais combien de sommes d’argent, de temps et d’efforts pour dire que l’éducation et le corps enseignants n’allaient pas bien! Il m’aura fallu lire 85 pages des 135 pages de ce rapport pour lire ce constat. Je n’en revenais tout simplement pas. Pourquoi des professionnels du monde de l’éducation, des pédagogues, des administrateurs d’écoles, avaient-ils besoin de 42000 mots (85 pages à raison de 500 mots par page) pour dire que les choses n’allaient plus aussi bien!

Ce qui est encore plus saisissant c’est que les choses continuent de la sorte bien encore après.

Le problème et la cause principale de ce constat ne sont pas les politiciens, les ministres, les directeurs d’écoles les enseignants ou les élèves, oui ils le sont d’une certaine mesure, mais le cœur même du problème c’est bien nous!

Oui nous! Nous les citoyens ordinaires, les citoyens qui vont travailler, payer nos taxes, avoir une famille, des enfants et espérer et souhaiter une vie meilleure, plus juste pour tous.

N’avons-nous pas abandonné notre pouvoir de décision à ces personnes qui écrivent plus de rapports que de mettre en pratique de simples choses pour inspirer confiance! N’est-il pas le temps de nous approprier de nouveau nos villes, nos bibliothèques, nos écoles, collèges, universités, centres culturels et programmes d’éducations?  N’est-il pas le temps de réapprendre cette culture citoyenne qui nous fait de plus en plus défaut. Les évènements des 50 dernières années le prouvent. Depuis la fin de l’ère industrielle tous les mouvements de contestations (étudiants et autres) ont été réprimés dans la violence et continuent de l’être avec plus de moyens et plus de fermeté, voire de violence légalisée au nom de la sécurité publique!  Cette répression musclée de la part des autorités voulaient dire fort probablement : « Vous qui manifestez votre mécontentement, vous nous dérangez! Vous nous inquiétez! Vous représentez une menace sur notre devenir au pouvoir! » Voici mon interprétation de toute répression durant une manifestation pour une juste cause qui remettrai en cause l’ordre vu et perçu par ceux qui ont perdu le contact avec la base citoyenne!

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Une discussion ouverte qui continue

 

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Crédits d’image: BDS – Diseño web Zaragoza

Vous avez peut-être compris que je reviens sur mon dada! La formation (Éducation, formation, la culturation, etc.)

Discussion endiablée ce matin sur Twitter, sur le sujet bien entendu. Nous constatons, nous nous plaignons, et laissons malgré tout, nos tenants des politiques officielles de l’éducation perpétuer leur « boulot » dans ce monde en mouvance, celui de s’enfoncer dans la forme et le contenant plutôt que de s’aventurer dans le contenu.

Je parcourais avec intérêt un rapport de 189 pages, car le titre accrocheur, me gardait en éveil. Un rapport officiel sur la situation de l’enseignement aux adultes ici chez nous. Passées les 75 premières pages qui me parlaient de qui a fait quoi, de références, de considérations de chiffres, ah oui de statistiques, de textes de loi, d’hypothèses, – êtes-vous toujours avec moi? – pour en arriver au constant vers la moitié de la fin, oui l’autre série de chiffres, me disant que les enseignants se trouvaient démotivés! Duhhhh (en bon français dans le texte)

Il aura fallu 189 pages remplies à coup de frais perçus sur nos taxes pour nous dire cela? Je ne m’étonne plus  que l’éducation d’aujourd’hui qui tout en restant celle d’hier, n’excelle que pousser les gens (jeunes et adultes) à décrocher au lieu d’apprendre quelque chose.

Il ne faudra plus s’étonner du mouvement grandissant des parents qui décident de déscolariser leurs enfants et de s’occuper de l’éducation des leurs à la maison. Ce mouvement qui prend une ampleur sans pareil aux États-Unis commence aussi à faire des émules chez nous au Canada.

Oui je sais beaucoup me diront que ce mode d’éducation ne permet pas du tout aux étudiants de socialiser, de se rencontrer, de partager de vive-voix et de se confronter. Quelqu’un me disait un jour que ces étudiants ne rencontreraient jamais de conflits! (Ah oui? Et pourquoi le devraient-ils?)

Vous avez raison de penser ainsi et ne pas être d’accord avec mes propos, si vous pensez toujours au système d’éducation d’antan! Mais regardons les faits :

–          Quel enfant en âge de scolarisation n’a pas de Facebook, Twitter pour certains et d’autres réseaux sociaux?

