Les façades de nos vérités !

20160115_084501-003


Nos plus grandes façades le sont pour cacher,
non pas notre méchanceté ou notre laideur,
mais bien notre vide.
Éric Hoffer


Les façades humaines qui cachent ce vide, sont trop souvent celles auxquelles nous tenons pour nous protéger des lueurs de la vérité. Cette vérité qui nous réveille tel un jet d’eau glacée alors que nous ne nous attendions pas, un réveil cinglant, violent et parfois impitoyable. Tel celui qui se voile les yeux et jure ses grands dieux que la lumière n’existe pas. Il semble qu’il est plus aisé de continuer ainsi que de regarder les réalités qui nous sont propres.
Les feux de paille que nous entretenons à force de broussaille, flammes éphémères dans un quotidien incolore, nous réchauffe le temps de ces très courtes secondes, si courtes l’espace que durent ces flammes mortes à peine nées.
Nous vaquons aux choses d’un quotidien inévitable, omettant de voir ce qu’est la vie vraiment. Nous prenons pour acquise cette quiétude superficielle, et tentons par tous les moyens de resserrer ces œillères, celles de nos émotions, de tels sentiments qui nous disent les choses autrement, que nous refusons hélas de voir tout en les regardant comme étrangères à notre réalité, celle des humains dont le but est bien plus grand que l’insipide quotidien.
Nos façades nous rassurent le temps d’un oubli, le besoin d’y ajouter chaque fois une couche nouvelle de cet enduit, une désolante protection illusoire, nos façades du cœur nous font perpétuer ce que notre humanité a le plus besoin en ces jours…
Et si l’on ose en parler, l’on se fait servir toute sorte de réplique moralisatrice, sans modération bien entendu! Le silence poli en étant une des saveurs !

Michel J.B. –  © 2016

Publicités