Les Mises en Récit ou Storytelling

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Crédits d’image : Michel J. Boustani

Je suis en train de suivre un nouveau cours cette fois-ci sur un sujet des plus passionnants! La mise en récit, connu aussi n anglais sous le nom de Storytelling…

Je vous en parlais à deux reprises depuis quelques temps.de mon parcours dans cette manière d’expression de nouvelles, de connaissances, les contes et légendes, je partageais mes impressions et découvertes, je me souviens avoir partagé mes craintes de constater un jour que certaines légendes ou histoires transmises de bouche à oreille n’aient été que des mystifications dont il vaudrait mieux ne pas parler de peur de provoquer des réactions en chaine sur l’ensemble de la population du monde.

Je ne cesserai jamais de croire que la mise en récit est un à toutes les cultures et toutes les langues… Juste de penser ce qu’un conte anodin pourrait véhiculer comme message. Mais d’autres parts n’y voir  que du négatif  n’est pas mon intention bien au contraire. La mise en récit est une invention du besoin de l’esprit du genre humain de grandir, de s’émanciper, de s’ouvrir. Permettre et favoriser les rêves, l’imagination, nous permet aussi de mieux percevoir les réalités de l’époque dans laquelle nous vivons, nous souvenir de ceux qui nous ont précédé et laisser à ceux qui viennent un témoignage de continuité depuis nos premier ancêtre…

Ce cours est une révélation! Une affluence record, des milieux diversifiés, jusqu’ici vous me direz « c’est on ne peut plus classique », ce qui ne l’est pas ce sont les relations des participants, cela se voit dans les forums, le ton, les échanges, la courtoisie et surtout une sensation de bonne humeur … J’avoue que moi-même suis totalement séduit par l’approche de l’équipe d’instructeurs et de professeurs. Ils semblent avoir du plaisir dans ce qu’ils font et cela se ressent dans les cours, les annonces, la réaction des participants.

Je ne passe pas aux conclusions, le cours est appelé à durer plusieurs semaines, on verra bien ce qui se passera d’ici-là, pour moi du moins, je touche du doigt une vraie culture du savoir ouverte et conviviale.

Lorsque je compare ce cours avec celui que je termine cette semaine qui vient, je me demande ce que cela prendrait que des enseignants qui critiquent le cours « Foundation of Virtual Education » auraient tant à apprendre de ces 50000 personnes qui s’échangent leurs connaissances sans méfiance…

Cela ne serait peut-être pas si mauvais, un jour proche, des échanges de classes de larges diffusions. La culture du partage ne s’apprend pas sur des bancs de classe, ni dans des cours, ni auprès de professeurs, de savants ou d’érudits… elle s’apprend simplement dans le désir du souci d’un bien social collectif.

Michel – 27 octobre 2013

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Raconte-moi une histoire!

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Crédits photo: http://www.iqrashop.com/

J’emprunte ce titre de l’anglais “Tell me a story”, j’ai fait cette découverte depuis peu et me suis trouvé happé dans cette délicieuse mouvance de l’imaginaire en apparence qui parle de la vie réelle.

Il y a quelques temps j’exprimais en guise d’entrée dans le sujet, mon constat et de par le fait même mon inquiétude profonde du pouvoir des conteurs d’histoires orales quant à l’influence que leur style et tournures pouvaient avoir sur les gens qui les écoutent.

Je me suis même plu d’anticiper d’intentionnelles influences sur les masses qu’auraient pu avoir ces conteurs dans la propagation non seulement de l’imaginaire si plaisant, mais aussi dans l’instauration de préceptes moraux, religieux voire même existentiels!

Ce sujet, mon billet, m’a mis en réflexion profonde comme si je m’en voulais d’être parfois, souvent, doté d’une intensité verbale quand le sujet me touche au plus profond de moi. Ceci m’a amené à sillonner médias, pages web, blogues et autres sources virtuelles, jusqu’à tomber sur un ouvrage que je m’empressais d’acheter : « Unblogger»©  ou le dé-blogueur, de Darrell Vesterfelt et Alli Worthington. Un ouvrage que j’ai commencé à lire il y a moins de 48 heures et que je ne lâche plus d’une seconde depuis!

Comme une bouffée libératrice, ce livre, m’apprend et me montre que – c’est l’histoire des deux auteurs, leur vraie histoire – d’être un vrai blogueur c’est surtout et avant tout d’être un conteur de son histoire, sa vraie histoire et non pas montrer une image que l’on imagine et par laquelle on veut que l’on soit perçu.

La vérité et la sincérité, les faits de sa propre vie, voici selon l’auteur ce que serait un vrai blogue, rien d’autre! Et j’avoue tout humblement lui donner totalement raison!

Je retrouve des « points d’ancrages » d’avec mon blogue bien que je suis repassé sur chacune des pages pour me lire comme « neuf » et m’assurer que ce que j’ai partagé jusqu’ici avec vous soit bien moi, mon histoire, ma vraie histoire.

Ceci n’empêche pas du tout que je continuerai d’apprécier les conteurs d’histoires, de ceux qui me garderont dans l’imaginaire des héros mythiques, des aventures aux mille péripéties, de mes héros d’enfance… eux aussi ont dû avoir cet éveil un moment donné de leur métier de conteur! En tout cas je leur souhaite que cela leur soit arrivé!

Ouf! Me voici beaucoup plus en paix avec moi-même…
Je continue ma découverte de ce livre, et fait fort amusant, en lisant sur ma liseuse je prends des notes, ajoute des annotations, des commentaires, et me vois après avoir lu d’un seul trait les pages, j’y reviens et surligne les passages qui m’interpellent (ah si vous voyez mon livre il est tout peinturé de couleurs en surbrillances : oui ma liseuse est en couleur ! Une vraie mine de choses importantes, qui me ramènent vers la chose la plus importante : être soi-même, raconter sa propre histoire, celle vécue surtout!

Michel – 22 août 2013