–          Quel écolier ne possède pas de téléphone mobile (non pas pour parler) pour se consumer sans retenue à texter, rechercher une information qu’il lui faut, et j’en passe?

–          La liste serait trop longue, mais j’estime que nous sommes d’accord que ces points que j’apporte sont des réalités activement actuelles.

–          La socialisation des écoliers, étudiants et adultes (si, si même eux) se fait dans ce créneau virtuel, on a plus de faciliter à se connecter avec quelqu’un dans ce monde que dans la vraie vie (Sans généraliser bien entendu, je reste persuadé qu’il y a de nombreuses personnes qui n’a pas opté pour ce mode de vie, mais cela est en train de changer aussi)

C’est facile de généraliser me diriez-vous. Peut-être, oui mais il suffit d’observer aujourd’hui le monde : dans le bus, sur la rue, dans le métro, au café, seul en couple en groupe en soirée au cinéma et disons-le franchement en classe!

La vie virtuelle nous envahit chaque jour un peu plus, l’éducation et ses principes n’en font presque plus partie, alors où passons-nous le message? Par quel moyen?

Pourquoi ne plus voir que les étudiants ne sont plus engagés car on (mon fameux on du début!) ne les fait pas collaborer et participer activement au processus de l’éducation de la nouvelle génération?

Ce matin quelqu’un me parlait de l’éducation 2.0 (mot à la mode et si tendance) je lui répondais « désolé, mais nous regardons actuellement l’éducation 3.0, celle de la connaissance, du savoir et de l’évolution dans cette connaissance »

Voici ce qui nous sépare de la réalité : nous ne regardons plus comment les étudiants aiment apprendre!

Michel – 30 août 2013

La magie des mots, réinventée..!

magie des mots

Crédits de l’image: http://www.paroissestjoseph.org/communiques/communiques.htm

Je suis très souvent fasciné, vraiment, par l’usage des mots au fil du temps.
Lorsque j’étais jeune scolaire je fus pris de passion pour les mots, leurs sens, leurs saveurs, leurs musicalités, je voulais « sentir » chaque mot, le laisser bondir et rebondir dans une phonétique, en d’autres termes m’approprier le mot pour en apprendre l’usage et de là apprendre à l’utiliser…

De mon temps il nous fallait apprendre les mots des pères de la langue, la langue française bien entendu. Et de ce fait avoir tant le respect que la crainte d’une utilisation empreinte de rigueur  disciplinée. Osait-on mettre un mot dans une phrase sans que cela justifie le bon usage? Jamais, car nous étions mis au pas par le professeur qui nous regardant de haut de son estrade, nous « éduquait  comme il se devait »…

On ne pourra jamais dire qu’ils (les enseignants de ce temps) avaient à cœur la pédagogie moderne, qui devait à eux aussi leur faire défaut…

Si je me suis « éduqué » dans les rudiments profonds de la langue de Molière, c’est parce que je trouvais en lui et les pairs de son temps un enjouement réel de toucher dans ses pièces de théâtre les gens du peuple en usant des mots (adaptation des mots) des gens de la haute société! Quel régal de l’esprit!

Avoir une belle plume est un honneur mais un don de la vie, car l’on s’est peut-être donné le temps d’apprendre, alors que l’on aurait pu rêvasser aux vacances, aux jours de congés aux jeux… Moi je m’évadais dans le monde étymologique, dans les pages nombreuses d’un petit Larousse, dans les lectures des pamphlets de Diderot, les rêveries de Rousseau et la rigueur linguistique de Racine!

Cette promenade continuelle depuis ce temps m’a permis de me lancer dans le domaine de la communication, communication du savoir mais aussi de la passion des choses dont on aime parler. De là le pont vers la formation fut court et le passage des plus agréables.

Après 25 ans de formation et d’enseignement je suis resté fidèle au plaisir des mots, mais ceci ne m’a pas empêché de rester dans cette fascination des mots « nouveaux » qu’on aime inventer pour faire bien ou pour impressionner ou parfois aussi parce que l’on n’ose pas utiliser un autre mot encore inconnu dans notre inventaire linguistique!

Alors aujourd’hui ce qui a en quelques sortes motivé ce billet, c’est de découvrir au gré de mes « promenades solitaires » dans la nature virtuelle la découverte d’un mot rare jusqu’ici inconnu pour moi : Une personne s’identifiait comme « Idéatrice… » dans sa présentation, sur son profil Twitter!

Je ne savais pas si je pouvais en rire ou pas, j’ai simplement fait un gros sourire virtuel à l’émergence de ce dernier-né!

@+

Michel – 16 août 2013